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emploi

Les chômeurs ne se contentent pas de « traverser la rue ! »

21 Octobre 2018, 07:27am

Publié par PCF Villepinte

Jeudi, 18 Octobre, 2018

L’Humanité Dimanche Cyprien Boganda

Ils enchaînent les contrats courts et passent des heures sur les annonces... Alors que c’est si facile de trouver du boulot! Selon Macron, il suffit de «traverser la rue», de se bouger... à l’«HD», loin des clichés du chômeur «fainéant» et «rétif au changement», les privés d’emploi ont raconté leur galère.

Emmanuel Macron n’a pas inventé le « chômeur bashing », mais il a renouvelé l’exercice. Depuis sa tirade face à l’horticulteur dans les jardins de l’Élysée, invité à « traverser la rue » pour trouver du boulot, jusqu’à ses propos moralisateurs tenus en Guadeloupe, une même ligne idéologique (et politicienne): culpabiliser les demandeurs d’emploi, accusés de ne pas «se bouger » suffisamment pour sortir de leur condition. Au passage, le président et son entourage ne font que réactiver des clichés vieux comme le libéralisme. Petite foire aux intox.

« Du boulot, il y en a, ce n’est pas le problème… »

C’est la mère de toutes les intox, celle dont découlent les autres. Pour justifier leur refus d’une politique de relance économique volontariste, les gouvernements s’abritent derrière le concept d’« emplois non pourvus » (offres d’embauche qui ne trouvent pas preneur). En gros, si le chômage ne baisse pas en France, ce serait essentiellement en raison des dysfonctionnements du marché du travail: les entreprises créent des emplois à la pelle, mais les chômeurs ne sont pas suffisamment incités à chercher. Il suffirait donc d’exercer une amicale pression sur ces derniers pour qu’ils quittent leur canapé et cherchent vraiment. Problème, ce mythe ne résiste pas aux chiffres. En 2017, Pôle emploi dénombrait bien 300000 offres d’emploi non pourvues dans toute la France, mais les raisons sont diverses: offres annulées du fait de la disparition du besoin ou d’un manque de budget, recrutements encore en cours au moment de l’étude, etc. En réalité, seules 150000 offres d’emploi n’ont pas trouvé preneur faute de candidat, ce qui représente à peine 5 % des 3,2 millions d’offres déposées à Pôle emploi en une année. Sur 5 millions de chômeurs, ça ne fait pas lourd!

« Pour trouver un emploi, il suffit de se réorienter! »

L’échange entre Emmanuel Macron et l’horticulteur restera dans l’histoire du quinquennat, au même titre que le « casse-toi pauv’ con » de Nicolas Sarkozy. À un horticulteur au chômage qui se plaignait de ne pas trouver de poste malgré ses tentatives répétées, « Jupiter » lui a donc simplement conseillé de changer de métier: « Si vous êtes prêt et motivé, dans l’hôtellerie, les cafés, la restauration, le bâtiment, il n’y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens, a lancé Emmanuel Macron. Je traverse la rue et je vous en trouve. » Sous-texte: « Si les chômeurs ne trouvent pas de boulot, c’est qu’ils restent cramponnés à leur métier d’origine. » Encore un cliché.

En réalité, les privés d’emploi n’ont pas attendu l’injonction macroniste pour se réorienter. Selon une enquête de Pôle emploi parue en janvier 2017 (1), 37% des chômeurs qui retrouvent du boulot le font en changeant de métier. Dans sept cas sur dix, cette mobilité s’effectue vers une autre branche professionnelle. En général, ces changements correspondent plus à une nécessité qu’à un choix: c’est l’urgence de travailler, assortie d’une absence d’opportunité (seul métier disponible/seul domaine qui embauche…), qui pousse le chômeur à changer de voie, dans 65 % des cas.

« Les jeunes ne sont pas prêts à s’adapter au réel »

Dans la foulée de son face-à-face avec l’horticulteur, Emmanuel Macron a récidivé, cette fois-ci devant un jeune sans emploi. Lors d’un déplacement en Guadeloupe, il assène: « Moi j’attends aussi de chaque jeune qu’il prenne ses responsabilités. (…) Et donc, quand il y a des offres d’emploi qui existent, même si ce n’est pas exactement ce que l’on veut, peut-être au début accepter pendant quelques mois pour se mettre le pied à l’étrier. C’est important, parce que, sinon, on est dans une société qui demande toujours la solution à l’autre. » Merci du conseil! Là encore, les jeunes n’ont pas attendu les sages conseils de Jupiter. D’après un sondage réalisé auprès des 18-30 ans, paru en mars 2017 (2), moins d’un quart des jeunes affirment avoir choisi leur premier emploi par « conviction », c’est-à-dire parce qu’ils avaient « toujours voulu exercer ce métier ». Les deux motifs qui reviennent le plus sont « l’opportunité » (« l’entreprise recherchait des candidats pour ce poste »), et le « besoin » (nécessité de travailler pour subvenir à ses besoins).

« Pour les inciter à bosser, il suffit de les indemniser moins… »

La dégressivité des allocations chômage (baisse du montant des indemnités dans le temps) est une idée populiste très en vogue, quoique notoirement inefficace. Le dispositif a été expérimenté en France, entre 1992 et 1996. Le gouvernement a relancé l’idée, mais en concentrant cette dégressivité sur les cadres. Pour envoyer un signal à la gauche? Quoi qu’il en soit, cette piste est absurde. « Les cotisations des cadres représentent 42 % des ressources du régime (d’assurance-chômage), quand 15 % des allocations vont à ce même public, souligne François Hommeril, dirigeant de la CFE-CGC (« Libération » du 28 septembre). Que les cadres participent à la solidarité entre salariés, c’est très bien! Mais il est inadmissible de tenter de les en exclure. »

(1) « Au sortir du chômage, la dynamique des mobilités entre métiers », Pôle emploi, janvier 2017.

(2) « Observatoire du premier emploi », mars 2017.

5627900

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C (ayant peu ou pas travaillé) inscrits à Pôle emploi au 30 juin 2018. Dont 2915500 femmes (+ 0,4 % en 3 mois), 744900 de moins de 25 ans (+ 1,1 % en 3 mois) et 1418200 de plus de 50 ans (+0,8 % en 3 mois).

 2611000

Les demandeurs inscrits depuis plus d’un an (+ 1,6 % en 3 mois).

 2607500

Le nombre de demandeurs indemnisés par l’Unédic au 1er trimestre.

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Élianne Assassi : "Il faut mettre l'interdiction des licenciements boursiers à l'ordre du jour de l'Assemblée"

1 Février 2013, 08:11am

Publié par PCF Villepinte

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Rapport Cour des comptes :

25 Janvier 2013, 12:12pm

Publié par PCF Villepinte

 

une offensive générale contre l'emploi !Rapport Cour des comptes : une offensive générale contre l'emploi !

 

Dans un contexte où le chômage atteint en France des records, où le président de la République a fait de l'inversion de la courbe du chômage l'essentiel de son objectif pour 2013, la Cour des comptes vient de rendre public son rapport sur le marché du travail.

Clairement inscrit dans les accords de sécurisation de l'emploi refusés par la CGT et FO, mais entérinés par les organisations patronales, MEDEF en tête, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, le rapport vise à inciter à l'adaptation de cette politique publique de l'emploi aux mesures préconisées dans cet ANI du 11 janvier 2013. Chaque élément clé de cet accord interprofessionnel y est traité, alors même qu'il doit faire l'objet d'une transposition dans la loi et donc faire l'objet d'un débat parlementaire par la représentation nationale. En réalité, la Cour des comptes fournit avec ce rapport une trame très orientée contre les chômeurs et l'emploi aux futures renégociations de la convention Unédic.

Dans le même temps, le rapport s'inquiète de l'explosion du chômage en France, qui rend déjà caduc la promesse de François Hollande sur l'inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année. Et il recherche par tous les moyens à freiner le niveau des dépenses d'indemnisation des chômeurs d'ores et déjà prévisible, au nom de la maitrise des déficits publics. A la grande joie du patronat.

Après les accords de sécurisation de l'emploi, ce rapport ouvre un front supplémentaire dans la grande offensive menée par le patronat contre l'emploi et les chômeurs. On regrette une fois de plus l'appui que lui donne le gouvernement. Les français n'ont pas voté pour cela en mai dernier.

 

 

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Chômage : vers un 19ème mois consécutif de hausse

27 Décembre 2012, 10:41am

Publié par PCF Villepinte

"J'ai fait de l'année 2013 une grande bataille pour l'emploi", a dit le chef de l'Etat,lors de sa visite surprise à Rungis.

 

Après dix-huit mois consécutifs de hausse, les chiffres des inscrits à Pôle emploi de novembre, qui seront publiés en fin d'après-midi, ne devraient pas inverser la tendance. Le président de la République, François Hollande, qui s'est exprimé ce matin lors d'un déplacement à Rungis, à tenté de déminer le terrain en réitérant son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de 2013.

Alors que l'Insee prédit une poursuite de la dégradation et 10,5% de chômeurs en métropole en juin 2013, le président de la République a maintenu son objectif d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année prochaine. Fin octobre, 4,58 millions de personnes pointaient à Pôle emploi en métropole, dont 3,1 millions sans aucune activité, un chiffre inégalé depuis plus de 14 ans. Désormais, avant la publication des très attendus chiffres mensuels du ministère du Travail, qui grimpent depuis 18 mois, la principale inconnue est l'ampleur de la hausse. En septembre et en octobre, les chiffres avait littéralement explosé, avec plus de 45.000 nouveaux chômeurs venus frapper à la porte du service public de l'emploi en un mois.

Hollande et Sapin tentent de déminer le terrain

Ce matin, François Hollande, en visite surprise au marché international de Rungis, a appelé à la mobilisation sur le front de l'emploi : "Je devais dans cette période de fêtes dire aux Français que nous devons être tous sur le pont pour le travail et la lutte contre le chômage". "Mon objectif, c'est que le chômage qui progresse depuis maintenant près de deux ans continûment recule", a-t-il dit. "J'ai fait de l'année 2013 une grande bataille pour l'emploi".

Mercredi, à l'issue d'un entretien avec le président de la République, le ministre du Travail Michel Sapin a déclaré "ne pas être là pour faire de la comptabilité" mais "être là pour agir", promettant "une mobilisation maximale de tous les outils" anti-chômage. Michel Sapin a ainsi précisé que 2.000 emplois d'avenir (sur un objectif de 100.000 en 2013), destinés aux jeunes pas ou peu qualifiés, avaient déjà été pourvus et rappelé que le contrat de génération serait le prochain texte débattu à l'Assemblée, à partir du 15 janvier. Il a également appelé syndicats et patronat, qui ont échoué à parvenir avant la fin de l'année à un accord sur la réforme du marché du travail, dernier front ouvert dans "la bataille de l'emploi", à conclure lors de leur session prévue les 10 et 11 janvier.

>>> Lire : Flexibilité, le Medef s’obstine

Entre mai et octobre, 214.500 personnes sont venus grossir les rangs des demandeurs d'emploi sans activité en métropole. Si le rythme accéléré observé depuis juillet se maintenait, le pic historique de janvier 1997 (3.205.000 chômeurs sans activité) serait dépassé d'ici à quelques mois. On est désormais très loin de 2008, date à laquelle on recensait 1,9 million de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans aucune activité), un plus bas en 25 ans. Selon un récent sondage, une grande majorité de Français (62%) estiment que l'évènement économique de l'année 2012 est le franchissement en août du seuil des trois millions de chômeurs.

  • Lire aussi :

Le chômage et la colère explosent
Contre le chômage, une seule priorité : sécuriser l’emploi (CGT)

Si ce n’est pas nous, alors qui ? Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?

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La bataille de l'emploi

7 Novembre 2012, 12:38pm

Publié par PCF Villepinte

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Laurent Siegelmeyer, salarié de Sanofi et syndicaliste CGT Bernard Teper, co-animateur du Réseau Education Populaire, interroge Laurent Ziegelmeyer sur les licenciements boursiers et la situation

30 Octobre 2012, 09:17am

Publié par PCF Villepinte

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3 millions de chômeurs : « rompre enfin avec la politique mise en œuvre par Sarkozy »

27 Septembre 2012, 08:57am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Le cap des 3 millions de chômeurs, constitue une alerte extrêmement grave. Et encore, ce chiffre  ne prend en compte que les personnes n'ayant pas du tout travaillé en France métropolitaine.
Au total, ce sont donc près de 5 millions de salariés privés d'emploi que compte notre pays aujourd'hui, DOM compris.

Ce désastre peut même tourner à la catastrophe si l'on ne rompt pas enfin et définitivement avec la politique mise en œuvre par Sarkozy. Avec la flexicurité et la recherche d'un « compromis historique » sur la baisse du coût du travail et le recul du droit du travail, comme le demande le MEDEF au lieu de sécuriser l'emploi et la formation et de faire reculer les coûts du capital (intérêts, dividendes...), on ne ferait qu'aggraver les difficultés de l'emploi, l'insuffisance des qualifications et la faiblesse de la croissance. Le TSCG, en condamnant à perpétuité les peuples à l'austérité, redoublerait en ce sens.

Les Français, le 6 mai dernier, n'ont pas voté pour cela.
De toute urgence, le gouvernement doit décréter un moratoire sur tous les plans sociaux pour la recherche de solutions alternatives s'appuyant sur les contre-propositions des salariés. Il doit pousser à l'adoption d'une loi sur l'interdiction des licenciements boursiers et accorder aux salariés des pouvoirs nouveaux pour réorienter les choix de gestion. Il s'agit de mobiliser autrement l'argent des entreprises, des banques, des fonds publics et réorienter la BCE pour une utilisation de la monnaie et du crédit favorisant la création, la sécurisation, la promotion de l'emploi, de la formation et des revenus du travail et de remplacement.

 

le 26 septembre 2012

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Le PCF 93 appelle à participer massivement au meeting de lutte organisé par 6 unions syndicales de Seine-Saint-Denis

26 Septembre 2012, 09:00am

Publié par PCF Villepinte

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Une marche pour l’emploi dans les allées de la Fête

5 Septembre 2012, 09:40am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 5 Septembre 2012

Fête de l'Humanité 2012

 

 

Innovation cette année, face à l’ampleur des projets de licenciements, les salariés et les militants sont invités à venir manifester dans la Fête, avec tracts et banderoles. Rendez-vous, samedi 15 septembre, à 15 heures, à l’agora, pour se rendre sur la grande scène.

L’idée s’impose comme une évidence. Et pourtant, c’est un peu une première ! Samedi 15 septembre, à 15 heures, toutes celles et ceux qui veulent dresser un barrage contre les suppressions d’emplois et les 100 000 licenciements annoncés en cette rentrée ont rendez-vous au stand de l’agora de l’Humanité. Avec badges, banderoles et porte-voix, bien sûr. PSA qui supprime 8 000 postes et ferme le site d’Aulnay-sous-Bois, Sanofi, qui réorganise ses activités et sabre dans la recherche, Fralib, qui s’obstine à vouloir fermer l’usine de production de thé de Gémenos alors que les salariés ont un plan de reprise solide, Air France, Arcelor, Doux, Petroplus, Sodimédical, Pilpa ou encore Neo Security… figurent, malheureusement, parmi les entreprises qui alimentent la longue liste noire des plans sociaux. La Fête de l’Humanité, événement incontournable de la rentrée politique et sociale, se devait de marquer le coup, de dénoncer, de mettre en débat, surtout, des propositions alternatives aux licenciements. Peut-on reprendre du pouvoir aux entreprises sur les choix stratégiques ? Peut-on légiférer pour empêcher, freiner, voire interdire les licenciements dans certaines circonstances ? Doit-on développer la possibilité, pour les salariés qui le souhaitent, de prendre les commandes de l’entreprise ? Quelles mesures prendre pour inciter les entreprises à produire en France, à développer les recherches et le développement ? Les questions sont nombreuses. Les réponses en chantier. Formé à l’agora, le défilé déambulera dans la Fête, parmi les stands, et agrégera un flot grossissant de manifestants. Le point d’arrivée sera la grande scène, vers 16 heures, avec prises de parole.

La marche pour l’emploi sera un des moments de résistance face à la saignée de l’emploi. Mais elle ne sera pas le seul. L’urgence sociale sera partout présente, notamment à l’agora, avant le départ de la manifestation. Dès 13 heures, le forum des entreprises en lutte permettra à chacun d’évoquer son combat, auprès d’autres syndicalistes réunis sur la même estrade mais aussi auprès du public de l’agora. Une vingtaine d’entreprises seront représentées (1). Juste après, à 14 heures, place au débat sur les solutions envisageables avec un dirigeant syndical, un député du Front de gauche, une avocate spécialisée en droit social. Invitation est lancée à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

Enfin, le forum social, espace coorganisé par la NVO, magazine de la CGT, et l’Humanité, veut, cette année, être avant tout le lieu de construction des luttes sociales, en facilitant la rencontre entre les salariés, en mettant stands et tables à leur disposition. Une rencontre des salariés en lutte aura lieu le dimanche, entre 14 heures et 15 h 15. Plusieurs débats exploreront l’avenir des différentes filières, les transports, l’aéronautique, et la place du syndicalisme dans les luttes pour l’emploi. Samedi, à 18 h 15, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, évoquera, avec le public de la Fête, les enjeux de la rentrée sociale.

(1) Pour participer au forum des entreprises en lutte, envoyer un e-mail ici.

Paule Masson

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Plans sociaux: Jean-Marc Ayrault répond à Pierre Laurent

25 Mai 2012, 18:42pm

Publié par PCF Villepinte

Jean-Marc Ayrault

  

 

 

Le Premier ministre a répondu ce vendredi à la lettre ouverte de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui l'interpellait sur la multiplication des plans sociaux. Jean-Marc Ayrault indique ses actions à venir et parlent de mesure contre les licenciements boursiers.

Dans sa réponse à la lettre cosignée par Pierre Laurent, Nicolas Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau, le nouveau locataire de Matignon indique deux nouvelles possibilités de recours des salariés contre les plans de licenciements et les cessation d'activité. Le Parlement sera saisi "pour adopter rapidement un certain nombre de mesures précises sur les licenciements boursiers et sur l'obligation pour un groupe, de céder à un repreneur un site industriel rentable qu'il envisagerait de fermer".

Dossiers suivis par Arnaud Montebourg

Par ailleurs, Jean-Marc Ayrault souligne l'action du "Ministre du redressement productif" qui "s'est saisi dès son installation de l'ensemble des dossiers en cours". Ce vendredi, Arnaud Montebourg s'est rendu à Gémenos auprès des Fralib et a annoncé le retour d'Unilever à la table des négocations, qui voulait pourtant cesser toute activité sur ce site de production du thé l'Eléphant, ainsi que la nomination d'un médiateur.

"Chaque situation fait l'objet d'un examen et d'un suivi particuliers. Il est mobilisé avec le Ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les plans sociaux en cours afin de trouver les meilleures solutions pour sauvegarder les emplois et préserver notre tissu industriel et notamment nos PME", assure le Premier ministre

Financement de l'économie

Celui-ci reprend les promesses de campagne de François Hollande concernant la mise en place "de nouveaux outils de financement de l'économie et de la Banque publique d'investissement. Il rappelle enfin aux élus communistes qui l'ont interpelé la tenue de la "conférence sociale qui se réunira d'ici le 14 juillet et dont j'engagerai mardi 29 mai prochain la préparation en recevant les organisations syndicales de salariés et les organisations d'employeurs".

  • A lire aussi:

La réponse du Premier ministre au courrier de Pierre Laurent

La lettre ouvert de Pierre Laurent, Nicole Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau à Jean-Marc Ayrault

Réformes sociales: concertation à tout-va pour Jean-Marc Ayrault

Stéphane Guérard

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