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Municipales. À propos de l’éventuelle disparition du Parti communiste

4 Juillet 2020, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Mercredi, 1 Juillet, 2020

Par Serge Regourd, Professeur émérite des universités.

Depuis plusieurs décennies, dès la fin du premier septennat de François Mitterrand, les chroniqueurs politiques des grands médias n’ont cessé d’annoncer la disparition prochaine du Parti communiste. Il serait intéressant de mener une recherche d’envergure, dans le domaine des Sciences de l’information et de la communication, sur cette thématique. Quelques simples clics sur internet permettent, déjà, de recueillir un florilège haut en couleur : chaque échéance électorale est ainsi rythmée par la scansion des « morts qu’il faut qu’on tue ».

Le sort du « communisme municipal » n’échappe pas à cette présentation crépusculaire. Dès avant le premier tour des dernières municipales, le champ lexical réservé aux candidats communistes était univoque : « Vers la fin du communisme municipal ? », « l’éradication de la ceinture rouge », et autres « tentatives de survie »...

Pourtant, le premier tour de ces municipales, en mars dernier, vint contredire ces funestes prévisions. L’élection immédiate de plusieurs dizaines de municipalités communistes, de Montreuil à Dieppe, de Vierzon à Nanterre, de Gennevilliers à Martigues, déjouait, une fois encore, l’agenda politico-médiatique. Les experts cathodiques revinrent alors, sagement, au droit commun selon lequel ils traitent, pour l’essentiel, le PCF hors période électorale : ignorance et occultation.

Leur verve éditoriale a été ranimée grâce à ce qu’il convient bien de qualifier de mauvais résultats du second tour, au terme duquel une vingtaine de villes ont été perdues, parmi lesquelles plusieurs « bastions » historiques et symboliques. L’information « mainstream » a alors trouvé à s’appuyer sur des faits avérés pour ré-alimenter la litanie de la fin prochaine du communisme municipal.

Pourtant, selon les enseignements du sociologue Gaston Bachelard, « voir sans comprendre n’est rien ». Il s’agit donc de comprendre les causes de ces mauvais résultats et d’interroger leur portée : signifient-ils un retournement de situation par rapport au premier tour ? Traduisent-ils un authentique désaveu à l’égard des élus communistes en place ? Y a-t-il une cohérence globale quant à l’échec enregistré de Saint-Denis à Saint-Pierre-des-Corps, ou d’Aubervilliers à Firminy ?

Certes, dans un certain nombre de cas, des villes ont été perdues par le Parti communiste et d’autres ont été gagnées (comme Bobigny ou Villejuif) selon la logique inhérente à toute consultation électorale et frappant tous les partis. Plusieurs défaites relèvent alors des aléas du scrutin et, parfois, du déplacement d’un petit nombre de voix, comme ce fut, par exemple, le cas à Aubiére, où le maire sortant communiste a été devancé de 5 voix dans une ville de plus de 10 000 habitants (ce très faible écart constituant l’un des critères permettant au juge administratif d’annuler éventuellement les résultats de l’élection).

Pourtant, dans un important pourcentage de villes perdues, des éléments spécifiques fournissent une toute autre explication, ayant permis de diagnostiquer l’échec avant même le dépouillement des bulletins de vote.

Selon cet examen critique, les responsabilités peuvent, dans certains cas, être partagées, et aussi imputables à des responsables locaux du PCF, même si dans la majorité des cas, les candidats communistes n’ont fait que subir des alliances contre nature.

Le cas de Saint-Denis est ambivalent de telles hypothèques. L’échec de la fusion avec la liste de la FI avait scellé le sort de la plus importante ville détenue par le PC au terme d’un déplorable imbroglio, mêlant intransigeance politique et improvisation organisationnelle. 

Selon une autre dramaturgie, les échecs de Firminy ou de Gardanne, étaient également programmés par les choix précédant le second tour. À Firminy, le maire communiste sortant avait été exclu du parti à la suite de problèmes judiciaires et une autre candidate investie par le PC lui était opposé. Au premier tour, le candidat de droite précédait légèrement le maire sortant (35 % contre 33 %) cependant que la candidate du PC était distancée à 15 %. 

Scénario comparable, bien qu’inversé, à Gardanne. Au premier tour, le candidat officiel du PC était crédité de 23, 78 %, précédant le candidat soutenu par l’ancien maire communiste (22,84 %). Arithmétiquement, la ville était donc assurée de rester dans son ancrage politique. Mais là, alors que de surcroît un candidat RN était également en piste, le candidat arrivé en deuxième position s’est maintenu, permettant à la droite de mettre un terme à la longue tradition communiste.

Ces trois cas de figure ont en commun d’avoir fait prévaloir des questions de personnes, de natures diverses, sur les enjeux électoraux, autorisant ensuite des commentaires politiques en termes d’effondrement de bastions communistes alors que les conditions de leur pérennité étaient réunies. 

Dans nombre d’autres cas - sans que tous puissent être mentionnés -, les candidats communistes ont, simplement, été victimes d’arrangements politiciens d’alliés supposés ayant revêtu l’habit d’adversaires.

Le cas qui mériterait la plus longue explicitation est celui d’Aubervilliers. La profusion des listes de gauche au premier tour a permis à la candidate de droite d’arriver en tête (25 %). Pour le second tour, le candidat du PS (13 %) et le candidat « communiste dissident » (7,43 %) ont choisi de fusionner non avec la maire communiste sortante mais avec la liste dite citoyenne d’un ancien adjoint, dont plusieurs publications et enquêtes (notamment de la revue Marianne) avaient décrypté comment ce caractère citoyen visait à occulter un caractère proprement communautariste. Un socialiste et un prétendu « plus authentique communiste » ont ainsi joué les chevaux de Troie pour offrir les clés de cette ville symbole de la culture ouvrière à la droite.

Situation proche à Seclin, où le maire communiste sortant était à égalité de suffrages avec son concurrent de droite au premier tour (40 %), ayant nettement relégué son ancien adjoint socialiste (10 %) avant que ce dernier décide de fusionner avec... la droite pour le second tour. Le scénario mis en œuvre à Choisy-le-Roi ne fut guère différent : c’est cette fois le candidat EELV du premier tour qui fit alliance avec la droite pour entraîner l’échec du maire communiste sortant.

À Saint-Pierre-des-Corps, citadelle cheminote communiste, les résultats du premier tour étaient clairement favorables au candidat communiste : il était certes précédé par le candidat de droite (29 % contre 27 %), mais il disposait d’importantes réserves à gauche : 15 % côté PS, près de 12 % coté EELV. À ceci près que chacune de ces deux listes, n’ayant pourtant aucune chance de l’emporter, se sont maintenues au second tour, offrant, là encore, la mairie à la droite dans une ville symbole de la gauche.

Sans qu’il soit possible de mentionner chacune des villes en cause, l’échec subi à Givors relève de la même grille de lecture : alors que le maire communiste sortant était en tête au premier tour (24,55 %), la deuxième liste de gauche (20, 52%) s’est maintenue malgré la présence du RN en deuxième position (22%) dans le cadre d’une quadrangulaire, aboutissant à l’échec du maire sortant pour quelques voix (28,24 % contre 28,88 %).

Il apparaît ainsi que si la coagulation de ces différents échecs peut autoriser un commentaire journalistique rituel en forme de longue chronique d’une mort annoncée, l’analyse circonstanciée des résultats ville par ville, conduit à des conclusions sensiblement différentes.

Par-delà l’addition d’un certain nombre de signes négatifs, les dernières municipales ont, à l’inverse, également permis à des candidats communistes de se manifester comme têtes de listes légitimes et offensives de l’ensemble de la gauche dans des grandes villes comme Le Havre ou Nîmes, et grâce à de larges coalitions de gauche, de Bordeaux à Strasbourg, de Marseille à Montpellier, d’élargir le nombre de ses conseillers municipaux et de rester le troisième parti en termes de municipalités dirigées par un maire communiste, avec notamment une vingtaine de villes de plus de 30 000 habitants. Une réalité politique totalement occultée par les représentations médiatiques.

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Élections. Les communistes dévoilent leur liste pour les européennes

28 Janvier 2019, 09:31am

Publié par PCF Villepinte

Lundi, 28 Janvier, 2019

Maud Vergnol

Le conseil national du PCF a validé samedi sa liste pour le scrutin du 26 mai, conduite par Ian Brossat. Gilets jaunes, syndicalistes, féministes, écologistes: un «arc-en-ciel» de luttes pour une «Europe des gens, pas celle de l’argent».

«Des gens ordinaires qui ont accompli des choses extraordinaires.» C’est ainsi que Ian Brossat décrit la liste qu’il conduira pour les élections européennes, validée samedi par le conseil national du PCF, et qui sera soumise au vote des adhérents du 30 janvier au 2 février. «Sa composition est à l’image de notre diagnostic politique, explique l’adjoint au maire communiste de Paris. Le monde politique est à mille lieues de la réalité sociale, comme le rappellent les mobilisations des gilets jaunes. Nous cherchons à réparer cette fracture.

Notre parti pris, c’est donc d’avoir une liste à l’image de la vie réelle, du monde du travail tel qu’il est aujourd’hui.» Un choix qui s’affiche dès la deuxième position, avec la candidature de Marie-Hélène Bourlard, ex-syndicaliste CGT de l’usine textile Ecce, figure du documentaire de François Ruffin Merci patron! (voir son portrait dans notre édition du 15 novembre 2018). «Ça ferait beaucoup de bien d’avoir la première femme ouvrière qui rentrerait au Parlement européen», s’enthousiasme Ian Brossat. La liste comporte en effet 50 % de salariés et d’employés, soit la même proportion que dans la population active. En comparaison, l’Assemblée nationale ne compte que 4,6 % d’employés et aucun ouvrier. Suivent sur la liste en 3e et 4e positions les députés européens communistes Marie-Pierre Vieu et Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.

Trois candidats gilets jaunes sur la liste

Pour le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, «cette liste, c’est le rassemblement des luttes, c’est la France du monde du travail qui n’accepte plus ce qu’on lui fait subir, c’est l’arc-en-ciel des blouses blanches, des gilets jaunes, des cols bleus, des robes noires, des bottes vertes et des chasubles rouges, avec la très forte représentation du monde du travail».

Routiers, agriculteurs, cheminots, enseignants, aides-soignants, médecins… Les candidats de la liste proposée par le PCF représentent autant le secteur public que le privé. En 9e position, Arthur Hay, livreur Deliveroo de 28 ans, a créé le premier syndicat de coursiers à vélo de France. «Tous ces syndicalistes, qu’ils luttent dans le secteur public ou privé, se battent comme des lions», se félicite Ian Brossat. À l’instar de Franck Saillot, ouvrier de la papeterie Arjowiggins de Wizernes, dans le Pas-de-Calais, qu’il a occupée avec ses collègues durant trois ans, jour et nuit, pour en éviter la fermeture. Une lutte victorieuse qui a abouti à une reprise de l’activité à l’automne dernier, sauvant une centaine d’emplois.

Trois gilets jaunes, très investis sur les ronds-points, seront aussi de la partie. C’est le cas du champion de taekwondo Mamoudou Bassoum, qui, le 1er décembre 2018, était monté sur le podium des championnats d’Europe avec son gilet jaune sur les épaules en soutien au mouvement qu’il a rejoint, dès les premières heures, sur les ronds-points du Loiret. «L’humain d’abord, c’est ça mon credo», explique-t-il à l’Humanité. «Notre société a été complètement déshumanisée par la course au profit, à l’individualisme», déplore le sportif de 35 ans, qui dit s’être engagé «naturellement» aux côtés des communistes, «après avoir constaté le formidable boulot des élus PCF» dans son département.

Autre beau symbole: la candidature de Maryam Madjidi (n° 8), prix Goncourt du premier roman en 2017 pour Marx et la poupée, dans lequel on découvrait le parcours de cette fille de militants communistes de Téhéran à Paris, où elle enseigne le français à de jeunes mineurs isolés. «Pour moi les engagements artistique, social et politique ne font qu’un, explique-t-elle. Nous sommes dans un climat politique très particulier. Face à cette vague qui menace, il faut se mouiller et choisir son camp! J’ai été très sensible au courage politique du PCF de ne rien lâcher sur l’accueil des réfugiés quand la facilité populiste pousse d’autres à jouer avec les peurs.» Fort d’une liste dont «chaque nom est porteur d’une lutte, d’un engagement concret et d’espoirs largement partagés dans le pays», selon les mots de Fabien Roussel, le PCF, crédité jusqu’à présent de 2 à 3 %, compte se saisir de son avance pour remonter la pente.

«Nous lançons notre campagne, sans pour autant renoncer à tendre la main jusqu’au bout à ceux qui le souhaiteront», précise Fabien Roussel, alors que six listes de gauche sont déjà en lice, dont les scores additionnés n’atteignent pas les 30 %, selon le dernier sondage Elabe.

Maud Vergnol

élections européennes 2019

pcf

ian brossat

 

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Des députés du FRONT DE GAUCHE

27 Mai 2012, 18:58pm

Publié par PCF Villepinte

 

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Le 2 juin aux Espaces V, rassemblement festif pour la victoire!

25 Mai 2012, 22:06pm

Publié par PCF Villepinte

2-juin.jpg

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Sénatoriales : majorité basculée, l’UMP désavouée

26 Septembre 2011, 11:51am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 26 Septembre 2011

 

Mots clés : Sénat, Elections 2011-2012,

 

 

Avec 177 sièges sur 348, la gauche  a obtenu dimanche la majorité absolue au Sénat. C’est historique : le Sénat n’est plus à droite, jamais un  chef d’Etat n’avait connu un tel désaveu.

Malgré une élection très peu démocratique en elle-même, le Sénat s’est rapproché de l’Etat de l’opinion. Le mécontentement des citoyens a trouvé échos chez les élus locaux qui doivent gérer vaille que vaille des collectivités aux moyens amputés : suppression de la taxe professionnelle, RGPP, réforme territoriale… Incontestablement, le coup est rude pour la droite et l’UMP en particulier.

L’alliance PS, EELV et PCF remporte la majorité absolue. Le Front de gauche progresse globalement en nombre de voix. De beaux scores ont été faits dans de nombreux départements, comme le Lot, le Jura, le Loire-et-Cher et dans les Pyrénées. Pourtant Le PCF cède tout de même 2 sièges au PS, dans l'Essonne, à cause d’un dissident socialiste et en Seine Saint Denis. Sur 16 sièges renouvelables, le Parti communiste français en réélit 14 et en gagne 1 nouveau dans le Morbihan, avec l’élection de Michel Le Scouarnec. Le groupe Front de gauche du Sénat compte désormais 21 élus dont 20 communistes.  

Au final, c’est surtout le groupe socialiste qui se renforce avec 123 sièges, tout comme EELV qui remporte 10 sièges contre quatre sortants. Il y a également 13 sénateurs divers gauche, 1 MRC et 10 PRG.
La droite est assez fragmentée : l'UMP conserve tout de même 124 sièges, le Nouveau Centre 12, le MoDem 4, le Parti Radical 4, la Gauche Morderne et le MPF ont chacun 1 sénateur, plus 18 divers droite.
Prochaine étape : l'élection, samedi 1er octobre, du nouveau président du Sénat. Gérard Larcher, l'actuel président, se présentera à nouveau. Le candidat de la gauche devrait être Jean-Pierre Bel.

La réaction de Pierre Laurent : La citadelle de la droite est tombée !
"C'est une sanction sans appel de la politique gouvernementale. Ce scrutin porte la marque du rejet de ses choix et de la colère des élus des collectivités territoriales face aux attaques répétées du gouvernement contre la démocratie locale. (…) Le rôle de notre groupe sort conforté de ce scrutin. Il se battra dès les discussions de cet automne sur le budget de la nation et le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Les sénatrices et sénateurs communistes demandent que la nouvelle majorité du Sénat se prononce au plus vite pour l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales que ce scrutin condamne sans ambiguïté."

Roland Muzeau, porte-parole des députés PCF : "malgré un scrutin aux modalités contestables, cette +prise du Palais d'hiver+ traduit la colère que suscite la politique antisociale du gouvernement. Cet événement est aussi une réponse au coup de force contre la démocratie auquel la majorité présidentielle s'est livrée avec sa reforme des collectivités. C'est un formidable encouragement a se rassembler pour battre la droite aux élections présidentielle et législatives et imposer une politique qui réponde enfin aux besoins de nos concitoyens et du pays".

Pour Martine Aubry cette victoire "montre que quand les socialistes et la gauche sont unis, les résultats sont là". Elle a appelé ce lundi à "jouer évidemment collectif. Jean-Pierre Bel est un président de groupe qui a fait du bon travail. Ce sera un très beau geste que tout le monde vote pour lui", a déclaré la candidate à des journalistes dans le train qui la menait à Caen, pour la campagne de la primaire."

Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste du Sénat : "La gauche vient de gagner ce 25 septembre, elle vient de gagner les élections sénatoriales. C'est un véritable camouflet pour la droite."

Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à l'élection présidentielle : "Ce soir, la Ve République vit un tournant historique. Les grands électeurs de toute la France ont choisis de mettre fin à 'l'anomalie démocratique'. Pour la première fois de l'histoire de nos institutions, la haute-chambre prend la couleur de l'aspiration de millions de citoyens français : la couleur du changement."

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Sénatoriales : « La citadelle de la droite est tombée ! »

25 Septembre 2011, 21:08pm

Publié par PCF Villepinte

Sénatoriales : « La citadelle de la droite est tombée ! »

Ce dimanche 25 septembre 2011 fera date. Pour la première fois, et malgré un mode de scrutin construit sur mesure pour elle, la droite perd la majorité au Sénat et une sénatrice ou un sénateur de gauche peut être élu président de la Haute assemblée dans une semaine.

La citadelle de la droite est tombée !

C'est une sanction sans appel de la politique gouvernementale. Ce scrutin porte la marque du rejet de ses choix et de la colère des élus des collectivités territoriales face aux attaques répétées du gouvernement contre la démocratie locale.

Les listes de la gauche progressent partout et, dans de nombreux départements, celles présentées par le Front de gauche connaissent des progressions très sensibles, comme dans le Lot, l'Orne, les Hautes-Pyrénées, le Jura, les Pyrénées-Orientales et le Loir-et-Cher. C'est un formidable signal de confiance et d'espoir pour l'avenir des échéances électorales de 2012.

Sur 16 sièges renouvelables, le Parti communiste français en réélit 14 et en gagne 1 nouveau dans le Morbihan.

Le rôle de notre groupe sort conforté de ce scrutin. Il se battra dès les discussions de cet automne sur le budget de la nation et le projet de loi de finance de la sécurité sociale.

Les sénatrices et sénateurs communistes demandent que la nouvelle majorité du Sénat se prononce au plus vite pour l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales que ce scrutin condamne sans ambiguïté.

Sans attendre, le Sénat doit devenir un point d'appui pour résister à la politique d'austérité et de régression démocratique de Nicolas Sarkozy.

Une page se tourne, les jours de la droite au pouvoir sont bel et bien comptés.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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Sénatoriales en Seine st Denis

25 Septembre 2011, 21:00pm

Publié par PCF Villepinte

 

Communiqué d'Eliane Assassi

 

Sénatrice Front de Gauche, Parti Communiste


En ayant rassemblé au cours de cette élection sénatoriale, 512 grandes électrices et électeurs de Seine Saint Denis (1/4 du corps électoral), je me félicite que notre liste de large rassemblement du Front de Gauche progresse par rapport à l'élection de 2004. Aujourd'hui, avec ce résultat, le Front de Gauche grâce à toutes ses composantes arrive en deuxième position de ce scrutin.

Malgré les tentatives de dévoiement de l'électorat de gauche avec une liste d'inconnus; des arrangements visibles entre l'UMP et Nouveau Centre: Oui le Front de gauche progresse!


Le mode de scrutin actuel est inique et anti démocratique: avec la moitié des voix du Front de Gauche, le Nouveau Centre empêche l'élection de mon ami et camarade Didier Paillard.


Je tiens à remercier chaleureusement l'ensemble des élu-es et grandes électrices et grands électeurs de Seine Saint-Denis qui m'ont renouvelé leur confiance. J'ai une pensée affectueuse pour mon ami Jack Ralite dont le talent, la voix et surtout les convictions manqueront à cette assemblée. Au Sénat, je serai avec mes amis et camarades de mon groupe déterminée à faire avancer les idées de progrès, de justice sociale, d'égalité et de dignité.


Je resterai la sénatrice engagée auprès de la population, présente à ses côtés dans les luttes, les mobilisations et les combats pour construire une nouvelle république et une alternative de transformation sociale et écologique. Mon seul but : me battre pour qu'enfin la parole soit donnée aux citoyennes et aux citoyens et que nos vies changent.


-- Eliane Assassi
Sénatrice de Seine-Saint-Denis
Conseillère municipale de Drancy

Contact : elianeassassi.contact@gmail.com

Fabrice : 06 72 77 43 55

 
Résultats provisoires susceptibles de recours  
1 POUR UNE SEINE-SAINT-DENIS SOLIDAIRE, ECOLOGIQUE ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES RESPECTEES 3 LDVG 842 41,97 %
  Gilbert ROGER Élu      
  Aline Archimbaud Élue      
  Claude DILAIN Élu      
2 LISTE FRONT NATIONAL POUR LA DEFENSE DES COMMUNES DE FRANCE 0 LFN 17 0,85 %
3 UNE EQUIPE POUR REDRESSER LA SEINE-SAINT-DENIS, ENSEMBLE 1 LMMD 286 14,26 %
  Vincent CAPO-CANELLAS Élu      
4 LE FRONT DE GAUCHE POUR UNE SEINE-SAINT-DENIS ECOLOGIQUE, DEMOCRATIQUE ET SOLIDAIRE 1 LCOP 512 25,52 %
  Éliane Assassi (S) Élue      
5 MAJORITE PRESIDENTIELLE-MAJORITE SENATORIALE UNE VOIX DIFFERENTE POUR LA SEINE-SAINT-DENIS 1 LMAJ 345 17,20 %
  Philippe Dallier (S) Élu      
6 93 LA GAUCHE EN MOUVEMENT 0 LEXG 4 0,20 %


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La gauche part à la conquête du Sénat

24 Septembre 2011, 20:54pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 8 Septembre 2011

Haute-Assemblée

Mots clés : Sénat, Elections 2011-2012,

 

 

Sur fond de mécontentement vis-à-vis de la politique du gouvernement et du traitement infligé aux collectivités, les grands électeurs que sont les élus locaux pourraient, le 25 septembre, sanctionner le pouvoir et faire basculer, pour la première fois depuis 1958, la majorité sénatoriale à gauche.

Et si le Sénat basculait à gauche ? Pour la première fois depuis l’instauration de la Ve République en 1958, la droite pourrait, lors des élections sénatoriales du 25 septembre, perdre la majorité à la Haute Assemblée. Un événement qui bousculerait la donne dans le pays à quelques mois de la présidentielle de 2012. Ce basculement n’est pas une certitude mais une possibilité… bien réelle. Celle-ci repose tout à la fois sur l’évolution du rapport des forces dans les collectivités territoriales ces dernières années et sur une situation politique où les mécontentements vis-à-vis du pouvoir et du président de la République sont forts et nombreux.

Le malaise des territoires alimente les colères

Quelle est la réalité électorale ? Le Sénat compte aujourd’hui 343 sénateurs (et, après l’élection, 348). Actuellement, 182 sièges sont détenus par la droite, 153 par la gauche et 7 par des non-inscrits. Il se renouvelle, depuis la réforme de 2003, par moitié tous les trois ans. 170 sénateurs remettront en jeu leur mandat et cela dans 44 départements. Ceux qui vont de l’Indre-et-Loire aux Pyrénées-Orientales, tous ceux de l’Île-de-France, ceux d’outre-mer et six sur douze représentant les Français de l’étranger.

Parmi ces 170 sièges à renouveler, 49 sont au PS (sur les 116 que compte ce groupe), 19 (sur 24) sont détenus par le PCF et le Parti de gauche, 5 (sur 18) par le Rassemblement démocratique et social européen (RDSE, comprenant les radicaux de gauche et de droite), 19 (sur 29) par l’Union centriste, 67 (sur 147) par l’UMP, 4 (sur 8) par des candidats divers droite. Il suffirait donc que la gauche gagne 23 sièges pour que le Sénat change de majorité. Ce sont les conseillers municipaux, les conseillers généraux et régionaux, les députés… soit 71 890 « grands électeurs » au total qui votent, il faut donc prendre en compte les évolutions politiques sur le terrain. Or, la gauche dirige 20 régions sur 22, plus de 60 % des départements et 457 des 835 communes de plus de 3 500 habitants concernées par le vote, 109 sur 194 villes de 10 000 à 50 000 habitants et 60 % de celles de plus de 50 000. Les conseillers municipaux représentent 95 % des grands électeurs, c’est une réalité qui compte, même si elle doit être tempérée par le fait que 40 % de ces « grands électeurs » ne revendiquent aucune appartenance partisane.

Quant aux raisons de sanctionner ce gouvernement, elles sont nombreuses chez les élus. Une réforme des collectivités territoriales subie et contestée, des regroupements de communes et d’agglomérations à marche forcée, de moindres moyens financiers, des transferts de l’État sans compensations financières équivalentes, un appauvrissement des services de l’État, des services publics fragilisés… (voir ci-contre) Autant de réalités qui alimentent le malaise profond dans les territoires.

Pour la gauche, le temps de l’alternance est venu

C’est cette réalité, associée au mécontentement plus global généré par la politique de Sarkozy, qui amène les forces de gauche à penser qu’un basculement est possible, comme l’affirment Nicole Borvo-Cohen-Seat, pour le groupe communiste et citoyen (lire ci-contre), tout comme Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections. « Le temps de l’alternance est venu au Sénat », affirme-t-il, même s’il tempère aussitôt : « C’est une bataille qui sera serrée. »

À la veille du dépôt des listes (le 21 septembre au plus tard), le paysage à gauche est divers, avec des listes d’union de la gauche dans la plupart des départements comprenant PS-Europe Écologie-les Verts et dans certains cas le Front de gauche, et des listes autonomes de ce dernier dans 24 départements. En région parisienne, le débat se poursuit entre le PCF et le Parti de gauche. À droite, des désaccords entraînent la division comme à Paris. D’où l’appel de Nicolas Sarkozy à « l’unité ». Car si Gérard Larcher, président (UMP) du Sénat, veut croire à la possibilité de conserver une majorité de plus cinq ou six sièges, il avoue qu’une « une défaite serait sismique ».

De fait, une victoire de la gauche fragiliserait la candidature de Nicolas Sarkozy et placerait l’opposition actuelle, en cas de victoire en 2012, dans une situation inédite : celle de présider le Sénat et l’Assemblée nationale. Mais si la droite sauve de justesse sa majorité, elle ne manquerait pas de crier victoire.

 

ÉLECTIONS SÉNATORIALES, MODE D'EMPLOI

Le 25 septembre , quelque 71 800 grands électeurs désigneront, dans leurs préfectures, 170 sénateurs pour un mandat de six ans. Le Sénat, renouvable par moitié tous les 3 ans, comptera dès cette année 5 sièges de plus, ce qui portera le nombre d'élus à 348.

  • Les circonscriptions concernées

 

  • Les 170 sièges à pourvoir

Le renouvellement triennal de septembre 2011 concerne 170 sièges de sénateurs :

=> L'ensemble des sénateurs de la série 1 seront renouvelés, soit 165 sièges* :

150 sièges dans les départements métropolitains (de l'Indre-et-Loire aux Pyrénées Orientales, ainsi que les départements de l’Île-de-France),
14 sièges en outre-mer (la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon)
6 sièges de sénateurs représentant les Français de l'étranger ;

* à noter qu'actuellement, la série 1 ne se compose que de 163 sénateurs, à la suite des démissions de M. Alain Lambert, sénateur de l'Orne, et de M. Pierre Fauchon, sénateur du Loir-et-Cher, dont les sièges sont vacants.

=> 5 sièges supplémentaires correspondent à l'accroissement graduel de l'effectif sénatorial pour tenir compte des évolutions démographiques.
Un siège supplémentaire a ainsi été attribué aux départements suivants : Isère, Maine-et-Loire, Oise et La Réunion ainsi qu'à la Nouvelle-Calédonie

 

  • Répartition des sièges par groupe politique (au 10 jun 2011)

 

  • Qui vote ?

Source : Sénat.fr

 

Le Sénat n’entend plus les élus. Seconde chambre du Parlement, le Sénat détient, avec l’Assemblée nationale, le pouvoir législatif. Même si, sur tous les textes de loi, les députés, élus au suffrage universel direct, ont le dernier mot. Selon l’article 24 de la Constitution, le Sénat est le représentant des collectivités locales. D’ailleurs, lors des débats sur la réforme mettant en cause ces dernières, l’échange fut houleux, même si au final, la majorité de droite s’est pliée aux exigences de l’exécutif, à la grande colère des élus de terrain.

Max Staat

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Sénat: le Front de gauche du 93 présente sa liste

11 Septembre 2011, 22:06pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : Sénat,

 Notre camarade Arnaud KERAUDREN(en noir) suppléant sur la liste "FRONT de GAUCHE"

28-6fdg-3.JPGLa Seine-Saint-Denis peut contribuer à faire basculer la majorité, selon Éliane Assassi, sénatrice (PCF) et tête de liste départementale.

C’est un Front de gauche « fort de toutes ses composantes », le PCF, le Parti de gauche (PG), la Gauche unitaire (GU) et la Fédération pour une alternative sociale et solidaire (Fase), et « ouvert à une personnalité » non encartée qui se présentera aux sénatoriales en Seine-Saint-Denis. C’est ce qu’a souligné, jeudi, au cours d’une conférence de presse à Pantin, Éliane Assassi, la sénatrice (PCF) qui conduira la liste. « Dans la situation de crise grave et face à la politique d’austérité du pouvoir, nous portons la colère et la volonté de changement », affirme l’élue sortante, qui précise : « Notre première initiative sera, si la gauche gagne, de déposer une proposition de loi pour abroger la réforme des collectivités », qui provoque tant de mécontentement et pas seulement chez les élus de gauche.

Pour Juliette Prados, candidate du PG et conseillère municipale de Montreuil, « avec cette liste, nous portons une radicalité concrète pour un changement possible ». Ce que confirme aussi Didier Paillard, maire (PCF) de Saint-Denis (second sur la liste), qui, en réponse à la question de savoir pourquoi le Front de gauche présente une liste distincte de celle du PS, explique : « Nous avons besoin de porter une autre voix exprimant, en lien avec ce que sont nos pratiques sur le terrain, les besoins des populations. » Nabiha Rezkalla, non encartée et première adjointe à La Courneuve, explique sa présence sur la liste par sa volonté de « remettre l’humain avant les banques ». Et d’ajouter, avec une certaine émotion et beaucoup de conviction : « Pour avancer dans ce sens, j’irai, si nécessaire, décrocher la lune. »

Après avoir salué le travail et la personnalité de Jack Ralite, sénateur du PCF sortant qui a décidé de passer le relais, Éliane Assassi a souligné que l’ambition de sa liste est « d’élire deux sénateurs, et ainsi, avec les trois élus possibles pour celle du PS, que la Seine-Saint-Denis contribue à faire basculer à gauche la majorité au Sénat ».

La seine-saint-denis joue gagnant

La Seine-Saint-Denis compte six sénateurs. Deux pour le PCF-Front de gauche, deux pour le PS et deux pour l’UMP. La conviction de la liste du Front de gauche est que l’ensemble de la gauche peut, à l’issue du scrutin du 25 septembre, compter cinq sénateurs (trois, pour le PS, ce qui semble déjà assuré, et deux pour le Front de gauche), donc un de plus, et ainsi contribuer à gagner les 23 sièges nécessaires à la gauche pour battre la majorité de droite au Sénat.

Max Staat

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Sénatoriales : on se déchire à l’UMP, Charon suspendu

8 Septembre 2011, 06:01am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 7 Septembre 2011

 

Mots clés : UMP,

Pierre Charon    Les élections sénatoriales approchent et pour la première fois, la droite pourrait perdre la majorité. Et les dissensions au sein de l’UMP y sont pour quelque chose.

Ainsi l'UMP a suspendu ce mercredi Pierre Charon, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy qui présente une liste dissidente à Paris pour les sénatoriales du 25 septembre. Cet élu du XVe arrondissement de Paris a déposé mardi une liste, contre la liste officielle de la majorité présidentielle, emmenée par la ministre des Sports Chantal Jouanno. Et ce malgré les mises en garde de Nicolas Sarkozy et François Fillon.

C’est pourquoi le bureau politique de l'UMP a décidé de suspendre les dissidents. "A ce stade, c'est temporaire, mais malheureusement, il peut y avoir une procédure d'exclusion" si les dissidents persistent, a précisé ce matin Jean-François Copé.
C’est valable à Paris, mais aussi dans les Hauts-de-Seine, département dans lequel le clan Sarkozy continue de partir en morceaux. Le sénateur UMP sortant des Hauts-de-Seine, Jacques Gautier, présente également sa liste dissidente puisqu’il n'a pas été retenu sur la liste officielle menée par l'ancien ministre Roger Karoutchi.

La liste dissidente pourrait coûter à l’UMP un siège de sénateur à Paris. Pierre Charon y croit, il a démissionné de tous ses mandats pour mener campagne. Il s'en est pris mardi publiquement à Chantal Jouanno, en lançant : "Elle sera forcément élue, elle est tête de liste. En restant au lit, elle est tête de liste".

Dans l’Humanité du jeudi 8 septembre, retrouvez notre évènement complet sur les sénatoriales : les enjeux et le contexte des ces élections très particulières, et le décryptage des tensions qui divisent la droite. La sénatrice PCF Nicole Borvo sera interrogée sur ce qu’un Sénat de gauche pourrait changer.

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