Ré-Agir ensemble pour Villepinte
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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte
Les communistes de villepinte vous invitent à utiliser ce blog comme point de rencontre et d'échanges concernant la situation politique ,économique ,sociale et environnementale du local à l'international.
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Dans moins d'un an désormais, les élections municipales devraient être le premier rendez-vous démocratique fixé avec les Françaises et les Français.
Près de 50 millions de nos concitoyen·nes seront appelé·es aux urnes pour élire leur maire et leur équipe municipale et, ainsi, faire un choix majeur non seulement pour l’avenir de leur commune mais aussi pour celui du pays tout entier.
Pilier de notre démocratie et de la République, nos 35 000 communes sont, en effet, des lieux où sont proposées, se façonnent et se mettent en œuvre des politiques publiques déterminantes pour la population et l’avenir de nos territoires.
Nous saluons le courage des maires, de tous les élu·es locaux·ales mobilisé·es au quotidien dans les villes et les villages auprès de nos concitoyen·nes. Avec eux, nous appelons l’Etat à assumer l’ensemble de ses missions. Nous voulons améliorer la vie quotidienne des habitantes et habitants. Nous voulons, avec les forces progressistes dans leur diversité, résister aux politiques d’austérité et faire vivre, au niveau local, la justice sociale et climatique et démontrer, par les actes, par la promotion des services publics, qu’un autre modèle que le libéralisme tout puissant et le racisme dominant est possible.
C’est cette vision protectrice et émancipatrice de l’action publique locale basée sur la justice sociale que les élu·es communistes, partout sur le territoire défendent, en responsabilité, depuis près de 100 ans ; participant ou dirigeant, le plus souvent, des majorités de large rassemblement et impulsant des luttes pour obtenir des avancées avec les habitantes et habitants.
Alors que le Rassemblement national poursuit sa progression dans le pays et que la droite est à l'offensive, les stratégies assumées de division à gauche et les campagnes délétères engagées contre les équipes qui, depuis 5 ans ou plus, assument des responsabilités locales - qu’elles soient communistes, socialistes ou écologistes - constituent des menaces tant pour l’avenir de nos concitoyen·nes dans les territoires que pour la capacité de la gauche à construire le large rassemblement populaire et progressiste dont la France a besoin.
Le PCF sonne l’alarme et appelle tous ses partenaires à ne pas adopter, vis-à-vis du rassemblement de la gauche, un double discours appelant à l'union pour 2027 et refusant le rassemblement en 2026. Pour que la gauche l'emporte aux prochaines échéances nationales, présidentielles et législatives, elle doit se renforcer en conservant les villes qu'elle dirige et en conquérir en 2026. Cela implique avant tout de soutenir partout les majorités de gauche sortantes. Ce travail de rassemblement a commencé, il doit s’amplifier partout.
Ces élections municipales, si cruciales pour le quotidien de 68 millions de Français·es, peuvent et doivent être la concrétisation d’une stratégie de rassemblement et d’union construite à la base, autour de projets municipaux à la hauteur des attentes des habitantes et habitants, socle d’une ambition partagée et d’une visée émancipatrice pour toutes et tous.
A toutes les forces de gauche, nous disons : créons partout en France, les dynamiques de rassemblement les plus larges possibles, seules conditions pour que 2026 voit la gauche, dans son ensemble, remporter les victoires à même de créer les dynamiques d’espoir en vue des échéances nationales de 2027.
Paris, le 30 juin 2025
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L'action des communes est décisive pour l'avenir du pays et pour répondre aux enjeux démocratiques et de services publics répondants aux besoins de nos concitoyen·nes. Face aux menaces d’une économie et d’un budget dédiés à la guerre et aux décisions gouvernementales sans précédent, menaçant d’asphyxier financièrement les collectivités territoriales par des coupes budgétaires estimées entre 3 et 6 milliards d’euros, nous appelons à une riposte collective. Ces coupes budgétaires entraîneront la fermeture de bibliothèques, l’arrêt de travaux dans les écoles, les crèches, la réduction des transports publics, la privatisation d’infrastructures essentielles et l’arrêt du soutien à la création culturelle.
Associations d’élu·es, communes, intercommunalités, départements et régions : unissons-nous avec les citoyens·es, les associations, les syndicats, les forces de gauche pour contraindre le gouvernement à revenir sur ces choix injustes ! Nous refusons cette logique et nous appelons à une mobilisation en 2025 pour stopper l’asphyxie financière, la casse des communes et de leurs services publics si utiles à leurs administré·es.
C’est une mobilisation collective, toutes les collectivités sont touchées : les grandes villes subissent des pertes de ressources directes, tandis que les plus petites voient leurs projets compromis faute de cofinancements par l’intercommunalité, le département ou la région. Partout en France, il s’agit sans relâche de défendre la libre administration des collectivités qui est un principe constitutionnel et préserver les services publics de proximité. Le combat contre le budget 2025 est toujours d’actualité tant la ponction opérée sur les finances locales est inadmissible et insupportable. Nous exigeons un projet de loi rectificatif pour 2025 et 2026, garantissant des moyens accrus aux communes.
Le gouvernement Bayrou, en se désengageant du financement des services publics, aggrave les fractures sociales et territoriales et met en péril l'environnement. Sa politique d'austérité affaiblit le logement social, l’école, les transports publics, l’action sociale, les infrastructures locales et accentue les inégalités, notamment entre les territoires ruraux et urbains. Cette austérité participe de la fragilisation et de la fermeture d’entreprises. Ces politiques ont déjà prouvé leur inefficacité et leur nocivité par le passé : elles conduisent à l’appauvrissement du pays. Nous refusons cette logique destructrice.
Une ambition communiste pour nos communes !
Dans ce contexte, les élu·es et militant·es communistes s’engagent pleinement dans les élections municipales de 2026.
Nous proposons des programmes ambitieux alliant progrès social et transition écologique pour répondre aux attentes des habitant·es, agissant avec eux pour l'accès à la culture et la réappropriation des biens communs par le développement du service public dans tous les domaines : logement, école, urbanisme, santé, petite enfance, transports, eau, alimentation, énergie, sécurité... Et nous œuvrons à placer les communes et les intercommunalités au service de la paix et de la coopération décentralisée.
Partout, nous voulons construire des projets territoriaux ancrés dans l’intérêt général et ouverts aux rassemblements les plus larges. Dans les villages comme dans les métropoles, nous voulons renforcer la présence des élu·es communistes, aujourd’hui deuxième force de gauche au niveau national. Face à la droite et à l’extrême droite, nous investirons des candidats et candidates dans chaque département, des villages aux grandes villes, pour renforcer notre présence et défendre les services publics dans les communes et au niveau de l’intercommunalité.
Nous ferons grandir les mobilisations et les luttes et nous les appuierons. Nos élu·es sont engagé·es avec les habitant·es dans toutes les luttes : défense des hôpitaux, des bureaux de poste, des gares ; accès universel au logement, à la culture, moyens pour des services publics de qualité ; opposition aux coupures de gaz et d’électricité ; soutien aux plus précaires et aux « sans-papiers » ; protection de l'emploi, de l’environnement et de l'industrie ; défense des services publics, lutte contre la privatisation des infrastructures stratégiques, notamment les aéroports et les lignes ferroviaires ; droit à une alimentation saine et équilibrée ; lutte contre les déserts médicaux ; droits des femmes et féminisme ; lutte pour la sécurité, la paix, contre le racisme, la xénophobie et toutes les discriminations.
Rassembler pour battre la droite et l’extrême droite
Nous appelons au rassemblement dans les villes où nous sommes en responsabilité et sur l’ensemble du territoire pour faire face aux défis sociaux, démocratiques et écologiques. Notre objectif est clair: empêcher la droite et l’extrême droite – RN, LR, LREM et leurs alliés – de s’emparer des municipalités. Ce rassemblement doit se construire sur la base d’un projet collectif, élaboré par nos sections et débattu avec les citoyen·nes, le mouvement associatif et les forces de gauche. Les résultats des dernières échéances électorales montrent l’urgence d’agir, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains où l’extrême droite progresse. Dans les grandes villes, il s’agit également de contrer les victoires des macronistes et LR.
Nous nous mobiliserons pour maintenir et renforcer les majorités de gauche dans les communes où nous sommes en première responsabilité, ainsi que dans celles où nous participons à une coalition respectueuse de nos valeurs et de notre projet.
Dès cet été, et au plus tard à l’automne, nous désignerons nos chef·fes de file et têtes de liste dans les villes de plus de 20 000 habitant·es en tenant compte de leur engagement militant, de leur capacité à fédérer et de leur ancrage territorial.
Nous souhaitons engager dès à présent des discussions avec tous les citoyen·nes qui le souhaitent et toutes les forces de gauche, tant au niveau local que national, pour bâtir ensemble des choix municipaux cohérents, ancrés dans les réalités locales et porteurs d’une dynamique nationale.
En 2026, faisons des élections municipales un moment de mobilisation populaire pour de nouvelles avancées sociales et pour l’égalité des territoires !
Paris, le 15 mars 2025
Parti communiste français.
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Sébastien Crépel L'Humanité
Publié le Lundi 13 Juin 2022
Le défi était un peu fou : passer du statut de troisième force éliminée dès le premier tour de la présidentielle à celui de vainqueur des législatives huit semaines plus tard, dans une élection pensée précisément pour qu’au grand jamais ne se produise ce genre de surprise.
En arrivant au coude-à-coude avec la coalition présidentielle à l’issue du premier tour, dimanche, et en doublant au passage le Rassemblement national, relégué à la troisième marche, la gauche a prouvé que le pari n’était pas si insensé. Mais il faudra faire bien mieux encore pour viser la victoire au second tour, en convainquant notamment les millions d’électeurs qui ne se sont pas déplacés. L’abstention était en passe d’égaler le précédent record dans ce type de scrutin, à 51,3 % des inscrits, selon l’Ifop.
D’ores et déjà, la Nupes peut s’enorgueillir d’avoir gagné ses galons de principale force d’opposition. En attendant de réaliser peut-être l’exploit historique et inédit que constituerait le renvoi dans l’opposition du président de la République fraîchement réélu. Ou, au moins, de le priver de majorité absolue, comme les premières projections en sièges en indiquent la possibilité.
Le rapport de forces politique du quinquennat, qu’Emmanuel Macron espérait garanti d’avance, en serait bouleversé. Pour le meilleur, puisqu’il s’agit, au fond, de créer les conditions d’imposer au chef de l’État la mise en œuvre d’idées majoritaires dans le pays, comme la hausse du Smic à 1 500 euros net, le blocage des prix ou le retour de la retraite à 60 ans.
Nous n’en sommes pas là, mais, sans vendre la peau de l’ours, le bilan apparaît déjà favorable pour la Nupes au soir du premier tour. La dynamique de l’union a clairement fonctionné, là où la division de la gauche avait d’emblée éliminé la plupart de ses représentants en 2017.
Nombre de candidats, députés sortants ou non, pointaient en tête ou pouvaient l’emporter : les communistes Fabien Roussel dans le Nord, André Chassaigne dans le Puy-de-Dôme, Nicolas Sansu dans le Cher ou encore Bruno Nottin, qui a sorti Jean-Michel Blanquer dès le premier tour dans le Loiret ; les insoumis Manuel Bompard à Marseille, Danielle Simonnet à Paris, François Ruffin dans la Somme ; les socialistes Olivier Faure en Seine-et-Marne, Jérôme Guedj dans l’Essonne, Valérie Rabault dans le Tarn-et-Garonne ; les écologistes Sandra Regol à Strasbourg et Stéphane Ravacley dans le Doubs, et tant d’autres.
Bien sûr, l’objectif de décrocher les 289 sièges qui donneraient à la gauche les mains libres pour gouverner, et qui ouvriraient les portes de Matignon à Jean-Luc Mélenchon, peut sembler difficile à atteindre. Mais aucun vote n’est joué d’avance.
Une toute nouvelle élection commence dans chaque circonscription, avec l’inconnue des reports de voix des candidats éliminés. Un scrutin plus classique pour la gauche, habituée à se rassembler au second tour. Mais dont l’enjeu reste de mobiliser les abstentionnistes, en particulier chez les électeurs de gauche de la présidentielle.
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Publié le 19/05/2022 par PCF
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Déclaration des responsables du PCF en charge du « programme partagé » de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale et du porte-parole du PCF
Les 12 et 19 juin prochains, un vent d’espoir peut se lever sur la France.
Emmanuel Macron n’a remporté la présidentielle qu’à la faveur de la volonté majoritaire du pays de barrer la route à l’extrême droite.
En se rassemblant pour les législatives, la gauche rend aujourd’hui possible la mise en échec du président de la République et de son programme de casse sociale, la défaite de très nombreux députés de droite et d’extrême droite. La conquête d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale devient possible pour relayer les attentes du mouvement populaire.
Avec les propositions de « La France des Jours heureux », le PCF et son candidat Fabien Roussel ont travaille avec l’ensemble des forces de gauche au programme partagé que nous défendrons ensemble. Ils ont particulièrement insisté sur la nécessité de se doter de moyens financiers et de pouvoirs à la hauteur des objectifs sociaux et écologiques avancés. D’où la place du travail et de l’emploi au cœur des politiques publiques à déployer, en sécurisant l’emploi et la formation…
D’où l’engagement pour la retraite à 60 ans, en intégrant les périodes d’études et de non travail dans le calcul des années de cotisation nécessaires pour une pension à taux plein. D’où l’exigence d’une République sociale, laïque, universaliste et démocratique, qui se déploie partout avec des services publics pour toutes et tous… D’où l’importance accordée à la réappropriation publique et sociale de grandes entreprises concernées telles EDF et Engie, comme au besoin d’un pôle public financier avec la nationalisation de banques privées pour conduire une politique réellement transformatrice…
D’où l’accent mis sur un nouveau mode de développement, solidaire et écologique, qui suppose un mix énergétique nucléaire/renouvelable, la réindustrialisation de la France et la nationalisation de grands groupes stratégiques, ainsi que de nouveaux pouvoirs d’intervention des citoyens et des salariés sur l’économie… D’où enfin la demande que la France use de son siège au Conseil de sécurité pour faire naître des coopérations solidaires entre les peuples et prévaloir le droit international et la paix, en Europe autant qu’en Palestine ou au Sahara occidental, et dans la levée du blocus de Cuba…
Certains de ces points figurent parmi nos objectifs communs, d’autres resteront à débattre entre les groupes de gauche au sein de la prochaine Assemblée. Le plus important est que nos compatriotes puissent voir leurs vies changer dès l’été, et qu’avec les mobilisations populaires la colère se transforme en une force puissante de changement.
Ian BROSSAT - Léon DEFFONTAINES - Marie-Jeanne GOBERT - Christian PICQUET - Évelyne TERNANT - Vincent Boulet
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Publié le 18/05/2022 par PCF
Bouches-du-Rhône, 13e circonscription
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Affluence impressionnante lors de la réunion constitutive du comité de soutien de Pierre Dharréville et Magali Giorgetti, à Martigues. Hanane Touach, présidente d’un club sportif, prend la parole pour les droits des femmes. Alain Audier évoque les enjeux industriels et ceux de la santé au travail. Mathieu Frantz veut croire en une jeunesse qui aspire encore à un futur où justice sociale et écologie seront mises sur le devant de la scène…
Plus de mille personnes ont, depuis, rejoint le comité de soutien et les initiatives se multiplient, tandis que les candidats se démultiplient. Le porte-à-porte a déjà commencé dans les quartiers populaires, les rencontres se poursuivent sur les marchés provençaux, et dans chaque ville de la circonscription s’organise un « Rendez-vous pour vivre bien ». C’est leur slogan : « Ensemble, vivre bien ». Cela peut paraître ordinaire, banal, expliquent les candidats, mais si ça l’était, ça se saurait… Vivre bien, ce sont les salaires en pensions, la sécurité sociale, les services publics… L’hôpital est au cœur des attentions, tout autant que l’école. Les mobilisations émergent un peu partout contre les fermetures de classes et le manque de remplaçants après une période de pandémie éprouvante.
Le bilan de député, un document de 34 pages retraçant son action locale et nationale, est diffusé par les militantes et les militants. « Ce bilan, c’est un peu le vôtre, répète Pierre Dharréville. Les victoires, nous les avons obtenues ensemble. » Le Centre AFPA d’Istres était menacé de fermeture, il est en train de reprendre vie. Une dynamique est enclenchée autour de la réhabilitation de l’étang de Berre. Le congé de proche aidant est désormais indemnisé. L’hôpital va connaître de nouveaux investissements… À Port-Saint-Louis du Rhône, lors du premier rendez-vous, les sujets fusent : le rail, l’enseignement supérieur, la pauvreté. Il en est de même à Port-de-Bouc quelques jours plus tard : l’énergie, l’enseignement professionnel…
C’est une campagne de propositions et d’échanges, où il s’agit de faire grandir l’espoir d’un changement. Pour cela, il faut une nouvelle majorité, que peut permettre l’alliance constituée au sein de la nouvelle union populaire écologiste et sociale. Sur les murs, c’est un rassemblement populaire qui s’affiche : les candidats sont entourés d’une foule d’habitantes et d’habitants. Une deuxième affiche montre Pierre Dharréville et Magali Giorgetti en plein échange avec ce sous-titre : « À vos côtés ». Les militantes et les militants rapportent les témoignages qu’ils recueillent sur ces élus appréciés pour leur engagement sans relâche et leur proximité. Les échanges se poursuivent avec les associations. Nombre de syndicats disent combien le travail avec leur député a été précieux.
Les prochains rendez-vous se préparent dans chaque ville avec le comité de soutien, avant le grand meeting final au théâtre de verdure de Martigues, le 9 juin prochain.
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Emmanuel Macron ne bénéficie d’aucun blanc-seing.
Du jamais-vu. Au lendemain de son élection, Emmanuel Macron cherche les moindres traces d’une adhésion populaire véritable. Il ne les trouvera pas. Non seulement il a perdu 2 millions de suffrages exprimés par rapport à 2017 – Marine Le Pen en récolte plus de 2,5 millions supplémentaires –, mais les enquêtes d’opinion indiquent de manière implacable qu’une large majorité des Français souhaitent une cohabitation lors de son second quinquennat.
En résumé, 63% des personnes interrogées espèrent que le chef de l’État réélu «ne dispose pas d’une majorité» à l’issue des législatives, sachant que 44% aimeraient le voir cohabiter avec Jean-Luc Mélenchon comme premier ministre. Enfin, 57% de nos concitoyens plaident pour que les partis de gauche (FI, PCF, EELV et PS) présentent des candidats communs. L’union des forces de progrès reste dans les têtes, telle une aspiration sinon une exigence…
Nous entrons dans une nouvelle séquence politique. Elle peut, de toute évidence, ne pas ressembler à celle de 2017 et fracasser l’absurdité du désespoir. Le gagnant ne bénéficie d’aucun blanc-seing, d’autant que sa propre campagne électorale, brève et assez évanescente, n’a pas servi de purge cathartique des monumentales colères qui traversent le pays. Sombre victoire en vérité.
Emmanuel Macron se voit élu dans un océan d’abstention, avec, en sus, 3 millions de votes blancs et nuls, et au moins la moitié des personnes ayant voté pour lui ont glissé son nom dans l’urne pour barrer la route à l’extrême droite et non par soutien à son projet libéral. Le voilà très affaibli, dans un contexte de possible explosion sociale. Pouvoir d’achat en berne, colère dans les hôpitaux et dans le monde éducatif, réforme des retraites pouvant être décidée par 49-3 (dixit Bruno Le Maire), urgence climatique, etc. : le président ne possède aucun état de grâce pour le début de son nouveau mandat. Parlons plutôt de défiance.
Rien n’est impossible désormais pour répondre aux attentes populaires, enclencher une vraie dynamique d’espoir, et s’adresser aux 11 millions d’électeurs de gauche du premier tour et aux 12 millions d’abstentionnistes. L’objectif: élire une majorité au Parlement et battre le bloc raciste de l’extrême droite, comme le bloc libéral de la droite représenté par Macron.
[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 26 avril 2022.]
Publié par Jean-Emmanuel Ducoin à