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emploi

Les idées reçues sur les 32 heures : "les 35h, ça n'a pas marché"

14 Octobre 2021, 09:07am

Publié par PCF Villepinte

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Emploi. « Les vraies formations ne se font pas en 40 heures »

6 Octobre 2021, 19:12pm

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Jeudi 7 Octobre 2021

Stéphane Guérard

Jean Castex a annoncé 1,4 milliard d’euros supplémentaires pour la formation des privés d’emploi et des salariés dans les grandes PME. De l’argent qui va se déverser dans un système marchandisé et individualisé, selon deux connaisseurs du secteur.

Il y a huit jours, Jean Castex annonçait un plan pour la formation professionnelle de «1,4 milliard deuros supplémentaires sur 2021 et 2022, dont 900 millions dès cette année». Les entreprises devraient capter le plus gros de ces crédits dédiés à la crise sanitaire et réaffectés. 600 millions sont en effet fléchés vers les grosses PME et 560 millions seront distribués par Pôle emploi «pour ouvrir les nouvelles formations (en entreprise) à lensemble des demandeurs demploi», dixit le premier ministre, afin de former 1,4 million de demandeurs d’emploi. De quoi pourvoir la France en emplois répondant aux enjeux des transitions numérique et écologique? Pas si sûr. Ce quexposent l’économiste Didier Gelot et Djamal Teskouk, conseiller confédéral CGT en charge de la formation professionnelle, dans une somme historique sur la formation professionnelle (1).

Avant d’envisager les annonces de Jean Castex, comment expliquez-vous que la formation professionnelle n’apparaisse pas dans les préoccupations des Français, encore moins dans le débat public?

Didier Gelot Les formations professionnelles n’aboutissent pas toutes à l’obtention de qualifications reconnues. Celles courtes, de 40 heures maximum, au «poste de travail», ne se traduisent généralement ni en termes de salaire, ni en promotion. C’est pourtant la vocation de la formation professionnelle telle que pensée par la loi de 1971. L’autre raison réside dans le fait que les organisations syndicales ne se saisissent que rarement de cette matière. Elles sont beaucoup plus appelées à prendre position sur des restructurations, des problèmes d’emploi, de salaires. La formation professionnelle n’a jamais été vue comme un outil pour répondre aux questions du travail, pour changer la société. En revanche, lorsqu’on interroge individuellement ces salariés sur le sujet, leur intérêt est fort. C’est contradictoire.

Djamal Teskouk C’est aussi dû aux inégalités d’accès. Celles-ci dépendent de la taille de l’entreprise dans laquelle on travaille et de la catégorie socioprofessionnelle à laquelle on appartient. Or, historiquement, le syndicalisme dit de contestation s’est plus appuyé sur les basses catégories, qui en bénéficient peu et qui, quand elles y accèdent, ne leur rapportent pas grand-chose en termes d’évolution de carrière ni de salaires.

Le plan Castex annoncé il y a huit jours permet-il de renverser la vapeur?

Didier Gelot Non, car il suit la logique «adequationniste» en vigueur, selon laquelle la formation professionnelle doit répondre aux besoins immédiats de main-d’œuvre des employeurs. On forme donc des gens sur un nouveau logiciel, une nouvelle machine. Jean Castex s’inscrit dans ce schéma en débloquant de l’argent pour financer des formations courtes afin de répondre aux «métiers en tension». Or, ces métiers, nous les connaissons bien. Voilà des années qu’ils ne fidélisent plus les travailleurs, car ils sont mal payés et dévalorisés. Et les vraies formations professionnelles ne se font pas en 40 heures.

Djamal Teskouk Il y a bien eu une période où les gens peu qualifiés avaient accès à des formations longues pour évoluer en interne, devenir les ingénieurs maison. Depuis une dizaine d’années, cette logique s’est inversée. On a commencé à détruire des postes qualifiés au gré des réorganisations, filialisations, délocalisations. Les entreprises se sont «recentrées sur leur cœur de métier», en externalisant toutes les activités jugées annexes, rejetant les salariés chez des sous-traitants dépourvus des moyens de formation. Lidée suivie est que tout ce qui est perçu comme un avantage en faveur du salarié est coûteux. La formation professionnelle en fait partie.

Didier Gelot Dès lors, plus on travaille dans une entreprise en bout de chaîne de sous-traitance, moins on a accès à la formation. C’est pourtant ces travailleurs qui devraient y avoir accès.

Les employeurs n’ont-ils pas intérêt à former leurs salariés?

Djamal Teskouk On est passé d’une obligation nationale de formation à une incitation faite aux entreprises de formation. Ce changement de vocable signifie un total renversement. Ce n’est plus à la société et aux entreprises de pourvoir à la formation, mais au salarié, à l’individu, de se prendre en charge en vue de se former. Et si possible hors du temps de travail, sur ses deniers personnels. Comme pour la santé, la retraite, la responsabilité a été transférée.

De quand date ce basculement?

Djamal Teskouk La réforme Pénicaud de 2018 parachève ce basculement. Et les annonces Castex s’y inscrivent en droite ligne. Mais nous montrons dans notre livre comment la réforme de 2014 menée sous Hollande a prépositionné tous les outils de marchandisation de la formation professionnelle nécessaires à la réforme Pénicaud. Dont le compte personnel de formation (CPF), qui avait été présenté comme une contrepartie aux régressions des lois Rebsamen et El Khomri, organisant la flexibilisation du travail et la diminution de son «coût».

Didier Gelot La réforme Pénicaud en est le point d’orgue puisqu’elle achève la marchandisation de la formation et la sort des «coûts du travail». Les employeurs ne sont plus obligés de financer la formation professionnelle mais sont incités à le faire. La grande nouveauté de 2018 est la monétisation du CPF. L’argument était de permettre au travailleur de trouver plus facilement la formation dont il a besoin. La réalité est tout autre et les margoulins s’y sont engouffrés. À tel point que, quand vous vous connectez au site du CPF, un avertissement vous met en garde contre ces phénomènes de harcèlement, d’abus et d’arnaques. Forcément, puisqu’il n’y a plus de contrôle public sur les offres. Dès lors, le plan Castex ne répondra pas aux questions posées par les mutations du travail liées aux transitions numériques et écologiques.

Quelles solutions prônez-vous pour réaffirmer l’intérêt de la formation professionnelle?

Djamal Teskouk Aujourd’hui, L’État a fait main basse sur l’essentiel des fonds mutualisés et décide de tout. Fixer des priorités nationales est utile. Encore faut-il donner les moyens. Or, France compétences affiche des déficits.

Didier Gelot Les efforts à produire sont gigantesques si l’on ne veut pas rater les transitions. Mettons donc fin aux exonérations de cotisations employeurs afin de financer les besoins. Nous proposons aussi un droit de formation initiale différée en faveur des travailleurs qui n’ont pu en suivre une. Et réinventons le contrat individuel de formation (CIF) pour redonner du temps long aux salariés. Car les transitions professionnelles ne se font pas en 40 heures.

(1)  1971-2021. Retour sur 50 ans de formation professionnelle. Éditions du Croquant, 13 euros.

 

 

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Assurance chômage : l'ignominie pour les privés d'emploi pendant que les profits des entreprises explosent

2 Octobre 2021, 16:34pm

Publié par PCF Villepinte

 

Prenant prétexte de la fin de la pandémie, le Président de la République et son Premier ministre ont donc décidé d'imposer la mise en œuvre de la contre-réforme de l'assurance-chômage en ce 1er octobre, malgré l'unanimité qu'elle rassemble contre elle.

Selon les chiffres de l'Unedic, avec l'entrée en vigueur de celle-ci, 1,15 millions de personnes vont ainsi voir aujourd'hui leurs droits baisser drastiquement, en moyenne de 17 % et jusqu'à 40 % pour les 400.000 les plus précaires, dont de nombreux jeunes. 50% des allocataires touchent moins de 860 euros par mois : Comment oser dire que l'on gagne plus au chômage qu'en travaillant !

Cette décision est une ignominie à l'égard des salariés concernés, jugés coupables d'un chômage dont seuls sont responsables les gouvernements successifs et le MEDEF.

Cette contre-réforme vise à faire 3 milliards d'euros d'économie sur le dos des chômeurs. Dans un pays qui compte plus de 6 millions de personnes privées d'emploi, plus de 10 millions de personnes sont dans une situation de pauvreté. Qui peut encore nourrir cette idée de folle de s'attaquer aux maigres droits des chômeurs plutôt que de travailler avec courage à l'éradication du chômage ?

Cette contre-réforme souligne par ailleurs le dogmatisme ultralibéral du pouvoir, qui préfère s'en prendre aux salariés que de travailler à éradiquer le chômage.

Le déficit de l'Unedic est d'abord nourri par la persistance d'un chômage de masse ! Les délocalisations en cascade, la course au profit et les cures d'austérité appliquées aux services publics comme aux communes sont responsables du chômage. De même, les bas salaires, les conditions de travail pénibles, le temps partiel subi sont dénoncés par des salariés qui ne veulent plus se faire exploiter quand, en même temps, les taux de marge des entreprises atteignent 35% selon la Banque de France.

Il faut une tout autre politique dans le pays, pour relever les immenses défis écologiques et sociaux.


Le PCF propose d'augmenter les salaires et de créer tout de suite les centaines de milliers d'emplois qui manquent dans nos services publics, en engageant notamment des pré-recrutements, à empêcher les restructurations organisées par les grands groupes, toujours accompagnées de plans de suppressions d'emplois, en déclarant un moratoire sur ces suppressions, à mettre un terme au grand déménagement industriel du pays.

Fabien Roussel, candidat à l'élection présidentielle, présentera l'ensemble des mesures en faveur de l'emploi, de sa sécurisation et des salaires, le 21 novembre à l'occasion d'un grand rassemblement à Paris.

 

Parti communiste français,

Paris, le 1er octobre 2021.

 

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Ian Brossat : « Notre objectif est d’éradiquer le chômage »

27 Septembre 2021, 12:16pm

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Lundi 27 Septembre 2021

Julia Hamlaoui

Lors du conseil national, ce week-end, les communistes ont fixé des rendez-vous pour l’emploi et le pouvoir d’achat. Entretien avec leur porte-parole.

Pas question de laisser l’extrême droite faire le buzz, pour le PCF, qui a tenu son conseil national ce week-end. «Nous voulons mettre la question sociale et écologique au cœur de la présidentielle, pointer la responsabilité du capitalisme, avec lambition de prendre le pouvoir sur l’argent», résume son secrétaire national et candidat, Fabien Roussel. Son directeur de campagne détaille les modalités de cette «contre-offensive».

Comment imposer les questions sociales dans la campagne?

IAN BROSSAT L’extrême droite veut kidnapper la présidentielle. Regardez le décalage. Qu’est-ce qui préoccupe les Français? La santé, l’école, le pouvoir dachat. De quoi parle-t-on à la télé? Du prénom de nos enfants et dautres débats ineptes. Disons-le clairement: la haine ne remplit pas le frigo, elle ne paie pas les factures non plus. C’est sur l’emploi et les salaires que le débat doit porter. Nous voulons lancer une contre-offensive tous azimuts. D’abord avec une semaine de mobilisation sur le travail et le pouvoir d’achat partout en France, du 9 au 16 octobre, et, fin novembre, une grande journée à Paris avec un meeting de Fabien Roussel. Ensuite avec les Rencontres des jours heureux. Il s’agira pour notre candidat d’aller à la rencontre des Français lors de sept grandes réunions publiques pour présenter nos engagements et en débattre de façon directe et franche. Elles porteront sur l’agriculture et la ruralité, l’éducation, l’hôpital, l’évasion fiscale… Enfin, nous allons créer partout des comités des jours heureux pour multiplier les initiatives et remettre la question sociale au premier plan.

Quelles propositions avancez-vous?

IAN BROSSAT Le gouvernement veut faire croire qu’avec la croissance le problème du chômage serait derrière nous. La réalité, c’est qu’on continue à compter 6 millions de chômeurs. Et que la croissance, pour les Français, c’est d’abord celle des factures qui s’envolent. Par ailleurs, la France est devenue un pays de bas salaires qui ne permettent plus de vivre dignement de son travail. C’est pourquoi nous proposons l’augmentation du Smic à 1800 euros brut, soit plus 15 %, et une hausse globale des salaires. L’État doit montrer lexemple. Il faut en finir avec le gel du point dindice des fonctionnaires qui provoque, notamment dans lenseignement, une crise des vocations. Nous défendons donc une augmentation de 30 %, à commencer par les catégories C. Cela représente 60 milliards d’euros. Mais, avant d’être un coût, c’est un investissement pour l’avenir absolument nécessaire.

Sur l’emploi, le PCF veut changer de logiciel, en quoi cela consiste-t-il?

IAN BROSSAT Nous avons fini par nous habituer à vivre dans une société où une part de la population reste sur le bord de la route. Nous sommes animés par une conviction: cest le travail qui confère à chacun sa dignité, sa place dans la société. Je sais que cest un débat qui traverse la gauche. Mais, pour le dire simplement, au revenu universel, nous préférons le travail universel: bâtir une société dans laquelle tout le monde a accès à un travail bien rémunéré avec de bonnes conditions dexercice. Nous voulons une société où ce droit au travail est garanti. Pour cela, nous préconisons un nouvel âge de la Sécurité sociale avec ce que nous appelons une sécurité d’emploi et de formation qui, comme son nom l’indique, garantit à chacun un emploi ou une formation avec maintien de sa rémunération. C’est possible, à la condition de prendre la main sur la finance: moins de spéculation, plus dargent pour lemploi et les salaires.

 

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Uber : Le marteau du juge a encore frappé !

27 Mai 2021, 09:59am

Publié par PCF Villepinte

La Cour d’appel de Paris vient de reconnaitre l’existence d’un lien de subordination entre la plateforme Uber et ses chauffeurs. Dans la droite ligne de l’arrêt rendu le 4 mars 2020 par la Chambre sociale de la Cour de Cassation, les juges réaffirment la qualité d’employeur de la plateforme Uber. Les discours de la compagnie américaine sur la pseudo-liberté laissée à leurs travailleurs ne prennent pas devant les juges : les chauffeurs VTC de la plateforme sont des indépendants fictifs.

 Si les plateformes de travail comme Uber prétendent n’être que des intermédiaires entre des travailleurs dits indépendants et des clients, alors que ce sont elles qui pensent, dirigent, organisent et tirent profit de l’activité proposée en ligne, ce n’est que pour une chose : ne pas avoir à assumer leurs responsabilités d’employeur. Pas de respect du droit du licenciement, pas d’élus du personnel, de Comité social et économique ni de négociations collectives, pas de financement des cotisation sociales… Combien de temps allons-nous laisser faire ?

Ce n’est pas la première décision qui condamne l’entreprise Uber et ses comparses. En France et en Europe, une vague de requalification s’abat sur les plateformes de travail. Pourtant, elles continuent leurs activités comme si de rien était.

Pour que la surexploitation de ces travailleurs cesse, il est temps que le gouvernement agisse !

À l’image de ce que la ministre communiste du travail Yolanda Diaz a fait en Espagne pour les livreurs des plateformes, Fabien Roussel, candidat du PCF à l’élection présidentielle, propose d’instaurer une présomption de salariat qui contraindra les plateformes à respecter la législation sociale. Ces entreprises doivent cesser de résister au marteau du juge, et appliquer, comme toutes les entreprises et tous les citoyens, les lois de notre pays.

 

Barbara Gomes, conseillère PCF de Paris et Ian Brossat, porte-parole du PCF

 

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SODEXO : l’appétit des actionnaires et les logiques financiers passe encore par des suppressions d’emplois !

31 Octobre 2020, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 30/10/2020 par PCF

SODEXO : l’appétit des actionnaires et les logiques financiers passe encore par des suppressions d’emplois !

La multinationale Sodexo, groupe dont le chiffre d’affaires est passé de 15 à 22 milliards d’euros entre 2015 et 2019, vient d'annoncer la suppression de 2299 emplois.

Comme nous en avons l'habitude maintenant, la crise sanitaire serait la cause de cette décision.

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Ce serait vite oublié que le groupe avait antérieurement à la crise sanitaire dans ses tiroirs un plan de réduction d’emplois, sous l’habillage d’un « plan de mobilité ».

Sodexo est par ailleurs un groupe qui a réalisé 1,2 milliards de profits et distribué d’importants dividendes en 2019 (403 millions d’euros).

Durant la crise le groupe a bénéficié d'aide de l’état, après avoir engrangé durant plusieurs exercices le CICE, pour plus de 40 millions d’euros par an.

Sodexo n’est donc pas démuni pour affronter la crise sanitaire et ses conséquences économiques !

Le vrai problème n'est donc pas la covid, mais la logique de rentabilité qui préside aux décisions de l'entreprise.

L'état, les collectivités qui ont servi de base à Sodexo, sont en droit d'exiger le maintien de l'emploi.

La période de difficulté doit servir à développer la formation pour les salariés avec maintien des revenus.

Cette situation montre l'inanité des plans d'urgences du gouvernement pour l'emploi, qui ne pose aucunes conditions aux financements des grands groupes. Ces aides ne sont en fait qu'un soutien au capital.

Plus que jamais se pose la question de droits d'interventions et de gestion des salariés, à Sodexo comme dans les autres entreprises, comme celle du contrôle et de la critérisation des fonds publics accordés aux entreprises, particulièrement aux grands groupes.

Le parti communiste et ses élus apporte un soutien plein et entier aux salariés de Sodexo.

 

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9 et 10 octobre : succès des journées nationales d'actions du PCF pour sécuriser l'emploi

12 Octobre 2020, 06:37am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 11/10/2020 par PCF

 

Dans 65 départements et plus de 100 sites, les communistes et leurs élu.e.s ont tenu ces 9 et 10 octobre des rassemblements, des manifestations, des initiatives dans le cadre de journées nationales d'action pour sécuriser l'emploi. C'est un succès qui montre que la pandémie ne doit pas freiner les mobilisations.

La force militante et l'implantation des communistes en France ont permis de réussir une initiative nationale d'ampleur, inédite dans un tel contexte ! Face au rouleau-compresseur libéral d'Emmanuel Macron, de la droite et du MEDEF, une autre voix s'est fait entendre dans le pays ces 9 et 10 octobre.

Devant des préfectures, des hôpitaux, des sites de multinationales, des entreprises publiques, aux côtés de salarié.e.s et de syndicalistes en lutte, nous avons été plusieurs milliers à faire entendre l'exigence d'une toute autre utilisation de l'argent. Pour faire face à la crise sanitaire et économique, nous proposons de sécuriser l'emploi et la formation, à commencer par les jeunes, et de développer les services publics, singulièrement l'hôpital public.

A Marseille, Paris, Lyon, Bègles, Nice, Asnières, Lille, Valenciennes, Bordeaux, Lens, Boulogne-sur-mer, Belfort, Colmar, Brives, Beauvais, Besançon, Le Havre, nous avons demandé des moyens et des embauches pour les hôpitaux publics, et la gratuité des masques.

Dans de nombreux rassemblements, nous avons exigé la mise en place de conférences territoriales pour contrôler l'utilisation de l'argent public, des banques et des entreprises, l'annulation de plans de licenciements, la nationalisation de secteurs stratégiques, le développement de coopératives.

Le PCF décidera dans les prochains jours des nouvelles initiatives à prendre pour amplifier cette mobilisation et permettre à l'ensemble de notre peuple d'obtenir des avancées concrètes. D'ores et déjà, le PCF appelle à participer à la journée de mobilisation du 15 octobre pour la santé publique.

 

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9/10 octobre : La bataille de l’emploi, ça urge

1 Octobre 2020, 08:28am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 30/09/2020 par PCF

 

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Airbus, General Electric, Boiron, Renault, Auchan, Nokia, Bridgestone, Air France, la liste des entreprises qui cassent l’emploi est longue. Le patronal Figaro parle de « purge » et de « dégraissage ». Les libéraux des ministères qui ont le sens des mots tordus évoquent, eux, « les plans de sauvegarde de l’emploi ». Et cette casse ne se limite pas à quelques noms médiatisés. On brade dans les PME, on brade les intérimaires, les salariés en CDD, les indépendants sans mission, on gèle des plans d’embauche, notamment de jeunes diplômés.

Le chef de la division emploi de l’OCDE, Stéphane Carcillo, note : « On parle beaucoup des plans sociaux car ils sont très médiatisés et touchent parfois des bassins d’emplois entiers en raison de leur ampleur. Mais beaucoup d’ajustements sur l’emploi ont déjà eu lieu au fil de l’eau par le biais de licenciements individuels et surtout de fin de recrutements en contrats courts et de renouvellement des CDD. »

Ainsi l’intérim affiche un déficit de 150 000 emplois sur un an (-20 % sur 2019). À Pôle emploi, au 2e trimestre, on parle de 150 000 inscriptions en moyenne par mois suite à une fin de mission d’intérim ou de CDD et de 10 000 licenciements économiques.

Bref, la vague annoncée de plans sociaux déferle. Le chômage explose. L’urgence sociale est là. C’est la raison pour laquelle les communistes, lors de leur dernier Conseil national, ont lancé une campagne sur l’emploi, à commencer par des journées d’action dans toute la France les 9 et 10 octobre prochains.

Une grande diversité d’initiatives est prévue (rassemblements devant des préfectures, des entreprises, des hôpitaux publics, conférences de presse). 

Des initiatives de résistance, de protestation, et dans le même temps de propositions pour dire haut et fort que ce désastre n’est pas fatal, que l’argent public, des banques, des entreprises ne doit pas servir à licencier mais bien à sécuriser l’emploi et la formation, pour développer l’emploi public dans tous les domaines et révolutionner notre mode de production.

Alors que la crise du politique est profonde, que les citoyens doutent des capacités d’intervention des élus (« puisque le pouvoir économique est ailleurs », pensent-ils), il va s’agir de convaincre au contraire que les collectivités territoriales, par leurs choix politiques, peuvent avoir une influence sur l’emploi en résistant aux logiques destructrices et en construisant des alternatives.

Pourrait être proposée, par exemple, la mise en place de conférences permanentes sur l’emploi, la formation et la transformation écologique des productions, ainsi que des fonds régionaux pour financer cette démarche.

Et il s’agirait (voir le texte « Ce que nous voulons pour nos régions ») de faire converger deux batailles politiques : le contrôle et le suivi démocratique des aides publiques (respect des critères sociaux et environnementaux, transparence) et la création de comités locaux de défense de l’emploi, à l’initiative des organisations communistes et avec toutes les forces progressistes, politiques, syndicales, associatives, pour alerter sur les licenciements, sur les difficultés des TPE/PME, recenser les besoins dans les services publics (santé, éducation) et les autres activités.

Et ainsi de faire reculer les idées fatalistes sur le chômage, l’idée que la gestion des entreprises est à laisser au seul patronat. Il s’agirait aussi d’opposer au chaos du marché une démarche de planification démocratique et décentralisée porteuse d’efficacité sociale.

 

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Explosion du chômage : bilan de la politique du gouvernement

30 Juillet 2020, 08:41am

Publié par PCF Villepinte

 

CGT Publié le 29 juil 2020

 

Le chômage a explosé en France dans le sillage de la crise sanitaire du coronavirus. Au petit soin du patronat, le gouvernement a injecté des milliards pour sauver les secteurs économiques les plus affectés par la crise, mais sans contreparties sociales. Résultat ? Les plans de licenciement massifs se multiplient. En dépit de ce contexte, le gouvernement a décidé de maintenir sa réforme régressive de l’assurance chômage, seulement reportée au 1er janvier 2021.

Un chiffre record, jamais atteint depuis les années 90

Les chiffres, publiés le 27 juillet par la Dares (direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques), font état d'une explosion du nombre de privé.es d'emploi.

Au deuxième trimestre 2020, ce chiffre s’élève à 6 760 100 toutes catégories confondues, ce qui correspond à une hausse de 5,3 % par rapport au trimestre dernier.

Sans surprise, on retrouve dans les chiffres de la Dares les premiers licenciements pour motif économique, qui sont en hausse de 8,7 % sur le trimestre et de 20,5 % sur l’année. C’est le seul motif d’entrée au chômage en hausse sur le trimestre (par exemple, les ruptures conventionnelles ou fin de mission d’intérim sont, elles, en baisse drastique).

Et c'est sans compter les grands plans de licenciement annoncés ces dernières semaines : 5000 emplois supprimés chez Airbus, 1700 chez Sanofi,  4600 postes chez Renault... 

Les travailleurs précaires sont passés en chômage « total »

Pour la première fois depuis 30 ans, le nombre de travailleurs précaires (chômeurs des catégories B et C) est en baisse (-21,3 % sur le trimestre).

Non pas parce que le gouvernement a engagé une réelle politique de lutte contre le travail précaire et les contrats courts, - a contrario, les ordonnances Macron ont précarisé les travailleurs et les milliards d'euros d'aides débloquées pour sauver les entreprises n'ont été conditionnées par aucune mesure sociale -, mais parce que ces travailleurs précaires sont passés en chômage « total » (en catégorie A).  

Dans ce contexte, notre organisation réaffirme la nécessité de repenser la politique gouvernementale en matière d'emploi et de chômage.

L'assurance chômage doit protéger mieux et protéger toutes celles et ceux qui en ont besoin. Pour rappel, plus de 50% des privé.es d'emploi ne perçoivent aucune indemnisation.

La crise actuelle souligne la nécessité de mettre en place la sécurité sociale professionnelle qui garantira à toutes et tous un revenu de remplacement : cela passe par l’annulation de la réforme de l’assurance chômage et la construction de nouveaux droits pour toutes celles et tous ceux que la crise met au chômage.

C'est pourquoi nous demandons :

  • l’annulation du décret du 26 juillet 2019 ;
  • la prolongation des droits pour toutes et tous jusqu'au 31 août 2021, comme cela a été prévu pour les intermittents du spectacle ;  
  • des solutions pour indemniser tous les privés d'emploi ;
  • et enfin faire de l'emploi des jeunes une priorité absolue, de même que la résorption des inégalités femmes/hommes. 

 

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Fabien Roussel : " Il faut déposer une commission d'enquête sur l'utilisation de l'argent public "

7 Juillet 2020, 06:15am

Publié par PCF Villepinte

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