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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

economie

Front uni contre la vie chère

11 Mai 2011, 06:42am

Publié par PCF Villepinte

Hausse des prix, gel des salaires et baisse du niveau de vie ! Gaz, électricité, logement, matière première. Face aux mesures d'austérité, des milliers de français ne semblent plus pouvoir subvenir à leurs besoins élémentaires. Les tentatives du gouvernement pour masquer la réalité sont bien nombreuses ... et tellement frileuses : du "panier des essentiels" de Frédéric Lefèbvre à la prime de 1000 euros de Nicolas Sarkosy. Il est bien beau le "président du pouvoir d'achat" ! Mais personne n'est dupe. Car dans ces dérives des marchés et de la spéculation, les prix flambent en même temps que les salaires des actionnaires. Et ils laissent derrière eux des millions de français face à des mesures d'austérité draconiennes.

Ce dossier se propose de revenir sur le pouvoir d'achat. Il dénonce le caractère  insuffisant et inégal des propositions du gouvernement en la matière et ouvre les portes sur les solutions du front de gauche.

Argumentaire - campagne Front uni contre la vie chère

A l'heure où la précarité explose, où la dégradation salariale touche une immense majorité des salariés et où les retraités voient leur pouvoir d'achat en perpétuel recul, finir les fins de mois devient de plus en plus difficile pour un nombre sans cesse plus important de ménages.Avec cette campagne nous voulons dénoncer la situation insupportable imposée à notre peuple et avancer un grand nombre de propositions immédiates ou de moyen terme pour mettre en œuvre d'autres choix. Quand les grands médias ne s'intéressent qu'à la scénarisation de 2012, nous voulons mettre au cœur du débat politique la question sociale.


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Au sommaire d’Economie et Politique

29 Mars 2011, 13:20pm

Publié par PCF Villepinte


 

Présentation des articles du numéro de Janvier/Février 2011 678-679 d’ Economie et Politique Prix : 9,5 €

Pour commander ce numéro : Economie et Politique, 2 place du Colonel Fabien. 75019 Paris

Pour s’abonner

SOMMAIRE

Edito : La poussée des peuples de Jean-Marc Durand

Poussée démocratique historique en Tunisie et affrontements sur les perspectives : Une interview de Paul Boccara

Nous publions ici une interview de Paul Boccara, né en Tunisie et qui a milité comme étudiant aux côtés de l’ancien Parti communiste tunisien avant de s’installer en France à 20 ans. Il y est intervenu tout particulièrement en 1998, à l’Université d’été de l’ « Association Club Mohammed Ali de la culture ouvrière » sur les enjeux de sécurisation de l’emploi et de la formation et des propositions pour le partenariat euro-méditerranéen en Tunisie et au Maghreb (intervention reprise dans Transformations et crise du capitalisme mondialisé. Quelle alternative ?, éditions Le Temps des cerises, 2008, p. 326-342). Lors de cette Université d’été, il avait pu discuter avec certains leaders du mouvement actuel.

Égypte : la révolution du Nil par Jacques Couland

Après celle de Tunisie, l’Intifâda qui a submergé l’égypte depuis le 25 janvier a abouti au bout de 18 jours. Un second dictateur a été écarté du pouvoir. Une attention particulière était d’autant plus consacrée à ces événements qu’au-delà des enjeux nationaux, l’égypte occupait une place de premier choix dans le dispositif stratégique régional des états-Unis et de l’Europe : premier état arabe à avoir contracté un accord de paix avec Israël, en position de médiateur dans le conflit israélo-palestinien et entre les courants palestiniens eux-mêmes, il copilotait avec la France l’Union méditerranéenne dans sa nouvelle version euro-arabe.

Nouvelle fièvre sur le pétrole par Alain Vigier

Aucune inquiétude ne se manifestait, encore récemment, au niveau de l’approvisionnement physique du marché. Les récentes intempéries ne semblaient pas soulever trop de problèmes, tout en permettant par ailleurs de justifier les hausses des prix de l’essence et du fuel domestique. Pourtant les « prévisionnistes » commençaient déjà à la fin de l’année dernière, à avancer l’idée d’un prix de l’ordre de 100 dollars le baril pour le pétrole brut.

Fiscalité et déficits publics

France-Allemagne : le faux argument du coût du travail par Yves Dimicoli

Le cabinet COE-Rexecode, étroitement lié au MEDEF, a remis, le 14 janvier dernier, un rapport très alarmiste au ministre de l’économie, des Finances et de l’Industrie sur « la divergence de compétitivité entre la France et l’Allemagne ». Cette divergence aurait pris, à partir du début des années 2000, des proportions « sans précédent historique [...] au détriment de la France ». La seule façon de faire face à une telle évolution, coûteuse en emplois et en points de PIB, serait « d’envisager un “pacte de compétitivité industrielle” entre les pouvoirs publics et les organisations syndicales et professionnelles ». Ce pacte aurait pour objectif « une baisse de 5 à 10 % des coûts de production pour l’industrie sur notre territoire par une mesure de réduction des charges pesant sur le travail, financièrement compensée autant que possible par une réduction significative des dépenses publiques

« TVA sociale » : arnaque anti-sociale par Yves Dimicoli

Présentée comme une arme anti-délocalisation par la droite, la « TVA sociale » vise à réduire le coût du travail pour les entreprises en transférant sur la fiscalité des ménages une part du financement de la protection sociale. Inscrite dans le mouvement de financiarisation des revenus des entreprises, la proposition renforce la domination de ces dernières par les banques et les marchés financiers, et joue contre l’emploi et le financement solidaire de notre protection sociale.

Assurer une réelle efficacité des entreprises françaises et renforcer l’activité productive du pays appellent d’autres solutions. La baisse des charges financières des entreprises, plutôt que leurs charges sociales, pour leur redonner du souffle. L’intégration des actifs financiers des entreprises dans l’assiette de calcul des cotisations sociales pour sécuriser le financement de la protection sociale. La création de nouveaux droits d’intervention des salariés dans les décisions de gestion des entreprises.

La bataille des cantonales et au-delà par Frédéric Rauch

L’enjeu des cantonales dépasse de loin le seul cadre de ces élections. Les réformes engagées par l’équipe Sarkozy ajoutées à celles qui touchent depuis une décennie les budgets des collectivités locales ont radicalement changé la donne en dépouillant progressivement départements et régions du pouvoir fiscal. Non que les collectivités n’aient plus aujourd’hui de marge de manœuvres, il leur en reste encore, mais elles ont vocation à disparaître, d’autant plus rapidement que nous sommes dans un contexte de crise majeure. L’enjeu dépasse même aujourd’hui la présidentielle de 2012 tout en s’y inscrivant. L’apathie du PS quant à ces réformes fiscales et territoriales, et les propositions qu’il fait, inquiètent (cf. projet fiscal du PS, attitude actuelle générale des exécutifs locaux à ce sujet...). Ce texte tente d’ouvrir sur un travail plus large à engager visant à déverrouiller les luttes dans la territoriale, qui aujourd’hui encore ne sont pas portées avec la vigueur nécessaire. Mais qui sont seules à pouvoir renverser les orientations actuelles

Nouvelle convention d’assurance-chômage : le bras de fer par Catherine Mills

Dès la première séance (1) de négociations entre les organisations syndicales et le patronat pour une nouvelle convention Unedic, le 24 janvier dernier, Patrick Bernasconi, représentant du MEDEF, a donné le ton : « La convention actuelle a déséquilibré les comptes de l’Unedic [...]le régime ne peut pas prendre en charge de nouvelles dépenses, mais, plus encore, nous devrions envisager des mesures d’économie ».

Pour le MEDEF il faudrait voir les causes de la dégradation des comptes de l’assurance­chômage dans les conditions trop laxistes de l’accès à l’ouverture des droits des chômeurs, et non pas dans l’explosion du chômage (+210 000 en 2010 après + 509 000 en 2009) depuis la crise financière de 2008 et la récession de 2009.

ApEC : en faire l’outil d’une sécurisation d’emploi ou de formation des cadres par Régis Régnault

« Assurer la sauvegarde des emplois, garantir le mode de financement de l’association basé principalement sur une cotisation, maintenir la qualité des prestations au service de l’emploi des cadres, préserver la spécificité de l’APEC et son modèle économique, empêcher la dislocation de l’APEC, faire cesser la dégradation du dialogue social en interne. »

Le rapport Rosso-Debord : étape du démantèlement de la sécu par Eric May

En 2007, le candidat Nicolas Sarkozy avait annoncé vouloir s’attaquer au défi de la dépendance. La création d’un « cinquième risque » a été constamment réaffirmée par le président de la République. Elle devait faire l’objet d’un projet de loi reporté après la « réforme » des retraites. Le débat s’est déjà engagé, avec beaucoup de confusions, mais le texte définitif sera présenté dans le cadre du PLFSS pour 2012.

Réforme de la dépendance : le ps au milieu du gué par Frédéric Rauch

Opposé déclaré au projet de réforme de la dépendance de l’UMP, le Parti socialiste a introduit dans le programme de sa « Convention du Parti socialiste pour l’égalité réelle » un volet sur la dépendance qui définit le cadre d’une reconfiguration de la prise en charge de la dépendance et constitue aujourd’hui sa position nationale (cf. discours de Martine Aubry du 22 février 2011).

Ce texte revendique de répondre à l’ensemble des besoins liés à une perte d’autonomie par un service public approprié et une démarche volontariste visant à accompagner les individus en situation de perte d’autonomie. Cependant cette proposition socialiste de service public de l’autonomie reste faible et porteuse de dangers.

Perte d’autonomie : une grande bataille idéologique par Jean-Luc Gibelin

Cet article a été élaboré à partir d’un travail collectif de différentes commissions du PCF. Il reprend l’essentiel des propositions du PCF sur la perte d’autonomie. Il a également inspiré la présentation faite au gouvernement à l’occasion des auditions préparatoires au futur projet de loi sur la dépendance.

Retraites complémentaires : capitalisation danger ! par Sylvie Durand

Les régimes de retraite complémentaires AGIRC, ARRCO et IRCANTEC font intégralement partie du système de retraite par répartition mis en place à la Libération.

Toutes les tentatives actuelles de remettre en cause notre système de retraite, d’où qu’elles viennent, ne visent en réalité qu’un seul objectif : abaisser drastiquement les taux de remplacement du salaire par la retraite, jusqu’à faire coïncider les rendements de nos régimes par répartition avec ceux de la capitalisation.

FRALiB, une lutte ambitieuse ! par Jean-Michel Borriello

La lutte emblématique menée par les salariés de Fralib (thé éléphant), appuyée par la population de la cité phocéenne, vient d’obtenir un succès avec la décision du TGI d’annuler le plan de licenciement programmé. Cette entreprise, filiale du grand groupe Unilever était menacée de fermeture et sa production de délocalisation. Dans cette bataille, les salariés ont avancé des propositions alternatives originales, s’appuyant sur un projet industriel ancré dans le territoire et une appropriation par les salariés de l’outil de travail.

Maîtriser et dépasser les marchés, et avancées des théories hétérodoxes par Paul Boccara

Dans cette seconde partie de sa communication au Congrès de la nouvelle Association Française d’économie Politique, l’auteur rattache ses propositions radicales concernant les marchés aux débats des théories critiques anciennes et récentes.

Note de lecture par Denis Durand

La crise systémique : une crise de civilisation. Ses perspectives et des propositions pour avancer vers une nouvelle civilisation, Paul Boccara

 

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Citoyen, reprend ta banque en main !

4 Février 2011, 06:51am

Publié par PCF Villepinte

Assemblée générale de la Société générale en mai 2008.

Social-Eco - le 3 Février 2011

 

 

 

Alors que vont débuter les assemblées générales des caisses locales et régionales de la bancassurance, AP2E (Agir pour une Economie Equitable)
lance sa campagne 2011 pour reconquérir notre pouvoir de sociétaire.

Dans quelques semaines débutent les assemblées générales des caisses locales et régionales de la bancassurance: Crédit agricole, crédit coopératif, Crédit Mutuel, Caisses d’Epargne et Banque populaire, Macif, Maif, GMF, Groupama,  MAA, F Matmut, MMA, , MGEN.

Les banques au niveau local, départemental et régional sont des puissants leviers de développement pour l’économique, l’habitat et le social. Les citoyens et leurs élus sont donc concernés par l’emploi local de leurs dépôts. Cette année la campagne d’AP2E (Agir pour une Economie Equitable) concerne aussi les élus. Des propositions de lettres sont donc rédigées pour être envoyées aux élus locaux, départementaux et régionaux afin qu’ils participent activement avec les citoyens à ces moments importants dans la vie de la bancassurance française, en grande partie gérée par le statut de l’économie sociale qui donne à chaque sociétaire un pouvoir égal sur les décisions. La crise a montré la nécessité pour les sociétaires d’être vigilants sur la façon dont leur argent est placé, et notamment sur son utilisation pour le développement de l’économie locale, de l’emploi et du logement social.

Modèles de lettres à personnaliser et à envoyer aux présidents des caisses locales avant de participer à leurs assemblées :

Cliquez sur le logo pour accéder aux modèles de lettres  

 . . .

 

Pour plus d'information, cliquez ici.

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Territoires Du côté de chez vous

2 Février 2011, 07:01am

Publié par PCF Villepinte

 

Le pactole à Eiffage pour la LGV Le Mans-Rennes France bouches du rhone voie ferree pa160046Les partenariats public-privé (PPP) deviennent la norme pour les investissements des grands équipements, ceux de l’État, et donc des entreprises publiques et des collectivités territoriales. Le ministère de l’Économie et des Finances a récemment estimé à 60 milliards d’euros, d’ici à 2020, le montant des contrats de PPP. Déjà, entre 2004 et 2010, soixante-dix-sept partenariats ont été réalisés pour 3,5 milliards d’euros. Que ce soit pour les grandes infrastructures de transport (LGV et autoroutes en particulier) ou pour des équipements publics locaux (bâtiments municipaux, réseaux d’éclairage, piscines…), le partenariat public-privé devient la règle, au détriment des autres contrats de concessions de service public. Les PPP représentent une manne inespérée pour les grands groupes du BTP, en particulier Eiffage, Vinci et Bouygues pour ne pas les nommer. Ils investissent, certes, dans des équipements pour lesquels ils perçoivent les loyers des collectivités durant vingt, vingt-cinq ans, voire plus. En réalité, ils bénéficient de subventions d’État et des collectivités dès la signature du contrat. Une façon de gagner sur tous les tableaux. Ainsi, Réseau ferré de France vient de choisir Eiffage pour la LGV Le Mans-Rennes à l’horizon 2016. « Une grande victoire pour la région », se félicite Jean-Yves Le Drian, son président, mais le pot est bien garni à l’origine : les collectivités apportent 30 % des 3,4 milliards d’euros du coût du chantier, autant que l’État !

Jacques Moran

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G20 / Agriculture : l'agriculture doit être extirpée des dumpings sociaux (PCF)

28 Janvier 2011, 07:28am

Publié par PCF Villepinte

Le chef de l'État vient ces dernières heures de condamner une énième fois la « volatilité des prix des matières premières agricoles » et la spéculation qui « crée les émeutes de la faim ». Comment croire à cette soi-disant croisade internationale de Nicolas Sarkozy contre la Bourse et les traders alors qu'il a fait la démonstration de son incapacité à changer la donne dans son propre pays ?

Le capitalisme ne se moralise pas, il se combat. Il faut pour cela avoir la volonté politique de défendre l'intérêt des peuples contre les intérêts privés.Au G8, G20 nous opposons un G192 des peuples avec l'ambition d'éradiquer les politiques qui affament. Pour l'enjeu de civilisation qu'elle constitue, l'agriculture doit être extirpée des dumpings sociaux, économiques, environnementaux conduits par l'OMC, le FMI, la Banque mondiale. Cela nécessite une maîtrise publique du secteur bancaire et financier que la France doit promouvoir.

Le PCF propose l'objectif d'un nouvel ordre alimentaire mondial. Une réforme agraire de dimension internationale basée sur l'agriculture paysanne et la pêche artisanale doit être engagée sans tarder. La souveraineté alimentaire et la rémunération des travailleurs doivent être garanties par une nouvelle gouvernance mondiale sous l'égide de l'ONU.

La France s'honorerait de porter l'ambition de faire de l'agriculture un bien commun de l'humanité.

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Décès de Maurice Allais, seul prix Nobel français d'économie

11 Octobre 2010, 11:21am

Publié par PCF Villepinte

     

     - le 11 Octobre 2010

    Le prix Nobel d'économie Maurice Allais, seul Français à avoir obtenu cette distinction, est mort samedi à l'âge de 99 ans, a annoncé dimanche soir le ministère de la Recherche.

    "C'est le krach de 1929 qui m'a poussé à faire de l'économie " avait-il affirmé, en 1988, lorsqu'il avait été couronné par la Banque de Suède.

    "J'étais aux Etats-Unis en 1933, à ce moment-là c'était un cimetière d'usines. C'est une question que j'ai essayé d'approfondir et de comprendre", avait dit alors cet économiste.

    Né le 31 mai 1911 à Paris, ce fils de commerçants, orphelin très tôt de père, s'était vu décerner le prix Nobel d'économie en 1988.

    Ce prix récompensait "ses travaux de pionnier sur la théorie des marchés et l'utilisation efficace des ressources", selon la Banque de Suède.

    Maurice Allais, major de Polytechnique (1933), ingénieur du corps des mines, et ingénieur-docteur de l'université de Paris, avait été professeur d'analyse économique à l'Ecole nationale supérieure des mines de Paris se 1944 à 1988.

    Il avait été également professeur d'économie théorique à l'Institut de statistique de l'université de Paris (1947-68), et à l'Institut des hautes études internationales de Genève (1967-1970). A partir de 1970, il a dirigé le centre Clément-Juglar d'analyse monétaire de l'université de Paris-X.

    Maurice Allais était parallèlement directeur de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) à partir de 1954.

    Ses travaux ont essentiellement porté sur le développement de l'économie mathématique, notamment dans le domaine de la théorie de l'équilibre général, de la théorie du capital, de la théorie des choix, et de la théorie monétaire.

    Pionnier des analyses monétaires macrodynamiques, l'économiste, qui dénonçait les excès du libéralisme, notamment l'endettement, a fait autorité pour ses études théoriques du risque, illustrées par son célèbre paradoxe : "moins le risque est grand, plus les spéculateurs fuient".

    Retraité en 1980, le professeur Allais est devenu membre de la société internationale d'économétrie, de l'Institut international de statistique, membre associé de l'US National Academy of Sciences (1989), Membre d'honneur de l'American Economic Association, membre de l'Académie des sciences morales et politiques (1990).

    Il a été l'auteur de nombreuses études d'économie théorique et appliquée et d'une quarantaine de livres, notamment : "Traité d'économie pure" (1994), une réédition de "A la recherche d'une discipline économique (1943), "Economie et intérêt" (1999) dont une partie avait été publiée en 1946, "L'Impôt sur le capital et la réforme monétaire" (1977 et 1988), "La Théorie générale des surplus" (1978 et 1989).

    Il a également publié plusieurs livres sur la mondialisation et l'Europe, comme "Erreurs et impasses de la construction européenne (1992), ou "Nouveaux combats pour l'Europe : 1995-2002" publié en 2003.

    Retrouvez l'entretien réalisé en 2005 par Pierre Laurent lors de la campagne du "non" au Traité européen.

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Croissance : la France dans le peloton de queue

13 Août 2010, 21:23pm

Publié par PCF Villepinte

 

La ministre de l’Économie s'enflamme pour un chiffre partiel de la croissance au second trimestre, de 0,6%. A y regarder de près, la réalité est moins rose.

Pour Christine Lagarde la ministre de l'Economie, le chiffre de 0,6% de croissance au second trimestre 2010 est "magnifique". La France se situe pourtant avec ce chiffre dans le peloton de queue de la zone euro, juste devant le Portugal, l'Italie, le Luxembourg, Chypre et l'Espagne. La ministre de l'Economie s'enthousiasme devant les micros pour un chiffre "un peu meilleur que prévu", grâce à l'investissement des entreprises et à la consommation des ménages qui repartent à la hausse. La prévision 2010 de 1,4% sera tenue, assure encore Lagarde.

Elle n'a fourni en revanche aucune indication sur la prévision de croissance de 2,5% pour 2011, que les économistes (et le Fonds monétaire international) jugent excessivement optimiste. "On est en train d'entrer dans un cercle vertueux qui allie consommation, investissement et emplois", s'est félicitée Christine Lagarde sur Europe 1, allant jusqu'à parler d'un "magnifique 0,6%" pour la croissance. "La croissance économique en France a été relativement forte mais ce chiffre n'a rien de 'magnifique si l'on accepte de le regarder en détail", tempère Nicolas Bouzou, économiste au cabinet Asterès. Les variations de stocks ont en effet contribué à hauteur de 0,6 point à la hausse du produit intérieur brut, relève-t-il. "Autrement dit, si l'on enlève le PIB 'stocké' qui attend dans les entrepôts pour regarder l'évolution du PIB 'vendu', la croissance est de ... zéro !". "Et si elle est de zéro, c'est parce que la contribution du commerce extérieur a été négative de 0,4 point".

Les exportations françaises ont progressé de 2,7%, moins que la hausse de 4,2% des importations, alors que les économistes espéraient un coup de pouce de la reprise du commerce mondial et du taux de change euro/dollar plus favorable. "Finalement, l'économie française retrouve ses travers d'avant-crise", analyse Nicolas Bouzou. "Une demande intérieure dynamique, mais largement satisfaite par les importations et qui peine donc à entraîner la croissance".

Plus sensible aux exportations, l'économie allemande a enregistré en revanche une croissance historique depuis la réunification de 2,2% au second trimestre, un chiffre qui a amené le gouvernement allemand à porter sa prévision 2010 à plus de 2% au lieu de 1,4% jusqu'ici.

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Une croissance économique bridée

1 Août 2010, 17:10pm

Publié par PCF Villepinte

 Plusieurs instituts de conjoncture prévoient un nouveau ralentissement de l’activité en France. En cause notamment la dégradation de l’emploi et des salaires et la politique d’austérité du gouvernement.

Prudence : c’est le mot d’ordre qui s’impose à la plupart des analystes économiques dans leurs appréciations du devenir de la reprise en France et en Europe. Prudence, notamment après l’annonce par l’Insee, vendredi dernier, d’une baisse de la consommation des ménages de 1,4 % en juin. L’institut a précisé que la consommation des ménages en produits manufacturés a reculé de 0,9 % au 2e trimestre 2010 après une chute de 1,9 % au 1er. Sur l’ensemble de l’année, elle augmenterait au total de 1,2 %, soit plus qu’en 2008 et 2009 mais en deçà des années précédentes, où elle progressait de 2,5 % l’an.

Dégradation du marché du travail

Pour les économistes du Crédit agricole, point de doute, si la « consommation privée (est) bridée », cela tient à « la faiblesse des revenus en sortie de crise ». Ils rappellent que « le revenu disponible est le principal déterminant de la consommation privée en France… Or, la dégradation du marché du travail français maintient actuellement sous pression les revenus des ménages. L’emploi marchand a, en effet, baissé de 2,1 % en 2009. Dans ce contexte, les revenus d’activité (en valeur) ont nettement ralenti ». Si les salaires fixes ont résisté en 2009, le total des rémunérations a, lui, plutôt été freiné (+ 1,3 %) du fait de la baisse des parts variables et « cette tendance s’est poursuivie au premier trimestre 2010 ». Pour la suite, le service d’études économiques avoue sa perplexité mais craint que « l’ajustement des finances publiques » mis en œuvre en France et en Europe n’incite les ménages à « augmenter leur taux d’épargne, en anticipation d’une hausse des impôts ». Compte tenu de tout cela, il en conclut que « la consommation privée ne pourra pas être un moteur dynamique de la croissance en France à court et moyen terme ».

« Freinage en vue », indique pour sa part le service de recherche de BNP Paribas dans sa note de juillet-août. Il justifie cette affirmation en pointant du doigt les « plans de réduction des déficits budgétaires » dont l’effet jouera à plein à partir de 2011. Il remarque que « les données conjoncturelles les plus récentes montrent que, après une faible progression au 1er trimestre (0,1 %), l’activité a probablement retrouvé au 2e trimestre une croissance plus vigoureuse (autour de + 0,5 %). La reprise devrait se poursuivre cet été, mais pourrait commencer à marquer le pas en fin d’année, cette baisse de régime étant annonciatrice d’un freinage plus marqué en 2011 ».

Les conséquences risquent d’être en cascade. En effet, la faible croissance actuelle est en grande partie tirée par les exportations, notamment vers les pays de l’Union européenne. Or, l’engagement partout sur le continent de politiques de réduction des dépenses publiques va probablement avoir un impact sur le commerce intra-européen. Ce scénario souligne la dangerosité de ces politiques de restriction de la dépense publique qui visent avant tout, comme l’a récemment rappelé la chancelière allemande, Angela Merkel, à « préserver la stabilité de l’euro ». Oui, l’austérité tue la croissance.

Pierre Ivorra

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