Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

europe

Europe : l'heure de vérité

29 Septembre 2011, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

Europe : l'heure de vérité  

Le parti de la gauche européenne vous invite à un meeting européen, le vendredi 7 octobre 2011
Siège du PCF, 2 place du Colonel Fabien, 75019 PARIS
Jamais depuis sa création l'Union européenne n'a connu une situation aussi critique."L'Euro et l'Europe sont au bord du gouffre" a reconnu l'un des concepteurs de ce "Marché unique",Jacques Delors. Aucune des "solutions" imaginées en Téléchargerhaut lieu n'a réussi à enrayer le mal. Pire, elles aggravent la situation dans un pays après l'autre. Et pour cause! Elles ont toutes comme points communs l'hyperaustérité,la soumission aux exigences des marchés financiers et la remise en cause de la souveraineté populaire. Pour l'Europe,c'est l'heure de vérité: ou la fuite en avant dans la voie actuelle - et le pire est possible - ,ou une vraie réorientation en profondeur des politiques, en rupture avec les dogmes libéraux qui s'écroulent un à un sous nos yeux. Ce débat est vital pour toutes les forces de gauche en Europe. Il faut le mener maintenant et sans tabou.
Au programme, trois tables rondes avec des invités européen : Alexis Tsipras de Grèce, Paolo Ferrero d'Italie, Attila Vajnai de Hongrie, une indignée espagnole, un représentant de Die Linke d'Allemagne... et des personnalités du mouvement social et syndical français.
Les thèmes des tables rondes :
  • Pourquoi refuser l'austérité ?

  • Comment désarmer les marchés ?

  • Comment rendre le pouvoir aux peuples européens ?

La soirée sera clôturée par les interventions de :
  • Jean-Luc Mélenchon, député européen

  • Pierre Laurent, président du PGE et secrétaire national du PCF 

Voir les commentaires

Europe: les 27 installent les mécanismes de l’austérité

26 Mars 2011, 19:28pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 25 Mars 2011

 

Bruxelles, envoyé spécial. Le Conseil européen a adopté le Pacte pour l’euro, ainsi que le mécanisme européen de stabilité, non sans difficulté. Les dirigeants européens tentent de contourner le refus des peuples de payer pour une crise qu’ils n’ont pas causée.

Les chefs d’États et de gouvernement ont atteint leur objectif hier à Bruxelles : trouver le moyen d’imposer l’austérité. Pour ce, l’Union européenne (UE) va donc mettre en place un Mécanisme européen de stabilité (MES), censé sauver la zone euro. Ce Mécanisme sera accompagné d’un Pacte pour l’euro, chargé de faire appliquer l’austérité salariale et budgétaire.

Le MES doit rendre pérenne le Fonds européen de stabilité financière (FESF), instauré l’an dernier pour venir en aide aux pays surendettés. Par exemple, l’Irlande y a déjà eu recours. Le Mécanisme prêtera à un taux réduit (entre 4 et 6%) aux États en difficulté. 620 milliards d’euros seront levés sur les marchés financiers. Mais pour ce, les autres pays doivent avancer une partie du capital : 80 autres milliards. En arrivant au sommet, les Vingt-Sept ignoraient si un accord pourrait être trouvé, certains pays trouvant l’addition trop salée.

  • Les 27 rechignent à remettre au pot

La Finlande rechignait à mettre la main au pot. Ce pays mène depuis les années 1990 une politique budgétaire restrictive, et l’extrême-droite menace de devancer le parti de droite au pouvoir lors des élections législatives du 17 avril. Quant à l’Allemagne, qui devrait verser 22 milliards d’euros, elle souhaitait étaler les paiements en cinq tranches au lieu des trois convenues par les ministres des Finances en début de semaine. La chancelière allemande Angela Merkel  doit affronter des élections dimanche dans le plus gros Land, le Bade-Wurtemberg. Elle est donc obtenir du Conseil un allègement de la note du contribuable allemand. Et verser les deux dernières tranches après les élections parlementaires de 2013, où le gouvernement de droite pourrait être mis en difficulté.

Car c’est bien là que cela bloquait, jeudi et vendredi à Bruxelles : comment faire accepter aux peuples que c’est à eux de payer la note d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Dans les pays dégageant des excédents commerciaux, une droite démagogique flatte la « bonne gestion » de leur nation comparée à celle des « Piigs » (« cochon » en anglais, pour Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne), trop dépensiers, et dit que ce n’est pas à eux de payer. On observe ce phénomène en Slovaquie, en Allemagne.

  • Contestations populaires face à la casse sociale

Dans les autres pays, dont la dette explose sous la pression conjuguée de la crise et des marchés financiers qui font augmenter les taux d’intérêts, les gouvernements peinent à faire accepter à leur population les « sacrifices » censés assainir les dépenses publiques. Le sommet s’est ouvert jeudi avec la démission, la veille, du premier ministre socialiste portugais, José Socrates. Ce dernier a échoué à obtenir les voix de la droite pour faire adopter son quatrième plan d’austérité en un an. Les taux d’intérêts de la dette portugaise ont été au plus haut cette semaine, tutoyant presque les 7,8%. Dans ce pays, la politique de casse sociale a rencontré une vive contestation populaire. Des dizaines de milliers de jeunes ont protesté contre la précarité, spontanément à l’appel d’internautes le 12 mars. Le 19 mars, c’est la Confédération générale des travailleurs portugais qui organisait une grève générale très suivie. Par ailleurs, fin février, le gouvernement irlandais de Brian Cowen, qui avait donné des garanties à Bruxelles d’une politique d’austérité budgétaire pour accéder aux subsides du Fonds européen de stabilisation financière, a été balayé par les urnes. Le nouveau gouvernement de centre-gauche, mené par Enda Kenny, réclame une renégociation des termes du contrat.

Lors du début de la crise, en 2008, les États-membres ont déversé des milliards d’euros pour relancer la croissance et assurer le fonctionnement d’un système bancaire perclus de dette. Depuis lors, ils n’ont de cesse d’examiner les moyens d’imposer aux peuples une politique qui respecte l’avidité des marchés financiers. Le Conseil européen de cette semaine en est, en quelque sorte, l’aboutissement, en créant deux nouvelles choses, le Mécanisme européen de stabilité (MES) et le « Pacte pour l’euro ».

Le Mécanisme est à destination des pays endettés. Il consiste à prêter à ces Etats à des taux entre 4 et 6%, soit moins que le rendement exigé par les marchés. Cela ne veut pas dire que les demandes des marchés ne soient pas respectées. Au contraire. En échange, les gouvernements s’engagent à réduire leur dépense publique et à hausser les recettes notamment par une augmentation de la fiscalité sur la consommation qui touche les plus démunis. Ainsi, lors du Conseil européen du 11 mars, pour obtenir une baisse des taux d’intérêts auxquels le FESF prête à la Grèce, George Papandreou, premier ministre grec a dû annoncer la privatisation (pudiquement appelée « dénationalisation ») de 50 milliards d’euros d’actifs de l’Etat grec. La vente des bijoux de famille.

  • Empêcher les peuples de se déterminer

Le Pacte pour l’euro concerne, lui, tous les pays adhérant à la monnaie unique. Il a la même finalité : empêcher que les parlements nationaux et les peuples soient consultés sur la nature des politiques à mener. « Je suis heureux aujourd’hui que six collègues de pays non membres de la zone euro ont annoncé qu’ils rejoignent le Pacte pour l’euro », a annoncé Herman Van Rompuy. Le Danemark, la Lituanie, la Lettonie, la Roumanie, la Pologne et la Bulgarie pensent que leur adhésion à ce programme va « rassurer les marchés », qu’ils vont pouvoir continuer à financer leur dette publique à taux bas. Que prévoit ce pacte ? La stricte application de la limitation des déficits publics. Cela passe par deux moyens : une amende quand les pays dépassent les seuils de 3% du PIB de déficit public et de 60% du PIB de dette publique ; l’inscription dans les législations nationales de cette limitation. En France cela se traduit par la proposition gouvernementale d’une loi cadre d’au moins trois ans. Les budgets votés chaque année devront les respecter, faute de quoi, ils seront censurés par le Conseil constitutionnel. La droite espère ainsi voter une loi cadre avant son départ en 2012, pour empêcher la gauche d’avoir les mains libres en cas de retour au pouvoir.

Le pacte ne se limite pas à la diminution des déficits. Il impose également l’austérité salariale. Et là, ce sont les recettes qui ont échoué qui sont appliquées. Les salaires ne pourront augmenter plus vite que la productivité ; et le marché du travail sera plus flexible. La modération salariale a été appliquée en Allemagne depuis dix ans, entraînant une baisse de la demande intérieure qui a freiné la croissance non seulement outre-Rhin, mais dans l’Europe entière. Quant à la précarité du travail, elle a été la norme en Europe du Sud et c’est maintenant ces pays qui rencontrent les plus graves problèmes pour financer leur dette publique.

  • Les syndicats se mobilisent

Pour autant, la messe n’est pas dite. Dans toute l’Europe, les syndicats, qui ont rassemblé 30.000 personnes dans deux manifestations jeudi à Bruxelles, sont défavorables au « pacte pour l’euro ». Une partie des socialistes européens également, ce qui n’était pas le cas en 2005, lors de la campagne pour le non au Traité constitutionnel européen. Le 9 avril, la Confédération européenne des syndicats (CES) organise d’ores et déjà une euromanifestation en Hongrie, à Budapest contre l’austérité. Et pour créer le Mécanisme européen de stabilité, il faut en passer par un nouveau traité. Lors d’une conférence de presse du Parti de la gauche européenne (PGE), le grec Aleksis Tsipras réclamait que tous les peuples européens soient consultés, par référendum, sur les mesures qui leurs sont imposées. En France, c’est au Parlement de se prononcer, l’occasion de mettre la pression sur la représentation nationale.

A lire: Pacte pour l'Euro: des syndicats outrés

A lire: Le pacte pour l'Euro, une reconstruction européenne?

Gaël de Santis

Voir les commentaires

Europe:

24 Mars 2011, 22:51pm

Publié par PCF Villepinte

 la riposte au pacte de compétitivité s’organise

Monde - le 23 Mars 2011

Événement. Mouvement social

 

Réuni ce vendredi et samedi à Bruxelles, le Conseil européen doit adopter le pacte pour l'euro. Des syndicats d’une quinzaine de pays, avec la Confédération européenne, la CGT, FO, la CISL italienne, le FGTB belge..., des ONG avec Attac, les Économistes atterrés, appellent à une vaste mobilisation pour construire une autre Europe.

«Nous voulons une Europe plus sociale, plus écologique et plus démocratique à l’intérieur, reposant sur la coopération et la solidarité entre les personnes et entre les peuples. (...) Nous sommes pro-Europe, au sens où nous croyons qu’une meilleure intégration économique et sociale est possible au niveau européen, et qu’elle est nécessaire. » C’est au nom de ces valeurs qu’une quarantaine d’organisations syndicales et d’associations d’une quinzaine de pays européens appellent à une vaste mobilisation des salariés et des peuples contre le pacte de compétitivité d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy qualifié de « véritable déclaration de guerre aux peuples d’Europe » (L'Humanité a été la première à alerter sur le sujet: lire l'article).

Ces organisations, réunies les 10 et 11 mars derniers à Bruxelles, pour la première Conférence sociale de printemps, ont adopté un communiqué de presse (lire ci-dessous), une déclaration finale, et un programme d’actions. Elles ont en outre décidé de convoquer chaque année une telle réunion avant le sommet de printemps de l’Union européenne. Cette initiative est d’autant plus importante que s’ouvre demain dans la capitale belge un sommet de l’Union européenne qui doit avaliser ce pacte. Elle intervient en outre dans un contexte social et politique où seule une riposte significative à cette politique est à même de faire reculer le doute et la désespérance dans les milieux populaires des différents pays de l’Union.

Le communiqué de presse des participants à la conférence remet en cause la « gouvernance économique » antidémocratique envisagée par le pacte et qui conduirait à enfermer les peuples dans le carcan de l’austérité. Il propose que la situation budgétaire des pays de l’UE soit rétablie autrement que par des coupes dans les dépenses et il met en cause l’obsession antisalariale des dispositions envisagées. Dans leur longue déclaration les organisations du Printemps social précisent leur « vision pour l’Europe ». Elles y abordent les « politiques monétaires », les « budgets, les dettes et la fiscalité », les « politiques salariales, la compétitivité et la précarité », les « pensions », et enfin la « politique commerciale extérieure de l’UE ». Sur chacun des points elles font « quelques propositions ». Ainsi, élément particulièrement important, elles mettent en cause la Banque centrale européenne (BCE) « les politiques monétaires de l’Union » qui « conduisent ainsi à ce que les États-membres soient excessivement sous l’emprise des marchés financiers ». Elles considèrent que « la BCE devrait pouvoir financer les déficits publics sous contrôle démocratique européen ». Elles reprennent aussi à leur compte la proposition controversée du président de l’eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, et du ministre italien des Finances Mario Monti, d’émettre des « obligations européennes » pour couvrir les déficits publics.

 UNE EURO-MANIF À BUDAPEST LE 9 AVRIL

Enfin, la conférence appelle à la mobilisation. « Tous les mouvements et organisations présents à la conférence sociale, est-il indiqué, approuvent pleinement le programme de la semaine d’actions annoncée par la CES, et l’euro-manif convoquée à Budapest ce 9 avril. Au-delà, il s’agit aujourd’hui de construire un réseau de solidarité et des mobilisations européennes massives et pérennes permettant de bâtir les rapports de forces nécessaires contre cette offensive sans précédent sur les droits des peuples et des travailleurs. » En outre, ils interpellent les responsables politiques. Ils rappellent que le « Parlement européen aura à un rôle important àjouer » et affirment que chacun doit « se positionner clairement ».

LA GAUCHE CONTRE LE PACTE DE COMPÉTITIVITÉ

Cette interpellation peut aider à faire bouger les lignes au niveau politique. En France, à gauche, le PCF et le Parti de gauche ont très tôt appelé à l’action contre le pacte de compétitivité. Le Parti socialiste l’a également dénoncé, se prononçant pour « un pacte de compétitivité et d’emploi ». Il y propose notamment l’émission d’euro-obligations et une taxation des transactions financières pour financer une grande politique d’investissement à l’échelle européenne. À l’initiative du PCF, le Parti de la gauche européenne (PGE) a, lui, engagé une campagne de signatures en faveur de la création d’un fonds de développement social qui contribuerait au financement des dépenses publiques. Ce fonds serait également alimenté par une taxation des transactions financières mais aussi par une mobilisation de la capacité de la BCE à créer de la monnaie. L’initiative du Printemps social est ainsi appelée à des rebondissements divers.

  • A lire:

LES PARTICIPANTS À LA CONFÉRENCE SOCIALE DE PRINTEMPS. Voici la liste des participants à cette première Conférence sociale de printemps : CES ; CSI : EPSU ; France : CGT, FO, FSU, Solidaires, les Économistes atterrés, LDH ; Belgique : FGTB, CSC ; Italie : CGIL, CISL, Mais, Forum italiano dei movimenti per l’acqua ; Portugal : CGTP ; Espagne : CIG, ELA, ESK ; Roumanie : CSDR, BNS, Cartel Alfa, Romanian social forum ; Norvège : agforbundet ; Hongrie : MSZOSZ, MOSZ ; Attac (Fr., Be., All.) ; Transnational Institute ; European Anti Poverty Network ; Réseau justice fi scale ; Transform (Autriche ; Rép. tchèque ; Pologne) ; CADTM ; réseau Seattle to Brussels ; Caritas Europe ; Association européenne des droits de l’homme ; Nordic Welfare Campaign ; Conf of Kurdish Associations Europe ; Corporate Europe Observatory (CEO) ; Global Social Justice ; Euromarches ; Global Alliance for Immediate Alteration ; Degrowth.

PIERRE IVORRA

Voir les commentaires

Pacte pour l'Euro

24 Mars 2011, 22:46pm

Publié par PCF Villepinte

Alors que la crise a révélé l'impasse des politiques néolibérales, et alors que partout les peuples montrent très clairement leur rejet des politiques d'austérité, les dirigeants européens viennent de signer un pacte avec les puissances de l'argent. Sous l'impulsion d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, ils tentent de franchir une nouvelle étape dans les politiques de régression sociale sans consultation des peuples ni des parlementaires nationaux et européens. Le « Pacte pour l'Euro » est une offensive généralisée d'une rare violence contre les droits sociaux et politiques des Européens. Il vise à organiser l'emprise totale des marchés financiers sur les peuples et les Etats eux-mêmes. 

Le PGE se déclare solidaire des mouvements qui se développent partout en Europe et soutient le rassemblement des syndicats européens aujourd'hui, jeudi 24 mars, à Bruxelles ainsi que l'euromanifestation prévue le 9 avril prochain à Budapest. Le PGE, lors d'une conférence de presse au Parlement européen le 24 mars 2011, dénoncera ce coup de force autoritaire. Le Président et les vice-présidents du PGE appelleront à la constitution de fronts de résistance contre le Pacte pour l'euro et présenteront leurs propositions pour sortir de la crise, et pour une autre Europe.

A l'occasion du Conseil européen consacré au « Pacte pour l'Euro », le PGE tiendra une conférence de presse. En présence de : Pierre LAURENT, Président du Parti de la gauche européenne (PGE), Marisa MATIAS, Maite MOLA, Grigore PETRENCO et Alexis TSIPRAS, Vice-présidents.

Jeudi 24 mars 2011 à 13H au Parlement européen Salle des Conférences de presse « Ana Politkovskaya »/PHS 0A50 60 Rue Wiertz - 1047 Bruxelles Pour le PGE,

 

Parti communiste français, Paris, le 24 mars 2011.

 

Voir les commentaires

Pacte européen de compétitivité

11 Mars 2011, 12:08pm

Publié par PCF Villepinte

Question au gouvernement d’André Chassaigne à François Fillon, Premier Ministre le mercredi 9 mars 2011A-Chassaigne.jpg

Alors que les profits des grandes entreprises atteignent des sommets, vous êtes toujours le commis zélé de ceux qui veulent s’enrichir toujours plus, et surtout sans risques pour leur portefeuille.

Pour cela, Monsieur le Premier Ministre, vous avez une alliée de choix avec la Chancelière allemande Madame Angela Merkel. Ce sera sans aucun doute le cas dans 2 jours, lors du sommet des chefs d’état et de gouvernement de la zone euro.

Au programme, un pacte de compétitivité censé éviter la répétition de crises financières… un pacte caché révélé ce matin par l’Humanité. Alors que les conséquences seront d’une extrême gravité pour le niveau de vie de nos concitoyens et encadreront nos choix nationaux, le Parlement est tenu à l’écart.

Certes, une version allégée de ce document vient d’être dévoilée pour apaiser les critiques suscitées par le projet initial. Mais l’essentiel reste.  C’est, tout d’abord, je cite, « faire évoluer en ligne les coûts sur la productivité » par la « modération salariale ».

C’est-à-dire abolir l’indexation des salaires sur l’inflation et rompre avec les négociations collectives. Est-ce que 7,8 millions de personnes vivant dans notre pays sous le seuil de pauvreté ne suffisent pas ?  C’est aussi inscrire le plafonnement des déficits publics dans la Constitution, pour graver dans le marbre des limites aux dépenses sociales. Bel artifice pour écraser les services publics sans en assurer la responsabilité directe !

Est-ce que vous pensez que le Parlement est un tel frein à la politique d’austérité qu’il faut le déposséder ?  C’est aussi définir au niveau européen un cadre commun pour lier l’âge de la retraite à l’évolution de la démographie, avec en point de mire la retraite à 67 ans.

Est-ce que vous ne pourriez pas plutôt initier une meilleure répartition des richesses et la contribution du capital au financement de notre système de protection sociale ?

Je ne doute pas, Monsieur le Premier Ministre que vous répondrez avec précision à ces différentes questions."

Voir les commentaires

Europe : le document antisocial préparé dans le secret

9 Mars 2011, 22:58pm

Publié par PCF Villepinte

 

Politique - le 9 Mars 2011

 

 

 

Révélation. L'Humanité vous propose dans son édition d'aujourd'hui, le texte intégral du projet que le sommet de Bruxelles veut adopter vendredi. Texte obtenu par le député européen Patrick Le Hyaric. Au programme : baisse des salaires, privatisations, mise sous tutelle des Parlements européens...  Avec les décryptages de la rédaction, des analyses d'économistes. Un document exclusif

Ce document, daté du 25 février et préparé par le président de la Commission José-Manuel Barroso et le président du Conseil Herman Van Rompuy, est le dernier avatar d’une série de textes visant à faire payer aux peuples les dettes contractées par les États auprès des marchés financiers… quand il fallait sauver ces derniers. Ce texte a été présenté la semaine dernière aux pays de la zone euro, pour préparer le sommet extraordinaire de vendredi. -> la suite dans l'Humanité de mercredi


 

Voir les commentaires

Europe: Alerte rouge

5 Mars 2011, 12:30pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 4 Mars 2011

événement Compétitivité

Par Patrick 
Le Hyaric Directeur 
de l’Humanité*

 

Il se prépare, dans les cénacles européens, un violent coup de force antidémocratique et l’accélération de la destruction de nos acquis sociaux allant encore au-delà de ce que nous pouvions imaginer avec le traité de Lisbonne.

Un document de travail daté du 25 février 2011, actuellement entre les mains des gouvernements, baptisé « Coordination améliorée des politiques économiques dans la zone euro. Principaux éléments et concepts » le révèle. Il contient un nouvel arsenal d’une horrible offensive antisociale qui risque d’être livrée aux travailleurs, aux jeunes, aux retraités, dans les mois à venir. Ce document, camouflé aux citoyens, est destiné à préparer le Conseil de l’Euro du 11 mars et le Conseil européen des 25 et 26 mars prochains.

 

Une intégration économique

de l'Union européenne encore plus poussée

 

Il constitue la dernière mouture du pacte de compétitivité dont la presse économique a tenté de faire croire, les jours derniers, qu’il serait adouci. On y parle ni de création d’emplois, ni de développement industriel et agricole, ni des services publics, ni de l’amélioration du pouvoir d’achat. Il commence par ces lignes qui disent exactement leur choix politique : « Le pacte vise à approfondir le pilier économique de l’union monétaire en favorisant la convergence entre les économies de la zone euro. » Donc, est projetée une intégration capitaliste encore plus poussée de l’Union européenne. En vérité, il s’agit d’un pacte franco-germanique pour gérer l’économie européenne, à partir des pays de la zone euro, avec les critères des dirigeants de la droite allemande et en réponse aux demandes du capital européen.

Je ne fais ici qu’énumérer un certain nombre de ces graves et lourdes décisions en préparation.

Il est demandé de mettre plus en concurrence les salaires, tout en mettant en place un mécanisme « d’ajustement des salaires sur la productivité ». « Les hausses de salaires étendues et prolongées peuvent signaler une érosion de la compétitivité », est-il écrit noir sur blanc.

Au nom de la lutte contre les déficits publics (« la viabilité des finances publiques »), il est demandé expressément de diminuer les salaires dans le secteur public (« modération salariale », disent-ils), démanteler les systèmes de retraite publique et de sécurité sociale, reculer l’âge de départ à la retraite. Celui-ci est prévu à soixante-sept ans dans une première mouture. Face aux protestations, le texte appelle à « indexer l’âge de la retraite sur l’espérance de vie, en réduisant les retraites anticipées et en utilisant des incitations pour rester plus longtemps au travail ».

 

Promouvoir le précariat

comme norme de l’emploi.

 

De premières études sur le projet sarkozyste d’harmonisation de la fiscalité entre la France et l’Allemagne concluent à une augmentation de l’impôt sur le revenu en France. Voilà que ce document en rajoute en « privilégiant une taxation de la consommation par le biais de la fiscalité indirecte », la plus injuste comme chacun sait (version européenne de la TVA sociale). Par contre, sera recherchée « une assiette commune de l’impôt sur les sociétés », donc une baisse de ce dernier dans notre pays.

S’agissant du travail, il est demandé d’appliquer partout la « flex-sécurité », c’est-à-dire de promouvoir le précariat comme norme de l’emploi. Le Conseil européen veut même s’occuper de la manière dont doivent être menées « les négociations sociales », allant jusqu’à préconiser « la révision des dispositifs de fixation des salaires » pour « augmenter la décentralisation dans le processus de négociation et le mécanisme d’indexation ». Donc, plus de négociations globales collectives, mais des fragmentations par secteur, voire par territoire.

Le projet du Conseil européen demande de « lever toute restriction d’ouverture dans la vente qui était fondée sur des critères horaires ou géographiques ». Autrement dit, les magasins seront obligatoirement ouverts le dimanche, et plus si nécessaire. Des secteurs et des professions qui jusque-là étaient protégés par des quotas, comme les pharmacies, les taxis, les notaires, les vétérinaires, les coiffeurs, les architectes, etc., seront ouverts et mis en concurrence. C’est d’ailleurs ce que proposait le fameux rapport Attali

Et le texte caché invente le concept de « frein de dettes ». Ceci sera obtenu par le contrôle a priori des budgets des États, des budgets sociaux par le Conseil ou la Commission contre les Parlements nationaux. Et, pour la première fois, est envisagé dans un texte d’origine européenne la nécessité de modifier les constitutions nationales pour y insérer l’interdiction de faire des « déficits ».

Pour bien démontrer sa volonté de fer, le tandem Sarkozy-Merkel, veut que « chaque État membre de la zone euro s’entende pour définir au plus haut niveau (c’est-à-dire au niveau des chefs de gouvernement, mettant ainsi de côté la Commission et le Parlement) des objectifs concrets à atteindre dans les douze mois ».

 

Il faut stopper cet horrifiant projet

de guerre antisociale et antidémocratique

 

Il y a donc urgence ! Il faut vite stopper cet horrifiant projet de guerre antisociale et antidémocratique. Alors que des peuples se libèrent en ce moment de dictatures, les institutions européennes, elles, souhaitent à jamais installer sur notre continent la dictature de la finance contre les droits sociaux et humains.

Mobilisons-nous comme nous l’avons fait contre la directive Bolkestein et le projet de Constitution européenne. Face à une telle attaque projetée, toutes les forces progressistes politiques et sociales ont le devoir de travailler à rassembler largement l’ensemble des couches sociales dans leur diversité. Toutes vont être touchées de manière nouvelle et aggravée par ce pacte pour les forces de l’argent. Le 20 mars, quelques jours avant la réunion du Conseil européen, le bulletin des candidats de rassemblement du Front de gauche aux élections cantonales permettra d’opposer un refus catégorique à de tels projets.

 

* Vice-président du groupe GUE/NGL 
au Parlement européen.

Patrick 
Le Hyaric

Voir les commentaires

A l'Union Européenne, toujours la même soumission aux marchés financiers

7 Février 2011, 22:41pm

Publié par PCF Villepinte

Le Conseil européen qui se réunit aujourd'hui à Bruxelles discutera, sur proposition de la chancelière Angela Merkel et avec le soutien de Nicolas Sarkozy, d'un « pacte de compétitivité » pour une nouvelle « gouvernance économique ». L'objectif est la mise en place d'un dispositif drastique d'hyper-austérité lors du sommet européen de la fin mars.

A l'Union Européenne, c'est toujours la même soumission aux marchés financiers ! Malgré les dégâts d'une crise provoquée par l'avidité de la grande finance, l'Union européenne continue de s'aligner derrière les demandes les plus dures contre les peuples européens. Il faut satisfaire les marchés financiers et les exigences de l'Allemagne, comme la retraite généralisée à 67 ans, la mise sous tutelle des budgets nationaux et la baisse des salaires. Une politique somme toute cohérente avec le projet du gouvernement français d'inscrire l'austérité dans la Constitution.

L’idée qu’il faut coûte que coûte s’affranchir de la domination des marchés financiers commence à faire son chemin. La proposition du PCF visant à créer un «fonds européen de développement social» répond à cette exigence. Il doit servir à accorder des prêts à taux minimes pour des investissements publics créateurs d’emplois, pour le développement de la formation, de la recherche, des services publics, pour des infrastructures utiles, des réalisations dans le domaine de l’environnement. Ce fonds doit bénéficier de sources de financement alternatives: le produit d’une taxe sur les transactions financières; des prêts à des conditions exceptionnellement favorables de la Banque centrale européenne, qui doit, pour cela, user de son pouvoir de créer de la monnaie; enfin une contribution substantielle du budget communautaire.

La campagne d’initiative citoyenne européenne, décidée lors du dernier congrès de décembre à Paris du Parti de la gauche européenne, se fixe l'objectif, par la collecte d'un million de signatures à l'échelle de l'Union européenne, d'imposer un grand débat pour une réorientation de la construction européenne.

Ne pas tuer l’idée européenne, c’est d’agir pour changer la politique menée en son nom, et pour cela, de la mettre au cœur des débats pour 2012.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, responsable Europe. Paris, le 4 février 2011

Sujets

Voir les commentaires

Crise européenne : signez l'appel de l'Humanité

17 Décembre 2010, 10:24am

Publié par PCF Villepinte

Des milliers de personnes ont défilé à Bruxelles, pour demander aux pouvoirs publics de mieux financer la protection de l'emploi dans l'Union européenne

Monde - le 29 Novembre 2010

2134  personnes ont déjà signé l'appel ! Faites comme elles.

 

 

 

Pour voir la liste des signatures, cliquez ici  

 

Après la Grèce, l’Irlande se voit prescrire une cure de super d’austérité,  qui va aggraver la pauvreté et augmenter le chômage. Le Portugal, l’Espagne,  puis l’Italie et la France sont menacés. Ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences d’une crise provoquée par une politique ultralibérale qui a été présentée longtemps comme le seul modèle à appliquer. Signez notre pétition en ligne !  

L’avenir de l’Europe est l’affaire des peuples européens 

 L'Humanité lance cet Appel, que vous pouvez signer en vous rendant ici  

 L’avenir de l’Europe doit devenir l’affaire des peuples européens et non des spéculateurs. L’Union européenne est aujourd’hui minée par les attaques des marchés financiers, de connivence avec le FMI et les institutions européennes. Après la Grèce, l’Irlande se voit prescrire une cure de super d’austérité,  qui va aggraver la pauvreté et augmenter le chômage. Le Portugal, l’Espagne,  puis l’Italie et la France sont menacés. Nul n’est à l’abri de  cette thérapie de choc qui, faute d’être stoppée, ruine l’idée européenne elle-même.  

 Ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences d’une crise provoquée par une politique ultralibérale qui a été présentée longtemps comme le seul modèle à appliquer dans  toute l’Union européenne. La solidarité entre les peuples européens à la merci des agences de notation doit s’exprimer avec force.  

 Dans l’immédiat,  

  -         Il est indispensable de créer un fonds de développement humain social et environnemental financé par la Banque centrale européenne qui impulsera  la création d’emplois, le développement des services publics, la réduction des inégalités de développement au sein de l’UE, l’éducation l’innovation environnementale. La Banque centrale européenne doit pouvoir aider les Etats en difficulté en leur permettant d’emprunter par création monétaire et par des refinancements à des taux quasi nuls pour lancer des projets utiles et créateurs d’emplois.   

-         Une taxation des mouvements de  capitaux, réclamée régulièrement par le Parlement européen, permettrait de doubler le budget de l’Union européenne et commencerait à limiter la spéculation qui étouffe l’Europe.   

L’Union européenne ne sortira de la crise que si elle s’affranchit de la pression des marchés financiers et si elle s’attèle à la construction d’une Europe sociale, solidaire et démocratique telle que le réclame la Confédération européenne des syndicats.

Pour signer cet appel, rendez-vous ici 

Voir les commentaires

Le 15 décembre, tous au Ministère de l'économie et des finances

15 Décembre 2010, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

Mercredi 15 décembre 12H00 : Bibliothèque Nationale de France à l’appel des organisations d’Île-de-France CGT - CFDT - FSU - Solidaires - UNSAAprès la Grèce, le Portugal l’Espagne, l’Irlande … les politiques d’austérité se multiplient partout et enfoncent l’Europe dans une crise sans précédent.  En France cela se traduit par la loi injuste sur les retraites, la révision  générale des politiques publiques, la disparition d’emplois, un budget     « d’austérité nationale » pour 2011, seul le budget militaire est épargné ! Ces solutions ne profiteront qu’aux banquiers et aux patrons ! Elles ne permettront donc  pas de sortir de la crise : geler les salaires et supprimer des emplois, économiser sur le social n’ont jamais permis de créer de nouvelles richesses !

 

Il faut continuer à agir avec les revendications exprimées lors de la mobilisation sur la retraite  pour imposer de nouveaux choix parce que les salariés ne sont pas responsable de cette crise et que l’addition doit être payée par le capital et non par le travail !

 

- La retraite à 60 ans pour toutes et tous, et la prise en compte de la pénibilité du travail.

 

- L’amélioration des conditions de travail.

 

- L’augmentation des salaires et la garantie d’un salaire minimum mensuel de 1600 euros brut.

 

- Une véritable politique d’emplois stables pour tous, notamment pour les jeunes et  les plus de 50 ans.

 

- Une réelle égalité entre les femmes et les hommes dans la vie et au travail.

 

Mais aussi rompre avec les logiques financières qui ont conduit à la crise et imposent aux peuples d’Europe une régression sociale sans précédent. Il est grand temps de baser l’économie sur le travail et de repenser le rôle de la finance en créant un pôle financier public au service de l’intérêt général et non au service des dividendes des actionnaires comme c’est actuellement le cas !

 

Déjà le 29 septembre, lors de la journée européenne d’action, plusieurs centaines de milliers de salariés se sont mobilisés dans toute l’Europe et plus de 100 000 manifestants ont défilé à Bruxelles.

 

La Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une nouvelle journée d’action dans chaque pays le 15 décembre prochain, sur le mot d’ordre :

 

«Non à l’austérité pour des millions de salariés et aux   bonus pour quelques milliers de spéculateurs»

 

En France, les organisations syndicales CGT, CFDT, , FSU, Solidaires et UNSA ont décidé d’interpeller les décideurs politiques et économiques par des initiatives unitaires sur tout le territoire le 15 décembre 2010.  En région Parisienne ces mêmes organisations appellent à participer à l’initiative qui débutera à 12H00 à la Bibliothèque Nationale de France  Métro Bibliothèque François Mitterrand ou Quai de la gare - Paris 13ème, puis départ en manifestation vers le ministère de l’Economie et des finances où aura lieu un rassemblement jusqu’à 14h00.

 

Le 15 décembre faisons résonner nos revendications dans toute l’Europe contre l’austérité, et pour  une autre répartition des richesses au service du développement humain, en augmentant les salaires, en créant des emplois, en développant  des services publics de qualité, en élargissant l’impôt à tous les revenus financiers et du patrimoine. !

 

 

Mercredi 15 décembre

12H00 : Bibliothèque Nationale de France

Métro: Bibliothèque  François Mitterrand  ou quai de la Gare -Paris 13ème

Manifestation  vers le ministère de  l’Economie et des finances

où aura lieu un rassemblement jusqu’à 14h00.

à l’appel des organisations d’Île-de-France

CGT - CFDT - FSU - Solidaires - UNSA

[gallery link="file" columns="5" orderby="rand"]

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 > >>