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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

devoir de memoire

Commémoration

31 Mai 2010, 21:21pm

Publié par PCF Villepinte

Commune de Paris : vibrant hommage au Mur des Fédérés

 De mémoire de participants, il faut remonter plusieurs décennies en arrière pour trouver une foule aussi nombreuse à l’hommage traditionnel rendu, samedi 29 mai, à la Commune de Paris de 1871. Aux côtés des Amis de la Commune, cinquante-cinq organisations [1]

Dans son intervention publique, Joël Ragonneau, membre de la coordination des Amis de la Commune, a mis en parallèle la remise en marche par la Commune, des services publics abandonnés sur ordre de Thiers, et les luttes d’aujourd’hui pour les défendre et les améliorer. Il a démontré, par cet exemple, l’actualité et la modernité des idéaux de la révolution du printemps 1871…

Une vingtaine de gerbes ont été déposées par les organisations et les nombreux élus de gauche présents. Quatorze délégations étrangères, membres de la Coordination internationale des Amis des combattants en Espagne républicaine ont tenu à rendre hommage à la Commune, parmi eux plusieurs anciens brigadistes. Etaient également présents les amis luxembourgeois de la Commune de Paris. Le rassemblement s’est terminé par les chants du Temps des Cerises et de l’Internationale, interprétés par la Chorale populaire de Paris et repris en cœur par l’assistance.

Yves Lenoir

 

Notes :

[1] Notamment le PCF, le PS, le Parti de Gauche, la Gauche unitaire, le MRC, le PRG, les Verts, le NPA, LO, la CGT, la FSU, FO, Solidaires, UNSA, Syndicat de la Magistrature, MRAP, Ligue des Droits de l’Homme, ATTAC, ARAC, Comité de France du Front populaire du Sri Lanka, SAT AMIKARO (espérantistes), etc.appelaient à ce rassemblement.


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Reconnaître la Résistance à l’esclavage

5 Mai 2010, 04:47am

Publié par PCF Villepinte

10 mai esc.jpgà Villepinte 17 heures,

place Toussaint Louverture,

commération de l'abolition de l'esclavage.

Ces Noirs qui ont fait l’histoire

Par Alain Vidal pour le collectif du 10 mai (1)

Dimanche 9 mai, Ernest Barreau, Henry Duguy, Odette Roux, et François Spirlet (déporté), tous les quatre résistants au colonialisme nazi, ­viendront à Nantes pour participer à la Marche des esclaves et pour lancer un appel solennel à tous les états de la planète. Deux autres résistants, Raymond Aubrac et Walter Bassan (déporté à Dachau), empêchés d’être présents, participeront à l’événement par vidéo interposée sur écran géant. Cet appel s’inscrit dans le cadre de la célébration du 10 mai, journée nationale de la Mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.

Du XIe au XIXe siècle, des résistants noirs ont lutté contre les déportations et l’esclavage planifiés par le ­colonialisme. Dans l’Europe occupée par les nazis, des résistants, eux aussi, ont organisé des maquis pour lutter contre les déportations et l’esclavage qui sévissaient dans les camps. Ils ont lutté contre des méthodes qualifiées par Aimé Césaire de « procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde, et les nègres d’Afrique ».

Ces résistants demanderont que « les États inscrivent aux programmes scolaires, l’étude de la résistance noire aux déportations et à l’esclavage planifiés par le colonialisme, au même titre qu’est enseignée la résistance européenne aux déportations et à l’esclavage planifiés par le nazisme ».

Cet événement international s’inscrit dans la dynamique du thème choisi par le Collectif du 10 mai à Nantes  : La Résistance noire à l’esclavage, ces noirs qui ont fait l’histoire.

L’appel des six résistants (2) sera lancé le 9 mai, aux alentours de 19 heures, place de la Petite-Hollande, à Nantes. Le regard que ces « toujours résistants » portent sur le monde, donnera naissance à un film, résultat d’une quinzaine d’heures d’entretiens réalisés avec une équipe du Collectif du 10 mai. Ces résistants se sont battus, comme les nègres marrons, contre une colonisation, la colonisation de l’Europe par les nazis. Conscients que le « Plus jamais ça  ! » lancé en 1945, après la défaite du colonialisme nazi, n’a pas été réellement suivi d’effets, ces résistants considèrent qu’un devoir d’histoire occulté ne peut générer qu’un devoir de mémoire amputé  : « Oublier ou ignorer l’histoire, c’est se condamner à la revivre. »

Les nègres marrons s’organisaient en quilombos ou palenques, des sociétés où les outils, les savoirs et savoir-faire étaient mis en commun. Dans ces espaces de liberté, ces hommes et ces femmes explorèrent les voies de la ­coopération plutôt que celles de la compétition.

(1) Le Collectif du 10 mai présente trois conférences à Nantes, à la Médiathèque Jacques-Demy (Salle Jules-Vallès)  : le 5 mai à 20 h 15 avec Alain Vidal, La résistance noire à l’esclavage, ces noirs qui ont fait l’histoire  ; le 7 mai à 18 heures avec J.-P. Omotundé, G Biyogo, J.-P. Ngassa, Résistances et abolitions  ; le 10 mai à 14 heures avec Alain Anselin, le refus de l’esclavitude. collectif10mai2010@live.com

(2) Cet appel a reçu le soutien de Louis Sala-Molins, professeur émérite de philosophie politique à la Sorbonne et à Toulouse ; Olivier Le Cour Grandmaison, professeur de sciences politiques et de philosophie politique à l’université d’Évry-Val-d’Essonne ; Hector Elisabeth, sociologue, à l’Université des Antilles et de la Guyane ; Elikia M’Bokolo, historien spécialisé sur l’Afrique, a été directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, actuellement professeur à l’Institut des sciences et techniques humaines (ISTH) ; Raphaël Confiant, écrivain ; Miguel Benasayag, ancien résistant guévariste en Argentine, professeur invité à l’Université de Lille III ; Alain Anselin, anthropologue.

un devoir d’histoire occulté ne peut générer qu’un devoir de mémoire amputé

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Déportation

26 Avril 2010, 17:52pm

Publié par PCF Villepinte

Georges Séguy « Combattre l’oubli, même après nous »
JOJO.jpgDéporté à dix-sept ans, l’ancien responsable de la CGT Georges Séguy souligne la nécessité du devoir de mémoire, à la veille du 65e anniversaire de la libération des camps.

Qu’est-ce qui a conduit à votre déportation  ? Georges Séguy. J’ai été arrêté par la Gestapo, à Toulouse, où je travaillais dans une imprimerie clandestine, pour les organisations communistes, puis pour la Résistance de la région du Sud-Ouest. Je suis parti le 26 mars 1944 vers Mauthausen, en Autriche  : 60heures sans boire, sans manger, sans voir le jour. Ce fut l’un des moments les plus tragiques de ma déportation. Quand j’entends la chanson de Ferrat, Nuit et Brouillard, je me retrouve dans ces horribles wagons plombés… Comment avez-vous dépassé l’horreur de cette expérience  ? Georges Séguy. Quand je suis rentré, j’étais traumatisé. Mais j’avais dix-huit ans, et j’ai repris goût à la vie. Et j’ai plongé dans le syndicalisme. Ainsi, je respectais le serment que j’avais fait au moment de la libération du camp  : poursuivre la lutte contre toute atteinte à la liberté, pour la paix, pour l’amitié et la solidarité entre les peuples.

Pensez-vous que les leçons sont tirées  ?

Georges Séguy. Je me suis toujours demandé comment des hommes ont pris du plaisir à torturer leurs victimes jusqu’à la mort. Ils étaient convaincus de servir une cause, planifiée depuis longtemps dans Mein Kampf… Preuve que le fanatisme, quelle que soit son origine, peut dégénérer en haine, en barbarie. Mais même au pire moment, la dignité nourrissait la solidarité qui était la nôtre  : l’amour de la vie est plus fort que toutes les désespérances.

Comment perpétuer cette mémoire quand le dernier témoin direct aura disparu  ?

Georges Séguy. C’est vrai que nous sommes de plus en plus rares. Mais la mémoire constitue un devoir de notre histoire nationale et humaine qu’il faut à tout prix préserver de l’oubli, même après nous. Il faut rappeler l’épopée de la Résistance, mais aussi les mécanismes de l’histoire. Un exemple  : nous approchons du 70e anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance, créé dans le but de libérer le pays. Même de Gaulle a reconnu que c’est cet événement qui a fait que la France a été considérée comme une nation libre, indépendante et victorieuse aux côtés des Alliés. Et cette histoire, rares sont les manuels scolaires qui en font état…

Entretien réalisé par Grégory Marin

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Hommage

13 Février 2010, 18:51pm

Publié par PCF Villepinte

Une immense dame si petite par la taille mais qui fit trembler tant de procureurs et de juges vient de nous quitter.

 N Dreyfus nd.jpgNicole Dreyfus, Maitre Nicole Dreyfus est décédée ce jeudi. La maladie l'a vaincue. Pour les plus jeunes, ce nom ne parlera pas spontanément.

  D'autres que moi diront mieux ce que fut la vie de cette avocate communiste qui décida de son métier toute enfant et qui y parviendra en 1946 à moins de vingt trois ans.

Imaginez! Un an après la suppression de ce Vichy qui la conduisit à se cacher, une jeune femme, portant ce nom emblématique de Dreyfus (parente éloignée du capitaine) prête serment et s'engage dans le combat anticolonialiste.

Une femme qui fut parmi ceux qui prirent les risques les plus grands pour défendre les patriotes algériens. Et dire qu'elle culpabilisait parce que trop jeune et hors des circuits  qui lui aurait permis de l'être elle n'avait pas été résistante. La suite de son parcours témoigne de cette frustration et de quelle manière elle l'a par ses actes dépassée.

  A ceux qui disent que les communistes des années 50, internationalistes d'alors n'ont pas été aux côtés du peuple algérien, elle en est le démenti personnifié. Image de cet engagement qui conduira Ch. Lerderman, alors coordonnateur de l'activité des avocats communistes à la faire rapatrier de façon énergique et discrète pour éviter qu'elle ne soit exécutée par les factieux colonialistes qui n'étaient pas que de l'OAS.

  Cette femme qui ne s'en laissait pas compter était respectée en cette Algérie indépendante pour qui elle a tant donné. Sans jamais concéder de terrain aux idées contraires à son engagement d'avocate, de militante, de femme libre, elle y retournait pour dire. A de nombreuse reprise, elle participera à partir de ses compétences juridiques et son expérience de terrain, rencontre après rencontre, colloque après  colloque, elle participera jusqu'à la fin de ses forces à nourrir la connaissance historique et sa popularisation de ce qui de Sétif,  Guelma à Kherrata, cette ignoble répression du 8 mai 1945 jusqu'à à mars 1962 conduiront un peuple à imposer son indépendance.
Je garde le souvenir de cette joie qu'elle avait de se retrouver à Alger jusqu'à son dernier voyage où sa lucidité et son autorité lui permettait de montrer leurs contradictions à ses interlocuteurs, elle, une femme, avocate, en 2009, à Alger.

  Plus tard, dans d'autres espaces juridiques de sa carrière, pour défendre l'honneur du Professeur Jacques Roux ce grand médecin résistant impliqué malgré ses actes et dénonciations dans l'affaire du "sang contaminé", sa plaidoirie bousculera jusqu'aux plus hautes sphères de l'état et innocentera le professeur J. Roux.

  La presse relatera sa prise en otage et comment elle sauvera celui qui la détient des balles du GIGN qui venait la délivrer. Il y a quelques semaines, à l'évoquer, elle en souriait encore.

  Cette femme qui faisait autorité dans les différentes salles d'audiences, droit du travail, aides aux municipalités, droits des locataires mettait tout son honneur à être du bon côté de la barricade, contre les réactionnaires de quelque nature et d'engagement qu'ils affichent  au point que les avocats des parties adverses venaient la saluer, je peux en témoigner.

  J'ai eu la chance de la côtoyer ces dernières années. Militante inlassable pour faire la clarté sur l'assassinat du jeune mathématicien communiste Maurice Audin, prenant sa canne, de sa démarche voutée par les ans et la vue meurtrie par le travail sur ses dossiers pour la méticulosité se ses plaidoiries, elle témoignait de la Sorbonne à Alger.

  Sa voix devenait parfois un peu rauque lorsqu'elle se laissait aller à dire combien elle souffrait de voir que certains de ses camarades, devenus anciens par leurs choix, l'oubliaient dans des initiatives où elle aurait pourtant aimé témoigner de leurs engagements communs.

 

Un grand acteur de ces juristes démocrates, ces progressistes, parce que communistes internationalistes vient de nous quitter.

  Par canaille le rouge - Publié dans : Mémoire et Histoire

 

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Hommage aux neuf victimes de Charonne

7 Février 2010, 19:35pm

Publié par PCF Villepinte

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Histoire PIE XII

25 Décembre 2009, 07:51am

Publié par Daniel JUNKER

ROME décembre 2009 016
Antoine Casanova« La décision du Vatican
présente de graves risques »
Benoît XVI 
a proclamé, samedi 19 décembre, les « vertus héroïques » de Pie XII, activant ainsi le processus de béatification d’un pape connu pour son silence face à la barbarie nazie. Entretien avec Antoine Casanova, historien 
et directeur de la revue la Pensée.

Quelle est la portée de la décision du pape Benoît XVI d’élever Pie XII au rang de « vénérable »  ?

Antoine Casanova. On pourrait être tenté de ne voir là qu’une décision purement interne à la hiérarchie catholique. Or, il s’agit d’une décision lourde de sens, pas seulement pour les croyants et les catholiques en particulier, mais pour tous les êtres humains. Ne perdons pas de vue que le rang de « vénérable » est l’une des dernières étapes, dans l’ordre des reconnaissances symboliques du Vatican, la béatification, qui ouvre elle-même sur une éventuelle canonisation. Cela signifie que Pie XII, connu pour son silence assourdissant face aux régimes nazi et mussolinien, peut être élevé au rang de saint. Or la notion de sainteté renvoie à la perfection morale, une idée humaniste, qui n’appartient pas aux religions. La décision du Vatican est donc un scandale, qui ne peut et ne doit laisser personne indifférent. Benoît XVI agit en connaissance de cause. La preuve, c’est qu’il a ouvert, le même jour, la voie à une béatification de Jean-Paul II, très populaire dans la mémoire de nombreux catholiques, comme pour mieux faire accepter sa décision concernant Pie XII.

Le Vatican prétend que Pie XII aurait en fait contribué à sauver de nombreux juifs. Peut-on établir clairement la responsabilité de ce pape  ?

Antoine Casanova. Le préfet Papon aussi se targuait d’avoir contribué à sauver des juifs, pour minimiser sa collaboration avec les nazis. Nous sommes là face à un discours de même nature. C’est comme s’il nous était demandé de fermer les yeux sur une collaboration sous prétexte que celui qui collabore n’aurait pas livré tout le monde aux bourreaux. On cherche à justifier l’intolérable. Avant de devenir Pie XII en 1939, Eugenio Pacelli était déjà un personnage extrêmement important de la diplomatie de Pie XI, qui l’avait nommé secrétaire d’État. Or quelle était l’attitude de cette diplomatie face au régime nazi  ? Une attitude de convergence. En Allemagne, le parti catholique du centre, le Zentrum, a apporté son soutien à l’arrivée d’Hitler au pouvoir par les moyens légaux. Dès 1933, Eugenio Pacelli signait lui-même, pour le Vatican, un concordat avec Hitler. Parmi les encycliques de Pie XI, on en trouve une qui condamne le communisme comme « intrinsèquement pervers ». S’agissant du nazisme, c’est une tout autre affaire. L’encyclique Mit Brennender Sorge de 1937 fait état de divergences sur des points très précis, en particulier la question de la jeunesse et la conception qu’ont les nazis du judaïsme. Mais il n’y a aucune condamnation du nazisme en tant que système politique. Idem par rapport au fascisme en Italie. Le silence de Pie XII face à la Shoah, alors même que fin 1943 les juifs de Rome sont déportés sous son nez, est celui d’un individu, mais aussi d’un chef d’État qui a choisi délibérément d’assurer la continuité d’un pouvoir déjà largement compromis. À tout point de vue, politiquement, moralement et historiquement, la responsabilité de Pie XII est indiscutable.

Le Vatican avance qu’il dispose de documents d’archives favorables à Pie XII, mais refuse encore de les produire. Comment qualifier le rapport du Vatican à la notion de vérité historique  ?

Antoine Casanova. Quels que soient la nature et le contenu de ces documents, le Vatican devrait les rendre publics. Il existe aujourd’hui des commissions d’enquête composées d’historiens de différentes sensibilités philosophiques et religieuses, reconnus par leurs qualifications, et donc capables de fournir aux opinions publiques les outils nécessaires pour se forger une opinion. Que le Vatican persiste à conserver secrète toute une partie de ses archives témoigne de son peu de confiance dans le travail des historiens.

Le Vatican s’est-il déjà comporté autrement  ?

Antoine Casanova. En 1999, Jean-Paul II avait créé une commission internationale sur le cas de Pie XII, avec des historiens juifs et catholiques. En 2001, cette commission a capoté, à cause justement du refus du Vatican d’ouvrir toutes les archives. Mais c’était déjà un premier pas. En revanche, et plus largement, on observe depuis près d’un an ce qui ressemble à une fuite en avant réactionnaire. Je pense notamment à la mise en route d’un processus de « conciliation » avec les évêques intégristes, qui n’ont jamais fait mystère de leurs idées d’extrême droite. C’est le cas, par exemple, de Williamson, qui n’a de cesse depuis vingt ans de manifester son révisionnisme. Que le bureau des congrégations vaticanes et le pape soient entrés en négociation avec ces évêques qui nient l’existence des camps de concentration nazis est profondément inadmissible. Les dérives actuelles du Vatican sont nombreuses et multiples. On peut évoquer aussi la vague de béatifications, en 2007, de martyrs de la guerre civile espagnole. Parmi ceux-ci, pas un seul des catholiques massacrés par les franquistes. Et pourtant, il y en a eu  ! Je pense notamment aux 14 prêtres du Pays basque, dont la mémoire n’a été honorée que très récemment, dans une Note des évêques du Pays basque espagnol, le 11 juillet dernier, à la suite de la mobilisation des familles de ces prêtres et de beaucoup de catholiques de la région. Il aura fallu tout ce temps, toutes ces années, pour qu’enfin les évêques espagnols fassent un communiqué, reconnaissant que leur silence était scandaleux. Il a fallu attendre l’été 2009 pour que le Vatican daigne intervenir sur cette affaire. Le moins que l’on puisse dire, c’est donc qu’il y a deux poids et deux mesures. Heureusement, des protestations se font entendre au sein même de l’Église. Le rapport du Vatican aux évêques intégristes a suscité une immense vague de colère, de janvier à avril dernier, dans de larges secteurs de l’Église, en France, aux États-Unis, mais aussi en Allemagne, où l’épiscopat s’est manifesté avec force, à tel point que même Angela Merkel a dû marquer ses distances avec le Vatican. Par conséquent, pour revenir à la question du processus de béatification de Pie XII, on voit que rien n’est joué. Benoît XVI peut encore reculer. Les contradictions sociales, culturelles et théologiques sont fortes et évolutives au sein de l’Église.

entretien réalisé par Laurent Etre

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Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent

2 Novembre 2009, 19:16pm

Publié par Daniel JUNKER



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