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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

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ECOLE

9 Juin 2010, 21:58pm

Publié par PCF Villepinte

Les couacs annoncés de la rentrée scolaire
ecoleDans un contexte de restrictions budgétaires tous azimuts, la rentrée 2010 s’annonce plombée par une série de réformes qui vont encore aggraver la situation de l’école publique.

La rentrée scolaire est encore loin. Et pourtant, le rendez-vous de septembre, organisé sur fond de diète budgétaire, inquiète déjà le monde éducatif. De la nouvelle formation des maîtres aux derniers programmes de seconde, en passant par le retour de la semaine de quatre jours et demi, une avalanche de mesures se profile à l’horizon. Pour chacune, les mêmes mots tournent en boucle – «  précipitation  », «  absence de concertation  ». Et la suspicion généralisée plane désormais sur les intentions de Luc Chatel, dont le peu de crédit s’est effondré auprès de la profession depuis que son plan pluriannuel de suppression de postes a fuité dans la presse. Tour d’horizon de ces dossiers qui vont plomber la rentrée.

1/ Pas plus de remplaçants devant les élèves

Selon les propres chiffres du ministère, les absences de courte durée dans le secondaire ont représenté cette année quelque 2,2 millions d’heures de cours perdues. Même la situation dans le primaire, d’habitude plus épargné, s’est dégradée cette année. Pour la première fois, des dizaines de parents d’élèves de l’académie de Créteil ont déposé plainte collectivement devant le tribunal administratif pour «  défaut de mise en œuvre de l’obligation scolaire  ». Face à cette situation, Luc Chatel a décrété, en mars, la «  mobilisation générale  ». Mais n’avait à offrir qu’un bricolage précaire. Ses solutions  ? Donner la possibilité aux profs remplaçants qui le peuvent d’œuvrer dans l’académie voisine et surtout constituer un hypothétique «  vivier  » de remplaçants composés de retraités de l’éducation nationale et d’étudiants en cours de formation  ! Évidemment, à aucun moment le ministre n’a envisagé de recréer les 3 000 postes de remplaçants titulaires supprimés en 2009… Ce qui rend furieux les parents d’élèves de la FCPE.

2/ Des profs sans formation

C’est l’autre grand sujet d’inquiétude. Cette rentrée 2010 sera marquée par l’arrivée de la nouvelle formation des maîtres. Contestée par l’ensemble du monde éducatif et objet de plusieurs recours au Conseil d’État, cette réforme va propulser dans les établissements une dizaine de milliers de professeurs débutants qui devront prendre d’emblée la responsabilité d’une classe à plein-temps sans avoir reçu de formation préalable. Tout juste seront-ils épaulés par un «  tuteur  », la plupart du temps un simple collègue. «  C’est l’assurance de les envoyer au casse-pipe  », pronostiquent les formateurs en IUFM. Ces classes, en tout cas, promettent de sacrés remous  : tenues par un stagiaire avec tuteur en début d’année, elles seront ensuite dirigées par le stagiaire seul, puis par le tuteur ou un étudiant remplaçant pendant les semaines de formation du prof stagiaire, puis de nouveau par ce dernier  ! Encore faut-il, pour les rectorats, trouver suffisamment de tuteurs volontaires. «  C’est loin d’être le cas dans certaines académies, assure un syndicaliste. Certains recteurs envisagent même de recruter parmi les néoretraités…  »

3/ La fin de la semaine de quatre jours

Lancée en grande pompe par Xavier Darcos en 2008, la semaine de quatre jours dans le primaire n’est plus la bienvenue. Dans sa circulaire de préparation de la rentrée 2010, publiée en mars, le ministère a demandé aux recteurs et aux inspecteurs d’académie d’encourager «  l’organisation de la semaine en neuf demi-journées (du lundi au vendredi en incluant le mercredi matin)  ». Une initiative saluée par la FCPE, mais qui doit encore être adoptée par les conseils d’école, qui décident en dernier ressort. En tout cas, ce retour aux quatre jours et demi devrait entraîner un nouveau branle-bas de combat dans les familles et les collectivités locales qui venaient à peine de s’habituer au précédent rythme…

4/ Pas de manuels scolaire en septembre ? 

La rentrée est dans trois mois et les programmes de la classe de seconde, issus de la réforme du lycée, viennent à peine d’être bouclés  ! Résultat de ces délais ubuesques  ? Hormis les mathématiques et les langues vivantes, les éditeurs ne parviendront pas à fournir tous les manuels scolaires avant la fin août. «  Les enseignants vont être obligés de préparer des cours déconnectés de tout manuel auquel les élèves puissent se référer  », peste le Snes-FSU. Avec leurs élèves, ils devront même se contenter de version numérique jusqu’à octobre  !

Laurent Mouloud

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Education

24 Avril 2010, 07:00am

Publié par PCF Villepinte

 

« Faut pas refaire les lycées, faut en construire d’autres »

Entre désenchantement et attente d’autre chose, la réforme du lycée vu par… des lycéens.

Souvent, durant la pause de midi et demi, les élèves du lycée Évariste Galois, à Sartrouville dans les Yvelines, sortent et mangent en face de leur bahut. C’est là qu’on peut faire le tour des petits groupes, et les sonder sur la réforme du lycée qui entrera en vigueur dans six mois.

Pour beaucoup, "réformer" ce n’est pas vraiment positif. "La politique ne sert à rien", "cette réforme ne va rien changer, on le sait tous". Et sur cette portion d’élèves sceptiques, la moitié ignorait encore en quoi consistait cette réforme. La [1] initiée par plusieurs organisations n’a pas suffi.

Pour ceux qui avaient entendu parler de la réforme Chatel, pas plus d’enthousiasme. Certains trouvent la réforme futile car ils se sentent déjà bien accompagnés dans leur orientation. D’autres trouvent que le gouvernement généralisait encore plus les filières…. générales (L, ES et S). Quelques rares lycéens en sont venu à suggérer qu’il fallait carrément supprimer la Seconde (générale), classe "inutile" qu’un grand nombre des élèves redouble (19,07% des lycéens l’ont redoublé en 2007). Pour d’autres, la solution est en réalité très simple : "faut pas refaire les lycées, faut en construire d’autres".

une grande blague

Les plus avertis des élèves rencontrés pensaient que cette réforme n’était qu’une grande blague de la part de l’Etat car, en plus d’être mise en oeuvre alors que le déficit budgétaire s’élève à 138 milliards d’euros, elle instaure des éléments… déjà en place. Cours de soutien, information sur les possibilités d’orientation, etc, font partie de la panoplie. Pour un élève de Terminale L, "la possibilité de changer de filière est bien le seul avantage réel que j’y vois. Le gros défaut de la réforme c’est qu’elle ne touche que les Bac généraux. Comme d’habitude on laisse de côté les Bac techno et professionnels qui, soit dit en passant, ne valent pas moins que les autres. Sauf qu’aujourd’hui si tu fais pas S, t’es nul. On est dans un pays qui se veut élitiste où il faut Bac +5 si tu veux espérer travailler chez McDo et c’est juste n’importe quoi ! »

Jérémy Esteves

Notes :[1] "votation lycéenne"->http://www.humanite.fr/2010-02-16_Societe_Les-lyceens-invites-a-voter-sur-les-reformes-en-cours->xxx

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Prof non-remplacés : l’Etat bientôt poursuivi en justice

10 Mars 2010, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

La pile de lettres trône sur un bord de table, prête à être postée. « Elles devraient arriver demain sur le bureau de Luc Chatel », sourit Fatima, une mère de famille. Mardi matin, cinquante « recours préalables en indemnisation » ont ainsi été envoyés par des parents d’élèves de cinq écoles de Pantin (Seine-Saint-Denis) pour protester contre le non-remplacement chronique des enseignants sur la commune. Le ministre de l’Éducation a deux mois pour leur répondre. Au risque, sinon, d’être attaqué devant le tribunal administratif.

Les parents demandent une réparation symbolique d’un euro par jour d’école non remplacé. « L’objectif n’est pas pécuniaire, il s’agit de faire reconnaître la faute de l’Etat et de voir les moyens humains arriver rapidement », explique Daniel Garault, délégué FCPE à l’école Joliot-Curie. Il avait déjà déposé plainte contre Luc Chatel mi-février pour les mêmes raisons (lire l’Humanité du 13/02/2010). Mais avait été débouté pour vice de forme. « Cette fois, nous nous sommes entourés d’avocats, précise Daniel Garault. Et nous nous dirigeons vers une condamnation de l’État. »

Ces recours s’appuient notamment sur les articles L.311-1 et suivants du Code de l’éducation selon lesquels il appartient à l’État « d’organiser les conditions de mise en oeuvre de l’obligation scolaire » à laquelle sont soumis tous les enfants. Or, dans certaines villes de Seine-Saint-Denis, le non remplacement de professeurs des écoles a atteint, faute d’effectifs suffisants, des proportions à peine imaginables. Chaque jour, sur Pantin, il y aurait ainsi en moyenne treize enseignants non remplacés, soit l’équivalent d’une école fermée sur les vingt-et-une que compte la commune. « A Pantin, mais aussi à Saint-Ouen, Gagny ou Montreuil, certains enfants ont manqué jusqu’à un mois de scolarité depuis septembre », note encore Daniel Garault, dont la fille en CE1 a déjà connu 17 enseignants différents depuis son CP ! « Je crois qu’il n’est pas exagéré de parler de défaillance dans l’organisation du service public… »

Les parents fustigent cette inégalité de traitement et beaucoup s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants. « Mon fils est en CE1 et a enchaîné les remplaçants depuis l’année dernière, explique Fatima. Résultat : il n’a toujours pas fait de conjugaison, d’anglais, ni de piscine. Dans sa tête comme dans ses cours, c’est le grand désordre. » Elle précise : « La plupart des parents tentent de palier eux-mêmes aux manquements, mais c’est dur. Moi, j’ai dû arrêter de travailler pour pouvoir m’occuper de lui. » D’autres parents parlent d’enfants en souffrance, angoissés de ne pas savoir s’ils auront ou non une maîtresse le lendemain. « Quand on songe que le primaire est l’âge des apprentissages fondamentaux, là où le rapport à l’école se construit, il y a de quoi s’inquiéter », note Karine, mère d’une fille en CM1.

Les parents de Pantin réclament deux enseignants par classe jusqu’à la fin de l’année pour essayer de combler le retard. Et ne veulent pas entendre parler des « remplaçants étudiants » proposé par Luc Chatel. « Nous voulons un enseignement de qualité, assuré par des gens formés, réplique Daniel Garault. Pas des solutions sparadrap. »

Laurent Mouloud

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Non à la marchandisation de l’éducation nationale

8 Mars 2010, 18:58pm

Publié par PCF Villepinte


19852560 jpeg preview medium- Quels sont les dangers des partenariats publics-privés  ?

Par Émilie Lecroq, PCF 93, candidate aux élections régionales sur la liste Front de gauche.

Alors que BNP Paribas a versé, il y a quelques jours, un milliard d’euros à ses traders les plus méritants, le conseil général de la Seine-Saint-Denis signe, avec cette même société, un mécénat. Le but affiché de ce dispositif, Odyssée, est de financer une politique d’insertion et de formations des jeunes Séquano-dionysiens, avec comme objectif immédiat l’envoi de 12 000 collégiens en voyages scolaires sélectionnés par un comité formé d’enseignants, de parents d’élèves, de collégiens et de membres de l’inspection académique, de la Fondation BNP Paribas et de la Fondation de France.

Selon Baudouin Prot, administrateur général de la BNP, «  les entreprises, notamment les banques, ont le devoir d’être solidaires de l’environnement dans lequel elles se développent. Devenu en dix ans le premier employeur de Seine-Saint-Denis, BNP Paribas entend contribuer activement à l’effort de ce département pour lutter contre le chômage, améliorer l’accès des jeunes à l’éducation et développer le lien social  ». Pour résumer  : solidaire oui, mais à condition de fixer le prix et les conditions  !

Loin du principe de solidarité nationale et de répartition des richesses, que mettait en place l’impôt et donc pour une part la taxe professionnelle, le conseil général de Seine-Saint-Denis, avec ce partenariat, envoie un coup dur à la notion de services publics en s’attaquant directement à leur mode de financement.

Laissant libre choix aux entreprises de développer les secteurs qui leur sont favorables, cette logique renvoie au second plan les besoins de la population moins rentables sur le marché (transport, crèche, santé…).

Sans remettre en cause le rôle d’une entreprise pour la vie du territoire auquel elle appartient, nous affirmons qu’elle ne peut imposer sa loi et ses conditions, sous peine de dérives plus grandes encore. Cette logique que nous dénonçons au travers de la convention entre le conseil général et la BNP Paribas, c’est la même que tente de mettre en place le gouvernement depuis de nombreuses années à travers l’autonomie de financement des universités ou des lycées.

À l’inverse de cette emprise du privé sur le public, la proposition des Fref (Fonds régionaux pour l’emploi et la formation) consiste, en une autre forme de coopération, à accorder des crédits sur des critères sélectifs (emploi, formation, social).

Contrairement aux affirmations de Claude Bartolone, «  la clé de cet avenir réside dans notre capacité à respecter le pacte républicain d’égalité à l’école et sur le marché de l’emploi  », cette convention institutionnalise une inégalité entre les territoires, les établissements, les régions, qui porte déjà aujourd’hui trop préjudice à notre département (stigmatisation…).

Nous ne sommes pas là pour redorer le blason des entreprises qui spéculent sur la crise. Effrontément populaire, la population de la Seine-Saint-Denis ne veut pas se plaindre, elle veut porter plainte et revendiquer son droit à la dignité et au respect.

D’autant que le projet banlieue de la BNP est celui du microcrédit, c’est-à-dire de l’endettement et de l’exploitation de l’emprunt des pauvres avec des taux de remboursement frôlant l’usure. On voit bien l’action idéologique qui contamine l’école en sponsorisant les projets des jeunes pour leur inculquer les valeurs de la «  bonne gestion libérale  » au service de «  l’esprit d’entreprise  » et de la concurrence entre projets dont quelques-uns seulement seraient retenus.

Dans la liste conduite par Pierre Laurent aux élections régionales, nous nous engageons à ce que les futurs élus régionaux refusent ces logiques de soumission des établissements du service public d’éducation nationale aux logiques marchandes, leur préférant une démarche de service public. Les sondages donnent la droite battue dans les urnes le 14 mars, ce qui laisse le choix du bulletin à gauche  : en votant Front de gauche, nous pouvons aussi battre l’application des idées de la droite et exprimer la volonté citoyenne de faire le pari du service public, que ce soit pour la formation, le transport, avec le passe Unigo, ou les logements sociaux, avec 50 000 constructions par an.

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École : urgence de moyens humains pour la Seine-Saint-Denis

21 Février 2010, 20:35pm

Publié par PCF Villepinte

Communiqué de l’Association Départementale des Élus Communistes, Républicains et Citoyens de la Seine-Saint-Denis

 

Devant la montée des actes de violence en milieu scolaire et le mécontentement grandissant des enseignants, personnels de l’éducation nationale et parents d’élèves en grève ce jeudi 18 février, le ministre Luc Chatel pense éteindre l’incendie en annonçant l’organisation « d’états généraux de la sécurité à l’école ». Comme si les problèmes de l’école n’étaient pas connus ?

Depuis 2007 l’éducation nationale a perdu plus de 50 000 emplois. 16.000 sont encore dans le collimateur pour la rentrée 2010.

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Tribunes & idées

13 Février 2010, 11:38am

Publié par PCF Villepinte

Adapter la formation à l’humain et non l’inverse

20154598 jpeg preview mediumPar Brigitte Riéra, responsable IUFM à Antony, candidate du Front de Gauche en Île-de-France.

Les programmes européens en matière d’éducation affirment qu’en amenant les niveaux les plus faibles à la formation la plus élevée, on résiste mieux aux crises. Or, l’idée ne s’impose pas assez en France, où le décrochage de ces idéaux est très mal vécu par tous, citoyens et parents qui faisaient confiance aux instances de l’éducation nationale. Je dirais que c’est par sens civique que je suis candidate sur la liste du Front de gauche dans les Hauts-de-Seine, pour défendre les institutions et l’accès par tous à l’éducation et à la culture quand les responsables eux-mêmes sont démunis, quand les établissements privés bénéficient de soutiens financiers qui les rendent très attractifs dans la carte scolaire.

Ce qui est détruit actuellement est colossal. Ce gouvernement a besoin de faire table rase de toute l’expérience antérieure pour piloter le système par l’idéologie la plus butée qui soit. Les enjeux politiques locaux entraînent des luttes de pouvoir dans lesquelles les stratégies politiques en matière de territoire et de patrimoine immobilier prennent le pas sur les besoins éducatifs et sur l’exigence en formation  ; si bien que tous les IUFM ne s’en sortiront pas de la même manière. Certains seront intégrés à l’université et partageront ses projets, d’autres disparaîtront ou se transformeront en filière de formation pour adultes. Les universités peuvent s’appuyer sur leur autonomie pour construire des parcours nouveaux et des formations professionnalisantes mais elles ne peuvent le faire à marche forcée.

En refusant de reporter d’un an l’application complète de la réforme de la formation des enseignants et la mastérisation, le gouvernement fait les plus mauvais choix  : le concours de recrutement est placé en début de deuxième année de master, ce qui ne permet ni de former correctement un enseignant, ni de réorienter un étudiant qui a échoué au concours. Le critère de l’excellence disciplinaire l’a emporté sur la nécessaire polyvalence de la formation des enseignants. Les IUFM ne préparaient pas assez au métier, disait-on. Finalement, on supprime complètement toute formation avant la mise en responsabilité  ! Au lieu d’une entrée progressive, on a, dès la promotion de cette année, des étudiants qui vont assurer en septembre 2010 un service à temps complet pendant deux tiers de l’année scolaire en ayant pris une classe en responsabilité une ou deux semaines seulement  !

Et le passage en force de réformes qui désarticulent le tissu social et les réseaux de formation existants se drape derrière le cynisme insupportable de déclarations contraires à la réalité  ! La stratégie de prudence de Valérie Pécresse et de Luc Chatel consiste à légiférer d’une main de fer ou en aveugle, quitte à laisser jouer aux présidents d’université au sein de leur conférence (CPU) le rôle de la masse pensante au travail qui, s’offusquant des directives prises, assure que des régulations pourront se faire en cours de route. De fait, c’est bien le seul espace de travail et la seule lueur d’espoir qu’il reste aux professionnels de l’éducation et de la formation.

Au lieu de ce massacre organisé qui laisse la plupart au bord de la route, des regroupements peuvent s’opérer en Île-de-France notamment, entre les IUFM et leurs universités d’intégration. Un cadrage plus ferme et l’obligation de stages dans les parcours préparant aux métiers de l’enseignement vont s’imposer d’eux-mêmes lorsque la pagaille du terrain remontera via les parents d’élèves et les écoles. Car si un renouvellement s’impose du système éducatif, il s’agit de construire un modèle éducatif en phase avec le monde d’aujourd’hui, où les périodes de formation alternent, à tous les âges de la vie, avec des périodes de latence ou de travail  : il s’agit d’adapter la formation à l’humain et non l’inverse, de s’appuyer sur les ressources technologiques disponibles et d’ouvrir davantage de cursus de seconde chance.

L’idée que chacun a la possibilité de reprendre des études où il les a laissées, sans être stigmatisé, en bénéficiant d’aides pour son parcours à l’université, une université ouverte à tous et pas seulement aux jeunes, cette idée s’oppose radicalement aux vieilles lunes que l’on nous vend aujourd’hui  : le mythe d’un enseignant qui parle comme un livre dès qu’on le plonge dans une classe, l’illusion d’une recherche liée à l’excellence et non au progrès humain, le leurre d’être dirigé par des ministres efficaces et non des esprits éclairés.

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100 000 voix pour la formation des enseignants

11 Février 2010, 16:53pm

Publié par PCF Villepinte

La formation des enseignants : un investissement pour l’avenir !

ecole

 

Améliorer la formation professionnelle, disciplinaire et pédagogique des enseignants est déterminant pour faire réussir tous les élèves. Or, la réforme imposée par le gouvernement va la sacrifier ! Le service public d’éducation sera durablement affaibli.

Les universités, les associations de parents d’élèves, d’enseignants et d’étudiants sont unanimes pour demander l’abandon de cette réforme-là.

Avec eux, nous souhaitons l’ouverture d’une réelle négociation pour concevoir une formation professionnelle universitaire de qualité, permettant de recruter les enseignants fonctionnaires dont l’Education Nationale a besoin.

Nous, citoyens, parents, étudiants, enseignants, élus... ensemble nous voulons que le gouvernement considère la formation des enseignants non comme un fardeau pour le budget de la nation mais comme un investissement pour l’avenir !

C’est pourquoi, nous lui demandons d’entendre nos voix : abandonnez cette réforme ; ouvrez des négociations !

 

 

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Rassemblement devant le ministère.

10 Février 2010, 22:27pm

Publié par PCF Villepinte

À Vitry, les enseignants tiennent bon face au ministre
vitry
Après une nouvelle journée d’exercice du droit de retrait, les professeurs du lycée Aldolphe-Chérioux dénoncent une manipulation des chiffres par Luc Chatel. Et appellent à un rassemblement devant le ministère.

Le bras de fer continue entre les enseignants du lycée Chérioux et Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale. Alors que les professeurs réclament l’embauche de onze assistants d’éducation, le ministre a répondu par l’octroi de six médiateurs et deux assistants d’éducation. Il a opéré hier soir un étonnant calcul  : « On n’arrivera jamais à mettre un surveillant derrière chaque élève, a-t-il déclaré sur France 5. Les professeurs demandaient 22 personnels. Aujourd’hui, il y en a 19. Nous en proposons huit supplémentaires. Nous passons à 28, sans compter l’équipe mobile de sécurité. » « Manipulation des chiffres », pour les enseignants, qui expliquent que « derrière cette étrange comptabilité se cache une logique politicienne à l’encontre de la logique citoyenne dans laquelle s’inscrivent les personnels du lycée ».

Ces derniers réclament des postes d’assistants d’éducation et non de médiation. Pour Jérémie Buttin, professeur d’arts plastiques, « ce n’est pas une question de quantité mais de compétences, de statuts spécifiques et de stabilité des équipes ». En effet, les médiateurs de réussite scolaire sont recrutés sur la base de contrats aidés, pour une période de six mois renouvelables, vingt heures par semaine, payés un demi-smic. À l’inverse, les assistants d’éducation sont engagés avec un contrat de droit public, à temps complet, pour une durée maximale de trois ans.

Hier, l’entretien avec la directrice des ressources humaines du rectorat n’a guère convaincu la délégation d’enseignants. La proposition d’un « protocole » avec la mise en place d’un groupe de parole à partir du 15 février a été perçue comme un « gadget » par les 
enseignants. Hier après-midi, réunis en assemblée générale, les soixante-quinze enseignants ont revoté à l’unanimité la reconduite du droit de retrait. Ils manifestent aujourd’hui avec les élèves devant le ministère de l’Éducation nationale à 11 heures.

Ixchel Delaporte

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Education

9 Février 2010, 22:59pm

Publié par PCF Villepinte

 

À Vitry, le droit de retrait reconduit

Les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux, où un élève a été agressé, revendiquent de meilleures conditions de sécurité.

Pour l’équipe pédagogique du lycée polyvalent Adolphe-Chérioux à Vitry-sur-Seine (Valde- Marne), c’est l’agression de trop. La semaine dernière, un élève de quatorze ans a été blessé d’un coup de couteau à la cuisse par sept individus extérieurs à l’établissement. Le lendemain, les enseignants réunis en assemblée générale votaient à une large majorité le droit de retrait. Situé au milieu d’un parc, le lycée accueille près de 1 500 élèves, encadrés par 11 surveillants. Pour les professeurs, la situation de violence endémique que connaît leur établissement pourrait s’atténuer à la condition d’un « doublement du nombre d’assistants d’éducation  », passant ainsi de 11 à 22. Après des rassemblements devant le rectorat de Créteil et la reconduction du droit de retrait jusqu’à aujourd’hui, les enseignants maintiennent la pression.

Dans un communiqué daté de vendredi, ils appellent Luc Chatel à débloquer « rapidement  » la situation. Le recteur de l’académie leur a proposé trois surveillants supplémentaires et six médiateurs scolaires, mais les profs refusent des statuts précaires et à court terme. « Les situations difficiles de nos élèves nécessitent une stabilité des équipes. Par ailleurs, le faible nombre de surveillants empêche l’ouverture d’un foyer ou d’une salle de permanence où nos élèves pourraient se retrouver au lieu de rester dans le parc », explique Jérémie Buttin, professeur d’arts plastiques. De son côté, le ministère de l’Éducation nationale a fait savoir que ces arrêts de travail seraient considérés comme des journées de grève (non payées). Les enseignants considèrent ces déclarations comme des « provocations  » et ont réaffirmé la légitimité de l’application d’un « droit de retrait ». Un nouveau rendez-vous est pris aujourd’hui avec le recteur.

I. D.

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Ecole en danger

29 Janvier 2010, 12:00pm

Publié par PCF Villepinte

Pour une école des savoirs, de la citoyenneté, de l'émancipation !

 

Aujourd’hui des milliers d’enseignants, de parents et d’étudiants se mobilisent pour exprimer leur rejet d’une politique qui vise au démantèlement du service public d’éducation nationale, politique qui a connu une brutale accélération ces dernières années avec la loi Fillion de 2005 ; des dizaines de milliers de suppressions de postes en cinq ans ; et les réformes Pécresse – Darcos - Chatel imposées aujourd’hui contre l’avis de la communauté éducative unanime.

Le tract du PCF pour la manif du 30 janvier 2010

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