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emploi

Licenciements boursiers : Mélenchon « craint le pire »

21 Mai 2012, 12:26pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 21 Mai 2012

 

 

 

 

5000 emplois seraient menacés chez Air France annonce le Figaro, donnant raison au candidat du Front de gauche qui se prépare, avec son groupe parlementaire, à proposer à l’Assemblée une loi contre les licenciements boursiers.

Air France envisagerait la suppression de quelque 5000 emplois en trois ans, dont environ la moitié par un plan de départs volontaires, selon des informations publiées dans Le Figaro. Si la direction du groupe dément ce lundi, la Tribune.fr évoque au moins un plan de départs volontaires qui devrait toucher entre 2500 et 3000 salariés. La direction d’Air France ne nie pas sa volonté de se séparer de nombreux employés mais souhaite "éviter des départs non volontaires". Le groupe s'est fixé pour objectif d'économiser deux milliards d'euros en trois ans.

Interrogé par France 2 à ce sujet, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : "Il va falloir lutter dur pour se défendre". Il y aura "des entreprises qui sont en réelle difficulté et qui choisiront cette sortie qui est évitable souvent" et d'autres procèderont à des licenciements "pour améliorer les comptes". "Il faut absolument que le gouvernement se donne les moyens de riposter", a-t-il dit, jugeant nécessaire qu'il "donne un signal fort aux travailleurs". Et surtout, il faut arrêter  "les poursuites contre les syndicalistes engagées pendant toute la période Sarkozy".

Jean-Luc Mélenchon a également annoncé : "il faut vite que nous adoptions, à l'Assemblée nationale, la loi contre les licenciements boursiers", déjà discutée au Sénat, proposée par Dominique Watrin en février dernier, et que "nous allons représenter". Un texte urgent pour la future assemblée : "il faut qu'elle l'adopte rapidement pour qu'on ait un dispositif de combat".

Pi.M.

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L'OIT critique les politiques d'austérité "contre-productives"

30 Avril 2012, 12:01pm

Publié par PCF Villepinte

L'Espagne comptait à la fin du premier trimestre près de 5,7 millions de chômeurs, soit un taux de 24,44%.

Monde - le 30 Avril 2012

 

 

 

Les politiques d'austérité assombrissent les perspectives de l'emploi dans le monde et quelque 202 millions de personnes seront au chômage cette année, 6 millions de plus que l'an passé, selon le rapport sur le travail dans le monde 2012 de l'Organisation internationale du travail (OIT) publié lundi à Genève.

"Notre chiffre estimé provisoire pour l'année 2011 est que le chômage total serait de 196 millions, et nous passerions en 2012 à 202 millions, une augmentation de 6 millions, et en 2013 à 207 millions, une augmentation de 5 million supplémentaires", a déclaré le Directeur de l'Institut international d'études sociales de l'OIT, Raymond Torres, lors d'une conférence de presse. "Ceci voudrait dire qu'on aboutirait à un taux de chômage d'environ 6,1% en 2012", a-t-il souligné. Cela pose d'autant plus problème, pour l'OIT, qu'environ 50 millions d'emplois font toujours défaut par rapport à la situation qui prévalait avant la crise de 2008.

Pour l'organisation basée à Genève, il est peu probable que l'économie mondiale croisse à un rythme suffisant ces deux prochaines années pour, simultanément, combler le déficit d'emplois actuel et fournir du travail à plus de 80 millions de personnes qui devraient arriver sur le marché du travail au cours de la même période. Les tendances sont particulièrement préoccupantes en Europe, où le taux de chômage a augmenté dans près de deux-tiers des pays depuis 2010, selon le rapport de l'OIT. Par ailleurs, soulignent les experts, la reprise du marché du travail est aussi "au point mort" dans d'autres économies avancées, comme le Japon et les Etats-Unis. Ailleurs, les offres d'emplois ne sont pas à la hauteur des besoins d'une population en âge de travailler de plus en plus nombreuse et qualifiée, comme en Chine. Les déficits d'emplois demeurent critiques dans l'essentiel du monde arabe et de l'Afrique, selon l'OIT.

>>> Lire : Il faut créer 600 millions d’emplois dans le monde selon l'OIT

Selon le rapport, cet assombrissement des perspectives de l'emploi se traduit par une augmentation des risques de troubles sociaux, notamment en Europe, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. L'Amérique latine, où l'OIT constate un certain redressement de l'emploi, a en revanche vu son risque de troubles sociaux reculer. Pour l'OIT, les difficultés d'accès au crédit, notamment pour les PME dans les économies avancées, et les mesures d'austérité mises en place pour "apaiser les marchés financiers" sont à l'origine de cette dégradation de la situation de l'emploi. "L'austérité n'a pas produit plus de croissance économique", a souligné M. Torres, critiquant des politiques d'austérité "contre-productives" ayant conduit à une faible croissance économique et à des destructions d'emploi sans pour autant avoir réduit de façon majeure les déficits budgétaires. "Par exemple, en Espagne, le déficit a été réduit d'un peu plus de 9% du PIB en 2010 à 8,5% du PIB en 2011: une très petite réduction après un programme d'austérité drastique", a fait valoir M. Torres. Pour l'OIT, "le piège de l'austérité est en train de se refermer".

L'OIT encourage donc les gouvernements à mettre en place des stratégie de relance de la demande intérieure et se félicite que dans certains pays, comme en Inde, en Amérique latine, en Afrique du Sud ou plus récemment en Chine, les salaires semblent augmenter progressivement pour rattraper la productivité. Concernant l'Union européenne, M. Torres recommande aux autorités de repenser l'action de la Banque européenne d'investissement, afin qu'elle facilite des prêts pour relancer la croissance. L'expert pointe aussi la nécessité de revoir les objectifs des Fonds structurels européens afin qu'ils permettent de soutenir l'emploi, au lieu de développer les zones rurales comme ils l'ont fait jusqu'à présent.

Enfin, l'OIT est favorable à la mise sur pied d'une véritable politique d'emploi qui serait financer par un nouvel instrument financier au niveau européen.

À lire :

Une campagne présidentielle au pas des marchés financiers ?
Où sont les 1 000 milliards d’euros injectés par la BCE ?
Chômage : plus d’un million de chômeurs supplémentaires sous Sarkozy

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Chômage : plus d’un million de chômeurs supplémentaires sous Sarkozy

26 Avril 2012, 21:40pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 26 Avril 2012

 

 

 

 

Le chômage en France a augmenté pour le onzième mois consécutif en mars. Des mauvais résultats, très symboliques, puisque ce sont les derniers qu’on aura sous ce quinquennat, qui a vu le nombre de chômeurs en France augmenter de plus d’un tiers.  

Xavier Bertrand avait prévenu ce jeudi matin : « "On aura une situation qui restera difficile, chacun s'en doute… ». Avec les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B et C s'inscrit à 4.582.000. Ce qui nous fait, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007,  1.077.800 de chômeurs de plus (+33,4%).

Au mois de mars, la hausse est de 16600 chômeurs de la catégorie A (0,6 %), auxquels il faut ajouter  30700 demandeurs d'emploi (+0,7%) des catégories B et C.

Plus d’un jeune sur deux connaît le chômage lors des trois premières années de vie active

Des chiffres que permettent d’affiner l’enquête trisanuelle "Génération" du Cereq. Il en ressort que parmi les 739000 jeunes sortis de formation initiale en 2007, une majorité (62%) a commencé sa vie active par une période de chômage.  Au bout de trois ans, la trajectoire dominante parmi huit "trajectoires types" identifiées est celle d'un accès rapide et durable à l'emploi (58%).
L'analyse des trajectoires montre cependant que 12% ont connu un accès "différé", 10% sont en "décrochage" et 9% connaissent un chômage persistant ou récurrent. Ainsi, parmi ceux ayant connu un chômage précoce, 20% n'ont jamais réussi à décrocher un poste dans les trois ans.

Autre enseignement : "L'emploi précaire est devenu la norme pour les premiers emplois occupés", souligne également le Cereq, avec 31% des premières embauches réalisées sur des emplois à durée indéterminée.

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Hausse du chômage : « un sommet de langue de bois présidentielle »

27 Mars 2012, 12:57pm

Publié par PCF Villepinte

Hausse du chômage : « un sommet de langue de bois présidentielle »
Nicolas Sarkozy a communiqué par avance sur la dégradation de la situation du chômage de février. Selon le Président de la République, "Les chiffres de ce soir manifesteront une amélioration de la situation avec une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs ». Un sommet de langue de bois présidentielle. Une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeur, ça fait toujours au final plus de chômeurs. Son bilan en terme de politique de l'emploi est calamiteux. En France métropolitaine, 4,25 millions de personnes cherchaient un travail en janvier en métropole, soit un million de plus depuis son élection en 2007. Il est temps que ce chapitre se ferme et que celui du Front de gauche s'ouvre.

 

 

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Les patrons préfèrent les heures sup aux embauches

25 Février 2012, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

 - le 24 Février 2012

 

 

 

La France en récession continue de perdre des emplois et les exonérations sur les heures supplémentaires contribuent à la hausse du chômage. Ce sont les enseignements des chiffres publiés vendredi matin par l'Acoss, l'organisme qui fédère le réseau URSSAF, collecteur des cotisations sociales.

Le niveau des embauches dans les entreprises privées a diminué de 2,7% en janvier 2012. Cette tendance confirme la baisse de 3,9% au quatrième trimestre 2011. Les déclarations d'embauches d'une durée supérieure à un mois réalisées par les entreprises du secteur privé, hors intérim, sont ainsi revenues au niveau de janvier 2011.

En revanche, le volume d'heures supplémentaires a augmenté de 5,7% sur un an en décembre. A cela une raison: les employeurs profitent à plein de la bonne aubaine que représentent les exonérations liées aux heures supplémentaires, voulues et mises en oeuvre par Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Le montant de ces exonérations s'envole et pèse de plus en plus sur le budget de l'Etat en déficit. En suprimant ce cadeau aux entreprises contre-productif à l'emploi, Sarkozy et Fillon auraient de quoi réduire la dette de la France qu'ils se font pourtant fort de réduire. En chiffres, ce sont:

  • 190 millions d'heures supplémentaires enregistrées lors du quatrième trimestre 2011
  • qui ont coûté 795 millions d'euros en exonérations fiscales

Sur 2011, ces données sont colossales et donnent la mesure du gâchis:

  • 738 millions d'heures sup' (après 706 millions en 2010), qui dépassent pour la première fois le niveau de 2008 (731 millions)
  • Le tertiaire en use (+3% et la construction (+4%) et l'industrie (+4,9%) en abusent

Le taux de chômage, qui était de 9,9% en décembre 2011, devrait franchir la barre des 10% pour janvier 2012. Il était de 7,5% en février 2008 (voir ici l'évolution)

 

--> A lire:

L'emploi plonge en France

Les heures sup rognent l'emploi

Notre dossier consacré au marché du travail

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L’Insee tâcle 
la droite sur le coût du travail

23 Février 2012, 23:35pm

Publié par PCF Villepinte

le 22 Février 2012

Travail

  

 

Une étude de l’Institut montre que le coût unitaire du travail dans l’industrie manufacturière est identique en France et en Allemagne. L’une accumule les déficits, l’autre les excédents. De quoi remettre en cause le discours et les mesures du gouvernement sur la compétitivité et les baisses de charges salariales.

Mardi, en présentant leur étude sur le coût du travail au sein de l’Union européenne à 15, les spécialistes de l’Insee ont, à partir de données objectives, vitrifié la campagne de Nicolas Sarkozy, de l’UMP et du Medef. En effet, les quatre points essentiels de l’argumentation des auteurs de l’étude, Bertrand Marc et Laurence Rioux, contredisent totalement leurs arguments.

Les écarts de résultat économique

Si le coût horaire du travail dans le secteur privé est globalement plus élevé en France (32,19 euros) qu’en Allemagne (29,36), cela n’explique pas les écarts entre les deux pays en matière de résultat économique. Il apparaît en premier lieu que « le coût de la main-d’œuvre ne constitue qu’une partie de la compétitivité-prix, qui ne constitue elle-même qu’une partie de la compétitivité d’un pays », notent les auteurs. Ainsi, l’Allemagne est dans l’automobile la championne des exportations alors que le coût du travail dans cette industrie y est le plus élevé d’Europe. Il y est « supérieur de 29 % à celui observé en France : 43,14 euros contre 33,38 euros ». Cela n’empêche pas le secteur automobile de contribuer « dans une large mesure à la dégradation du solde commercial de la France ».

Dans l’ensemble de l’industrie manufacturière, « la France et l’Allemagne sont au même niveau », pourtant la première affiche un déficit et la seconde un excédent dans ce domaine. À l’inverse, dans les services marchands, la France a un coût du travail plus élevé que l’Allemagne, et cela ne l’empêche pas d’être excédentaire.

En second lieu, la charge du candidat président contre les 35 heures est balayée. « La diminution du temps de travail effectif, écrivent les rapporteurs, n’explique qu’environ 10 % de la hausse du coût horaire de la main-d’œuvre entre 1996 et 2008. »

En troisième lieu, l’étude constate une « absence de lien significatif entre le niveau du coût horaire et le taux de charges au sein de l’ex-UE à 15 » et considère « qu’à moyen terme le taux de cotisations sociales employeurs n’est pas un déterminant du coût horaire ». Voilà qui ternit les vertus prêtées à la TVA prétendument sociale.

Coût similaire en France et en Allemagne

Enfin, l’Insee en conclut que « le coût horaire de la main-d’œuvre est un facteur parmi d’autres du niveau de compétitivité d’un pays. (...) Un pays avec un coût de production élevé peut être plus compétitif qu’un autre avec un faible coût de production, si sa productivité est supérieure ». Aussi les auteurs s’intéressent-ils au final plus particulièrement au coût moyen de la main-d’œuvre par unité produite, appelé coût salarial unitaire, qui est égal au ratio entre le coût total de la main-d’œuvre et la production en volume, et prend donc en compte la productivité apparente du travail.

Ils constatent que « dans l’industrie manufacturière, le coût salarial unitaire a baissé entre 1996 et 2008 dans un certain nombre de pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Irlande, la Suède » et que son évolution « dans l’industrie manufacturière est comparable en France et en Allemagne, avec un taux de croissance annuel moyen de respectivement - 0,5 % et de - 0,7 % », aboutissant à un coût similaire. On le voit, la campagne sur les coûts prend un sacré coup.

Les précaires cumulent. L’Insee et la Dares, le service d’études du ministère du Travail, ont présenté hier également une grande étude sur « Les transformations des parcours d’emploi et de travail au fil 
des générations ». Thomas Coutrot, de la Dares, a indiqué 
qu’au fil des générations, des plus âgés aux plus jeunes, 
les carrières professionnelles sont affirmées de plus en plus instables, la pénibilité physique du travail est également perçue 
et le vécu du travail considéré comme se dégradant. À noter 
que ce sont les actifs ayant subi des itinéraires instables 
avec chômage ayant au plus trente-cinq ans qui ont la perception la plus sombre de leur passé professionnel.

  • A lire:

Défense de l'industrie: épreuves de vérité

Le gouvernement fait pression pour reporter les plans sociaux à l'après-présidentielle

Notre dossier consacré à la Politique industrielle

Pierre Ivorra

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Mobilisés contre la liquidation de PSA-Aulnay !

14 Février 2012, 21:13pm

Publié par PCF Villepinte

Manifestation le 18 février à Aulnay :

     

Malgré ses bons résultats financiers et les dividendes grassement versés à ses actionnaires, la direction de PSA confirme sa stratégie de suppression de plusieurs sites de production et de recherche en France et en Europe, dont celui d’Aulnay-Sous-Bois, troisième employeur en Seine-Saint-Denis. La mise en œuvre de ces funestes projets, avec les emplois directs du site, mais aussi les 15.000 emplois recensés dans le réseau de sous-traitance, serait une catastrophe sociale et un coup fatal porté à la filière automobile française.

Pas question de laisser la finance liquider notre industrie et ses emplois !

Depuis les révélations de la CGT, le Front de Gauche est mobilisés aux côtés des salariés et de leurs organisations syndicales pour défendre l’avenir du site et de ses emplois et pour promouvoir d’autres choix en faveur de la filière automobile.

Il n’est pas question de se résigner à ce qui serait un véritable cataclysme social pour les salariés évidemment, mais aussi pour l’avenir d’Aulnay-sous-Bois, pour la Seine-Saint-Denis et l’ensemble du Nord francilien et leurs populations.

 

 


14 février 2012

Le Front de Gauche, son candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, entendent au contraire amplifier le rassemblement pour faire valoir une ambition nouvelle pour l’industrie et pour l’automobile. Assez de délocalisations et de gâchis ! La France dispose de tous les atouts pour maintenir et développer son industrie automobile.

Donnons-nous la force de combattre la domination des marchés financiers !

Avec leur programme et leurs propositions, le Front de Gauche se donne les moyens de remettre notre société à l’endroit. Plus question de laisser les marchés décider de l’avenir de nos productions et de nos emplois. Pas question de laisser Sarkozy et le MEDEF poursuivre leur entreprise de démolition de notre industrie.

Nous appelons donc tous les habitants et salariés de Seine-Saint-Denis à participer à la manifestation prévue, à l’appel de toutes les organisations syndicales :

 

 

Samedi 18 février à 13h30. RDV Gare d’Aulnay/ Place du Général de Gaulle

 

 

 

 

 

 

 


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Le gouvernement ne croit plus à une "amélioration immédiate sur le front de l'emploi"

23 Janvier 2012, 23:24pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : travail, nicolas sarkozy, emploi, chômage, pouvoir d'achat, pôle emploi, xavier bertrand,

 

 

Le président du pouvoir d'achat et de l'emploi, version Sarkozy 2007, a vécu. Son ministre du Travail vient de l'enterrer en grande pompe en affirmant ce dimanche matin: "Il n'y aura pas d'amélioration immédiate sur le front de l'emploi dans les mois qui viennent." Xavier Bertrand se fixe une seule feuille de route pour donner le change avant les présidentielles: "Il faut éviter que le chômage explose".

Pour cela, le gouvernement n'a pas grand chose à proposer. lors du Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien-i>Télé Xavier Bertrand parle d'assouplir le recours au chômage partiel. "On avait déjà comme idée de le passer de 20 jours à 8 jours. Si les partenaires sociaux en sont d'accord, nous pourrions proposer de supprimer le principe d'une autorisation administrative du chômage partiel et de faire une simple déclaration, c'est à dire de supprimer tout délai". Le ministre souligne qu'un salarié qui est en activité partielle "reste dans l'entreprise" et "garde son contrat de travail."

Xavier Bertrand s'est aussi retranché derrière les faibles annonces du sommet contre la crise de mercredi dernier. Soit le déblocage de 500 millions d'euros pour financer:

  1. le développement de l'activité partielle
  2. la formation des chômeurs
  3. l'embauche d'un millier de salariés supplémentaires pour le service public de l'emploi. Xavier Bertrand a précisé que le recrutement de 1.000 salariés à contrat à durée déterminée à Pôle emploi débuterait dès le mois de février.

Une broutille par rapport à la multiplication des plans sociaux et des suppressions d'emplois: 438 chez Cofinoga, 265 chez Lejaby rien que pour la fin de semaine.

  • A lire:

Sommet contre la crise: Nicolas Sarkozy promet un tout petit rien pour l'emploi

Le "j'accuse" des ouvrières de Lejaby

Cofinoga: 438 postes supprimés

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18 janvier : sommet à contre-emploi

29 Décembre 2011, 08:08am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 27 Décembre 2011

emploi

 

 

Alors que l’hémorragie de l’emploi s’aggrave, les syndicats veulent être écoutés.

Pour le septième mois d’affilée, Pôle emploi a confirmé, hier, une explosion du nombre de demandeurs d’emploi en novembre. Un dernier chiffre caractéristique de l’efficacité du gouvernement en matière de lutte contre le chômage. Pourtant, Nicolas Sarkozy l’avait promis, lors de ses vœux, 2011 devait être « utile aux Français » et consolider une sortie de crise décrétée dès le mois de janvier par le gouvernement.

Face à la crise sociale qui s’annonce l’an prochain avec l’approche d’une nouvelle vague de licenciements dans une économie en récession, Nicolas Sarkozy a convoqué les syndicats à un sommet pour l’emploi le 18 janvier. « Un nouveau plan de communication d’un président en fin de règne, juge Maurad Rabhi, de la CGT. Depuis 2008, on commence à connaître l’exercice. Je suis aujourd’hui dans l’incapacité d’énoncer une mesure qui prouve que le gouvernement aurait été acteur plus que spectateur sur l’emploi. » Avec quelques nuances, la CFDT est tout aussi méfiante : « Ce sommet, la CFDT l’avait demandé. (…) Mais il ne faut pas que ce soit du théâtre  », souhaite Laurent Berger, secrétaire national chargé des questions à l’emploi. « À la CGT, nos propositions sont prêtes », martèle Maurad Rabhi : suppression des heures supplémentaires défiscalisées ; un contrôle soutenu des aides accordées aux entreprises avec un engagement ferme sur l’emploi ; la mise en place d’un seul dispositif alternatif aux licenciements qui regrouperait les mesures de chômage partiel. À ce titre, deux rencontres se tiendront les 6 et 13 janvier entre syndicats et patronat.

Mais, pour le futur candidat à la présidentielle, il s’agit de définir un nouveau slogan de campagne pour remplacer le « travailler plus pour gagner plus ». À Toulon-II, Nicolas Sarkozy avait lancé les hostilités : « Il faudra avoir le courage de lever les tabous pour lever les freins à la compétitivité française. » Avec pour principe des baisses de salaires et/ou de temps de travail contre une préservation de l’emploi. Maurad Rabhi n’en veut pas : « Nous avons déjà connu ces accords compétitivité-emploi dans le secteur des pneumatiques, chez Continental par exemple, et deux ans plus tard l’entreprise a fermé. »

Le chômage explose Les inscrits sur les listes de Pôle emploi ont encore augmenté au mois de novembre. Le nombre de chômeurs en catégorie A, ceux n’ayant pas du tout travaillé est en hausse de 1,1 %, soit 29 900 demandeurs d’emploi en plus. Sur un an, leur nombre grimpe de 5,2 %. Pour les catégories B et C, ceux qui ont un peu travaillé, le constat est le même. Les chômeurs augmentent respectivement de 0,2 % et de 2,5 % en novembre. Au total, 4 834 400 personnes sont inscrites à Pôle emploi. Les entrées à l’ex-ANPE ont augmenté de 9,4 % rien que le mois dernier, avec notamment l’explosion des licenciements économiques (+ 11,1 %).

Clotilde Mathieu

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Perte de 100 000 emplois industriels et de 900 usines en France en 3 ans

29 Décembre 2011, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 28 Décembre 2011

 

 

 

C’est le sinistre bilan de la crise que dresse Les Echos ce mercredi, à partir d’une étude réalisée par l'observatoire Trendeo. Et les perspectives pour 2012 ne sont guère encourageantes.

Selon le quotidien économique, Trendeo a relevé 880 annonces de fermeture de sites industriels au cours des trois dernières années. Avec un pic particulièrement violent en 2009, avec pas moins de 400 fermetures et tout de même 200 en 2011. Dans le même temps, 494 créations de sites ont été recensées. "Bilan: la France compte environ 385 usines de moins aujourd'hui qu'au début de 2009", pointe le journal.

Outre les fermetures, il y a eu pas moins de 1170 annonces de réduction d'effectifs. "Au final, entre les postes créés et ceux supprimés, près de 100.000 emplois industriels ont été perdus en France ces trois dernières années", selon le journal, toujours en citant Trendeo.

L'année 2012 s'annonce difficile. La faible reprise de la fin 2010 n’a duré que quelques mois, la destruction du tissu industriel français a repris de plus belle ensuite. A savoir que les seuls secteurs vecteurs d’emplois sont l'aéronautique, l'agroalimentaire et le luxe, alors que l'automobile qui a perdu 30000 postes en trois ans, la pharmacie, la high-tech, la chimie et la métallurgie ont subi les plus importantes coupes d’effectifs.

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