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UE + FMI+ BCE= DESASTRE SOCIAL

17 Mars 2013, 18:35pm

Publié par PCF Villepinte

  le 17 Mars 2013

 

La troïka fait les poches des citoyens de Chypre

 

 

Le Parlement de Chypre votera demain lundi le plan d’aide européen. En échange de 10 milliards d’euros de prêt, Nicosie doit instaurer une taxe sur les dépôts bancaires. C’est la première conséquence du retour de la droite au pouvoir.

L’Union européenne (UE) instaure un impôt sur le patrimoine… des Chypriotes modestes. Tous les comptes en banque des résidents à Chypre devraient être taxés. À 6,75 % pour les dépôts inférieurs à 100 000 euros. À 9,9 % au-delà. Ces mesures, si elles sont validées lundi 18 mars par le Parlement, pourraient être la conséquence de l’accord trouvé dans la nuit de vendredi à samedi entre les ministres de l’Économie de la zone euro (Eurogroupe), en coordination avec le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne.

Elles sont la contrepartie exigée par les Européens pour que Chypre obtienne 10 milliards d’euros de prêt. Bien moins que les 17 milliards d’euros attendus par Nicosie. Ce prélèvement sur les comptes bancaire devrait rapporter 5,8 milliards d’euros : autant de moins à verser pour les fonds de secours européens.

Par ailleurs, un prélèvement à la source sur les intérêts sera réalisé. Selon le ministre des Finances, Michalis Sarris, les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seraient compensées par la distribution d’actions… Alors que le système bancaire chypriote, vérolé, doit être restructuré.

Car, c’est de ce dernier que vient le problème. Ses avoirs pèsent huit fois le PIB de Chypre. Les banques de l’île possédaient nombre de titres de dette grecque. Or une partie de cette dette a été annulée. Nicosie est victime de cet effacement. La dépréciation des bons du Trésor hellène représente 4,5 milliards d’euros pour les banques chypriotes, aujourd’hui en crise et qui se retournent maintenant vers l’État. S’il laisse une banque faire faillite, celui-ci aura à garantir les dépôts à hauteur de 100 000 euros pour respecter les directives européennes. Cela pousserait le pays à une quasi-faillite. 

« J’ai travaillé des années pour mettre cet argent de côté et maintenant, je le perds parce que les Néerlandais et les Allemands en ont décidé ainsi. Cela ne touche pas les Russes », se plaignait Andy Georgiou, samedi. 37 % des sommes déposées à Chypre le sont par des non-résidents, notamment russes.

« C’est du vol ! » confiait à l’AFP, Kyriakos, un trentenaire, samedi, qui, comme des dizaines d’autres Chypriotes, retirait de l’argent de son compte. Le Parlement doit voter l’accord avant l’ouverture des banques, mardi. Sinon, leurs coffres vont se vider.

Le Parlement devait examiner le texte dès aujourd'hui, mais le débat a été repoussé à demain lundi.

Élu président de la République le 24 février, face au candidat soutenu par les communistes, Stavros Malas (42,52 %), Nicos Anastasiades (57,48 %) n’a pas de majorité au Parlement, renouvelé en 2011. Son Rassemblement démocratique (Disy), centriste, ne dispose que de 20 des 56 sièges à la Vouli. Il aura besoin de l’apport des neuf voix du parti de droite Diko, qui examine encore les détails de l’accord.

Ce racket des épargnants chypriotes est la première conséquence de la perte de la présidence de la République par les communistes d’Akel qui comptent 19 députés dans leurs rangs. Le prédécesseur d’Anastasiades, Dimitris Christofias, qui ne s’était pas représenté, était pudiquement qualifié d’« obstacle politique » par les fonctionnaires européens. Le président communiste refusait un mémorandum à la grecque, qui aurait amené à la privatisations des entreprises publiques.

Gaël De Santis

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"Conseil européen de Bruxelles :

15 Mars 2013, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

Habemus austeritas!", a dénoncé Anne Demelenne, la secrétaire générale de la fédération syndicale belge FGTB lors de la manifestation anti-austérité à Bruxelles.

Monde - le 14 Mars 2013

Union européenne

 les Parlements sous surveillance

 

Le Conseil européen, qui doit s'ouvrir ce soir à Bruxelles, se penchera sur la mécanique de contrôle dite du « semestre européen ». Selon les brouillons des conclusions du Conseil qui devraient être adoptées, « les progrès substantiels faits en direction de budget à l’équilibre structurel doivent continuer », c'est-à-dire la poursuite de l'austérité budgétaire.

Le sommet de printemps s’ouvre aujourd’hui. Comme tous les ans, le Conseil européen du mois de mars a pour sujet principal l’économie. Les autres années, les chefs d’État et de gouvernement examinaient les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne, qui invitait déjà à des réformes structurelles en matière de retraites, de marché du travail ou de privatisation de services publics.

Mais cette année, cette stratégie est effacée par une nouveauté : le semestre européen, instauré par le paquet de règlements six-pack, adopté en 2011. En guise d’économie, les dirigeants européens parleront « contrôle des budgets ». Sur la base de la publication de l’examen annuel de croissance, les États membres vont déterminer aujourd’hui quels sont les principaux défis économiques et déterminer une stratégie. D’ici au mois de juin, chaque État sera tenu, à la lumière des débats, de présenter un programme national de réforme (pour sa politique économique) et un programme de stabilité et de convergence (pour sa politique budgétaire) pour traduire dans sa politique nationale les orientations européennes.

Selon le brouillon des conclusions du Conseil qui devraient être adoptées ce soir, « les progrès substantiels faits en direction de budget à l’équilibre structurel doivent continuer ». C’est-à-dire la poursuite de l’austérité budgétaire. En revanche, un terme nouveau – et tabou jusque-là pour certains États – fait son apparition dans le débat européen : la lutte contre l’évasion fiscale.

Pour la politique économique au sens strict du terme, les dirigeants européens devraient décider l’organisation prochaine de sommets thématiques. Le premier, en mai, pourrait avoir pour objet l’achèvement du marché européen de l’énergie. C’est-à-dire une nouvelle étape de libéralisation, et de démantèlement du service public.

Juste avant le début du sommet européen, plus de 15 000 personnes, dont 500 militants de la CGT emmenés par Bernard Thibault, venues de plusieurs pays de l'Union européenne ont manifesté à quelques centaines de mètres du bâtiment du Conseil européen pour dénoncer les politiques d'austérité. En Europe, "Habemus austeritas!", a dénoncé Anne Demelenne, la secrétaire générale de la fédération syndicale belge FGTB. "Nous sommes là pour mettre en garde le Conseil européen. A chaque sommet, ce sont les travailleurs qui sont mis en danger", a-t-elle ajouté au cours d'un discours. Organisé par la Confédération européenne des syndicats (CES), qui comprend 85 organisations de 36 pays, le rassemblement était en majorité composé de manifestants belges, dont environ 3.000 du groupe américain Caterpillar, qui a récemment annoncé 1.400 suppressions d'emplois en Belgique. Plusieurs centaines de salariés du groupe sidérurgique ArcelorMittal étaient également venus des sites belge de Liège et français de Florange, fortement affectés par des restructurations.

  • Lire aussi :

L’Europe ? Quelle Europe ? Redonner du sens au mot
Espagne: une "marée citoyenne" contre l'austérité et la corruption

Le FMI le confirme : l’austérité était une erreur de calcul

Gaël De Santis

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Pour obtenir un nouveau « Fond d’aide aux plus démunis » avec plus d’ambition et à l’écoute des organisations caritatives

1 Mars 2013, 08:27am

Publié par PCF Villepinte

 Patrick Le Hyaric

 

La disparition programmée du « programme européen d’aide aux plus démunis », suite à des  pressions allemandes contestant sa légalité, provoqua un vif émoi en Europe. C’était un coup de poignard contre les 240 banques alimentaires et associations de solidarité fournissant une aide alimentaire à 13 millions de personnes à travers l’Union européenne. L’indignation et la forte mobilisation des citoyens européens qui suivit, relayé par l’ensemble de la gauche au Parlement européen, obligea le Conseil à relancer un programme d’aide alimentaire pourtant enterré après un accord Sarkozy-Merkel.

Ainsi est mis en débat un  nouveau « Fond d’aide européen aux plus démunis » (FEAD). A l’heure actuelle, le nouveau fond est à l’image du compromis honteux sur le budget européen 2014-2020.

En acceptant du bout des lèvres de verser seulement 350 millions d’euros par an à ce fond pour 27 pays, alors qu’il disposait de 500 millions dans le précédent dispositif pour 19 pays, les chefs d’Etats ont démontré le peu de cas qu’ils font de la solidarité européenne. C’est encore plus inquiétant lorsque l’on sait que la Commission ambitionne de confier en plus à ce fond la fourniture de biens matériels de première nécessité (vêtements, chaussures…) et ce, sans moyens supplémentaires alors que les associations bénéficiaires vont devoir se battre pour maintenir un niveau d’aide alimentaire équivalent à ce dont elles bénéficiaient auparavant.

Manif

Après avoir critiqué cette approche lors des différents débats au Parlement et résolutions sur le sujet, c’est désormais dans le travail en commission parlementaire que j’aborde ce sujet.

Le texte créant ce fond est un Règlement de la Commission européenne. Il est actuellement discuté en commission de l’Emploi et des affaires sociales du Parlement européen, ainsi qu’à celle de l’agriculture et celle du développement régional. Je viens de déposer 59 amendements afin de renforcer et de simplifier ce nouveau fond.

Ceux-ci sont en lien avec le projet de rapport de mon ami Younous Omarjee qui est rapporteur en commission du développement régional sur ce sujet. Ils visent d’abord à augmenter les budgets.

Nous demandons un budget de 5 milliards d’euros sur la période 2014-2020 au lieu des 2,5 proposé par la Commission. Nous demandons que l’aide du programme soit entièrement pris en charge par l’Union européenne plutôt que 85% comme suggéré par la Commission.

Cette proposition de cofinancement aurait conduit plusieurs organisations ne pouvant fournir les 15% restant à rester en dehors du programme, ce que nous ne pouvions accepter.

Nous avons nettement élargi la définition des personnes pouvant bénéficier du programme. La commission se limitant aux sans-abris et aux enfants défavorisés, nous avons proposé une définition plus ouverte qui permet d’inclure plus de personnes et surtout d’inclure les organisations caritatives et de solidarité dans la définition de celles et ceux qui pourront bénéficier de ces  programmes. Nous voulons que ce soit les associations et autorités locales qui puissent décider à qui doit parvenir l’aide.

C’est aussi pour faciliter le travail de ces associations que nous avons proposé d’alléger nettement le cadre réglementaire et les formalités administratives exigées par la Commission: on n’impose pas à une organisation composée essentiellement de bénévoles, les mêmes contraintes bureaucratiques qu’à une administration qui fait une demande de subvention européenne.

Enfin nous avons demandé un cadre de qualité pour les denrées alimentaires distribuées: des aliments sains, variés, de préférence issus de l’agriculture européenne ainsi qu’un vrai travail pour éviter les gaspillages.

Le débat doit se poursuivre en commission.

Les associations, les syndicats, les élus doivent se faire entendre avec plus de force.

 



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Le Conseil européen adopte un budget européen d’austérité

10 Février 2013, 08:02am

Publié par PCF Villepinte

9 février 2013
Kit militant : L'alternative à l'austérité c'est possible !
013, Agriculture, Commission de Bruxelles, Crise, Emploi, Europe, Patrick Le Hyaric, Plan d'austérité • Tags: , , ,

orientationeuropeLes chefs d’États européens réunis jeudi et vendredi pour dessiner les contours du futur budget de l’Union européenne se sont pliés aux logiques d’austérité qui prévalent dans leur pays.

Alors que l’Union européenne dispose de plus en plus de prérogatives, qu’elle se donne pour ambition de réguler davantage notre économie et que son intervention est attendue dans des domaines autrefois réservés aux États, comme le social, le Conseil européen a fait une première historique en décidant de réduire le budget européen.

Cette réduction est conséquente, puisqu’en passant de 1,1% du Revenu National Brut (RNB) alloué au budget à 1% c’est 10% que l’on enlève au budget européen qui s’élèvera à 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020 alors que la Commission déjà peu ambitieuse proposait 1 033 milliards.

Cette décision marque la victoire des logiques d’austérité et du repli sur soit porté respectivement par l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Elle consacre la vision d’une Union européenne dépendante des États financièrement et des lobbys en termes de compétence.

Comment l’Union européenne peut elle s’arroger des pouvoirs réglementaires supplémentaires en termes de supervision bancaire, légiférer dans des domaines aussi sensible que la santé, la concurrence, l’environnement sans pour autant disposer d’une expertise indépendante? C’est ce à quoi amène la situation actuelle et qui sera amplifiée par la décision de réduire les dépenses administratives de 1 milliards alors que les compétences de l’UE ont été élargies.

Mais plus fondamentalement, ce budget reflète un renoncement général à toute stratégie d’investissement, à toute mesure de relance. Il maintient des dépenses établie et nécessaires comme la Politique Agricole Commune (PAC) ou la politique de cohésion au dépend des dépenses supplémentaires dans les infrastructures ou la recherche. Ces coupes dans les dépenses d’avenir ne protègent pas pour autant les dépenses établies. La PAC, sera amputée de 12,5% de ses fonds en valeur nominale, mais en termes absolu, en comptant l’inflation, c’est 20% de fonds en moins que toucheront les agriculteurs dans certains cas. Comment alors faire face à la concurrence mondiale imposée par les nouveaux accords de commerce européen? Comment s’en sortir avec les prix des intrants agricoles (le carburant, les engrais, le fourrage pour le bétail) qui augmentent? Comment respecter de nouvelles normes environnementales nécessaires mais couteuses? Comment garantir la pérennité d’une agriculture paysanne qui garantisse un approvisionnement de qualité et respectueux de l’environnement?

Les réductions dans la politique de cohésion, elle aussi durement frappée, évitent de toucher aux régions les plus pauvres, les coupes se feront dans les régions en transitions, ou dans les régions les plus riches. -La réforme de la PAC serait plus heureuse s’il elle s’inspirait de cette logique privilégiant les pauvres au dépends des riches-, pour autant des fonds de cohésion en moins pour des régions riches comme l’Ile de France c’est moins de projet sociaux dans nos quartiers, moins de projets d’infrastructures financés par l’UE qui permettent pourtant de désenclaver des populations entières.

Enfin, l’Union européenne abandonne définitivement toute ambition de solidarité:

  • l’aide aux plus démunis si importante pour les associations de solidarité passe de 500 millions d’euros par an à 300 millions d’euros
  • le Fond d’ajustement à la mondialisation qui pourrait bénéficier malheureusement aux travailleurs licenciés de PSA ou Goodyear est réduit à 150 millions d’euros par an alors qu’il disposait d’une enveloppe de 500 millions
  • le Fond de solidarité qui vient aider les États victimes de catastrophes naturelles suit la même logique passant de 1 milliards à 500 millions d’euros.

Comment alors donner aux peuples l’envie de croire au projet européen?

Comment leur redonner espoir dans ce rêve de solidarité lorsque la principale décision de ce sommet reste de confirmer toutes les réductions et rabais dont bénéficient les États les plus riches et de suivre leurs directives?

On aura beau jeu de prétendre que l’on a sauvé ce qui pouvait l’être, d’arguer de la difficulté de ces négociations absurdes autour d’un cadre de sept années alors que nul ne sait de quoi l’avenir sera fait. Cet avenir que vivra notre jeunesse, il est terni par ce renoncement à toute ambition. Dans cette suite de coupes et de réductions on pourrait se féliciter que le budget européenne daigne trouver 6 milliards d’euros pour les jeunes via la garantie pour la jeunesse. Mais limiter ces fonds aux seules régions qui atteignent le record de 25% de chômage parmi les jeunes c’est confirmer une logique: parer à l’urgence et oublier l’avenir.

En conséquence ce budget doit être rejeté, il doit faire place à l’ambition nécessaire d’une sortie par le haut de cette crise qui frappe si violemment les peuples. Il doit disposer de ses propres ressources pour se libérer des égoïsmes nationaux et permettre une relance par les salaires, l’investissement dans les hommes et les territoires. Il doit sortir des logique du chacun pour soi, de l’austérité imposée aux plus fragiles pour faire place à ce qui fonde le projet européen: la coopération et la solidarité.

 

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Budget européen:

9 Février 2013, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

le 8 Février 2013

 

 Hollande assure avoir limité l'austérité
 

Le président français François Hollande a assuré que l'accord trouvé entre les 27 sur le budget européen de 2014-2020 était "un bon compromis", malgré les coupes austéritaires imposées par les Britanniques et les Allemands.

"C'est un accord qui a été aussi long que d'habitude à faire jaillir mais qui a été un bon compromis", a-t-il affirmé, assurant qu'il avait tenu ses engagements pris devant les électeurs français de manier à la fois économies budgétaires et préservation des capacités de l'Europe d'oeuvrer pour la croissance. "960 milliards d'euros était sans doute la fourchette la plus haute qu'il était possible d'atteindre", a-t-il plaidé à propos de l'engagement budgétaire de l'UE pour les sept prochaines années, pour la première fois de l'histoire de la construction européenne en baisse par rapport au précédent exercice.

Les bons points selon Hollande

  • PAC. Le chef de l'Etat s'est félicité d'avoir préservé la politique agricole commune. Il a reconnu une "diminution de sa part dans le budget". "Mais la PAC a été pour l'essentiel préservée", et les agriculteurs français, qui en sont les premiers bénéficiaires, sont selon lui parmi les mieux servis. Dans les chiffres, l'enveloppe Agriculture et pêche, est en nette diminution par rapport au budget 2007-2013, mais supérieure de 1,25 milliard d'euros à la mouture de novembre.
  • Croissance. Quant à la rubrique de la croissance, priorité qu'il avait voulu mettre au cœur de la politique européenne au sommet européen de juin, quelques semaines après son entrée à l'Elysée, elle "augmente de 40%" par rapport à l'exercice pluriannuel précédent, "surtout sur les transports", s'est-il félicité. Il reste que cette enveloppe perd 40 milliards par rapport aux demandes initiales de la Commission européenne. François Hollande a aussi souligné l'augmentation des crédits pour "la recherche et l'innovation".
  • Aide alimentaire. Il s'est aussi félicité de la préservation des aides aux Européens les plus démunis.
  • 

Un budget très rétréci. Le budget de l'Union pour 2014-2020 adopté vendredi représente près de 960 milliards d'euros de crédits d'engagement (1% du revenu national brut de l'UE), soit en diminution de 3,4% par rapport à celui de 2007-2013. Il est inférieur de plus de 11 milliards au projet proposé en novembre par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. Cette première mouture était déjà inférieure d'environ 80 milliards d'euros à la proposition initiale de la Commission européenne.

A gauche, le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, s'est empressé d'affirmer que "les intérêts de la France, convergents avec une relance de l'Union européenne, ont été préservés: le maintien des politiques communautaires et de la PAC, (...) un nouveau fonds pour l'emploi des jeunes de 6 milliards d'euros va être créé, le fonds pour les régions les plus défavorisées voit ses moyens augmenter de 4,5 milliards..." Le parti salue "ce compromis obtenu par le président de la République contre le dogme du "tout-austérité" des conservateurs européens".

Egoïsmes européens

Pierre Laurent n'a pas partagé le même avis. En marge du congrès de son parti, le secrétaire national du PCF, a vu vendredi '"un mauvais compromis parce qu'il faudrait de l'ambition pour une construction plus sociale. Il faudrait plutôt augmenter ce budget, mais comme les égoïsmes à l'intérieur de l'Europe semblent l'emporter, on est dans une restriction".

"François Hollande a dit à Strasbourg: ce que doit craindre l'Europe ce n'est plus la défiance des marchés, c'est la défiance des peuples. C'est un aveu d'échec de la construction européenne", selon le dirigeant communiste. "Les plus puissants résistent, les plus riches ne veulent pas payer", a-t-il regretté, citant Allemagne et Grande Bretagne. "C'est une erreur car pour sortir l'Europe de la crise actuelle, on a besoin de solidarité".

  • A lire aussi:

L'agriculture et la solidarité hachées menu par Bruxelles

L'intégration austéritaire en ligne de mire

S.G.

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Europe: Hollande plaide pour plus d’intégration

6 Février 2013, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

François Hollande devant le Parlement européen

 

 

Devant le Parlement européen, ce mardi, le président français a souhaité des politiques économique, budgétaire et de défense plus eurocentralisées. Face à l’euro surévalué, il a revendiqué une politique de changes pour l’Europe . 

Dans son intervention, hier à Strasbourg, devant les députés du Parlement européen, François Hollande a plaidé pour une Europe plus intégrée sur le plan budgétaire, monétaire et de la défense. Alors que certaines capitales, dont Londres en tout premier lieu, invoquent des coupes nécessaires dans les dépenses publiques de l’UE avant l’ouverture d’un sommet consacré au sujet jeudi et vendredi prochains, le chef de l’État français a mis en garde contre de trop grandes restrictions. « Faire des économies, oui, affaiblir l’économie, non », a-t-il lancé, s’appuyant sur le discours bien rodé qu’il tient depuis son entrée en fonction sur le besoin de se soumettre aux contraintes budgétaires sans trop perdre de vue la croissance.

4 principes

Pour servir cette démarche, François Hollande a invoqué quatre principes:

  1. «un niveau de dépense qui préserve les politiques communes»,
  2. «une politique de cohésion pour l’ensemble de l’Europe»,
  3. «un cadre financier qui doit prolonger le pacte de croissance» et
  4. «une politique agricole commune (PAC) permettant de renforcer une industrie précieuse et de respecter l’environnement.»

Interpellé sur cette PAC dont la réduction est de plus en plus ouvertement recommandée par plusieurs grands pays, alors que la France est considérée comme sa principale bénéficaire, le locataire de l’Élysée a rétorqué : « Je ne laisserai pas dire que la France serait prête à sacrifier les politiques de croissance simplement pour défendre la PAC. » « Ce n’est pas vrai », a-t-il insisté confirmant au passage que ladite PAC allait « voir ses crédits diminuer ».

Divergence avec l'Allemagne

À propos de la monnaie unique dont l’appréciation (son cours vient de grimper à 1,35  dollar) constitue un handicap indiscutable pour les exportations des pays de la zone euro, et singulièrement pour celles de la France, le président de la République a regretté l’absence de politique européenne de change, à l’inverse de ce que font le Japon ou les États-Unis. L’affirmation n’a pas manqué de heurter Berlin qui a fait savoir aussitôt hier que l’amélioration de la compétitivité était la meilleure politique de change, pour refuser tout interventionnisme au nom de la préservation de la sacro-sainte indépendance de la BCE.

Cette divergence avec une Allemagne dont les exportations sont jusqu’alors moins affectées par l’euro fort pourrait compliquer sérieusement la recherche du compromis sur le contenu de cette plus grande intégration dont les uns et les autres proclament le besoin. La chancelière ne se dit prête à des inflexions en matière de « solidarité » ou de « relance » qu’à la condition de déployer un arsenal de mesures centralisées toujours plus contraignantes en matière de contrôle fiscal et budgétaire.

Europe de la défense

Sans surprise, François
Hollande s’est servi de l’intervention au Mali pour revendiquer le leadership d’un processus de mise en œuvre d’une Europe de la défense. « La France y est prête », a-t-il indiqué, ajoutant : « Il est temps d’en finir avec la dispersion des initiatives, de rassembler nos moyens, de rapprocher nos industries. » La discrétion du président français est en revanche absolue sur le besoin pour l’Europe de réviser sa politique dite d’aide au développement, compte tenu précisément de la tragique expérience malienne.

  • A lire aussi:

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"Un budget dans le cadre du traité fiscal"

Ca sent le roussi pour le verdissement de la PAC

Bruno Odent

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ETF DENONCE UN 4ème PAQUET DE CHEMIN DE FER IDÉOLOGIQUE (31/01/2013

31 Janvier 2013, 17:54pm

Publié par PCF Villepinte

)
   La Fédération des Travailleurs Européens de Transport (ETF) rejette le contenu du quatrième Paquet de Chemin de fer adopté par la Commission européenne présenté, mercredi le 30 janvier 2013. ETF dénonce particulièrement l\'introduction d\'appel d’offres pour tous les services publics ferroviaires de transport de passagers et la libéralisation de tous les autres services ferroviaires intérieurs de passagers et la prétendue ouverture à la concurrence. ETF rejette aussi la séparation totale de la gestion d\'infrastructure et des opérations.



ETF pense que l\'offre obligatoire ne tient pas complètement compte du droit des États membres de décider de l’organisation des services de transport public qui est garanti par le Protocole 26 du Traité de Lisbonne. En outre, l’ouverture à la concurrence privilégie les lignes rentables au détriment d\'une offre de réseau équilibrée basée sur les principes d\'universalité et l\'accessibilité des services de chemin de fer de qualité.

Le Président de la Section de Chemin de fer ETF, Guy GREIVELDING, a dit : \"nous critiquons en particulier que la concurrence dans le transport ferroviaire public de passagers deviendra obligatoire pour tous les États membres de l\'Union européenne mais des conditions sociales et la protection de personnel seront laissées à la décision des collectivités locales sans aucune obligation. La Commission européenne confirme encore une fois son approche idéologique : un oui pour commercialiser l\'ouverture mais pas à la protection des conditions sociales des travailleurs.\"

ETF accueille favorablement la communication sur des compétences de personnel à bord, mais regrette qu\'aucune proposition législative concrète n\'ait été faite. Sabine TRIER, Secrétaire générale Adjointe d’ETF, déclarait à cet égard : \"les conducteurs bien formés sont fondamentaux pour la sauvegarde et la sécurité dans les services de chemin de fer. Ils ont des tâches importantes de sécurité et ils jouent un rôle crucial dans la prévention d\'agressions et des incivilités à bord des trains de voyageurs. Leurs emplois doivent être maintenus et leurs compétences reconnues.\"

L’ERA comme observateur pour la sécurité de chemin de fer

En ce qui concerne les nouvelles compétences pour l\'Agence de Chemin de fer européenne (ERA), ETF insiste pour que ERA soit l\'observateur pour la sécurité de chemin de fer dans un marché ferroviaire libéralisé et fragmenté plutôt que devenir l\'agent insistant seulement sur plus de compétition/concurrence. L\'homologation européenne pour des locomotives peut être acceptée par ETF seulement à condition que la santé et la sécurité sur des normes de travail pour des conducteurs de locomotive soient harmonisées sur les bases de la santé la plus haute et des normes de sécurité. \"ETF n\'accepte pas de mesure par le bas\", a dit Sabine TRIER.
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La prolifération des armes de destruction massive en débat au Parlement européen

18 Janvier 2013, 12:47pm

Publié par PCF Villepinte

 

Ce mercredi 16 janvier 2013 nous avons débattu au Parlement européen de la voie à suivre et du rôle de l’Union européenne dans le processus de mise en place d’une zone exempte d’armes nucléaires et autres armes de destruction massive. Une résolution commune à tous les groupes a été présentée.

TNPVoici mon intervention durant ce débat :

« Monsieur le Président du Parlement européen, Madame la Présidente du Conseil, Madame la Ministre,

Nous soutenons la résolution commune car on peut considérer que l’annulation de la conférence destinée à discuter de l’élimination des armes de destruction massive au Moyen-Orient a été une faute, un mauvais service rendu à une humanité de paix. Une telle conférence reste aujourd’hui indispensable et urgente pour tenter de sortir des lourdes tensions actuelles et pour aboutir à un traité de non prolifération des armes nucléaires, chimiques et biologiques.

Des questions restent posées, j’entends bien ce qui se dit ici, mais la vérité est que les autorités iraniennes avaient annoncé leur participation. Le gouvernement israélien lui a refusé d’être présent. Pourquoi ? Or, il n’y aura jamais de sécurité, jamais de confiance mutuelle dans la région, sans que l’on ne s’engage dans une discussion pour le désarmement. Il faut donc d’urgence, dans l’intérêt même de la sécurité des uns et des autres, dans l’intérêt du monde entier, sortir de cette sorte d’équilibre de la terreur, tout faire pour créer les conditions d’un dialogue nouveau même s’il est vrai qu’il est difficile à obtenir.

Les États-Unis et l’Union européenne disposent des moyens et du poids nécessaire pour prendre des initiatives nouvelles en lien avec l’Organisation des Nations-Unies. Laisser de plus en plus d’États disposer de l’arme nucléaire et laisser accumuler celle-ci rapproche le monde de la catastrophe. Cette course aux armements nucléaires, mais aussi des armes chimiques et biologiques exacerbe les tensions et multiplie des risques d’autant plus énormes que certains États ou gouvernements n’ont pas toujours le contrôle sur leurs armées, sans parler de groupes terroristes qui menacent parfois de les utiliser.

Plus généralement, nous devrions, par delà nos opinions, tous et toutes ici, puisque paraît-il nous avons reçu le prix Nobel de la paix, nous prononcer pour un monde débarrassé de toute arme nucléaire et chimique et faire en sorte que tout cet argent gâché dans ces engins de mort soit utilisé pour la vie, la santé, l’éducation des enfants, la lutte contre la faim et la pauvreté.

Bref, la vie au lieu de la destruction ».

17/01/2013

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Eurogroupe : « un sauvetage du capital négocié sans les grecs » (PGE/PCF)

28 Novembre 2012, 10:36am

Publié par PCF Villepinte

 Eurogroupe : « un sauvetage du capital négocié sans les grecs » (PGE/PCF)L'Eurogroupe annonce un accord sur le versement d'une somme de 34,4 milliards d'euros à l'État grec le 13 décembre et sur la réduction de sa dette à hauteur d'environ 40 milliards d'euros. Un « sauvetage » de la Grèce ? Non, un sauvetage du capital négocié sans les grecs, entre Angela Merkel et Christine Lagarde. Les doux euphémismes et les enrobages ont assez duré. Il y a au moins trois vérités à rétablir pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui.

 D'abord, cet argent, fruit du travail des européens, n'ira pas au peuple grec et ne servira pas on plus à bâtir une économie saine. Sur les 34,4 milliards, 23,8 serviront à rembourser cash les banques, qui continueront à spéculer allègrement au lieu de financer l'économie des pays, tant que les règles ne seront pas changées.

Deuxièmement, le peuple grec a déjà payé la crise de la finance. Et ces fonds ne sont dégagés que si les « memorandums » de la troïka et les engagements du gouvernement Samaras sont respectés, c'est à dire si les cures d'austérité sont appliquées. La crise humanitaire ne fait que commencer.

Dernière vérité : bloquer le financement de l'économie réelle, casser les services publics, le travail et la protection sociale... c'est faire augmenter la dette et repousser à des dizaines d'années son remboursement. D'où l'allègement ridicule qui devrait assurer que la dette ne dépasse pas les 124% du PIB d'ici 2020, alors qu'elle était autour de 80% avant la crise.

 

Le Parti de la gauche européenne (PGE) réaffirme son soutien à SYRIZA-FSU car le redressement de la situation en Grèce passe par un changement politique vers le progrès, et organisera en 2013 un sommet sur la dette. Les politiques d'austérité doivent cesser, une annulation des dettes illégitimes et un investissement massif pour relancer l'économie grecque et créer de l'emploi doivent être des priorités.

 

 

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Europe : Le sommet fait flop sur le budget

24 Novembre 2012, 08:06am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 23 Novembre 2012

 

 

 Bruxelles, Envoyé spécial. Les dirigeants de l’Union européenne n’ont su s’accorder ce vendredi sur le projet de budget pour les années 2007 à 2014. Le Royaume-Uni, la Suède et les Pays-Bas ont fait pression pour réduire l’enveloppe de dépenses. Les « amis de la cohésion », une quinzaine de pays de l’Est ont obtenu du président du Conseil Herman Van Rompuy qu’il révise à la hausse les fonds de la politique de solidarité régionale dans son projet de budget. Paris empoche huit milliards d’euros pour la Politique agricole commune, qui est la première victime de la réduction des dépenses européennes. Un nouveau sommet devrait être convoqué au début de l’année et pourrait remettre en cause tous ces équilibres.

Le Conseil européen s’est achevé à 17 heures. Avant que tout le monde n’arrive jeudi, certains envisageaient un sommet d’une durée exceptionnelle : de trois, voire quatre jours, contrairement aux deux journées habituelles. Il n’aura fallu moins de deux jours pour que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE) constatent qu’ils ne parviendront pas à un accord. En jeu : le budget communautaire pour les sept années à venir (2014-2020). Mieux valait conclure à une absence de compromis aujourd’hui. Attendre dimanche aurait donné l’image d’une Union en crise.

Cette affaire de budget européen illustre les contradictions de l’UE, exprimée – ironie du sort – par le président de la Commission lui-même. José-Manuel Barroso, face aux chefs d’Etat et de gouvernement aurait parlé d’ « irrationalité » en parlant de la baisse des dépenses de l’UE. C’est pourtant le principe que sa Commission applique au sein de la troïka, quand elle vient fliquer les pays qui ont besoin d’une aide tels l’Irlande, la Grèce, Chypre et le Portugal.

C’est ce dogme qu’ont ânonné certains pays, au premier rang desquels le Royaume-Uni. Alors qu’Herman Van Rompuy, président du Conseil  prévoit un budget à 983 milliards d’euros, David Cameron, premier ministre britannique réclamait encore aujourd’hui trente milliards d’euros de coupes supplémentaires. C’est moins que les cinquante revendiquées précédemment, mais cela a permis de tout faire capoter. Londres n’était pas la seule sur cette ligne. La Suède et les Pays-Bas ont revendiqué également des coupes.

Ces positions ont été fermement combattues par d’autres Etats membres, tels la France ou l’Italie. Preuve que l’austérité fait recette, mais seulement jusqu’à un certain point. Cela aurait signifié taillader encore davantage dans les politiques actuelles de l’Union, et ce alors que les Etats se tournent vers l’Union pour financer de nouveaux investissements, dans les infrastructures, les transports, les télécommunications, etc. La proposition Van Rompuy lors du sommet, à 983 milliards d’euros de dépenses, est inférieure à celle en vigueur dans l’exercice précédent (2007-2013) : 1007 milliards d’euros. Elle est aussi moindre que celle présentée en juin par la Commission : 1061 milliards d’euros. Pour arriver à un tel chiffre, l’ancien premier ministre belge a dû couper dans la politique agricole commune et les fonds de cohésion. Ces derniers financent notamment les régions les moins riches de l’Union européenne et sont très prisés par les pays de l’Est qui s’étaient organisé en amont du sommet formant un groupe surnommé « Amis de la cohésion ». Ils ont obtenu, lors du sommet, des crédits en hausse, dans l’ébauche de budget révisée par Herman Van Rompuy au cours des travaux. 10 milliards d’euros supplémentaires (320,1 milliards au total) seraient consacrés à cette politique. De plus, leur part dans le cofinancement des projets baisserait.

La France – elle n’était pas seule – a, elle, obtenu huit milliards d’euros supplémentaires pour la Politique agricole commune, dont elle est la principale bénéficiaire. Toutefois, ce qui est le premier budget de l’UE fait les frais de la baisse des dépenses et de l’évolution des politiques communautaires. Entre 2007 et 2013, 421 milliards d’euros étaient consacrés à la Pac, alors que dans la dernière ébauche, seuls 372,2 milliards d’euros lui étaient consacrés.

Ces progressions de dépenses pour la Pac et la cohésion se sont faits, au cours du sommet à enveloppe globale inchangée. Herman Van Rompuy a donc dû revoir à la baisse les crédits pour les investissements en infrastructures, même si ceux-ci sont en forte augmentation par rapport à l’exercice précédent. Le budget compétitivité reste tout de même, dans sa deuxième proposition à 139 milliards d’euros, soit bien plus que les 91,5 milliards d’euros de l’exercice précédent.

Il reste que ces équilibres n’ont pas été adoptés. Nul ne peut dire à quoi ressemblera le budget septennal s’il est adopté lors d’une nouvelle réunion du Conseil européen, en janvier ou février, comme l’espère Herman Van Rompuy.

 

Gaël De Santis

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