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internationalisme

Birmanie : La France et la communauté internationale doivent parler avec force

2 Avril 2021, 06:16am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 31/03/2021 par PCF

Ce samedi 27 mars, un véritable massacre a été commis en Birmanie. Selon l’ONU au moins 107 personnes qui manifestaient contre le coup d’État militaire du 1er février, ont été tuées. En deux mois, le total de morts dépasse les 500.

En renversant le gouvernement central et en destituant tous les gouvernements régionaux, les putschistes n’avaient pas anticipé cette résistance massive. De par sa puissance, le mouvement de désobéissance civile, qui à maints endroits se transforme en une insurrection populaire, isole la junte et interdit la normalisation rapide du régime tant sur le plan intérieur qu’international.

La contestation s’exprime dans la rue et au cœur même de l’État. L’appel à la grève générale lancée le 7 mars par les syndicats, largement suivie, paralyse le pays. Le fonctionnement de l’administration est grippé par l’entrée massive des fonctionnaires dans le mouvement. A ce jour, les hôpitaux publics, les chemins de fer, les banques, les aéroports et la quasi-totalité des organisations étatiques ne fonctionnent plus. La grève a également atteint le secteur privé. A cela s’ajoutent le boycott des firmes liées à l’armée et le refus de payer les taxes et les impôts.

La résistance atteint même les monastères bouddhistes et des moines participent aux manifestations. Le cœur même de l’État est touché : un millier de policiers et de militaires – haut gradés, officiers, simples soldats – ont fait défection, selon une source diplomatique occidentale et de nombreux diplomates en poste à l’étranger font sécession. Tel l’ambassadeur de Birmanie à l’ONU qui a ouvertement rompu avec la junte dénonçant ses crimes et appelant la communauté internationale à condamner publiquement le coup d’État militaire, à ne pas reconnaître le nouveau régime, à ne pas entretenir de relations de coopération avec la Tatmadaw (l’armée birmane), tant que le gouvernement civil ne sera pas réinstallé.

Réclamant « toutes les mesures les plus fermes pour stopper la répression », a-t-il déclaré dans l’enceinte onusienne, il a plaidé pour un soutien international au Comité représentant Pyidaungsu Hluttaw (CRPH), nom du parlement bicaméral birman. Ce comité à l’origine composé de 17 parlementaires élus lors des élections de novembre dernier tente de mettre en place une administration parallèle présentée comme la seule autorité légitime du pays. Il aurait déjà réussi à s’implanter dans un certain nombre de villes et de cantons, principalement dans des quartiers et espaces industriels de Rangoun et d’autres villes où des groupes de manifestants se sont repliés, construisant des barricades et livrant des batailles de rue pour y organiser des « administrations populaires ».

Cette mobilisation massive était inattendue pour les putschistes qui s’en trouvent considérablement affaiblis. Ces derniers s’activent donc de leurs côtés auprès de certains gouvernements pour qu’ils renoncent sanctions. Ils ont ainsi recruté le lobbyiste israélo-canadien, Ari Ben Menashe, dans le but d’expliquer à Washington « la situation réelle dans le pays ». Ce dernier a déclaré à l’agence Reuters être chargé de convaincre les États-Unis que les généraux du Myanmar souhaitent se rapprocher de l'Occident et prendre leurs distances avec la Chine espérant être entendus dans le contexte actuel.

L’utilité de renforcer les sanctions

Cette démarche de la junte prouve que les militaires ne sont pas indifférents aux sanctions. Un certain nombre ont déjà été prises. Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne en ont imposé quelques unes visant le chef de la junte, le général Min Aung Hlaing, ainsi que neuf des plus haut gradés des forces armées et le président de la Commission électorale. Ils se voient interdire de se rendre dans l'UE ou d'y transiter et imposer un gel de leurs avoirs ou de leurs ressources dans les pays de l'Union.

Cela ne suffit pas, l’opposition demande le retrait des entreprises étrangères implantées en Birmanie et ayant des liens avec des entreprises liées à l’armée. En effet, les sanctions prises à ce jour touchent des responsables mais épargnent les firmes telles que la Myanmar Oil and Gas Enterprise (MOGE), aux mains des militaires, avec lesquelles le partenariat est incontournable pour les multinationales qui souhaitent s’implanter en Birmanie.

La compagnie pétrolière australienne Woodside a pris la décision de se retirer du pays et, plus récemment, EDF a suspendu le projet de barrage hydroélectrique Shweli-3. En France, syndicats et ONG relaient la requête de l’opposition birmane quant au retrait de Total. La firme française sévit depuis des années dans le pays et est devenue l’un des plus importants contributeurs financiers de la caste militaire qui maintient la Birmanie sous une férule de fer. Sur ce sujet la France reste bien silencieuse.

D’autres entreprises de l’Hexagone parmi lesquelles Accor continuent sans scrupules leurs activités économiques. Le groupe hôtelier est en contrat avec un conglomérat local présenté comme proche de l'armée. Cela n’empêche pas le P-DG du groupe, Sébastien Bazin, d'annoncer sur France info le 24 mars dernier ne pas avoir l’intention de quitter la Birmanie. Et d’ajouter : « Accor n'a jamais quitté un pays, quand le pays souffrait. Jamais on ne le fera. (...) Le tourisme est vital pour le pays birman pour lui apporter des recettes. »

La France et l’Union européenne doivent monter d’un ton et agir pour que de plus fortes sanctions soient adoptées contre la junte. Même l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) qui a pour habitude ne pas intervenir dans les affaires intérieures d’un de ses États membres, semble changer d’attitude face à la brutale répression meurtrière orchestrée par la junte contre les manifestants pacifistes. Les membres de l’Asean – sans la Birmanie – se sont réunis en urgence pour discuter de la crise. Une des solutions réside à Singapour où les généraux birmans ont le plus d’avoirs bancaires et d’intérêts financiers. Il est plus que temps de mettre en œuvre « une réponse internationale ferme et unifiée », comme l’a demandé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Dans les heures terribles que vit le peuple birman, la solidarité avec les forces de résistances s’impose à tous les niveaux. Le Parti communiste français est à leurs côtés. Il soutient leurs luttes et leurs revendications de démocratie, de paix et de libertés. Avec les syndicats et les ONG, les communistes appuient leur demande quant au retrait des activités de Total en Birmanie.

Le PCF exige du gouvernement que la France adopte une position ferme et une action forte envers l’entreprise française et qu’elle agisse au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour coordonner une action internationale propre à assurer la sécurité des peuples de Birmanie et le retour de la démocratie.

Dominique Bari et Méline Le Gourriérec
membres de la commission international du PCF

 

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Amplifier la lutte contre l'antisémitisme plutôt que les polémiques désastreuses

1 Avril 2021, 09:04am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL Publié le 31/03/2021 par PCF

Une polémique a vu le jour après le refus du conseil municipal de Strasbourg d’adopter une définition de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) qui, à bien des égards, fait débat.

Au préalable, il convient de rappeler le rejet viscéral de l’antisémitisme alors que celui-ci connait en France, en Europe et dans le monde une recrudescence inacceptable et intolérable.

C’est le sens de la prise de position des élus de la majorité municipale qui ne souffre aucune ambiguïté d’autant qu’ils ont réaffirmé haut et fort la nécessité d’agir urgemment.

Le rejet légitime de ce texte a été motivé par deux raisons fondamentales.

La définition proposée par l’IHRA est indigente, ambigüe voire dangereuse. Une formulation lapidaire édulcore bien des aspects de l’antisémitisme. Plus gravement, elle nourrit les stéréotypes en évoquant « une certaine perception des juifs » et opère une distinction avec les autres formes de racisme.

Certes, nul n’ignore la singularité des persécutions et de la Shoah mais la lutte contre l’antisémitisme et le racisme doit être universelle. Alors que s’exacerbent les revendications identitaires, il y aurait péril à s’enfermer dans des démarches communautaires affaiblissant le sens et la portée de ce combat.

De plus, ce texte multiplie les références à l’Etat d’Israël s’écartant de son objet. Certes, là non plus les élus de la majorité strasbourgeoise ne sont pas dupes. Ils savent que certains individus ou groupes dissimulent leur antisémitisme derrière une rhétorique antisioniste. Sans la moindre hésitation, ils ont rappelé qu’ils devaient être démasqués et poursuivis.

Cependant, le texte de l’IHRA entretient la confusion entre antisémitisme et antisionisme de manière injustifiée prohibant toute critique à l’égard des politiques conduites par les gouvernements israéliens. C’est donc à juste raison que la municipalité de Strasbourg a refusé cet amalgame contraire au droit fondamental en démocratie.

Le Parti communiste français (PCF), à l’image notamment de la prise de position de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH), approuve le rejet de ce texte controversé présenté d’ailleurs par l’IHRA comme un document de travail inachevé. Il n’aura aucun effet dans la lutte contre l’antisémitisme ouvrant la voie à des interprétations contradictoires pouvant à terme l’affaiblir et l’entraver.

Le Parti communiste français appelle à amplifier partout la lutte universelle contre le racisme et l’antisémitisme au-delà des polémiques et des instrumentalisations qui ne peuvent qu’être désastreuses.

Parti communiste français,

Paris, le 31 mars 2021

 

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RETRAIT DE LA CONVENTION D’ISTANBUL : « SOLIDARITE AVEC TOUTES LES FEMMES DE TURQUIE » (PCF)

30 Mars 2021, 06:10am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 23/03/2021 par PCF

Le président turc, RT Erdogan, vient par décret de retirer son pays de la Convention d’Istanbul, ratifiée en 2011. Il s’agit du premier instrument juridique au monde pour prévenir et combattre les violences faites aux femmes notamment dans l’espace domestique mais aussi le viol et les mutilations génitales. Ce texte, qui constitue une avancée, oblige les Etats signataires à adopter une législation en conformité avec les principes qui y sont énoncés.

Cette décision est une provocation contre toutes les femmes de Turquie, un mépris complet des droits humains qui renforcera le sentiment d’impunité de ceux qui commettent ces crimes. En dix ans, 3477 femmes ont été assassinées alors que les agressions ont connu une progression de 1200% depuis que le parti islamo-conservateur (AKP) est au pouvoir.

Face aux difficultés croissantes et alors que sa base électorale ne cesse de s’effriter, R.T. Erdogan donne des gages aux franges les plus conservatrices (chefs religieux, confréries, ultranationalistes) qui prétendent que cette Convention favoriserait les divorces et l’homosexualité, par ailleurs brutalement pourchassée.

En dépit de la répression féroce qui sévit, des milliers de femmes et d’hommes ont manifesté dans toutes les grandes villes de Turquie.

La décision infâme de RT Erdogan s’inscrit dans le sillage liberticide qui conduit à la procédure d’interdiction du Parti démocratique des peuples (HDP) cette semaine et à l’arrestation d’un millier de ses militants. Pendant ce temps, l’Union européenne multiplie les signes d’apaisement et les propos doucereux envers R.T. Erdogan et brille par son mutisme sur les violations des droits humains ou l'incarcération du député Selahattin Demirtas.

Le Parti communiste français (PCF) exprime sa condamnation après le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul et apporte son soutien à toutes les femmes et aux forces démocratiques de Turquie.

 

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Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie

27 Mars 2021, 12:40pm

Publié par PCF Villepinte

 

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Bataille sur le front asiatique entre Washington et Pékin

23 Mars 2021, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité Mardi 23 Mars 2021

Christophe Deroubaix Lina Sankari

Partisan d’une «grande alliance démocratique» contre la Chine, le président des États-Unis, Joe Biden, déploie une politique étrangère agressive en Asie. Les tensions se cristallisent autour de quatre enjeux. 

Il n’est pas de hasard en diplomatie. La semaine dernière, pour leur premier déplacement à l’étranger, le secrétaire d’État Antony Blinken et le ministre de la Défense Lloyd Austin ont témoigné de l’attention particulière qu’ils portaient à l’Asie. Il s’agissait d’une part de redonner du souffle à la relation que les États-Unis entretiennent avec leurs alliés dans la région. Une alliance quelque peu tourmentée par Donald Trump, ses coups de menton et sa politique du cavalier seul, consacrée par le slogan «LAmérique dabord».

La mer de Chine méridionale : un enjeu frontalier de taille.

Au Japon, puis en Corée du Sud, l’équipe de Joe Biden s’est d’autre part attachée à consolider le Quad (Dialogue quadrilatéral pour la sécurité), qui regroupe pour l’heure Washington, Tokyo, New Delhi et Canberra. Après le sommet virtuel du 12 mars, les États-Unis pourraient être tentés de muer cette alliance en Otan bis dont le combat serait exclusivement tourné vers l’endiguement de la Chine. Le Royaume-Uni s’est déjà porté candidat et pourrait entraîner dans son sillage d’autres pays tentés par la «grande alliance démocratique» contre Pékin voulue par Joe Biden.

Le Japon a autorisé, début mars, ses gardes-côtes à ouvrir le feu sur tout navire étranger qui accosterait illégalement sur les îles Senkaku, nationalisées unilatéralement en 2012.

C’est une fois ce contexte posé qu’Antony Blinken et le conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, rencontraient, en fin de semaine, les responsables de la diplomatie chinoise, Yang Jiechi et Wang Yi, en Alaska. Lors de l’entrevue, les États-Unis mettaient en garde la Chine contre «la coercition et les comportements déstabilisants», à TaïwanHong Kong ou en mer de Chine. Glacial, Jake Sullivan s’est dit «ouvert à une compétition rude»«Ce nest pas comme cela que lon accueille ses invités», a jugé Yang Jiechi, piqué au vif, qui reproche à Washington de vouloir «imposer (sa) propre démocratie dans le reste du monde» et appelle à «abandonner la mentalité de guerre froide».

 

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En Algérie, la peur a-t-elle changé de camp ?

21 Mars 2021, 10:34am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité

Un mandat de trop. « Durant les vingt ans du règne de Bouteflika, la société algérienne semblait avoir été vitrifiée, sans espoir d’évolution. Mais, un certain 22 février 2019, la donne a changé. » © Sadak Souici / Le Pictorium

L'Humanité

 

 ENTRETIEN

SANHADJA AKROUF Commençons par la libération des détenus. Il s’agit tout simplement d’un déni de leur statut de détenus politiques et d’une tentative de dénigrement du hirak. La grâce n’efface pas la culpabilité. Nous voulons qu’ils soient innocentés. Évidemment, nous partageons la joie du peuple algérien de retrouver ces ex-détenus. Mais l’apaisement ne peut venir que lorsqu’il n’y aura plus aucun prisonnier condamné pour avoir lutté pacifiquement pour la liberté de penser. Tous les détenus politiques doivent être réhabilités par une justice indépendante et transparente. Une enquête doit être menée pour mettre en lumière toutes les exactions dont sont victimes les prisonniers, que leurs auteurs répondent de leurs actes et qu’une indemnité soit versée aux victimes.

Quant à la dissolution de l’Assemblée populaire nationale, elle relève d’une décision interne au système actuel. Elle ne concerne pas les Algériens, qui ne peuvent imaginer que ce Parlement, simple chambre d’enregistrement, puisse les représenter. Ces élections législatives anticipées sont un non-événement.

Le hirak ne s’essouffle pas malgré une «pause» due à la crise sanitaire. Comment lexpliquez-vous?

SANHADJA AKROUF Le hirak vient de loin. La crise révolutionnaire qui ébranle le régime algérien n’a rien d’un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle survient dans un pays où les luttes n’ont jamais cessé contre la hogra (mépris) du pouvoir et pour les libertés et la dignité du citoyen.

Durant les vingt ans du règne de Bouteflika, sans partage ni opposition, la société algérienne semblait avoir été vitrifiée, sans espoir d’évolution. Mais, un certain 22 février 2019, la donne a changé. La peur a changé de camp. Le soulèvement populaire, pacifique, exemplaire, a cassé le mur du silence.

Par-delà les classes sociales, les générations, les différences politiques, régionales, religieuses et linguistiques, les Algériens, unis dans la diversité de leurs convictions, veulent tourner la page de l’autoritarisme pour édifier la IIe République, celle de citoyens libres dans un État de droit.

Qu’a changé le hirak?

SANHADJA AKROUF Le hirak a introduit une nouvelle façon de faire de la politique et a permis à la société de se prendre en main. Elle refuse toute forme de représentation, échaudée par des déceptions récurrentes de politiciens de tous bords. Certains politiciens de l’opposition ont rejoint le pouvoir, qui les a «absorbés». Cela a engendré une perte de confiance de la population.

Le hirak est aussi en train de changer beaucoup de choses. La question identitaire et ses revendications ont longtemps été confinées à la région de la Kabylie. Cette fois, toute l’Algérie s’en est emparée, surtout à la suite de l’interdiction du port de l’emblème amazigh par l’ex-général d’état-major Gaïd Salah. D’Oran à Annaba, les «hirakistes» ont scandé «Kabyles, nous sommes fiers de vous».

Les femmes sont des actrices politiques de premier plan dans ce mouvement. Même si leur revendication pour l’égalité est une fois de plus reléguée au second rang, les féministes ayant été accusées de diversion, il reste qu’elles ont acquis leur place, dans un rapport de respect et de reconnaissance.

Les vendredis en Algérie et les dimanches, dans la diaspora algérienne, sont devenus des rendez-vous coutumiers pour tisser des liens qui renforcent notre lutte pour la démocratie.

Quel avenir pour ce mouvement? Sur quoi peut-il déboucher? Comment peut-il créer un rapport de forces pour un vrai changement?

SANHADJA AKROUF L’avenir du hirak est assuré. L’ampleur des manifestations, depuis le 16 février, en Algérie et dans la diaspora, prouve la vivacité du mouvement, la force et la détermination du peuple à faire aboutir ses revendications. Toutes les tentatives du pouvoir pour y mettre fin étaient, sont et resteront vaines.

Cette force ne cache pas une faiblesse que nous devons corriger. Il manque un syndicat fort et représentatif, comme l’UGTT tunisien, il manque des partis politiques d’opposition véritable. Ils permettraient des négociations sans compromission pour ranger le système actuel dans les archives de notre histoire. Il nous reste pour cela à nous organiser, désigner des représentants de différents secteurs, régions, des personnalités crédibles de différentes obédiences politiques et mettre en place un gouvernement de transition.

Nous sommes à un moment charnière. Il faut que le peuple en lutte remporte la dernière manche, même si cela passe par une négociation et débouche sur un compromis, sans compromission. Le compromis, jusqu’ici, a bénéficié aux profiteurs et à ceux qui ont enterré les libertés. Il est temps que cela cesse.

L’Algérie a un besoin urgent de dignité, de libertés individuelles et collectives, de démocratie. Pour les Algériennes et les Algériens, comme le disait Aimé Césaire: «Cest lheure de nous-mêmes!»

 

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Birmanie. Les syndicats donnent des sueurs froides aux généraux

15 Mars 2021, 09:30am

Publié par PCF Villepinte

Depuis le coup d’État militaire du 1er février, les rues sont de véritables champs de bataille et les scènes de violence se répètent quotidiennement du nord au sud de la Birmanie. © Kaung Zaw Hein/Sopa Images/SPUS/AbacaPress

L'Humanité Lundi 15 Mars 2021

Lina Sankari

Depuis le coup d’État du 1er février, la plupart des rassemblements de travailleurs sont de nouveau illégaux. Après un appel à la grève générale, l’économie est à l’arrêt. Les quartiers ouvriers s’organisent pour déjouer les raids de l’armée.

Ils se tiennent en rang, poing levé et immobiles. Casques de chantier vissés sur le crâne, visages jeunes mais déterminés, ils savent, après un mois et demi de manifestations, que la police et l’armée n’hésitent jamais à tirer à balles réelles. Quelques minutes plus tard, des détonations, des cris, des manifestants qui se lancent à corps perdu dans les rues et un blessé, évacué par ses camarades, laisse une traînée de sang sur le sol.

Depuis le coup d’État militaire du 1 er février, la scène se répète quotidiennement du nord au sud de la Birmanie. Samedi, au moins cinq personnes ont été tuées alors qu’elles défilaient pour commémorer l’assassinat de Phone Maw, un étudiant abattu en 1988 sur le campus de l’Institut de technologie de Rangoun.

Rejoindre la grève peut signifier la mort

«Larmée est dune brutalité sans nom et, tous les jours, nous comptons nos morts. Nos militants sont très courageux mais, malgré leur motivation, ils ont peur. Rejoindre la grève peut signifier la mort», confirme Mya,  une jeune syndicaliste. Il y a une semaine, dix-huit syndicats des secteurs de la santé, de la construction, de l’énergie, des transports, des mines, de l’agriculture et du textile lançaient un appel à la grève générale afin de pousser le rapport de forces avec les généraux qui ont invalidé le résultat des élections de novembre qui virent la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d’Aung San Suu Kyi l’emporter...

 

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Maroc : Liberté pour Maati Monjib !

11 Mars 2021, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 10/03/2021 par PCF

L’historien et militant marocain des droits humains, Maâti Monjib, a été injustement condamné à un an de prison pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » et « escroquerie ». Maâti Monjib vient de débuter une grève de la faim du fond de son cachot pour clamer son innocence. Ce critique du pouvoir, aux côtés de nombreux journalistes, est l’une des cibles privilégiées du pouvoir marocain.

Rabat maquille désormais les procès politiques en procès de droit commun mêlant odieuses méthodes d’intimidation et indignes campagnes de diffamation.

Alors que le Maroc s’enfonce dans la crise et que les inégalités s’accroissent, le régime corrompu et prédateur de Mohammed VI piétine chaque jour davantage les libertés. Le paroxysme est atteint dans les territoires occupés du Sahara occidental et dans le Rif.

Le PCF exige la libération immédiate de Maati Monjib et de tous les prisonniers politiques. La France doit cesser de soutenir ce régime autoritaire à bout de souffle et facteur d’instabilité régionale.

Parti communiste français,

 

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Vaccination en Israël : modèle ou contre modèle

11 Mars 2021, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

INTERNATIONAL COMMUNISTES Publié le 10/03/2021 par PCF

Depuis quelques années, Israël est souvent présenté comme un modèle à suivre.
Il en a été ainsi en 2016 avec la lutte contre le terrorisme. La revue en ligne Orient XXI publiait un article sous le titre : Ce « modèle israélien » de lutte contre le terrorisme qui fascine politiciens et médias français, et posait la question : « Comment lutter contre le terrorisme ? En appliquant le modèle israélien, répètent à l’envi certains politiciens et journalistes français. Pourtant, il existe peu de pays où l’on vit depuis aussi longtemps si peu en sécurité qu’en Israël ».

 

Le site ELNET qui se présente comme favorisant une meilleure connaissance en France de la réalité historique, culturelle, économique et politique d’Israël vante le modèle : « Israël a depuis longtemps investi dans le cyber-renseignement, en dotant son armée, dès 1952, d’une unité d’élite, l’unité 8200, consacrée au renseignement électromagnétique et au décryptage de codes. Entre autres missions, il s’agit d’abord de parvenir à la connaissance la plus exhaustive possible d’Internet, sa partie visible et invisible, les réseaux d’activistes, leurs lieux de rencontre et d’échange, leur mode de communication.

La coordination entre les différentes entités est bien plus nette et efficace qu’en France. Au sein d’Aman (renseignement militaire), une unité est chargée de l’infiltration clandestine et de la manipulation des sources. Mais la majeure partie des opérations est assurée par le Shin Beth (sécurité intérieure), et parfois par le Mossad (renseignement et sécurité extérieure). Dès lors que les cyberterroristes sont localisés, les agents sont déployés et procèdent à leur arrestation. »

Ce n’est pas vraiment le système démocratique auquel nous aspirons ! Liberté, égalité, fraternité, respect des identités différentes, liberté individuelle, droits collectifs garantissant l’égalité entre tous les êtres humains, respect et approfondissement des libertés.

Alors, quand aujourd’hui la vaccination en Israël est montrée en exemple, il y a de quoi s’interroger et se pencher d’un peu plus près sur la réalité.

Un reportage publié sur Arte, le 29 janvier, nous apprend que le rythme des vaccinations est 15 fois plus élevé qu’en France ou en Allemagne, mais note que le contrat avec Pfizer serait deux ou trois plus cher que les autres pays ! En contrepartie, Pfizer dispose d’une étude à grande échelle des résultats.

Le 23 février, le journal suisse Temps.ch indiquait que les Israéliens refusant d’être vaccinés pourraient bientôt voir leurs noms livrés par le ministère de la Santé à leur municipalité ou à d’autres entités gouvernementales. C’est le but du projet de loi accepté mardi en première lecture par le Parlement. Temporaire, la législation a officiellement pour but de localiser plus facilement les personnes éligibles à la piqûre anti-coronavirus, mais les craintes sont vives quant aux dérives.

« Ce texte porte atteinte à la sphère privée. Je doute qu’il se transforme en loi tant il suscite d’opposition », réagit Amir Fuchs, analyste à l’Institut d’Israël pour la démocratie. Le ministère de la Santé table sur un autre projet qui fait frémir beaucoup de travailleurs. Il s’agit d’interdire aux employés, notamment de la santé, de l’éducation, des transports publics ou de la sécurité, l’accès à leur lieu de travail s’ils ne sont pas immunisés, guéris, ou s’ils ne se font pas tester tous les deux jours. De quoi aller dans le sens des patrons israéliens.

Une enquête menée récemment a révélé que beaucoup d’entreprises ayant des contacts avec le public ne laissent pas le choix à leurs employés : c’est la vaccination ou la porte.
Cela rappelle le projet de QR, code que le gouvernement voudrait imposer et qui donnerait accès aux lieux de culture, restaurants, cafés, etc.

Quand les enjeux économiques priment sur la santé

La campagne de vaccination a démarré le 19 décembre en Israël. L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) avait appelé le 11 janvier "la communauté internationale" à "exhorter Israël, en tant que puissance occupante, à respecter ses engagements au regard du droit international et à mettre des vaccins à disposition" des Palestiniens.

C’est seulement début février que le gouvernement israélien a décidé la tenue d'une campagne de vaccination pour les travailleurs palestiniens ayant un permis de travail pour Israël et dans les colonies. Pour le reste de la population, seules 2 000 doses sur les 5 000 annoncées par Israël ont été remises.

Alors, si nous devions nous inspirer d’un modèle, NON, mille fois non de ce modèle-là où l’humain est considéré comme une quantité négligeable !

Marie-Hélène Chambrin
membre de la commission des Relations internationales

 

 

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Sénégal: Droits et libertés doivent être respectés et garantis (PCF)

10 Mars 2021, 08:29am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 05/03/2021 par PCF

Le Parti communiste français (PCF) est grandement préoccupé par la vague d'arrestations de militants politiques et associatifs au Sénégal. Au contexte sanitaire marqué par la deuxième vague de la pandémie de COVID-19 et ses conséquences socio-économiques extrêmement éprouvantes pour les travailleurs et les classes populaires, il s'est ajouté depuis un mois un climat politique tendu.

Sur fond d'accusations d'instrumentalisation de la justice et de complot ourdi par le pouvoir, une plainte contre le président du parti Pastef les patriotes, le député Ousmane Sonko, a entrainé dans le pays des mouvements de protestations de rue qui ont été durement réprimées.

Depuis une dizaine de jours, de nombreux militants de Pastef et d'autres partis d'opposition, des responsables associatifs, des syndicalistes sont arrêtés sur des bases plus que contestables et parfois de manière préventive. Parmi les personnes en prison, il convient de s'appesantir sur le sort de Guy Marius Sagna le dirigeant du Front pour une Révolution anti-impérialiste, populaire et panafricaine (FRAPP-France dégage), en grève de la faim depuis le 2 mars, dont le militantisme l'amène à un troisième séjour carcéral en moins de deux ans. La responsable du mouvement des femmes de Pastef, Maïmouna Diéye et seize de ses camarades sont restées en garde à vue quatre jours pour avoir voulu se rendre en délégation au domicile de leur leader.


Le PCF exprime sa profonde préoccupation sur la situation des libertés individuelles et collectives au Sénégal et soutient la demande faite par un nombre croissant de Sénégalais-es de libérer des militants politiques. Ces logiques de répression sont le signe d'un échec de la part du gouvernement et constituent un aveu de faiblesse. Les autorités du Sénégal sont-elles à ce point en difficulté pour agir de la sorte ?

Il est toujours temps de rouvrir la porte du dialogue, dans le respect du droit et des libertés auxquels est attaché le peuple sénégalais. Le PCF invite le chef de l'Etat français à rompre avec une politique qui se fait complice par son soutien diplomatique et sécuritaire au Sénégal comme ailleurs avec pratiques autoritaires complètement anachroniques.


Parti communiste français,

 

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