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Le Pacte budgétaire européen fédère les forces de gauche contre lui

12 Septembre 2012, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

Le Pacte budgétaire européen signé par les chefs de gouvernement

 

Les principaux représentants des organisations associatives, syndicales et politiques du Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique ont rappelé ce mardi la nécessité de mobiliser élus, citoyens et forces de gauche en vue de la manifestation unitaire du 30 septembre à Paris contre le Pacte budgétaire européen et pour un référendum sur le sujet. 

"Avec ce Pacte budgétaire européen à la fois ultralibéral et autoritaire, les dirigeants européens font courir un risque considérable à notre peuple." C'est sur ces quelques mots que le co-président d'Attac France, Thomas Coutrot a lancé la conférence de presse, rappelant l'absurdité des contraintes budgétaires annoncées par le futur pacte européen sur lequel les parlementaires doivent statuer début octobre. "Face à l'austérité annoncée notre principal objectif est de lancer une campagne contre le traité qui s'inscrive dans le rassemblement le plus large possible. Nous devons impérativement réussir par ce dernier à convaincre les députés de gauche encore réticents mais aussi et surtout imposer la réouverture d'un débat démocratique". Pour le représentant de l'ANECR (Association Nationale des Élus Communistes et Republicains), ce debat concerne aussi les collectivités territoriales qui sont déjà "particulièrement atteintes par la crise". 

Ratification et loi organique

Martine Billard, co-presidente du bureau national du Parti de Gauche, a quant à elle insisté sur l'urgence de la mobilisation tout en précisant l'agenda de la ratification du nouveau traité européen. "Il faudra être très  vigilant car il n'y aura pas que la ratification mais aussi une loi organique qui suivra. Il ne faudrait pas que certains députés jouent la carte de l'hypocrisie en refusant de voter seulement pour l'un ou l'autre" . Et cette dernière d'ajouter un peu plus tard que 15 à 20 députés du Parti socialiste sont encore mobilisables sur la question "tout en sachant qu'il y a aussi des réticences à droite".

La mobilisation du 30 septembre mobilise aussi la jeunesse, a affirmé le président de l'UNEF, Emmanuel Zemmour: " Les jeunes ne doivent pas être oubliés car le traité européen qui se prépare est un renoncement aux investissements du futur pour la jeunesse".

"Internationalisation de la lutte"

Bref mais toujours aussi efficace, le leader du NPA Olivier Besancenot n'a de son côté pas manqué de tacler le silence de François Hollande à propos du traité lors de son intervention dimanche dernier au journal de TF1. Fustigeant "cette Europe libérale contre laquelle il faut lutter dans un contexte de plans sociaux qui se multiplient chez PSA ou Doux", le candidat à la présidentielle de 2007 a martelé la nécessité d'une "internationalisation de la lutte". Une façon pour le collectif contre le Pacte budgétaire européen de bien marquer sa différence avec la campagne lancée récemment par Marine Le Pen contre le traité.

 

Mélenchon dit non au traité à Hénin-Beaumont

Philippe Poutou: "Les conditions existent pour une bataille unitaire"

La CGT contre le traité

Xavier Bonnehorgne

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La CGT se dit "opposée à la ratification du traité européen" et prévient de ses conséquences sociales

8 Septembre 2012, 06:51am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 7 Septembre 2012

 

 

La direction de la CGT affirme vendredi son opposition à la ratification du traité budgétaire européen qui "sanctuarise l'austérité" et aura des "conséquences sociales", et demande une renégociation des traités européens.

"Alors que s'engage enfin un débat en France sur le nouveau traité européen", la CGT "affirme son opposition résolue à toute ratification, sous quelque forme que ce soit, de ce traité", affirme dans une déclaration sa Commission exécutive qui "demande une renégociation des traités européens qui devra notamment consacrer l'adoption d'une clause de progrès social" et se dit "opposée à la ratification par la France de ce traité européen quelle que soit la procédure utilisée".

Pour la CGT, "le pacte pour la croissance", décidé en juin, "permet de donner un peu d'oxygène, pour un temps, aux pays les plus en difficulté", mais "il ne réoriente pas le traité lui-même". "Ce traité sanctuariserait les politiques d'austérité comme seul moyen d'atteindre l'objectif d'assainissement des finances publiques". "Aucune régulation financière n'est envisagée".

Par ailleurs, pour la CGT, "ce traité aurait des conséquences directes dans le domaine social". "Tout accroissement des dépenses pour répondre aux besoins sociaux serait difficile sinon interdit". "Avec ce traité, le nouveau gouvernement français n'aurait pas pu faire adopter la mesure sur le départ à la retraite à 60 ans des salariés ayant effectué des carrières longues". "Vu la situation financière de la France, les instances européennes auraient jugé contraire au traité cette mesure compte tenu du niveau du déficit public", argue-t-elle. "En cas d'adoption de ce traité, les instances européennes pourraient mettre en cause les résultats de la négociation sociale. C'est la douloureuse expérience déjà vécue par les salariés grecs, espagnols, italiens". "La bataille revendicative et la négociation sociale seraient encore plus difficiles", estime la CGT.

Elle appelle les salariés à "exprimer leur rejet, notamment au travers de la pétition" que la CGT leur proposera. "Cette pétition sera adressée aux parlementaires et au gouvernement afin d'obtenir une non-ratification du traité". Elle rappelle que son "opposition" à ce texte est "dans la droite ligne" de l'analyse de la Confédération européenne des syndicats (CES)".

 

  • Lire aussi :

 

Traité européen : Le non de gauche rassemble ses forces
Pétition pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen
Pacte budgétaire : l’opposition monte

Signez la pétition en ligne de l'Humanité pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen

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La commission européenne bloque une alternative concrète à l'austérité

8 Septembre 2012, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

   La commission européenne bloque une alternative concrète à l'austérité

 

 

La commission européenne vient de refuser la proposition d'initiative citoyenne européenne visant la création d'une banque publique européenne dont je suis l'un des promoteurs, avec 6 autres personnalités européennes*. Face aux politiques d'austérité et de toutes les mesures « de gestion de la crise », nous voulions porter l'idée d'une banque qui, contrairement aux banques privées qui spéculent au lieu d'investir dans l'économie réelle, ait pour mission de financer les services publics et des innovations industrielles écologiques et respectueuses des droits des salariés. Nous voulions au moyen d'une grande campagne dans laquelle nous récolterions 1 million de signatures de citoyens européens, favoriser l'intervention citoyenne dans le chemin vers une sortie de crise.

Le motif de ce refus est consternant: « la commission considère qu'il n'y a pas de base juridique dans les traités qui permettrait de présenter une proposition d'un acte juridique établissant un tel organisme ». Il y a au moins deux leçons à tirer de ce blocage de la commission. La première est que les dogmes sacrés qui guident les choix de l'UE et qui conduisent chaque jour une peu plus tous les peuples européens vers l'abîme, empêche toute proposition innovante au service des peuples. La refondation des objectifs de l'UE est plus que jamais nécessaire pour trouver des issues à la crise. La seconde est que le pouvoir des citoyens sur les décisions européennes reste à conquérir.

Il est inadmissible que le jour où la banque centrale européenne en décidant le rachat direct de titre de dette des Etats membres de la zone euro, reconnaît l'échec de ses choix antérieurs, la commission européenne décide de refuser la possibilité même d'une telle campagne. Avec le Parti de la gauche européenne et l'ensemble des forces politiques, sociales et syndicales qui cherchent une réelle issue à la crise, je continuerai par d'autres moyens à promouvoir une autre conception de l'Europe, au service des citoyennes et citoyens.

Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne

Secrétaire national du PCF

Paris, le 7 septembre 2012.

 

 

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Dans l'Humanité ce vendredi, l'aide très austère de la BCE

7 Septembre 2012, 10:23am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité du vendredi 7 septembre

 

 

Mario Draghi, le patron de la banque centrale européenne, a annoncé jeudi le lancement d'un programme de rachat de dettes des Etats en difficulté. Mais pour en bénéficier, les postulants devront se soumettre aux contraintes austéritaires.

A lire dans notre édition:

  • Décryptage: les très chères conditions de la BCE
  • La Banque centrale européenne au cœur des solutions: l'idée que le financement des dépenses publiques par la BCE est un impératif pour sortir de la crise fait peu à peu son chemin
  • "Renverser l'asymétrie entre banques et Etats", le point de vue de Dominique Plihon, professeur à l'université Paris-XIII, membre du conseil économique d'Attac
  • Fumée blanche, l'édito de Jean-Emmanuel Ducoin:

Ainsi donc, jusqu’à l’hypnose, tous les acteurs politiques et économiques de la zone euro avaient les yeux tournés, hier, vers 
le siège de la Banque centrale européenne. Son patron, Mario Draghi, devait confirmer les promesses qu’il avait avancées au début de l’été. « Prêt à tout pour préserver l’euro », il avait laissé entendre que la BCE pourrait se doter d’un nouvel outil d’achat de dettes des États pour abaisser les taux d’intérêt, devenus pour certains si prohibitifs qu’ils ruinent toute projection d’avenir. Alors, hier, lorsque Super Mario a annoncé que, effectivement, la BCE achèterait « sur le marché secondaire des obligations d’État » sans fixer « de limite quantitative », c’est comme si une fumée blanche venait de s’échapper de l’Eurotower de Francfort…

Ne plaisantons pas. L’information s’avère assez capitale. Primo sur le plan technique, puisque les États concernés pourront bénéficier d’un peu d’oxygène, même si la « stricte conditionnalité » des interventions de la BCE, autrement dit les contraintes, a été rappelée avec force, comme s’il fallait rassurer les dirigeants de la Bundesbank qui n’ont cessé de ferrailler contre cette idée, contraire, à leurs yeux, au mandat de l’institution. Pour Draghi, pas question d’ailleurs que la BCE rachète des emprunts d’État si les pays concernés n’ont pas d’abord fait appel aux fonds de secours. Or, le recours à ces aides exige de tels sacrifices que l’Espagne, pour ne citer qu’elle, hésite à accepter ces conditions. La péninsule Ibérique subit déjà un plan d’austérité destructeur : 102 milliards d’euros « d’économies » à réaliser d’ici à 2014…

Secundo sur le plan idéologique. Une brèche vient de s’ouvrir dans l’orthodoxie dominante. 
La BCE pouvait intervenir sans le dire, mais son principal responsable a choisi de le déclarer publiquement. La nuance n’a rien de symbolique. Si ce mode de « communication » reste avant tout dicté par des impératifs doctrinaires – apaiser les tensions sur le marché de la dette –, il est aussi lié à la réalité de la crise actuelle. Les économies de la zone euro sont de nouveau au bord du gouffre, les prévisions de croissance sont revues à la baisse et les taux de chômage s’envolent vers des sommets qui nous renvoient aux heures sombres de l’histoire. Voilà pourquoi le fragile numéro d’équilibriste engagé par Mario Draghi ne nous impressionne pas. 
Les menaces d’éclatement de la zone euro étant ce qu’elles sont, l’intervention de la BCE était devenue un passage obligé. Quitte à s’asseoir sur les dogmes d’hier…

En laissant comprendre que le financement des dépenses publiques par la BCE était non seulement possible mais indispensable, un petit tabou vient donc de vaciller : bien d’autres devront tomber pour sortir de l’Europe austéritaire qui conduit une partie du Vieux Continent tout droit à la catastrophe! Car nous sommes encore loin, hélas, d’une BCE jouant pleinement son rôle en rachetant et refinançant la dette des États – et pas uniquement sur le marché secondaire – pour baisser radicalement et immédiatement les taux d’intérêt ! Les peuples en souffrance savent, eux, que ce dispositif ne suffira pas à inverser la tendance, d’autant que nous sommes tous de nouveau menacés par un traité scélérat. Le pacte budgétaire, s’il était adopté, risque en effet de nous cadenasser dans une austérité à perpétuité. L’OPA hostile de la finance sur les démocraties s’imposera-t-elle aux peuples sans que ceux-ci aient droit au chapitre ? Alors que le modèle européen est à bout de souffle, s’unir pour obtenir un référendum devient un impératif absolu pour empêcher que les puissants reféodalisent les États-nations en anéantissant ce qu’il reste des souverainetés populaires.

Signez la pétition en ligne de l'Humanité pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen

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Didier Le Reste : "Le traité remet en cause le modèle social européen"

5 Septembre 2012, 09:44am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 4 Septembre 2012

Traité budgétaire européen

syndicaliste CGT et ex-candidat 
du Front de gauche aux législatives.

 

 

Pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen. Pour le syndicaliste CGT et ex-candidat 
du Front de gauche aux législatives, "la ratification d’un tel traité manifeste donc beaucoup de mépris vis-à-vis des exigences démocratiques."

En quoi l’ajout au traité budgétaire européen de François Hollande avec son pacte de croissance est-il insuffisant ?

Didier Le Reste. Une grande partie des observateurs s’accordent à reconnaître, y compris au PS, que François Hollande n’a pas renégocié le traité tel qu’il s’y était engagé. Il a obtenu un volet de croissance et d’emploi qui n’est contraignant ni sur le plan politique ni sur le plan juridique. Le traité Sarkozy-Merkel reste en l’état, et c’est ce qui est le plus dangereux. Le pouvoir du Parlement de décider du budget de la nation faisait le contrat social de notre pays. C’est un fondement de la République, que l’on trouve à l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Il prévoit que les citoyens suivent le cheminement de leur budget national, de son recouvrement et de sa durée. La ratification d’un tel traité manifeste donc beaucoup de mépris vis-à-vis des exigences démocratiques. Si, d’aventure, ce traité passait, on transférerait des pans de souveraineté budgétaire 
à la Commission européenne, à savoir des gens non élus. Je pense donc que c’est suffisamment grave et important pour que les Français puissent être consultés. 
On a donc besoin d’un référendum, avec un vrai débat public comme cela a été fait en 2005.

 Au-delà de cet aspect démocratique important, 
en quoi représente-t-il une menace pour les salariés ?

Didier Le Reste. La Confédération européenne des syndicats s’est positionnée contre le traité Merkel-Sarkozy, qu’elle juge dangereux puisqu’il instaure l’austérité et remet en cause le modèle social européen, c’est-à-dire le triptyque : protection sociale, services publics et négociations entre les syndicats et le patronat. Tout cela vole en éclats. De par son contenu, le traité s’attaque à la fois au marché du travail avec sa flexibilisation, au droit de grève, et il accélère la privatisation des services publics. C’est donc lourd de conséquences pour le monde du travail. Il est nécessaire de créer les conditions pour que les salariés puissent s’exprimer sur leur avenir en étant consultés. Je pense qu’il y a là une responsabilité qui incombe au mouvement social.

 Selon vous, l’engagement syndical a donc largement sa place aux côtés du politique pour lutter contre ce traité ?

Didier Le Reste. Il n’y a pas à tergiverser, ni à confondre 
les genres. Bien sûr, le politique a des responsabilités que n’a pas à assumer le mouvement syndical. Le politique est dans son rôle quand il exige, au regard des lois françaises et de la Constitution, que la parole revienne au peuple lorsqu’il y a transfert de souveraineté. C’est pourquoi le Front de gauche a raison de vouloir l’organisation d’un référendum. Mais ce n’est pas aller au-delà des prérogatives du mouvement syndical que de condamner avec fermeté le contenu de ce traité qui engage les salariés dans la régression sociale et de dire qu’il n’est pas possible qu’une telle question de souveraineté soit ratifiée en catimini. La campagne de sensibilisation 
et d’explications de la CGT est tout à fait nécessaire.

 En quoi ce traité s’inscrit-il dans la lignée de Maastricht de mise en concurrence des services publics ?

Didier Le Reste. Avec la limitation des déficits publics 
à 3 % du PIB et la dette publique à 60 % du PIB, 
le traité de Maastricht impose déjà des règles d’or. On voit pourtant que cette politique n’a rien réglé de la question des dettes publiques. C’est une politique qui n’a de cesse de casser ce qui fait le socle de la cohésion sociale 
et de l’intérêt général, à savoir les services publics.

Signez notre pétition pour un référendum

Entretien réalisé par Guillaume Letourneur

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Traité européen : Le Pen, telle un coucou, veut parasiter le nid de ses adversaires

4 Septembre 2012, 16:23pm

Publié par PCF Villepinte

 
 Traité européen : Le Pen, telle un coucou, veut parasiter le nid de ses adversaires
 

 

 

A l'appel du Front de gauche et d'acteurs du mouvement social, la mobilisation contre le Traité européen, pour une Europe de la solidarité et contre l'austérité, prend de l'ampleur. Cela gêne Marine Le Pen qui a choisi pour sa rentrée, telle un coucou, de parasiter le nid de ses adversaires. La voilà donc qui réclame un réferendum mais pour demander de dissoudre la zone euro, autrement dit de remplacer la catastrophe de l'austérité généralisée par une autre catastrophe plus grande encore.

Personne n'est dupe. Les habituels discours de division des salariés européens qui opposent les peuples les uns aux autres ne sont pas les nôtres. Ils servent surtout de repoussoir idéal en faveur du camp qui veut l'adoption du traité Sarkozy/Merkel et ce, sans que les Français puissent donner leur avis.
Le Front de gauche ne tombera pas dans ce piège grossier. Face à la campagne égoïste du FN, nous portons face à l'Europe de l'austérité, le projet d'une Europe solidaire unissant les Italiens, les Grecs, les Espagnols victimes de l'austérité érigée en dogme par les promoteurs de ce traité.
Le Front de gauche, en lançant sa campagne, en mobilisant pour une grande manifestation fin septembre contre ce traité et pour la consultation des Français, veut promouvoir et refonder cette Europe. En somme, tout le contraire du discours du FN.

 

 

 

 

 

le 04 septembre 2012

 

 

Traité européen /sondage Humanité: 72% des Français veulent un référendum

 

 

Traité européen/sondage Humanité :
« Les français veulent savoir, débattre et décider ! »

 

Pierre LaurentLes Français veulent décider par eux-mêmes de la ratification ou non du Traité européen. C'est le résultat indiscutable du sondage publié par L'Humanité aujourd'hui. Ils ont raison.
D'abord parce que François Hollande s'était engagé à renégocier le traité s'il était élu. Ceux qui lui ont donné la victoire ont chassé Sarkozy pour rompre avec sa politique. Les Français ont déjà prouvé qu'ils avaient à cœur et qu'ils étaient en mesure de s'emparer des enjeux européens. Les Français veulent une Europe plus proche.

Ce traité contient un abandon de souveraineté nationale et une régression démocratique qui empêcheront toute réelle politique de changement. Les français ne l'ont pas encore lu, mais si ce texte est si bon ou si peu dangereux, pourquoi ne pas les laisser en juger par eux-mêmes ?

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

 

 

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On ne peut pas en même temps leur faire le reproche de ne pas « s'intéresser » à l'Europe et les en empêcher quand ils veulent savoir, débattre et décider.
Ensuite, parce que ce traité engage l'avenir du pays et que les Français ont droit à la transparence et à la vérité dans un grand débat public.

 

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Le gouvernement Rajoy cherche encore à faire les poches des Espagnols

4 Août 2012, 06:56am

Publié par PCF Villepinte

Mariano Rajoy, monsieur austérité en Espagne

 

 

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a expliqué ce vendredi explorer de nouvelles coupes budgétaires pour renforcer ses mesures d'austérité et ne pas avoir à demander l'aide du Fonds européen de stabilité financière.

Après les coupes dans le fonctionnement des ministères en Espagne, les allocations chômage, les salaires des fonctionnaires, ou la hausse, très impopulaire, de la TVA, il a assuré qu'il ne "toucherait pas" aux retraites, une promesse emblématique de sa campagne électorale en 2011. Aucune décision, a-t-il ajouté, n'a en revanche été prise sur le maintien, au-delà du 15 août, de l'allocation mensuelle de 400 euros pour les chômeurs de longue durée, demandée avec force par l'opposition socialiste.

"Nous allons poursuivre notre engagement sur le chemin des réformes et la lutte pour assainir les comptes publics", a assuré Mariano Rajoy, tout en prévenant que son gouvernement "ne ferait pas de miracles". Objectif: réduire le déficit public, qui a dérapé à 8,9% en 2011, jusqu'à 6,3% cette année, 4,5% en 2013 et 2,8% en 2014. Mais le pays, quatrième économie de la zone euro, retombé en récession, miné par un taux de chômage de 24,63%, continue à faire face malgré ses efforts à d'importants problèmes de financement.

Bientôt le plan de sauvetage européen?

Et après avoir accepté à reculons, en juin, une aide européenne pour les banques, qui pourra atteindre cent milliards d'euros, Mariano Rajoy ne semble plus désormais exclure un sauvetage plus large, que Madrid a toujours farouchement rejeté jusqu'à présent. Car le potion proposée par la Banque centrale euroépenne est amère. Jeudi, le président de la BCE, Mario Draghi, a lié ouvertement toute intervention de la Banque centrale sur le marché de la dette à de nouveaux efforts budgétaires des pays les plus fragiles, comme l'Espagne et l'Italie.

Mariano Rajoy a expliqué vendredi qu'il voulait "étudier" les nouvelles mesures envisagées par la BCE, qui devront passer par une demande d'aide, avant de décider s'il y ferait appel. Il a rappelé que l'Espagne était favorable à la constitution d'une union bancaire et budgétaire dans la zone euro, une position qu'il a défendue lors du sommet européen de fin juin.

  • A lire aussi:

Ramon Gorriz: "L'urgence d'une nouvelle architecture pour l'Europe"

Les fonctionnaires espagnols voient noir

Tous nos articles consacrés à l'Espagne

S.G.

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Pacte budgétaire européen: le référendum a le vent en poupe

4 Août 2012, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

 

Jean-Vincent PLacé, l'une des voix à gauche qui s'élève contre le Pacte budgétaire européen

 

Des voix s’élèvent dans la majorité présidentielle contre une ratification sans consultation populaire du traité Sarkozy-Merkel, augmenté d’un timide volet sur la croissance. L’Élysée devra affronter le débat à la rentrée.

Tandis que François Hollande poursuit sa tournée téléphonique des dirigeants européens pour rassembler autour de lui les opposants à la ligne Merkel, des voix s’élèvent dans sa majorité pour refuser le Pacte budgétaire européen. Ainsi, le président du groupe Europe Écologie-les Verts (EELV) au Sénat, Jean-Vincent Placé, a déclaré qu’il voterait non au traité que le Parlement français doit ratifier fin septembre après avis du Conseil constitutionnel. « Je ne peux pas dire qu’il y ait assez d’avancées politiques pour que ce traité soit autre chose que ce qu’il a été prévu par Merkel et Sarkozy, c’est-à-dire un traité extrêmement austère et excessivement rigoureux », a détaillé l’élu écologiste, qui estime que cette position ne le met pas en marge de la majorité.

"Voter au canon"

« Je ne crois pas qu’une majorité soit des gens qui lèvent le bras quand le président de la République dit quelque chose », a-t-il dit, ajoutant : « J’espère que le président de la République ne souhaite pas que sa majorité soit là à voter au canon toutes ses dispositions. » « Le pacte de croissance va dans le bon sens », a-t-il estimé, saluant une « nouvelle donne depuis que François Hollande est là ». Il se démarque d’autres écologistes tel Pascal Canfin. Fin 2011, alors qu’il n’était pas encore ministre délégué en charge du Développement, le spécialiste de la finance dénonçait « l’impasse » du traité Sarkozy-Merkel, tout en suggérant de « faire en sorte que l’évaluation des projets de loi de finances nationaux par la Commission fasse l’objet d’une validation par le Parlement européen », actant donc l’abandon de souveraineté, souhaitant que l’Union européenne avance vers le fédéralisme.

Les amis de Benoît Hamon

Au sein même du PS, l’aile gauche se fait entendre. Après les Jeunes socialistes, la motion « Un monde d’avance » présente, en vue du prochain congrès du PS, une contribution qui appelle à ce que la ratification du traité, qui « engagerait l’avenir de notre pays aussi fortement que l’avait fait le traité de Maastricht », soit soumise à un référendum, rejoignant là le Front de gauche, mais sans remettre en cause la nécessité de réduction des déficits, souhaitant « adapter le calendrier afin que le modèle social joue son rôle d’amortisseur de crise ».

Le texte des amis de Benoît Hamon appuie là où ça fait mal, en rappelant les accents de la campagne qui a porté Hollande au pouvoir : « Ce fédéralisme européen sans démocratie fédérale (...) déciderait des marges budgétaires de chaque État membre. Exactement ce que François Hollande nous avait proposé d’affronter dans son discours du Bourget. » L’emploi du plus-que-parfait signe la crainte que l’engagement appartienne désormais au passé.

Pacte budgétaire européen: la gauche du PS pose ses conditions

Pacte budgétaire, une rigueur austéritaire

Lionel Venturini

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La progression de la gauche est un espoir pour tous les peuples européens (PGE)

2 Août 2012, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

La progression de la gauche est un espoir pour tous les peuples européens (PGE)
Le parti de la gauche européenne (PGE) s'est réuni ce week-end à Athènes, accueilli par Syriza. Ces 28 partis membres et 10 observateurs se sont réjouit de la fulgurante ascension de leurs partenaires grecs et plus généralement, de la progression de la gauche dans plusieurs pays de l'UE, comme par exemple le Front de gauche en France.

Les positions de la gauche se renforcent. Les forces du PGE dans leur pays et le PGE au plan européen sont désormais incontournables. C'est un espoir et un atout pour les résistances à l'austérité. La possibilité d'une alternative politique visant la refondation de l'Europe, dans la solidarité, au service des peuples et de la démocratie, grandit.

Le PGE a affiné ses propositions d'urgence : un moratoire et une conférence européens sur les dettes publiques pour empêcher leur aggravation et déterminer leur hauteur réelle ainsi que des mesures de régulation bancaire. Il a précisé sa conception des mesures à prendre une croissance d'un nouveau type : fondée sur une meilleure répartition des richesses entre le capital et le travail, la justice fiscale et des changements profonds dans le système bancaire et financier

Des actions seront mises en œuvre dans tous les pays pour empêcher la ratification du dangereux pacte budgétaire et combattre le repli égoïste attisé par l'extrême droite.

Avec un comité citoyen composé de personnalités politiques, syndicales et du mouvement social et culturel, le PGE a déposé devant la commission européenne un projet d'initiative citoyenne européenne pour la création d'une banque publique européenne exclusivement dédiée au développement social, écologique et solidaire. Au mois de septembre commencera une grande campagne pour la récolte d'un million de signatures dans toute l'UE.

Toujours engagé avec les mouvements sociaux et les forces syndicales, le PGE participera activement à l'initiative « Florence + 10 » en novembre et au processus de construction d'un « alter summit » pour le premier semestre 2013.

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Campagne pour un référendum

1 Août 2012, 15:28pm

Publié par PCF Villepinte

 

Nous voici face à une sérieuse question de principes. On se souvient que F. Hollande n’avait cessé de réclamer une renégociation du nouveau traité européen. Puis il avait inscrit cet objectif de « renégociation » dans son programme. Ce traité, coécrit par M. Sarkozy et Mme Merkel à tel point qu’il a été baptisé le « Merkozy », répond au nom barbare de « traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’union économique et monétaire » (TSCG). Ce texte est un véritable cadenas sur les budgets de chaque Etat. Mais pas seulement ! Au nom de la « coordination des politiques économiques et de convergence », il vise aussi à imposer des politiques économiques uniformes dans toute l’Europe. Celles-ci ont pour nom pression sur les salaires, démolition du code du  travail, flexibilité, précarité, recul de l’âge de la retraite. Ce texte n’a pas été renégocié au cours du Sommet européen des 28 et 29 juin. Il ne lui a pas non plus été ajouté un « pacte de croissance » comme cela est dit souvent. Ce pacte existe bien, mais ce n’est qu’une annexe aux conclusions du Conseil. Elles n’ont aucune valeur juridique, contrairement au traité qui deviendra une loi s’appliquant à toutes et tous. Ce pacte de croissance comporte bien quelques points d’appui mais aussi beaucoup d’orientations négatives. Si F. Hollande avait au cours de cette réunion affirmé qu’il soumettait ce texte à l’approbation des Français, il aurait obligé Mme Merkel à renégocier.

Mais la bataille n’est pas terminée. Nos concitoyens peuvent se faire entendre et dire leur mot. Voilà pourquoi nous lançons le débat. C’est trop grave pour laisser faire. En effet ce texte donne des pouvoirs nouveaux à la Commission de Bruxelles sur les budgets et les choix économiques des Etats. Ce texte n’est donc pas une chose abstraite. Il aurait de redoutables conséquences sur la vie de chacune et de chacun d’entre nous. Il implique de réduire encore plus drastiquement que ne le faisaient les traités de Maastricht et de Lisbonne les déficits de toutes les « administrations publiques » c’est-à-dire de l’Etat, de la Sécurité sociale, des entreprises et services publics, des collectivités territoriales. Il prépare de nouveaux reculs sociaux. Les collectivités locales auraient moins de moyens pour l’aide sociale, la petite enfance, le sport, les équipements. L’Etat réduirait encore le nombre de services publics. Moins d’hôpitaux, d’écoles, de postes, de trains. Moins de moyens pour la protection sociale et les retraites. Au bout du compte, ce serait plus d’injustice, car de nombreux autres textes européens poussent les gouvernements et les Parlements à réduire les impôts sur le capital et les grandes fortunes au profit de ce que les autorités bruxelloises appellent « l’impôt de consommation », c’est-à-dire la TVA.

Mais il y a pire. Le traité, combiné à deux règlements -c’est-à-dire des lois décidées en commun par la majorité du Parlement européen et le Conseil européen – permet à la Commission de Bruxelles de contrôler le budget des Etats durant leur préparation, de les rectifier, et cela va même jusqu’au refus de recevoir certains amendements parlementaires durant la discussion des budgets nationaux. Un pays qui aurait, selon les critères européens, « trop de déficits », serait placé sous tutelle, comme cela s’expérimente depuis plusieurs mois en Grèce, en Espagne et en Italie. Depuis la Révolution française, le principal pouvoir du Parlement est de décider de la collecte de l’impôt, de sa nature et de la répartition des  fruits de celui-ci, ainsi que de l’orientation des dépenses. C’est même pour une part l’une des justifications des Parlements nationaux et l’un des fondements du pacte républicain. Si une autorité supérieure non élue enlève -via ce nouveau traité- les pleins pouvoirs budgétaires aux Parlements nationaux, nous entrerions dans un autre système qui ne serait plus la République française. Un autre régime politique : ce serait un système supranational, au pouvoir concentré, non élu, autoritaire, appliquant l’austérité à perpétuité pour les peuples, pour soutenir la finance dans le cadre de la guerre économique mondiale. C’est le sens de la partie quatre de ce texte, qui conditionne toute « réforme économique » des Etats à l’autorisation des institutions européennes. Ceci au nom d’un modèle économique de « la compétitivité », cette théorie qui place les gens, les travailleurs, en guerre sociale et économique les uns contre les autres.

On le voit, ce projet est très inquiétant. Il prépare une Europe « a-démocratique » ou « post-démocratique » au seul nom de la réduction des déficits. Or la crise n’est pas due aux déficits. Ce sont les déficits, dus à la fois à l’austérité qui produit une croissance faible ou nulle et les cadeaux offerts aux puissances financières, qui ont produit et aggravé la crise. Laisser faire reviendrait à se priver de la possibilité de mener une autre politique, favorable à la justice. Laisser faire reviendrait à une perte de souveraineté populaire ; à laisser des autorités supranationales non élues décider de nos vies.

Ceci ne peut pas se passer dans ce silence assourdissant. Nous réclamons un débat public sur le contenu de ce traité, et une consultation populaire, pour créer les conditions d’une renégociation, prélude à une réorientation de la construction européenne. C’est pour favoriser ce débat et pour obtenir un référendum, que l’Humanité et l’Humanité Dimanche organisent tout l’été une campagne de pétition que vous pouvez utiliser en signant, en faisant signer, dans la perspective d’un moment fort pour obtenir le référendum, à l’occasion de la Fête de l’Humanité les 14 – 15 et 16 septembre prochains.

Pour que vive la démocratie, menons campagne pour un référendum sur le nouveau traité européen.

Pétition pour un référendum sur le nouveau traité européen

 

François Hollande s’était engagé à renégocier le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), appelé aussi pacte budgétaire, signé par N. Sarkozy et A. Merkel. il n’en est rien. Or ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois l’austérité à perpétuité, et le contrôle des budgets par la Commission de Bruxelles. Pourtant l’expérience montre que cette orientation n’a fait qu’enfoncer les pays européens dans la crise et les peuples dans la souffrance. N. Sarkozy battu, son traité ne doit pas être appliqué. il faut aujourd’hui un débat public sur les orientations européennes et un référendum sur le nouveau traité. Seul le peuple souverain peut décider de son avenir. C’est une question de démocratie. Téléchargez la pétition pour la faire signer autour de vous :
 https://docs.google.com/file/d/0BwmnXg5RBJgoVDR3Umswb25haWc/edit?pli=1 Nous vous donnons rendez-vous à la Fête de l'Humanité, les 14, 15 et 16 septembre 2012 à la Fête de l'Humanité pour amplifier la mobilisation pour obtenir un débat public sur le contenu du traité européen et une consultation populaire pour créer les conditions d'une renégociation.
"Non à l’austérité dans le droit européen, exigeons un référendum !" Lire l'appel de Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, Député au parlement européen :
*Obligatoire

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