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ecologie

L'Ardèche se mobilise contre le gaz schiste

28 Février 2011, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 27 Février 2011

 

Plusieurs milliers de personnes ont convergé samedi en Ardèche pour le premier rassemblement national contre l'exploitation du gaz de schiste, malgré l'annonce par la ministre de l'Environnement de la suspension des travaux.

Derrière le slogan "No gazaran", entre 10 000  et 20 000 personnes ont fait, le temps d'un après-midi, du petit bourg de Villeneuve-sur-Berg l'épicentre de l'opposition croissante à l'exploitation de ce gaz emprisonné à 3.000 mètres sous terre. A pied, à vélo, en poussette, en voiture ou en autocar, une foule bigarrée et bon enfant, venue de tout l'Hexagone, s'est rassemblée sur une aire de repos au bord de la route nationale, interdite à la circulation, pour dire "Stop au gaz de schiste". En contrebas, la plaine de Mirabel, des fermes, des vignes, des cultures, un camping. Au loin, les montagnes si chères à Jean Ferrat. Ici, "ils risquent de forer deux puits" et d'ériger une torchère, pour brûler les gaz, explique Guillaume Vermorel, spéléologue et l'un des initiateurs du rassemblement.

"Ils"? Les industriels Schuepbach Energy et GDF-Suez qui ont obtenu un permis pour explorer 930 km2 autour de Villeneuve. Deux autres permis, dits de Nant (Aveyron) et Montélimar (Drôme), ont été accordés en mars 2010 par les services de l'ancien ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo. Devant la fronde grandissante des élus locaux et régionaux, des riverains et des écologistes, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé début février la suspension des travaux d'exploration dans l'attente des conclusions d'une mission d'évaluation des enjeux environnementaux, en juin.

Principales inquiétudes des opposants: la pollution des nappes phréatiques et les dégâts sur les activités rurales et touristiques. Pour extraire ce gaz, il faut effectivement forer des puits tous les 200 mètres et y injecter des millions de m3 d'eau additionnée de sable et de produits chimiques afin de libérer les particules gazeuses.  Même "la collectivité n'a rien à y gagner, sauf qu'elle devra entretenir les routes abîmées par les camions", insiste M. Vermorel. Pour José Bové, député européen Europe Ecologie, fer de lance de la contestation et présent au rassemblement, l'exploitation de ces gisements pose la question du "gaspillage énergétique". "Il est temps de se demander comment on rend l'énergie plus efficace, renouvelable et non destructrice de l'environnement", plaide l'ancien du Larzac. A ses yeux, il n'y a qu'une issue à la mobilisation, née en quelques semaines seulement "du mépris des citoyens et des élus" par le gouvernement et des entreprises qui "jouent aux apprentis sorciers": l'abrogation des permis.

Pour appuyer leur combat, les différents collectifs départementaux se sont par ailleurs constitués samedi matin à Valence en coordination nationale. Dans la foule, barbe blanche et cheveux longs, Alain Gibert, maire écologiste de Rocles, estime qu'"il se passe la même chose qu'avec les OGM: les populations ne sont pas consultées". Et les maires non plus. Alors, dans sa commune ardéchoise de 240 habitants, il a pris, comme contre les OGM, un arrêté pour interdire l'exploitation de ce gaz. A ce jour, la préfecture ne l'a toujours pas contesté. Et la culture des OGM est interdite en France.

Á lire : Gaz de Schiste: l’Ardèche se rebelle

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Déclaration de la CGT

23 Décembre 2010, 09:10am

Publié par PCF Villepinte

 

Conférence de Cancun sur le climat: des avancées  mais le chemin est encore long

copLa 16ième conférence de l’ONU s’est achevée le 11 décembre 2010 sur un accord. Le processus multilatéral de lutte contre le réchauffement climatique sous la responsabilité des Nations Unies en est consolidé. C’est un revers pour ceux, poussés par le lobbying du commerce et de la finance, qui rêvaient à son implosion.

 

Le résultat reste loin du compte pour réellement relever le défi du réchauffement climatique, mais il traduit néanmoins des signes d’avancées :

 

    L’objectif de réduction du réchauffement climatique est confirmé à 2°c. Sans dispositions supplémentaires à la hauteur, cet objectif pourrait rester chimère. Le texte ouvre la possibilité de prolonger les engagements pris à Kyoto en 1996 par une deuxième période d’engagements dans le cadre de ce même protocole de Kyoto qu’il légitime ;

 

     L’accord issu de Cancun ne comporte toujours pas de dispositions contraignantes et juridiquement opposables. Cependant, apparaissent, pour la 1ière fois, des procédures de vérification et de contrôle, de transparence et de responsabilisation acceptées par les pays développés comme par ceux en développement ;

 

    L’adaptation au changement climatique fait l’objet de nouveaux axes d’actions, dont l’amorce d’une lutte contre la déforestation, première cause d’émissions de CO2, et de transferts de technologies propres vers les pays en développement afin d’accroître leurs capacités. Reste, sur ce point, qu’aucun mécanisme de régulation et de lutte contre le dumping social et environnemental, dans un commerce globalisé, n’apparaît sérieusement ;

 

    Les sources de financements restent floues et loin d’une maîtrise publique nécessaire. La création « d’un fonds vert » doté de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, dont 30 d’ici 2012 est novatrice. Elle peut, d’autant plus, constituer un premier pas que seule la gestion technique en reviendrait à la banque mondiale. La gouvernance politique sera assurée par un conseil d’administration à parité entre pays riches et pays pauvres. Si les actes confirment l’accord, un pas sera franchi dans la démocratisation de l’usage des fonds alloués. Il ne suffit pas, cependant, d’ouvrir un compte, il faut l’abonder.

 

     Le volet social lié au travail et issu de Copenhague, retiré du texte en ouverture de négociation est réintégré. La référence à une transition juste vers une économie bas carbone, au travail décent et à l’emploi de qualité pour tous est explicitement faite, ce qui en renforce la portée. C’est là une victoire syndicale à l’actif du syndicalisme mondial, structuré et coordonné avec la CSI.

 

L’accord de Cancun n’en reste pas moins déséquilibré. La CGT partage la demande de la CSI aux gouvernements d’élever leur niveau d’ambitions et de retourner rapidement en négociation pour corriger ces déséquilibres, combler les lacunes et faire de Durban, en 2011, un débouché significatif, juridiquement contraignant, ambitieux pour le climat et le social.

 

L’avis des travailleurs doit être entendu sur la formation, les qualifications et sur les reconversions d’emplois pour assurer la transition juste. La question de droits nouveaux pour les salariés, afin qu’ils puissent peser sur les choix stratégiques des entreprises et groupes, est également posée avec acuité. Les résolutions syndicales cohérentes adoptées par la CES en Europe et par la CSI dans le monde, dans la perspective de Cancun, restent  nos exigences vers Durban.

 

La CGT, qui revendique un Développement Humain Durable, appelle à renforcer la démarche et l’action pour un nouveau modèle de croissance. Le système économique et les modalités et finalités de production sont en cause. En changer les fondements reste incontournable pour contenir le réchauffement climatique, permettre une adaptation des pays les plus vulnérables, avec émancipation de leurs populations et garantir les financements.

 

Montreuil le 20 décembre 2010

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Prolonger le protocole de Kyoto après 2012

28 Novembre 2010, 12:58pm

Publié par PCF Villepinte

Conférence de Cancun
 
Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 26 novembre
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Thèmes :

Alors que va s’ouvrir lundi 29 novembre la conférence de Cancun sur le climat (convention Climat et Protocole de Kyoto), le risque climatique est confirmé : les émissions de gaz à effet de serre dues aux combustibles fossiles devraient progresser de 3 % en 2010 pour atteindre ainsi un nouveau record. Les températures seraient les plus élevées depuis 1880. Les conséquences risquent d’être gigantesques pour l’humanité avant la fin de ce siècle. Une course de vitesse est engagée pour limiter la croissance de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui limite les risques d’un emballement incontrôlable.

Malgré une intense campagne médiatique des climatosceptiques, le consensus des scientifiques sur le changement climatique et ses origines anthropiques n’est pas remis en cause. En France, 74 % des Français considèrent que l’augmentation de la température est due aux effets de l’activité humaine. Après le succès de la mobilisation citoyenne de Copenhague, le sommet des peuples de Cochabamba a témoigné, une nouvelle fois, de la prise de conscience des peuples des dangers encourus, en particulier par les pays du sud qui sont les plus vulnérables. La Conférence de Cancun n’a pas besoin de nouvelles gesticulations de Nicolas Sarkozy. Le problème est trop sérieux et demande des décisions immédiates d’importance.

La conférence de Cancun doit réaffirmer l’obligation des grands pays capitalistes à tirer les conséquences de leurs responsabilités historiques dans le réchauffement climatique. Leurs émissions de gaz à effet de serre doivent être divisées par 4 d’ici 2050 pour éviter un réchauffement de la planète de plus de 2°C par rapport à la période préindustrielle. Pour cela les chefs d’États doivent s’engager pour une réduction de 30 % en moyenne des émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 1990. Le prolongement de l’accord de Kyoto pour la période s’ouvrant après 2012 est le cadre juridique le plus approprié pour un engagement contraignant. L’intervention des peuples est plus nécessaire que jamais pour contrebalancer l’opposition des grands intérêts capitalistes liée en particulier au secteur des énergies fossiles.

Parti communiste français,

Paris, le 26 novembre 2010.

 


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Ecologie :

15 Octobre 2010, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

"Communisme et Ecologie" d'octobre est sorti...

 


5 octobre 2010

« Les évènements naturels de l’été 2010 auront été particulièrement dramatiques et meurtriers dans le monde : inondations au Pakistan et en Europe centrale, incendie de forêts en Russie, coulées de boues en Chine… événements encore trop récents pour être attribués au réchauffement climatique bien que cette cause ne puisse être écartée d’un revers demain.

Durant cette même période, nous aurons connu le dénouement de ce qui est caractérisé aujourd’hui comme la pire marée noire de l’histoire dans le Golfe du Mexique. La « culpabilité » des dirigeants et actionnaires de BP est totale (n’oublions pas la mort de 11 salariés de la plateforme Deepwater Horizon) mais précisons que la responsabilité des autorités américaines est également engagée.

Aucune de ces situations ne peuvent laisser les communistes indifférents car la vie des Hommes, surtout les plus faibles, partout dans le monde, nous concernent comme toutes les atteintes à la planète. En effet, ce sont des dizaines de vies humaines perdues, des familles déchirées par la perte d’un ou de plusieurs des leurs, des habitats et des centres de vie saccagés, des femmes et des hommes qui vont grossir les rangs de cette nouvelle catégorie de citoyens du monde que l’on appelle les « réfugiés climatiques », des écosystèmes détruits pour longtemps…

 Hervé Bramy

 

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Pour une terre commune !

19 Juillet 2010, 19:54pm

Publié par PCF Villepinte

Sortie de « Pour une Terre commune » d’André Chassaigne, septembre 2010.

Communiqué des éditions Arcane Député du Puy de Dôme, André Chassaigne s’est illustré particulièrement au printemps 2008 lors du débat sur les OGM, en imposant l’adoption de l’amendement 252 excluant de fait la culture des plantes génétiquement modifiées d’une grande partie du territoire français puis en faisant voter une motion de procédure rendant caduque le texte et l’annulant avant son examen en deuxième lecture.

"Les éditions Arcane 17 ont le plaisir de vous annoncer pour septembre 2010, la sortie de « Pour une Terre commune » essai politique d’André Chassaigne.

Il est également président de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) et depuis mars dernier Président du groupe Front de Gauche de la Région Auvergne.

Dans le prolongement de son activité parlementaire et au cœur de son vécu de terrain, André Chassaigne développe une réflexion originale sur le développement durable où, après avoir déconstruit ce qu’il appelle « l’illusion écologique libérale », il porte l’ambition d’une autre perspective alliant l’écologie et le social, avec à la clef, des pistes de réponse communes à ces deux urgences.

Communiste d’ouverture et de dialogue, participant activement des mobilisations sociales comme du débat de la reconstruction de la gauche en vue de 2012, en liaison avec l’évolution de la réflexion de son Parti sur ce sujet, il nous livre ici le récit d’une prise de conscience progressive face à l’importance des questions environnementales et leur caractère essentiel pour toute alternative politique. Un témoignage argumenté et sincère."

« Pour une Terre commune ». Essai d’André Chassaigne. Les Editions Arcane 17 - http://arcane17.hautetfort.com/ Prix 19 €

Avant première à la fête de l’Humanité les 10,11 et 12 septembre Sortie nationale le 20 septembre

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Fret ferroviaire

19 Mars 2010, 21:31pm

Publié par PCF Villepinte

Grenelle de l’environnement aux oubliettes.

vendredi 19 mars 2010, par Frédéric Dayan

PDF - 44.9 ko
  

Dans un communiqué, Les Fédérations CGT et UNSA des Cheminots, La FGTE – CFDT et l’UIT - CGT, La F N A U T , Le Réseau Action Climat, France Nature Environnement, Agir Pour l’Environnement, WWF, Les Amis de la Terre, Le Comité de Liaison Energies Renouvelable, s’inquiètent du contenu et des orientations du « Schéma directeur pour un nouveau transport écologique de transport », c’est le titre du nouveau plan Fret SNCF. Elles interrogent même tout simplement : En quoi ce schéma est-il écologique lorsque, aujourd’hui, l’entreprise publique se fixe un objectif de réduction des trafics, abandonne la desserte de plusieurs territoires, se sépare de moyens humains et matériels (locomotives, wagons, installations…).
Ces organisations dénoncent par exemple "l’abandon programmé de 60% de l’activité wagons isolés par la SNCF." Ce nouveau plan se traduit sur le terrain par l’accélération avérée de la casse du réseau de messagerie ferroviaire SNCF qui organise le transport de wagons isolés. Cette activité permet d’assurer par rail le transport de lots de wagons issus de flux diffus. Son abandon, du fait du report modal sur le transport routier et les poids lourds, va provoquer des rejets supplémentaires de gaz à effet de serre de l’ordre de 300 000 tonnes éq CO2/an selon une étude « Carbone 4 » commanditée par la SNCF. C’est un contresens absolu avec les objectifs du Grenelle de l’environnement. De surcroît, les conséquences sociales, en emplois et en perte de savoir-faire seraient considérables, et l’abandon d’installations et d’infrastructures va rendre la situation irréversible. Les signataires du communiqués commun estiment qu’il faut donc revoir d’urgence la copie du plan fret SNCF

Ces organisations en appellent à un véritable débat public associant élus et citoyens, professionnels et utilisateurs du rail, militants salariés et associatifs. Cette mobilisation est essentielle pour construire un avenir durable.

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XYNTHIA et loi littoral

5 Mars 2010, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

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Le 29 avril 2009, lors d'un discours sur le Grand Paris prononcé à la Cité de l'architecture et du patrimoines, le président de la République se prononçait pour un assouplissement des règles de construction en zones inondables. Mardi 2 mars, en pleine polémique sur la tempête Xynthia, la secrétaire nationale des Verts a accusé Nicolas Sarkozy d'avoir lui-même "mis en cause la loi Littoral".
sarkoZ

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Développement durable

4 Mars 2010, 16:38pm

Publié par PCF Villepinte

Plan digue : Réaction de FNE
jeudi 4 mars 2010
digue.jpgPlan digues : doit-on aveuglément entretenir et pérenniser l’une des causes de la catastrophe ?

Le plan "digues" annoncé le 1er mars par Nicolas Sarkozy, au lendemain de la tempête Xynthia, se traduira par "des travaux et un plan de financement sur cinq ans", a affirmé mercredi Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Réaction de FNE.

Combiner repli stratégique et consolidation des défenses

L’enveloppe financière des travaux n’a pas encore été déterminée. Mais le coût de réfection des digues s’élèverait, selon Madame Jouanno, à « 1 million d’euros par kilomètre ». Sur 1350 km de digues, « un tiers pose problème » selon le Ministère. D’après Christian Garnier, vice-président de FNE « Si utile qu’il soit, ce plan ne masquera pas l’indispensable élaboration d’une stratégie d’adaptation du littoral au changement climatique. Forte de l’expérience des Pays Bas et de la Grande-Bretagne, il n’est pas normal que la France ne se soit pas déjà engagée dans une politique qui combine intelligemment repli stratégique et consolidation des défenses pour un coût acceptable. »

Les digues entretiennent un faux sentiment de sécurité.

En protégeant des crues « ordinaires », les digues entretiennent un faux sentiment de sécurité. Elles participent à l’oubli qui nous frappe concernant les catastrophes s’étant produites il y a plus d’une génération.

Aucune digue ne sera assez haute pour assurer un risque zéro

Aucune digue ne sera assez haute pour garantir un risque zéro. « A l’image d‘une assurance, les digues doivent nous préserver des risques ordinaires, explique Benoit Hartmann, coordinateur du pôle aménagement durable du territoire à FNE, mais ne sauraient être dimensionnées de telle façon à nous protéger de tous les événements. Irait-on surélever à 15 m toutes les digues existantes et endiguer tout le littoral restant pour pouvoir faire face à un tsunami ? »

On ne pourra pas endiguer la France entière

Face à la remontée du niveau marin et à l’augmentation de l’exposition au risque de submersion deux attitudes devront être conduites conjointement : à la fois organiser la défense de certains espaces et activités qui seront jugés stratégiques (sans pour autant s’en remettre aux seules digues) et mettre en œuvre l’évacuation de certaines zones, engager le repli stratégique. On ne pourra ni ne voudra endiguer la France entière.

Un plan stratégique « adaptation du littoral aux changement climatique »

Une fois la stratégie élaborée de façon participative, il faudra sans doute détruire certaines digues et ouvrages de défense contre la mer. « Nous ne pourrons faire l’économie de l’anticipation de la remontée inéluctable de la mer en ayant conscience que nous ne domestiquerons jamais les événements extrêmes », conclut Sébastien Genest, président de FNE.

 

 

 

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La Révolution Energétique à Cuba

10 Novembre 2009, 13:11pm

Publié par Daniel JUNKER

 

 

 
Une nouvelle révolution est en train de balayer l’île de Cuba.

Une révolution qui progresse à grands pas en termes d’économies d’énergie et de développement durable. Le progrès est tel que de nombreux pays pourraient apprendre de cette expérience pour atteindre l’indépendance énergétique et lutter contre le changement climatique.

Il y a encore quelques années, la situation énergétique à Cuba était difficile. Le pays avait 11 centrales thermoélectriques, plutôt inefficaces, qui produisaient toute l’électricité de l’île. La plupart avaient plus de 25 ans d’âge et ne fonctionnaient que 60% du temps. Les coupures de courant étaient fréquentes, particulièrement pendant les périodes de forte demande. Une bonne partie de l’énergie se perdait le long du réseau. Et pour compliquer le tout, la plupart des foyers cubains étaient équipés d’appareils gourmands en énergie, 75% de la population cuisinait au kérosène et le prix dérisoire de l’électricité pour les foyers domestiques n’encourageait pas à faire des économies. En 2004, la partie orientale de l’île a été frappée par deux ouragans successifs et les lignes électriques ont été sévèrement touchées. Un million de personnes a été privé d’électricité pendant dix jours. Le tout dans un contexte de pénurie pétrolière et de changement climatique. Les Cubains ont compris que l’énergie devait devenir une priorité. C’est ainsi, en 2006, qu’a commencé ce que les Cubains appellent « La Révolucion Energética » – la Révolution Energétique.

La Révolution Energétique cubaine a permis à Cuba de devenir un véritable modèle dans le domaine du développement durable. Le rapport de 2006 de Living Planet mesure le développement durable selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Indice de Développement Humain (IDH) ainsi que l’empreinte écologique. Le IDH est calculé d’après l’espérance de vie, l’alphabétisme et l’éducation, et le Produit National Brut par habitant. Le PNUD considère qu’un IDH de plus de 0,8 indique un taux de développement humain élevé. Une empreinte écologique, qui mesure l’impact de l’activité humaine sur la biosphère, de moins de 1,8 par hectare indique un développement durable. Le seul pays qui atteint ces deux chiffres est Cuba. « Cuba a atteint un bon niveau de développement durable selon (les critères des) Nations Unies, grâce à un fort taux d’alphabétisme et une espérance de vie très élevée, » explique Jonathan Loh, un des auteurs du rapport. Il ajoute : « En même temps, l’empreinte écologique y est faible puisque le pays consomme peu d’énergie. » Les statistiques sont impressionnantes : depuis la Révolution Energétique, lancée il y a seulement deux ans, la consommation de kérosène a baissé de 66%, celle du gaz de 60% et celle de l’essence de 20%. La consommation d’énergie par habitant se situe désormais à un huitième de celle des Etats-Unis, alors que la santé, l’éducation et l’espérance de vie sont parmi les plus élevées au monde.

Tableau 1 - Développement durable, Cuba & Etats-Unis.    (rapport O.N.U 2007/2008)

Indice de développement

humain,

CUBA

E-U

Espérance de vie

77,7

77,9

Taux d’alphabétisation

99,8

99

Mortalité infantile (pour 1000)

6

6

% enfants taux naissance faible

5

8

% enfants à l’école primaire

97

92

Budget consacré à l’éducation (% PNB)

9,8

5,9

Consommation électricité par hab (kWh)

1,380

14,240

     

Comment un pays avec un PNB par habitant équivalent à un dixième de celui des Etats-Unis réussit-il un changement aussi radical en matière de consommation d’énergie sans sacrifier les indicateurs sociaux ? Pour comprendre la Révolution Energétique de Cuba, il faut examiner son histoire. Avant la révolution de 1959, 56% du pays était raccordé au réseau électrique. Avec l’avènement du socialisme, l’électrification a été étendue aux coins les plus reculés du pays. En 1989, 95% du pays avait l’électricité – en majorité grâce au pétrole bon marché livré par les soviétiques en échange de sucre. La disparition de l’URSS en 1991 a provoqué un effondrement de l’économie cubaine, avec l’obligation d’acheter du pétrole sur le marché mondial, l’électricité devenait cher. Les aliments, le gaz et le pétrole sont devenus des denrées rares tandis que les Etats-Unis resserraient l’étau du blocus économique. Les lois sur la Démocratie Cubaine de 1992 et la loi Helms-Burton de 1996 visent toutes les deux les investissements étrangers et cherchent à empêcher Cuba d’avoir accès aux capitaux étrangers et à limiter son accès aux ressources indispensables.

Les années qui ont suivi la chute de l’Union Soviétique et l’intensification du blocus US sont connues comme « la période spéciale » parce que les Cubains ont du se serrer la ceinture et apprendre à fabriquer les articles de première nécessité, à fois localement et de manière renouvelable. En 1993, un Programme de Développement des Sources Nationales d’Energie fut rédigé pour réduire les importations d’énergie et utiliser au mieux les sources d’énergie locales. Le document a proposé que la première source d’énergie devienne l’économie d’énergie.

Après l’adoption de ce programme, Cuba s’est lancé sur la voie des économies d’énergie et des énergies renouvelables. Toutes les écoles rurales, les cliniques, les centres sociaux du pays qui n’étaient pas branchés au réseau électrique ont été électrifiés par l’énergie solaire. Aujourd’hui, 2364 écoles rurales sur l’île sont équipées de panneaux solaires. Chaque élève cubain a donc accès à l’éclairage, aux ordinateurs, aux programmes d’éducation télévisés. Ceci vaudra à Cuba de remporter en 2001 le prix « Global 500 » discerné par les Nations Unies.

Mais malgré leurs efforts, dix ans après la mise en place du programme, Cuba connaissait toujours une crise énergétique. En 2006, le Révolution Energétique a instauré les mesures les plus draconiennes jamais prises par un pays à ce jour.

Un plan en cinq points. La révolution énergétique cubaine comporte cinq points principaux :

- rendement et économie ;
- amélioration de la fiabilité du réseau électrique national ;
- recours aux énergies renouvelables ;
- augmentation de l’exploration et de la production du gaz et du pétrole nationaux ;
- coopération internationale.

Le premier point porte sur la recherche de moyens pour réduire la demande. Cuba a lancé un programme de remplacement des appareils ménagers pour des modèles moins gourmands. Comme l’a expliqué le Président Fidel Castro au mois de mai 2006, « Nous n’allons pas attendre que le pétrole nous tombe du ciel, parce que nous avons découvert, heureusement, quelque chose de plus important – les économies d’énergie, ce qui revient à découvrir un grand gisement de pétrole. »

Leur programme, qui permettait aux gens d’échanger gratuitement leurs ampoules à filaments pour des modèles fluorescents plus compacts et plus économiques, a été un succès total. [on se souviendra des lazzis lancés pas les médias à l’annonce de cette mesure à Cuba. Aujourd’hui en France, on suit le même chemin. Quel que soit la réelle efficacité à terme de ces ampoules, on notera avec ironie et une fois de plus la férocité des médias envers les uns et leur servilité envers les autres... Ndr]. En six mois, plus de neufs millions d’ampoules à filament, soit prés de 100% de toutes les ampoules du pays, ont été remplacées par des modèles compacts fluorescents – faisant de Cuba le premier pays au monde à avoir totalement éliminé l’éclairage par les ampoules à filament en tungstène. De plus, des millions d’appareils ménagers plus économiques ont été vendus aux Cubains, dont prés de 2 millions de réfrigérateurs, plus d’un million de ventilateurs, 182.000 climatiseurs, et 260.000 pompes à eau. Dans le même temps, des appareils de cuisson plus économiques ont été introduits sur le marché. Prés de 3,5 millions de cuiseurs de riz et plus de 3 millions de cuiseurs à pression ont été vendus aux familles pour encourager les gens à abandonner leurs poêles à kérosène.

Et un des moyens les plus efficaces pour inciter aux économies d’énergie a été la nouvelle tarification appliquée à la consommation d’électricité des ménages. Avant 2006, l’électricité à Cuba était fortement subventionnée et vendue à très bas prix. Le nouveau tarif autorise les gens à consommer moins de 100 kWh pour bénéficier du même tarif extrêmement bas de 0,09 pesos/kWh. Mais pour chaque 50 kWh supplémentaire, le prix augmente en flèche. Pour une consommation de 300 kWh, le prix devient 1,3 pesos/kWh. Converti en dollars, c’est encore peu, mais pour les gros consommateurs, cela représente quand même une multiplication par 4 de leur ancienne facture.

Cuba a aussi pris des mesures d’économie dans le secteur étatisé. Toutes les pompes à eau dans les grands immeubles et les aqueducs ont été changées pour des pompes plus économes. Les tubes à néon de 40 Watts présents dans de nombreuses administrations ont été remplacés par des ampoules de 32W et les anciens réfrigérateurs et climatiseurs ont été changés.

Le Pouvoir au Peuple

Une révolution n’est véritablement révolutionnaire qu’avec le soutien des masses. La révolution énergétique cubaine n’est pas une exception. Pour faire participer les gens aux efforts d’économies d’énergie, un programme d’éducation ambitieux fut mis en place. Le Programme d’Economie d’Energie du Ministère de l’Education (Programma de Ahorro de Energia por la Ministro de Educacion – PAEME) est un programme national mis en place par le Ministère de l’Eduction Nationale en 1997. Son but est de familiariser les élèves, travailleurs, familles et communautés aux mesures d’économies d’énergie et aux énergies renouvelables.  Dans les écoles, le sujet de l’énergie est présent dans différentes disciplines. Les étudiants abordent les problèmes de l’énergie non seulement pendant les cours de Physique, mais aussi pendant les cours d’Economie, d’Ecologie et de Santé.

Le PAEME a organisé aussi des festivals de l’énergie ces trois dernières années pour sensibiliser des milliers de Cubains aux problèmes de rendement et d’économies. Les festivals s’adressent aux étudiants et on y trouve de nombreux jeunes qui expriment leurs idées à travers la musique, la poésie et le théâtre. Cela commence dans chaque école où les enfants qui présentent les meilleurs projets d’économies sont envoyés au festival de niveau municipal. Là, les meilleurs montent au niveau provincial et de là au niveau national. « UNE [  ? - NdT] a décidé que le festival ne serait pas une sorte de compétition, mais plutôt un festival sur les économies d’énergie, avec les meilleurs étudiants du pays », explique Teresa Palenzuela, une spécialiste de l’UNE. Dans le festival national, où les longues files d’attente à l’entrée font le tour du pâté de maisons, les étudiants échangent leurs expériences et connaissances sans qu’il y ait désignation d’un gagnant.  Afin de faire passer le message auprès de la population, on a fait appel aux médias. Par exemple, à Cuba, au bord des routes, vous ne verrez jamais de publicité pour un produit commercial. A la place vous trouverez des dizaines de panneaux à travers le pays pour promouvoir les économies d’énergie. Il existe aussi une émission télévisée hebdomadaire dédiée aux questions de l’énergie. Chaque semaine des articles sont publiés dans les journaux nationaux pour encourager les économies et vanter les énergies renouvelables. En 2007, il y a eu plus de 8000 articles et spots télévisés sur la question de l’énergie.

Une distribution équitable

Malgré ces efforts, les économies se sont révélées insuffisantes, et en 2005 les coupures de courant étaient encore fréquentes. De plus, le réseau de distribution était très ancien et très inefficace. Le gouvernement cubain a compris qu’un des meilleurs moyens pour garantir une meilleure distribution de l’énergie était de décentraliser les centres de production. Cette organisation est moins vulnérable devant les catastrophes naturelles ou les incursions militaires qui pourraient toucher des zones entières de l’île. Elle permet aussi une diversification des sources d’énergie. Ce qui en retour facilite une éventuelle transition vers d’autres sources, produites localement et de manière durable.

En 2006, Cuba a installé à travers le pays 1854 micro-centrales électriques à diesel, qui représentent plus de 3000 MW d’énergie décentralisée dans 110 municipalités. Cette mesure a virtuellement éliminé les coupures de courant qui pourrissaient la vie quotidienne des Cubains jusqu’en 2004. En fait, dans les années 2004 et 2005, il a eu plus de 400 jours de coupures supérieures à 100 MW qui ont duré au moins une heure. En 2006, il y en a eu 3, en 2007 aucune. Ce taux est meilleur que celui de la plupart des pays industrialisés. En plus de ces centrales, 4000 unités de secours ont été installées dans les zones stratégiques telles que les hôpitaux, les zones de cultures, les écoles et autres sites clés pour l’économie cubaine. Ceci représente 500 MW de secours.  De plus, Cuba a entrepris la rénovation de son réseau de distribution. 120.000 postes ont été modernisés, plus d’un million de distributeurs, prés de 3000 km de câblages, et 500.000 compteurs électriques. Le résultat global a été qu’en 2005, le pays consommait 280 grammes de pétrole pour produire 1 kWh d’électricité. En 2007, le chiffre est tombé à 271 grammes. Cela peut paraître peu, mais représente des milliers de tonnes de pétrole. En 2006-2007, Cuba a économisé plus de 961.000 tonnes de pétrole grâce aux économies d’énergie.

Un recours croissant aux énergies renouvelables

Le recours aux énergies renouvelables est une priorité depuis le début des années 90 et l’effort a redoublé ces deux dernières années. Actuellement, 100 stations éoliennes sont en cours d’installation dans 11 provinces et deux nouvelles fermes éoliennes ont été construites, ce qui représente une production de 7,23 MW pour tout le pays. Par ailleurs, la première centrale électrique solaire reliée au réseau est en cours de construction. De plus, 180 micro-stations hydrauliques, qui produisent de l’énergie à partir des courants marins et des rivières, sont installées dans tout le pays, dont 31 sont connectés au réseau. Le nombre de stations solaires autonomes dans les zones rurales s’élève à plus de 8.000, et il existe un plan pour utiliser les panneaux solaires et autres technologies renouvelables pour fournir de l’électricité aux 100.000 foyers qui ne sont pas encore alimentés. Cette année, 300 stations de biogaz, qui recyclent les déchets animaliers pour fabriquer du combustible de cuisine, seront construites.

Le sucre, principale exportation agricole du pays, sert aussi à produire de l’électricité. Dans les centrales sucrières du pays, la bagasse, qui est le résidu obtenu après le traitement du sucre, est brûlée et transformée en énergie pour alimenter la centrale et le réseau. Ces centrales de biomasses sucrières ont une capacité de production de 478,5 MW.

Cuba accompli aussi des progrès dans le domaine des biocarburants tels que l’éthanol. Alors que ce dernier est généralement fabriqué à partir de plantes alimentaires, comme le maïs, la position officielle envers les biocarburants est que « Cuba ne défend pas l’idée de convertir de la nourriture en carburant, alors que plus de 800 millions de personnes souffrent de faim. » Néanmoins, il existe quelques projets pilotes dans ce domaine. Le meilleur exemple est la culture du Jatropha Carcus qui produit une huile non comestible, et n’entre donc pas en concurrence avec la production alimentaire.

En 2007, un Groupe National fut crée avec pour objectif de soutenir et de promouvoir le développement accéléré des énergies renouvelables et des économies d’énergie. Les 14 commissions du groupe, qui couvrent tous types d’énergies renouvelables, ont été chargées par le gouvernement d’étudier les moyens pour améliorer l’implantation des énergies renouvelables dans le pays.

L’île a exporté sa Révolution Energétique vers d’autres pays, dans le cadre des l’ALBA (Alternative Bolivarienne pour les Amériques), une alliance alternative à la ZLEA (Zone de Libre-échange des Amériques). L’ALBA se concentre sur la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Par exemple, après que Cuba ait travaillé avec le Venezuela sur une campagne d’économies d’énergie, le Venezuela a annoncé une économie de 2000 MW. Des scientifiques et techniciens cubains ont aussi fourni et installé plus de 1 MW de panneaux solaires au Venezuela, en Bolivie, au Honduras, à l’Afrique du Sud, au Mali et au Lesotho.  « Il faut une révolution énergétique globale », dit Mario Alberto Arrastia Avila, un expert en énergie chez Cubaenergia, un centre d’information sur l’énergie à Cuba. « Mais pour y parvenir, il faut aussi une révolution des consciences. Cuba s’est engagé dans sa propre voie vers un nouveau paradigme, en mettant en oeuvre des concepts tels que la génération distribuée, le rendement, l’éducation, la solidarité énergétique, et la solarisation progressive du pays. » Le reste du monde devrait suivre l’exemple de Cuba, car une véritable révolution énergétique nous permettrait d’affronter les graves problèmes écologiques qui nous menacent.  

Laurie Guevara-Stone International Program manager at Solar Energy International, based in Colorado. trad. VD pour le Grand Soir

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Copenhague, l'urgence climatique

6 Novembre 2009, 15:02pm

Publié par Daniel JUNKER

Copenhague 2009  l'urgence climatique

La négociation engagée au sein de l'ONU s'achèvera en décembre à Copenhague et doit déboucher sur des engagements contraignants pour une réduction des gaz à effets de serre. Le texte adopté remplacera le protocole de Kyoto aux résultats décevants et non ratifié par les Etats-Unis.

Comment penser la vie des hommes et des femmes sur une planète dont les ressources naturelles sont devenues si rares qu'il faut que les populations se battent pour y accéder ? Pour le PCF, justice sociale et environnementale ont partie liée. Une délégation du PCF participera à la conférence de Copenhague.



Les effets dévastateurs du réchauffement

 

Selon le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le réchauffement pourrait atteindre jusqu'à 4° à la fin du siècle. Les principaux pays pollueurs doivent impérativement réduire leurs émissions de 25 à 40% d'ici 2020 pour contenir le réchauffement à moins de 2° en moyenne. Et, donc, ralentir ses effets négatifs : désertification, famine, épidémies, inondations, migrations de populations...

 

Le Forum Humanitaire Mondial chiffre l'impact du réchauffement à 300 000 décès par an et selon l'Observatoire International pour les Migrations le nombre de « migrants environnementaux » atteindra 200 millions d'ici à 2050.

 

Les défis de Copenhague

 

Pour 2050, il faut diviser par 4 les émissions des pays industrialisés et par 2 celles de l'ensemble du monde. Bien que désireux de limiter le réchauffement climatique à 2°, Etats-Unis et Japon proposent des objectifs pour 2020 bien insuffisants. L’Union européenne est un peu plus ambitieuse mais ne s’engagera pas sans l’appui des principaux pays pollueurs. Les pays en développement invitent les pays industrialisés à montrer l'exemple.

 

Cette situation d’urgence amène les pays émergents et en développement à insister sur la responsabilité des pays industrialisés. L'opinion publique et le mouvement social doivent eux aussi prendre en compte ces enjeux environnementaux pour exiger de la part de chaque État des engagements en matière de réduction des gaz à effets de serre.

 

Le PCF exige à ce sujet de la France et de l'Union européenne des     propositions précises et chiffrées.

Que proposent les communistes ?

 

Il faut remettre en cause le capitalisme qui impose des fonctionnements économiques néfastes pour l’environnement. Les communistes souhaitent que les ressources naturelles soient considérées comme biens communs de l’humanité et non comme marchandises et sources de profits.

 

 

L’urgence est au développement de toutes les énergies non productrices de gaz à effets de serre. Pour autant, le droit à l’énergie doit être garanti à tous. A court moyen terme le nucléaire est incontournable. Le PCF se prononce pour un vaste plan de développement des énergies renouvelables. La recherche fondamentale et appliquée doit prendre prendre un nouvel essor car ces sources d'énergies sont complémentaires. La production d'électricité doit être développée et organisée dans le secteur public qui assurera une véritable sureté et transparence avec de nouveaux droits de regards et d'intervention des salariés, des citoyens et des élus. Cela s'accompagne de moyens pour l’émergence d'une 4ème génération de centrales nucléaires, plus sures, plus économes et moins productrices de déchets.

Il est impératif de stopper les directives européennes de libéralisation qui visent à soumettre l’énergie aux exigences des marchés financiers.
Une mobilisation financière conséquente est indispensable pour développer les transports en commun de service public et les transports propres (rail, fluvial), l’isolation des bâtiments, la voiture de l’après pétrole… Le PCF refuse tout nouvel impôt qui, telle la taxe carbone, viserait de façon injuste, inefficace et inégalitaire les ménages. Il suffirait d’imposer les superprofits des groupes pétroliers comme Total, la spéculation financière et de réduire les dépenses nucléaires militaires.

A l’échelle du monde, un nouveau mode économique et financier est nécessaire pour accompagner les pays les plus pauvres dans une démarche de coopération et de développement. A cette fin, les communistes proposent la création d’une Agence Mondiale de l’Environnement qui rendrait cohérent le développement durable de la planète en matière sociale et environnementale.

Il y a urgence à ce que chacune et chacun s’empare de ces enjeux. Les communistes sont disponibles pour ouvrir des espaces publics de débat, de confrontation, de rassemblement et de luttes, dans le respect des opinions des uns de des
autres.

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