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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

humour

Bonne année la mouise !

20 Janvier 2012, 07:59am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 Bonne année la mouise !

Sarkozy Le Medef a su trouver les mots justes pour la nouvelle année 2012. Il nous a dit : « c’est la faute à la crise, meilleurs vœux quand même » ! Des trucs comme ça, il faut les oser. T’as pas de boulot, ton petit enfant n’a pas de quoi se soigner, tu ne peux pas payer ton loyer (pour ceux qui ont encore un logement)… ? Fais donc un vœu pour que ça s’arrange, nous on n’y peut rien, c’est la crise… Et si le triple A (dont je me fous comme d’une andouillette) y passe avec : c’est encore la faute à la crise, et à pas de chance.

Voyons tout ça de plus près.

En 2007, avant que la bande du Fouquet’s nous fasse sa « rupture » à l’envers, la France était (de justesse) dans le peloton des dix Etats les plus développés du Monde selon l’indice de développement humain de l’O.N.U. Ce n’allait pas très fort, mais bon… Le rapport pour 2011 vient d’être rendu, et la France figure désormais au 20ème rang, ex aequo avec la Slovénie, qui était à la 27ème place en 2007… Mais alors, la crise n’est pas « mondiale » pour tout le monde…

Vous me direz : « si l’on s’est sous-développés, c’est parce qu’on est devenus irréprochables, et la vertu ça n’a pas de prix » ! Sauf que selon le classement de Transparency International, grâce à Sarko et Guéant, la France est passée du 18ème au 25ème rang mondial (derrière le Chili, par exemple) dans son indice de la corruption ressentie par le milieu des affaires…

J’entends votre objection : si la France s’est sous-développée et que la corruption s’est renforcée, c’est parce qu’on a mis le paquet sur la santé, et la protection de nos petits bambins. Raté ! En termes de mortalité infantile, la France est passée du 5ème rang européen en 1999 au 14ème (sur 27 !) en 2011, derrière l’Italie, la Grèce et l'Espagne, entre autres. Même les bolchéviques de l’INSEE se demandent si la fermeture des maternités n’y est pas pour quelque chose… Eh oui, c’est tout con : on fait crever plus de petits français pour « faire des économies ».

D’accord, d’accord, vous avez raison : il faut être « crédible », « responsable » et « bla-bla-blable ». Il faut donc reconnaître au gouvernement le « courage » d’avoir déremboursé les médocs, dématernisé les hostos et défénestré les étrangers, pour assainir les finances de l’Etat. Sauf que non : la dette publique a sauté de moins de 60% du P.I.B. en décembre 2006 à plus de 85 % en décembre 2011, et le déficit budgétaire a battu tous les records avec 7,1 % du P.I.B. pour la seule année 2010.

Vous me demanderez : où est donc passé le pognon ? Je vous dirai : regardez dans les poches des copains du Fouquet’s, leurs bénéfices ont augmenté, et leur facture fiscale s’est allégée… Vous me rétorquerez : il y a bien une « crise mondiale », on ne peut pas le nier. Je vous répondrai : (1) arrêtez de m’interrompre, autrement on se paume ; (2) la crise n’a pas empêché certains Etats de monter au classement des Etats développés, alors que d’autres, comme la France, dégringolaient ; elle n’a pas empêché la plupart des pays de réduire la mortalité des enfants, alors que la France fermait des maternités partout et condamnait à mort les moins chanceux de nos mômes ; la crise n’a pas empêché Chavez de réduire drastiquement la pauvreté au Venezuela pendant qu’elle explosait en France ; la crise ne nous a pas empêché de couvrir la Libye de bombes… ; (3) la crise c’est les bourses qui chutent, soit !, mais ses conséquences dépendent de la politique du pays : avec Goldman Sachs, Sarko et Mame Parisot, la politique en France c’est de les faire supporter par un peuple exsangue.

Ils se disent qu’assommés, brisés, appauvris, peureux, les gens ne relèveront pas la tête, et se laisseront conduire, mous et soumis, dans les statistiques relatives au seuil de pauvreté.

Eh bien, pour la nouvelle année, prouvons à ces affameurs qu’ils se trompent sur notre compte. Haut la lutte camarades ! Vive le communisme ! Et bonne année quand même…

 

Glop Lerouge

Secrétaire de Section

 



 

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Comme promis, Anonymous a frappé ArcelorMittal

8 Janvier 2012, 07:52am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 6 Janvier 2012

 

 

 

 

Pour protester contre les licenciements dans la sidérurgie européenne, les hacktivistes d’Anonymous ont changé la page d’accueil du site d’ArcelorMittal et diffusé quelques informations glanées sur les bases de données du groupe.

L’opération lancée par les Anonymes belges a porté ses fruits. Jeudi soir, via des injections SQL, méthode désormais classique du collectif, ils ont pénétré quelques bases de données d’ArcelorMittal et en ont profité pour « defacer » le site, autrement dit changer sa page d’accueil. Il est depuis hors ligne. Les Anonymes en ont néanmoins profité pour laisser leur message. La vidéo présentant les raisons d’une telle action, à savoir le licenciement de centaines de personnes dans une multinationale aux bénéfices obscènes, sans compter les mensonges du groupe (voir : ArcelorMittal : Anonymous se lance dans la lutte sociale), mais aussi ce petit texte :

« Anonymous a accompli sa tâche en s'attaquant au site de ArcelorMittal et ce fût une réussite, comme vous pouvez le voir ! lulz ! ;)
Nous nous battrons avec toute l'énergie, et tous les moyens informatiques dont nous disposons pour soutenir les oubliés de ce monde et les défendre contre leurs tortionnaires qui opèrent d'une façon sournoise qui nous est insupportable... [….]
Ce message vous est adressé pour tout d'abord vous dévoiler le fruit de l'opération qui est un grand succès et également nous excuser envers les différents journalistes de toutes rédactions confondues pour notre manque de coopération, mais cela était nécessaire pour la continuité et la fluidité de l'opération et ainsi éviter des fuites qui auraient pu éventuellement nous nuire. »

Il y a trois jours, ArcelorMittal annonçait prendre la menace au sérieux mais se disait confiant : "Le Groupe a de solides systèmes de sécurité informatique et a mis en place des plans de contingence pour se protéger contre ce type d'actions". Ce ne fut donc clairement pas suffisant. L’acte de protestation est efficace, le message est bien passé. Reste à savoir dans quelle mesure l’action va se poursuivre, avec par exemple autant de vigueur que contre Sony et sera suivie d’effet : chute des cours en Bourse, découverte de données sensible… Pour l’instant l’essentiel des documents glanés sur les serveurs d’ArcelorMittal et diffusés, s’ils sont bien contrariants pour l’entreprise (mails et logins de nombreux employés, y compris de membres de la direction et du service communication), ne présentent que peu d’intérêt en matière d’information.

On peut encore voir le site d’ArcelorMittal piraté via le cache de Google.

A savoir également que les Anonymous ont relancé depuis jeudi leur opération ironiquement appelée BlitzKriek et s'attaquent aux sites de propagande d'extrême droite, pour l'instant en Allemagne, pour les rendre inaccessibles.

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Marine Le Pen amène le pire

6 Janvier 2012, 09:57am

Publié par PCF Villepinte

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Bref, je suis un étudiant précaire

3 Janvier 2012, 16:04pm

Publié par PCF Villepinte

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AVIS DE RECHERCHE

27 Décembre 2011, 08:13am

Publié par PCF Villepinte

Christophe Borgel, à la recherche de sa circonscription, révise la philosophie picarde.

 

Diogenes-by-Demetrio-Belenky.jpg

Ma foi, sur l'avenir bien fou qui se fîra:
tel qui rit vendredi, dimanche pleurera.
Un juge, l'an passé, me prit à son service;
il m'avoit fait venir d'Amiens pour être suisse.
Tous ces Normands vouloient se divertir de nous:
on apprend à hurler, dit l'autre, avec les loups.
Tout Picard que j'étois, j'étois un bon apôtre,
et je faisois claquer mon fouet tout comme un autre.
Tous les plus gros monsieurs me parloient chapeau bas:
“Monsieur de Petit Jean,” ah! Gros comme le bras!
Mais sans argent l'honneur n'est qu'une maladie.
Ma foi, j'étois un franc portier de comédie:
on avoit beau heurter et m'ôter son chapeau,
on n'entroit point chez nous sans graisser le marteau.   Point d'argent, point de suisse, et ma porte étoit close.
 

                                             

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Le judoka n'était pas une vraie prise

24 Décembre 2011, 08:20am

Publié par PCF Villepinte

 En décembre, ce n'est un poisson, seulement un rebond capricieux d'un ballon de rugby.

 

Article publié par:

Le Point - Publié le 23/12/2011 à 01:29

 
  •  
  • Candidate (malheureuse) à l'accueil du futur grand stade de la Fédération française de rugby, la ville de Sevran avait constitué un comité de soutien formé de grands noms du sport français, tous peu ou prou liés au département de la Seine-Saint-Denis. Figurait en bonne place le judoka Teddy Riner annoncé en guest star de la présentation officielle du projet. Il n'est pourtant pas venu. Et pour cause : il n'était même pas au courant que son nom était associé à la candidature de Sevran !

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Etrangers : l’invasion des démagos !

9 Décembre 2011, 05:44am

Publié par PCF Villepinte

Etrangers : l’invasion des démagos !

La France a un ministre des Affaires étrangères. Les Libyens l’ont appris à coups de bombes, et les Syriens se préparent à les recevoir. Mais la République a pire que ça : elle a un ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Ce Monsieur nous dit : chaque année la France accueille 200 000 étrangers, et c’est trop. Il paraît qu’on est « envahis » (moi, je suis surtout envahi par les courriers d’un huissier de justice qui me demande des ronds, mais c’est une autre affaire). Chaque année, dit-il en reprenant la formule de Le Pen fille, c’est « une ville comme Rennes » qui entre dans l’hexagone.

Tout ça c’est censé nous foutre les jetons : vous avez du mal avec votre loyer, avec les factures, avec les courses, avec l’essence, avec les frais médicaux ? C’est que vous vous gourez : en fait, vous avez un problème avec les étrangers. Ne votez donc pas communiste, votez fasciste, c’est ça votre priorité! Le message est clair, il suffit d’allumer la télé pour l’entendre.

200 000 étrangers, dit Guéant. En même temps, quand on regarde de près les études des démographes sérieux, on découvre que les étrangers ne font pas augmenter la population : la France aurait un « bilan migratoire avoisinant zéro » (de l’ordre de 6 000 immigrés par an, tout au plus, c’est-à-dire trois fois rien sur une population de plus de 60 millions de personnes). L’INSEE, de son côté, évalue à environ 100 000 étrangers par an le rythme des entrées en France dans les années qui viennent. 200 000 selon Guéant, 100 000 selon l’INSEE, zéro selon les démographes. Vous y comprenez quelque chose, vous ? Pas de panique, Papa Lerouge vous explique.

Quand Guéant dit, à la louche, 200 000 étrangers accueillis par an, il oublie juste un tout petit truc : chaque année, 100 000 étrangers quittent la France pour rentrer chez eux, ou partir ailleurs. Du coup, 200 000 moins 100 000, ça fait les 100 000 entrées estimées par l’INSEE. En réalité, la projection de l’INSEE ne tient pas parfaitement compte des facteurs « politiques », et notamment des 30 000 éloignements forcés annuels d’étrangers (tous les trois ans, une ville comme Poitiers est rayée de la carte de France…), et son estimation est donc probablement exagérée. Il reste qu’on se demande comment ça se fait que le bilan migratoire soit proche de zéro. Là réside le coup de maître des xénophobes : toute personne, même d’origine étrangère, du moment où elle a « aussi » la nationalité française, est considérée comme étant française, et c’est normal. Or, tenez-vous bien, si un Français quitte le territoire national pour aller vivre ailleurs, l’Etat français considère qu’il ne « migre » pas, il « s’expatrie », et du coup, il ne figure pas dans les statistiques relatives aux migrations !

Vous comprenez mieux là : l’algérien qui a bossé en France, qui a été naturalisé français, et qui repart en Algérie avec ses enfants français, sera considéré comme un « français expatrié » et ne sera pas comptabilisé, ni lui ni ses enfants. Or, précisément, si on comptabilise nos « expatriés » (« de souche » et « d’origine étrangère », pour parler comme cette bande de tarés fascistoïdes qui arnaquent les gens avec leurs chiffres bidon), le solde migratoire français réel est d’environ 6 000 personnes par an, en majorité européennes. La voilà l’invasion.

Et voici les vraies questions : pourquoi la France est devenue si peu attractive ? Pourquoi de plus en plus de jeunes diplômés la quittent ? Je vais poser la question à l’huissier de justice, bien de chez nous, qui me harcèle. Il a intérêt à trouver une réponse accommodante, je vous le dis.

Glop Lerouge

Secrétaire de Sect 

 

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CAPTAIN PEDALO CONTRE MERCKELTECKEL EN FINALE ???

28 Novembre 2011, 17:59pm

Publié par PCF Villepinte

 Dans le  numéro 106 (novembre), de Réchauffer la Banquise, la gazette pour tropicaliser la gauche:

sur http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP

dimanche 20 novembre 2011 par Loulou

Historique ? Le mot est galvaudé, mais quand même : c’est la première fois qu’une nana, comme ils disent, est en charge de l’édito de la Banquise. Coup de flemme (assumé) de João Silveirinho, notre rédac’ chef ? Prudence de sioux (non assumée) de Jean-Luc Gonneau, notre dirlo de la publication ? Tout ça a dû jouer mais qu’importe, on s’y colle. Et on en profite pour lancer un vibrant appel : le Cactus et la Banquise ne manquent ni d’adhérentes ni de lectrices, parfois pointilleuses, mais les contributrices sont trop rares : donc, chères sœurs, à vos claviers ou vos stylos. Mais trêve de lamentations et venons-en au fait.

Les « penseurs uniques » libéraux ont gagné une première manche, en installant « la dette » au cœur de ce début de campagne présidentielle, avec l’aimable complicité des amis de François Hollande. Nous avons trouvé une métaphore très parlante dans un texte de l’économiste Joël Halpern reproduit par le blogueur associé à Marianne Jean-Paul Brighelli : « Dans la célèbre parabole de la « main invisible » d’Adam Smith, présentant les vertus du marché, le boucher vend de la bonne viande à ses clients et réalise du même coup le bonheur de ces derniers et le sien propre, puisqu’il gagne d’autant mieux sa vie qu’il aura satisfait les autres. Si le marché de la viande fonctionnait comme un marché financier, le boucher vendrait de la viande pourrie que ses clients achèteraient avidement pour la revendre plus cher (et toujours plus pourrie) à d’autres opérateurs eux-mêmes à la recherche d’une plus-value future, et non de quelque consommation. La viande parviendrait-elle finalement à un véritable consommateur, ce dernier n’en serait que promis à l’intoxication. Mais il est probable que le boucher n’aurait même pas vendu de la véritable viande, tout au plus la promesse d’en fournir sur les bovins de l’avenir… ». Et c’est ce système dont il serait impossible de s’échapper ? Les prêcheurs de l’austérité, même déguisée en « équitable » sont en réalité les ambassadeurs de l’impuissance politique. Peut-il en être autrement ? Cela fut, et cela reviendra. Encore faut-il ouvrir les yeux, et éviter l’intoxication sémantique des laudateurs de l’inexorabilité de la suprématie du marché, malgré leur omniprésente médiatique. Récemment, exemple entre cent, un débat dans l’émission « Mots croisés » animée par Yves Calvi à propos de « la dette » : quelques « experts » formidablement « modérés » et deux « politiques », Bruno Lemaire pour l’UMP, Pierre Moscovici pour le PS. D’accord sur l’essentiel, en désaccord sur la façon de traiter l’essentiel. Pas d’écolo, pas de Front de gauche. Pas d’alternative de nature systémique. On reste en « bonne compagnie », dans la ouate et le tiède.

Il a été reproché, au sein de la gauche, à Jean-Luc Mélenchon, de traiter François Hollande de « capitaine de pédalo ». J’avoue que dans un premier temps, je me suis interrogée : lard ou cochon ? Et puis j’ai lu l’entretien du Journal du Dimanche dans lequel la phrase figurait, où Mélenchon argumentait, sérieusement, sur les insuffisances des propositions socialistes, et sur la pertinence des propositions du Front de Gauche. De tout cela, ce n’est pas une surprise, les commentateurs médiatiques n’ont retenu que le « capitaine de pédalo ». Et quelques bonnes âmes de jouer la contrition : quel dommage, il se flingue lui-même, la presse ne parle que du pédalo. Elles oublient, les bonnes âmes, que sans le pédalo, cette presse n’aurait parlé de rien du tout. Elle agit avec le Front de Gauche comme elle avait agi avec les « nonistes » du référendum européen : une indifférence teintée de mépris. Et puis, n’est-ce pas, tant que François Hollande manquera d’audace, il n’est pas forcément malvenu de lui piquer un peu les fesses.

Pendant ce temps, l’hyperprésident français faisait semblant de jouer les pompiers (quoique son passé soit davantage pyromaniaque que soldat du feu) de l’Europe, collant aux basques de Madame Merckel, aboyant avec abondance pour créer l’illusion que toutes les initiatives, d’ailleurs malingres, venaient de lui, donnant des leçons aux « mauvais élèves européens », ce qui est tout de même gonflé de la part d’un type qui n’a même pas la moyenne dans sa discipline. Et toute cette esbroufe pour masquer une réalité moins glorieuse : Sarkozy, dans cette période agitée, est devenu le petit toutou de l’Allemagne, le teckel de Merckel (merci à João Silveirinho, maître ès-allitérations d’avoir trouvé celle-là en émergeant, brièvement, de sa sieste).

Chacune et chacun d’entre nous ont sans doute entendu ce refrain, dans les conversations de bistro ou de machines à café : tout de même, Hollande, ce sera, comme disent les québécois, moins pire que Sarkozy. Oui, d’accord. Mais nous, on voudrait plus. Et on ne voudrait pas qu’au bout de cinq ans, nos concitoyens, déçus, se tourne vers, par exemple Jean-François Copé. Car dans la droite dite (de moins en moins) « républicaine », nous pouvions penser qu’il serait difficile de trouve pire que Nicolas Sarkozy. Eh bien, non, ça existe, et ça s’appelle Copé.


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On va leur faire un dessin(Feuilleton marxien)

23 Novembre 2011, 18:42pm

Publié par PCF Villepinte

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Rendez-nous Berlusconi !

20 Novembre 2011, 19:44pm

Publié par PCF Villepinte

Rendez-nous Berlusconi !

Il a foutu en l’air le droit italien du travail, Berlusconi, et tout le monde a dit Amen ! Il a achevé de mettre par terre l’hôpital public italien, Berlusconi, et il a été réélu ! Il a gavé les riches, pillé les pauvres, moqué la justice, privatisé les services publics, étalé sa pas-bien-jeune-lubricité sous les projecteurs, et il est resté aux manettes. Puis tout à coup, à l’automne 2011, au crépuscule de sa vie politique, alors qu’il voguait peinard vers sa prochaine réélection et que l’opposition italienne avait perdu tout espoir, le Cavaliere a enfin dérapé pour de bon.

A son âge, avec son expérience des palais et sa maîtrise du bunga-bunga, il a eu comme un caprice d’enfant, un envoûtement, une loufoquerie. Il a déclaré, lui qui s’y connaît en entourloupes, que la « monnaie unique », l’Euro, avait appauvri les Italiens ! Il a laissé comprendre que toutes ces mesures d’austérité, il voulait bien faire semblant, mais c’était quand même de la connerie pure en climat de récession et de grogne sociale, et qu’il fallait donc pas trop y compter… Et là, ça n’a pas pardonné. Le patronat et les banques ont sifflé la fin de la recréation.

Ce n’est pas « il Cavaliere » qui a été abattu, c’est « Che Berlusca », comme l’appellent maintenant les copains de Bologne pince-sans-rire. Et oui, Berlusconi a perdu la majorité à la Chambre des députés car les éléments les plus ultra-libéraux de son propre parti (8 députés en pratique) ont obéi au patronat et aux banques qui leur demandaient de lâcher le dangereux bolchévique ! C’est « Berlusconi le gauchiste » qui a été mis en minorité…

Bilan des courses. Papandréou est tombé en Grèce pour avoir proposé un référendum. A la gueule des électeurs, la Grèce est maintenant gouvernée par Papadimos, un ancien de la Banque Goldman Sachs soutenu par une coalition qui va de l’extrême-droite aux socialos. Berlusconi est tombé pour avoir songé, une fois dans sa vie, à l’intérêt du pays en retardant les mesures d’austérité, et l’Italie est maintenant sous les fers d’un autre ancien de Goldman Sachs, Mario Monti. La Banque centrale européenne, elle, est « gouvernée » par Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs…

Voyons voir : les banques, Goldman Sachs la première, mettent le feu à la planète en provoquant la crise financière. Les Etats, au lieu de les laisser crever, sauvent les banques et foutent en l’air les finances publiques avec leurs plans d’aide. Les banques reprochent aux Etats leur endettement (qu’elles ont causé), et mettent leurs pions, pour faire leur politique, à la tête des Etats. En somme, on choisit l’incendiaire pour éteindre le feu…

Les masques sont tombés. Ce qu’on appelle la « démocratie », c’est le pouvoir des banques et des patrons au-dessus de la volonté des peuples. Ce qu’on nomme « rigueur » et « austérité », c’est enlever aux pauvres pour alimenter les riches. Ce qu’on désigne par débat public, c’est « cause toujours, c’est le pognon qui commande ». Combien de temps allons-nous laisser ces pyromanes faire joujou avec des lance-flammes ?

 

Glop Lerouge

Secrétaire de Section

 
 

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