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devoir de memoire

Guerre d'Algérie: Sarkozy choisit le vote pied-noir à la commémoration du 19 mars

17 Mars 2012, 08:03am

Publié par PCF Villepinte

Nicolas Sarkozy, lors de la commémoration du 11 novembre

 

Par électoralisme, le Président de la République et le gouvernement ont décidé de ne pas commémorer le 50e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie, ce lundi 19 mars. Nicolas Sarkozy, président mais surtout candidat à la présidentielle, effectue là un appel du pied à l'électorat des "rapatriés" d'Algérie.

Découvrez notre Hors-série Algérie, 50 ans d'indépendance

La nouvelle a été officialisée ce vendredi par Marc Laffineur, ministre des Anciens combattants. Selon ce dernier, "loin de réconcilier les mémoires, le 19 mars est une date qui les divise et ravive les plaies profondes d'une page douloureuse de l'histoire de la France... Si le 19 mars évoque la joie du retour des militaires français dans leur famille, il marque également l'amorce d'un drame pour les rapatriés, contraints au déracinement, et le début d'une tragédie pour les harkis, massacrés dans les semaines qui suivirent, au mépris des accords d'Evian."

Les gestes du gouvernement

Plus prosaïquement, ces dernières semaines, le gouvernement a fait plusieurs gestes en direction des rapatriés d'Algérie. Le 29 janvier à Perpignan, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a notamment lu devant une assemblée de rapatriés un message du chef de l'Etat dans lequel Nicolas Sarkozy excluait que le 19 mars devienne une journée officielle de commémoration.

Un jour d'hommage qui ne correspond à rien

Pour donner le change, Marc Laffineur rappelle dans son communiqué que la date officielle de l'hommage aux morts pour la France durant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie "reste fixée au 5 décembre". Le 5 décembre ne correspond à aucun événement connu de la guerre d'Algérie. C'est la date à laquelle Jacques Chirac, alors président de la République, a inauguré en 2002 le Mémorial du quai Branly.

Rassemblement de la FNACA lundi

La FNACA va elle passer outre la décision du gouvernement. Dans un communiqué, la Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie, Maroc, Tunisie (Fnaca), qui revendique près de 350.000 adhérents, appelle pour sa part à un grand rassemblement lundi à 16H45 au Mémorial national de la guerre d'Algérie, quai Branly à Paris. Les participants doivent ensuite remonter les Champs-Elysées jusqu'à l'Arc de triomphe, où sera ravivée à 18H30 la flamme sur le tombeau du soldat inconnu.

La Fnaca défend la date anniversaire du cessez-le-feu, le 19 mars 1962, au lendemain des Accords d'Evian, pour rendre hommage aux 30.000 soldats français, "pour la plupart des appelés", tombés en Afrique du nord, contre celle du 5 décembre fixée officiellement en 2003.

  • A lire:

Algérie, 50 ans d'indépendance, le nouveau hors-série de l'Humanité

Henri Alleg: "Lidée internationaliste était primordiale dans notre engagement"

"Algérie, que de mensonges ont été proférés

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Algérie, 50 ans d'indépendance, le hors-série L'Humanité avec Berbère TV

6 Mars 2012, 16:59pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : l'humanité, algérie, guerre d’algérie tortures, guerre d'algérie,

 Ou cliquez ici

L'Humanité a lancé ce lundi son nouveau hors-série dédié au cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie.

Hors-Série l'Humanité : Algérie 50 ans d'indépendance+DVD

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Dans l'Humanité: Il y a 50 ans, le massacre de Charonne

8 Février 2012, 09:35am

Publié par PCF Villepinte

Une non-censurée de la première édition de l'Humanité du 9 février 1962

 - le 7Février 2012 Mots clés : l'humanité, histoire, charonne

 

 

 

Le 8 février 1962, neuf personnes tombaient au métro Charonne sous les coups de la répression policière d'une rare férocité, alors que 60 000 manifestants défilaient contre les attentats de l'OAS.

Cinquante ans plus tard, l'Humanité de ce mercredi 8 février 2012 rappelle cette sanglante page de l'histoire française à travers un cahier de quatre pages de témoignages d'une rescapée, de témoins et d'un journaliste de l'Humanité présent. A lire:

  • "Après le massacre, la situation a basculé": militant communiste du XXe arrondissement de Paris, Henri Malberg, alors âgé de 32 ans, se trouvait au métro Charonne
  • "La liste des victimes s'allongeait, c'était vraiment affreux. Nous étions en rage": entretien avec Jean Le Lagadec, journaliste de la rubrique politique de l'Humanité
  • "Je pensais juste à respirer": en février 1962, la sociologue Maryse Triper a 16 ans. Rescapée de la manifestation, elle a toujours tu son histoire, jusqu'à ce que deux auteurs en fasse une bande dessinée
  • "J'étais un jeune étudiant communiste du lycée Buffon": témoignage de Nicolas Devers-Dreyfus, qui avait quinze ans à l'époque.

Découvrez notre édition spéciale dès 20 heures

 

Une de l'Humanité du 8 février. Le quotidien appelle à manifester au lendemain de la vague d'attentats perpétrés par l'OAS.

 

Le 9 février, la une et les pages intérieures traitant du drame de Charonne sont censurées.

 

 

Le 10 février 1962, l'Humanité fait paraître les premiers témoignages des rescapés et publie les biographies des morts de Charonne

 

 

L'édition du 13 février donne le compte-rendu de la grande manifestation d'hommage aux morts de Charonne, avec des photos dont les légendes sont passées à la censure.

 

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La Commune de Paris, selon Karl Marx...

4 Février 2012, 10:39am

Publié par PCF Villepinte

Publié par 

Contemporain actif de l’insurrection de 1871, l’auteur du Manifeste et du Capital rallie rapidement la cause des communards sans jamais oublier le traumatisme de 1848. Sur le moment, 
Marx propose aussi un « bilan » de la Commune inscrit dans la question de l’État.

«Jusqu’à présent, les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de diverses manières ; ce qui importe, c’est de le transformer.» (1) Philosophe jusqu’au bout de l’âme, Karl Marx a toutefois élaboré un travail d’historien politique moins déterministe qu’on ne le dit parfois. Pleinement contemporain des événements de 1871, l’homme, né en 1818, affiche avec volupté et gourmandise sa force de l’âge comme sa maturité théorique – mâtinée d’un soupçon de méfiance à l’endroit des mouvements compulsifs. Plutôt circonspect pour ne pas dire hostile dans un premier temps au surgissement des événements qui couvent depuis plusieurs mois dans cette France belliqueuse, Marx écrit en février 1871: «La classe ouvrière se trouve placée dans des circonstances extrêmement difficiles», et l’insurrection «serait une folie désespérée». Comment et pourquoi l’homme du Manifeste se montre-t-il si prudent face à la révolte grondante ?
[...]
Depuis une vingtaine d’années, le compagnon de combats de Friedrich Engels pense que la révolution ne réussira pas sans l’alliance des ouvriers et des paysans, des Parisiens et des provinciaux. Or, depuis la guerre de 1870, Marx reste convaincu que ceux-ci, majoritairement, sont soit bonapartistes, soit derrière le gouvernement et l’Assemblée de Bordeaux, prêts à collaborer avec l’occupant prussien pour avoir la paix à tout prix. A-t-il alors raison? A-t-il tort? Le déroulement des faits est têtu. Le 19 juillet 1870, le régime, trop sûr de lui, victime des manœuvres de Bismarck, déclare la guerre à la Prusse. Le 2 septembre, le désastre de Sedan emporte tout sur son passage et provoque des manifestations anti-impériales à Paris, à Marseille, au Creusot et à Lyon. Le péril entraîne l’armement partiel de la population parisienne, sous la forme de la garde nationale, dont les ouvriers constituent l’ossature. Le 4, le Palais-Bourbon est envahi et Gambetta y proclame la République. Mais une fois encore, comme en 1830 et en 1848, le pouvoir se trouve immédiatement accaparé par un groupe de « politiciens républicains », pour reprendre l’expression du philosophe Alain Badiou (2), les Jules Favre, Jules Simon, Jules Ferry (3), Émile Picard, et même Adophe Thiers en coulisses, bref des personnages qui, au fond, ne souhaitent qu’une chose : traiter avec Bismarck pour mieux contenir la poussée politique populaire. Comme pour amadouer la détermination de la population parisienne, ils annoncent aussitôt la République, sans jamais en préciser le contenu constitutionnel, avant de se déclarer « gouvernement de la défense nationale ». Patriotique, la foule ne réagit pas, déjà tournée vers la résistance qu’exacerbera le dur siège de Paris par les Prussiens.

Karl Marx n’est pas dupe. Le 9 septembre, dans une adresse, il dénonce l’expansionnisme allemand et prévoit que ce conflit engendrera immanquablement une nouvelle guerre, qu’il voit explicitement mondiale: «L’Allemagne, emportée par la fortune des armes, l’arrogance de la victoire, l’intrigue dynastique, commet une spoliation territoriale en France. De deux choses l’une : ou elle devra se faire ouvertement l’instrument de la politique conquérante de la Russie, ou bien, après un court armistice, elle aura à braver une nouvelle guerre défensive, une guerre qui, au lieu de ressembler à ces guerres “localisées” d’invention moderne, sera une guerre contre les races slave et romane combinées. (…) Les patriotes teutons s’imaginent-ils en réalité qu’ils vont assurer la liberté et la paix en jetant la France dans les bras de la Russie?»

À Paris, le peuple commence à s’armer pour résister au siège des Prussiens. Le 13 décembre, Marx affirme, de manière explicite: «Quelle que soit l’issue de la guerre, elle aura exercé le prolétariat français au maniement des armes, et c’est là la meilleure garantie pour l’avenir.» Engels lui-même brûle de prendre les armes et d’aller défendre le peuple parisien contre l’envahisseur. Marx le dissuade.

Après la capitulation des troupes à Metz, puis la reddition de Paris et l’armistice du 28 janvier 1871, les ennemis de Marx ne font dans le détail. Peu avant l’insurrection parisienne du 18 mars, ils voient en lui non seulement l’inspirateur des troubles mais assurément l’organisateur. Le 14, dans un quotidien parisien encore bonapartiste, Paris-Journal, sous le titre « Le grand chef de l’Internationale », Marx est ainsi vilipendé par la propagande bismarckienne et les plumitifs de Thiers. Aussitôt repris par le Times, l’exilé le plus célèbre de Londres devient en quelques jours une menace mondiale vivante pour tous les pouvoirs établis, bourgeois, monarchistes et autres…

Profondément hanté par le souvenir des journées de juin 1848, Marx se sent intensément dans le deuil de «la prochaine» révolution, si ce n’est «la» révolution. Aussi développe-t-il une théorie qui consiste à constater qu’à chaque stade de l’histoire les forces productives «se révoltent» contre les rapports de production au sein desquels les premières se sont développées et aboutissent à un nouveau mode de production. Il constate: «Réduits à leurs grandes lignes, les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois moderne apparaissent comme des époques progressives de la formation économique de la société. Les rapports de production bourgeois sont la dernière forme antagonique du procès social de la production.» (4)

Le drame de 1848 va-t-il se reproduire, avec son désespoir, sa fureur, ses massacres? Marx le sait mieux que quiconque: l’aspiration française à la « révolution », toujours très présente au XIXe siècle, a quand même permis les Trois Glorieuses de juillet 1830 et la chute de Charles X, février 1848, et la chute de Louis-Philippe, et finalement le 4 septembre 1870 et la chute de Napoléon III… En somme, en quarante ans, les jeunes républicains et les ouvriers armés ont fait tomber deux monarchies et un empire. Voilà pourquoi Marx, considérant la France comme «la terre classique de la lutte des classes», a écrit ses chefs-d’œuvre que sont les Luttes de classes en France, le 18 Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte et la Guerre civile en France. Dans ce dernier texte, des générations entières liront ces formules d’histoire: «Le Paris ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle. (…) Le souvenir des martyrs de la Commune est conservé pieusement dans le grand cœur de la classe ouvrière.»

Mais, pour en arriver là, Karl Marx vit la Commune de Paris au jour le jour. Quelques-uns de ses proches, comme son gendre Paul Lafargue, désigné délégué auprès de la Commune dans la ville de Bordeaux, vivent d’ailleurs les événements dans leur chair. Tandis que le mouvement insurrectionnel et bientôt communaliste se propage à Lyon, Saint-Etienne, Marseille, Toulouse, Narbonne, etc., Marx désespère toutefois de ne pas voir le pays massivement basculer dans la levée en masse et regrette l’attitude d’une province matée et apeurée par l’armée versaillaise. Tout en sympathisant de tout son cœur avec le mouvement, il se désole de constater que les insurgés perdent un temps précieux en procédures électorales, alors que, dans le même mouvement, ils devraient déjà exercer le pouvoir, s’emparer du trésor de la Banque de France, et, surtout, fondre sur Versailles pour desserrer l’étreinte des troupes de Thiers… L’avenir lui donnera raison.

Car à Paris, comme redouté, le siège tourne à l’enfer. Le 30 mars, deux dirigeants communalistes, Léo Franckel et Eugène Varlin, réussissent à transmettre à Marx une missive secrète pour solliciter ses conseils sur «les réformes sociales à appliquer». Enthousiaste, Marx écrit le 12 avril à un correspondant: «Si tu relis le dernier chapitre de mon 18 Brumaire, tu verras que j’affirme qu’à la prochaine tentative de révolution en France, il ne sera plus possible de faire passer d’une main dans l’autre la machine bureaucratico-militaire, mais qu’il faudra la briser, et que c’est là la condition préalable de toute révolution véritablement populaire sur le continent. C’est aussi ce qu’ont tenté nos héroïques camarades de parti de Paris.» Et il précise dès le lendemain au même destinataire: «(…) Merveille de l’initiative révolutionnaire des masses montant à l’assaut du ciel. Il serait évidemment fort commode de faire l’Histoire si l’on ne devait engager la lutte qu’avec des chances infailliblement favorables. (…) Grâce au combat livré par Paris, la lutte de la classe ouvrière contre la classe capitaliste et son État capitaliste est entrée dans une nouvelle phase. Mais, quelle qu’en soit l’issue, nous avons obtenu un nouveau point de départ d’une importance historique universelle.» (5)

Alors que 1848 avait créé de façon anticipée et pour un bref instant la forme de la domination politique de la bourgeoisie, la république parlementaire, la Commune de Paris, pour Marx, est «la forme politique enfin trouvée qui permet de réaliser l’émancipation économique du prolétariat». Sur le moment, Marx propose un «bilan» de la Commune – qu’il sait pourtant condamnée – entièrement inscrit dans la question de l’État. Pour lui, pas de doute. La Commune de Paris est le premier cas historique où le prolétariat assume sa fonction transitoire de direction, ou d’administration, de la société tout entière. Autrement dit l’apparition véritable de l’être-ouvrier ; l’impossible possibilité de l’existence ouvrière totale…

Des possibilités comme des échecs de la Commune, Marx en tire la conclusion – déjà formulée auparavant – qu’il ne faut pas «prendre» ou «occuper» la machine d’État, mais la briser! Comment y parvenir? Comme chacun le sait, Marx n’a jamais écrit son grand livre sur «la Révolution et l’État», qui a tant manqué à tous les Marxiens du XXe siècle (6), il se contente de prophétiser que «la Commune, début de la révolution sociale du XIXe siècle, fera le tour du monde» et sera «acclamée par la classe ouvrière d’Europe et des États-Unis, comme le mot magique de la délivrance». Il ajoute: «Si la Commune était battue, la lutte serait seulement ajournée. Les principes de la Commune sont éternels et ne peuvent être détruits ; ils seront toujours mis à nouveau à l’ordre du jour, aussi longtemps que la classe ouvrière n’aura pas conquis sa libération.»
La légende ne dit-elle pas que Lénine dansa dans la neige le jour où le pouvoir bolchevique atteignit, puis dépassa les soixante-douze jours où s’accomplit le destin des communards ?...

La Commune a donc, comme tout événement véritable, non pas «réalisé» un possible, mais l’a «créé»: celui d’une «politique» prolétaire indépendante. À lire toute l’œuvre de Marx (d’une brûlante actualité!), le capitalisme porte en lui, comme l’enfant procréé sera accouché un jour ou l’autre, la révolution totale du communisme. Or, qu’est-ce que le communisme, selon Marx et Engels? Le principe de l’autodétermination appliqué au domaine économique; la démocratie étendue aux rapports de production ; la constitution démocratique généralisée. Marx le signe: «Les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas de leur plein gré, dans des circonstances choisies.» Aussi longtemps que règne un système d’exploitation et d’oppression, progrès et catastrophes demeurent mortellement enlacés. «La révolution sociale ne peut pas tirer sa poésie du passé, mais seulement de l’avenir. Elle ne peut pas commencer sa propre tâche avant de s’être débarrassée de toute superstition à l’égard du passé.» Voilà pourquoi l’histoire doit être pensée politiquement et la politique pensée historiquement.

Si la lutte des classes n’est pas seulement la lutte puis le soulèvement des prolétaires mais d’abord la lutte permanente du capital pour soumettre le travail, Marx avait compris très tôt que cette lutte, au cœur des sociétés en mutation avancée, n’était jamais aussi visible qu’au moment des grandes crises vécues ou prévisibles. En révélant avant tous que la dynamique même de l’économie capitaliste crée les conditions de son dépassement – et même du dépassement de toute économie –, Marx ne s’appuyait pas sur l’Histoire et sa «force motrice» pour rien. Le communisme ne sera possible que lorsque la conscience des travailleurs, dans des circonstances historiques déterminées, leur permettra de devenir révolutionnaires. Marx délimite ainsi le périmètre idéologique: «Les prolétaires se trouvent en opposition directe avec la forme que les individus de la société ont jusqu’à présent choisie comme expression d’ensemble, c’est-à-dire en opposition avec l’État ; et il leur faut renverser l’État pour réaliser leur personnalité.»

Que le communisme s’affirme comme une piste majeure du vaste mouvement d’émancipation humaine est, à ses yeux, une exigence politique qui n’a rien d’un vague idéal mais procède d’un mouvement historique. Pour s’ériger en «classe dirigeante de la nation et devenir lui-même la nation», le prolétariat «doit conquérir le pouvoir politique». À une époque (le XIXe siècle) où la démocratie parlementaire est encore une exception en Europe, Marx et Engels envisagent cette «première étape de la révolution sociale» comme synonyme de « conquête de la démocratie » et d’établissement du suffrage universel. À ce titre, c’est donc logiquement que la Commune de Paris leur apparaît comme sa forme enfin trouvée. Marx l’appelle un «gouvernement des producteurs par eux-mêmes».

Le hors-série de l'Humanité
publié en mars 2011.
Un autre spectre hante l’Europe: le spectre de la Commune. Sorte de résumé à elle seule d’un pan entier du communisme dont rêve l’auteur du Manifeste, la Commune est, selon lui, formée par des représentants de la classe ouvrière élus au suffrage universel, responsables devant les électeurs et révocables à tout moment. Elle abolit l’armée permanente et la police et confie sa défense au peuple en armes, supprime les privilèges des hauts fonctionnaires et soumet les organes administratifs aux pouvoirs à la fois législatifs et exécutifs de la Commune, qui décrète la séparation de l’Église et de l’État, et instaure l’enseignement libre et gratuit, etc. Les communards, note Marx, ont transformé l’«impossible» en possible. Et il le clame: «Que serait-ce, Messieurs, sinon du communisme, du très “possible” communisme?»

(1) Thèses sur Feuerbach, Karl Marx, PUF, 1987.
(2) Lire absolument dans l’Hypothèse communiste, d’Alain Badiou, le chapitre intitulé « La Commune de Paris : 
une déclaration politique sur la politique », éditions Lignes, 2009.
(3) La République des Jules, écrira l’historien Henri Guillemin.
(4) Critique de l’économie politique (1859), « La Pléiade », Gallimard.
(5) Lettres à Kugelmann, préface de Lénine, Paris, Anthropos, 1968.
(6) L’État et la Révolution est un essai politique célèbre de Lénine, mais, 
avant lui, ce fut d’abord sous ce même titre un livre publié en 1877 par le communard Arthur Arnould, une histoire populaire 
et parlementaire de la Commune de Paris (disponible aux éditions Res-Publica).

[Article publié dans le hors-série de l'Humanité, "Commune de Paris, le peuple au firmament".]

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Tribune : N’oublions jamais Fernand Iveton, communiste algérien

18 Décembre 2011, 08:14am

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 17 Décembre 2011

 

Mots clés : pcf, algérie,

 

 

Le Centre culturel algérien honorait, cette semaine, la mémoire du militant communiste et patriote algérien Fernand Iveton, guillotiné le 11 février 1957, poursuivi par la haine tenace d’un gouvernement dont le ministre de la « Justice », et donc principal décideur, s’appelait François Mitterrand. Par Alain Ruscio, historien

Son « crime » ? Avoir projeté de poser une bombe pour saboter une tuyauterie dans l’usine à gaz d’Alger. L’engin avait été programmé pour exploser à 19 h. 30, c’est-à-dire à un moment où les lieux étaient déserts. Il ne pouvait donc pas faire de victime. Il avait d’ailleurs été découvert avant l’heure et désamorcé. En temps « normal », la sanction aurait dû être de quelques années de prison. Oui, mais… la guerre d’Algérie a été une permanente anormalité dans l’histoire française et, en particulier, de la justice.

Fernand Iveton faisait partie de ces militants du Parti communiste algérien – plus nombreux que ce que veut bien dire une certaine historiographie – qui avaient épousé très tôt la cause de l’indépendance de son pays. Oui, son pays. Car Iveton, cela fut rappelé avec force lors de cette soirée, était un fils de ce peuple, un Algérien à part entière, sans formule complémentaire (du type « d’origine européenne »). Avec ses camarades Maurice Laban, Henri Maillot, Maurice Audin, Henri Alleg, bien d’autres encore, il ne se posait pas la question des « origines » de ses camarades de combat : son pays, l’Algérie, était la proie d’un système honni, le colonialisme, il fallait l’en débarrasser, c’était aussi simple que cela.

Lorsque Fernand Iveton fut arrêté, la propagande coloniale, haineuse, accentua  immédiatement ses accusations anticommunistes : elle tenait la « preuve » de la manipulation par le PCF, donc par Moscou, du mouvement patriotique algérien. Est-ce cette situation qui amena ce Parti à faire preuve de prudence et à ne pas s’engager dans la défense militante d’Iveton ? Jean-Luc Einaudi, auteur il y a vingt-cinq années d’une histoire de ce drame, maintint sa sévère analyse de cette attitude. D’autres présents, dont de nombreux anciens cadres du FLN, nuancèrent cette sévérité et rappelèrent la fraternité d’armes d’antan, malgré les divergences politiques.    

Si le contexte particulier de cette époque permet de comprendre (approuver est une autre question) cette prudence, il faut que la mémoire communiste, aujourd’hui, se réapproprie Fernand Iveton. Il fut un pur héros, mort pour son idéal. Au pied de l’échafaud, il ne baissa pas les yeux. Il embrassa ses deux compagnons d’infortune, eux aussi condamnés à mort, Mohamed Ouenouri et Mohamed Lakhnèche. Puis jeta aux yeux de ses bourreaux – et de la France colonialiste – un vibrant « Vive l’Algérie ! ».

Cette affaire reste en tout cas une tache indélébile dans l’histoire de la France contemporaine. Mais la particularité du cas Iveton ne doit pas faire oublier que le sang a été répandu à flots durant cette période : 221 autres patriotes algériens, classés, eux « musulmans », furent guillotinés, dont 44 durant la période où François Mitterrand était Garde des Sceaux.

En ces temps de réhabilitation tous azimuts du colonialisme, en ces temps où un pouvoir sarkozyste aux abois utilise le mythe Bigeard pour chasser sur les terres du Front nationali, il est bon de rappeler que ce système, né dans la violence, ne s’est perpétué que par le sang, avant de s’écrouler lamentablement.

Alain Ruscio

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Cérémonie 11 novembre à Villepinte

12 Novembre 2011, 09:28am

Publié par PCF Villepinte

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 Pour cette fois, sous l'organisation conjointe de deux adjoints au maire, Marie-Thérèse Hubert et Gonzalo Chacon, en présence de nombreux villepintois, de personnalités, des associations d'anciens combattants, la cérémonie a contribué au devoir de mémoire et à la lutte pour la paix.

 

 

 

 

 

Madame Nelly Roland, Maireceremonie-11-nov-a-Villepinte-005.jpg de Villepinte et madame Martine Valleton, Conseillère régionale et générale ont rappelé les causes et les effroyables conséquences humaines de la conflagration de 1914/1918, le respect dû à ceux , de toute origine,qui ont sacrifié leur vie pour la liberté  et insisté sur les leçons à en tirer pour les générations actuelles.

 

 

 

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Projet de loi pour le 11 novembre : un détournement inacceptable de l'Histoire

12 Novembre 2011, 08:52am

Publié par PCF Villepinte

 Projet de loi pour le 11 novembre : un détournement inacceptable de l'Histoire
 De l'instrumentalisation de la lettre de Guy Môquet en début de mandature aux dernières cérémonies du 11 novembre avant les prochaines élections présidentielles, Nicolas Sarkozy n'aura cessé de vouloir réécrire l'Histoire. Aujourd'hui, il entend ainsi imposer que « chaque 11 novembre, tous ceux qui ont donné leur vie pour la France, que ce soit pour la défense de la patrie ou lors des opérations extérieures auxquelles notre pays participe, seront également associés à cet hommage solennel de la nation ». Nicolas Sarkozy détourne l'hommage aux victimes de ce qui a été une immense et inutile boucherie pour justifier, l'engagement hier contre des peuples colonisés en lutte pour leur liberté,et, aujourd'hui, la participation de soldats français à la guerre en Afghanistan. C'est inacceptable. Les peuples européens ne doivent jamais oublier l'immense horreur de celle qu'on a appelée malheureusement à tord :« la der des ders ».
 

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70ème anniversaire de la fusillade de Châteaubriant : allocution de Pierre Laurent

24 Octobre 2011, 22:05pm

Publié par PCF Villepinte

Par Pierre Laurent, le 24 octobre 2011
70ème anniversaire de la fusillade de Châteaubriant : allocution de Pierre Laurent

L'amour est une force immense. Une force qui donna à ces femmes et à ces hommes la dignité dont seuls sont capables les femmes et les hommes libres. Cette Marseillaise qui retentit des baraquements à l'heure du départ des camarades. Ce cri, Vive le Parti communiste allemand, prononcé par le métallurgiste Timbaud à l'heure des fusils. Ces gendarmes qui saluent les martyrs à leur passage. L'histoire s'est écrite ici. Une page d'horreur, et pourtant grâce à vous les 27, une si puissante promesse d'humanité.

C'est au nom de cette promesse que nous sommes là depuis toujours, d'autres avant nous, d'autres encore, demain, après nous. Nous n'honorons pas Guy Môquet et ses camarades le temps d'un calcul électoral avant de les oublier pour mieux massacrer tout ce que leur combat a permis.

Alors oui, aujourd'hui, ne retenez ni les balles, ni la haine, ni cet officier allemand qui à coups de barre de fer cassa ce corps trop grand pour entrer dans son cercueil. Un instant oubliez tout cela car ce qui est exceptionnel, c'est que ces hommes furent à cette heure, leur heure, malgré l'horreur, pleinement des êtres humains.

Parler avec les 27, c'est parler d'espoir. Tous les actes, du dernier repas, du tabac fumé, des sourires, des discussions poursuivies jusqu'au dernier moment, leur amitié, leurs larmes, leurs lettres, tout cela témoigne que dans ces ténèbres du 22 octobre 1941 ce qui unit ces hommes, la révolution, le communisme, donne à chacun d'entre eux une force immense de dignité et de courage.

Dans l'épreuve, ces hommes sont liés les uns aux autres. Comme sur la barricade devant l'usine à l'heure où les gardes se préparent à charger, nul ne bouge. Comme ces Parisiens lors de la Commune, nul ne recule. Dans l'épreuve, ces hommes vont mourir et pourtant ils sont vivants jusqu'à la dernière seconde. Ces révolutionnaires meurent debout car ils savent ce que vivre veut dire.

Aucun d'entre eux n'avait choisi les armes, ni la guerre. Ils étaient entrés dans le combat pour en débarrasser le monde. La justice et la fraternité de tous les humains voilà ce qu'ils voulaient, tout simplement. La barbarie, ils l'ont rencontrée sur leur chemin, et ils se sont levés.

Comme l'écrit le poète et résistant Robert Antelme en rentrant des camps : « Le ressort de notre lutte n'aura été que la revendication forcenée de rester jusqu'au bout des hommes. La mise en question de la qualité d'homme provoque une revendication presque biologique d'appartenance à l'espèce humaine. »

Oui, nous sommes ici à Châteaubriant pour parler d'hommes qui ne voulaient renoncer ni à leur humanité, ni à l'humanité du monde, quand d'autres avaient peu à peiu fait le choix, pour sauvber les privilèges de l'argent, de la capitulation devant la barbarie, puis de la collaboration avec elle.

Soixante-dix ans plus tard, nous sommes à nouveau au défi, l'histoire continue de crier dans le présent. La sauvagerie n'a toujours pas quitté les sociétés.

Car il y a bien de la sauvagerie lorsque le simple jeu d'écriture informatique, la spéculation sur les matières premières agricoles placent deux cents millions de personnes supplémentaires en situation de malnutrition.

Il y a de la sauvagerie lorsque l'Europe décide l'introduction de 10% d'agrocarburants dans notre essence et que cela conduit au pillage en Afrique des meilleures terres arables, et que chaque responsable le sait, et que chaque responsable le tait en attendant une nouvelle apocalypse alimentaire.

Et comment faut-il appeler le fait que des émeutiers anglais prennent plusieurs mois de prison pour destruction de biens publics alors que les responsables d'une crise qui a licencié à travers le monde plusieurs dizaines de millions de travailleuses et travailleurs jouent, eux, au golf sans que personne n'y trouve rien à redire.

Et comment comprendre qu'à l'heure où les bottes résonnent en Hongrie, où l'extrême droite et Marine le Pen se repaissent de la crise et de la souffrance des peuples comme des chacals se nourrissent d'une bête blessée, comment comprendre qu'à nouveau, les puissants fassent le choix de la défaite ? Ici, à la carrière, je dénonce la trahison des peuples car accepter la domination des marchés et des banques, c'est trahir les démocraties. Ici, à la carrière, je dénonce la complaisance avec laquelle le pouvoir français utilise des parlementaires issus de ses rangs pour favoriser de fait le rapprochement avec le Front national et de futures alliances. Ici, à la carrière, je dénonce le martyr du peuple grec, la douleur du peuple espagnol, le crime dus système économique contre la jeunesse européenne.

Et il n'est pas exagéré d'appeler à la résistance car après tout face aux nouveaux dangers qui menacent il faut bien qu'en face il y ait des résistants. Alors, oui, soixante-dix ans après, tout démocrate, tout républicain, toute femme ou homme de gauche, doit considérer ses responsabilités. Le capitalisme financier nous somme d'accepter son pouvoir, son diktat, ses volontés. Allons-nous plier ? Allons-nous résister ? Allons-nous laisser détruire ce que le Conseil national de la résistance a bâti ? Allons-nous, jusqu'au bout, liquider le service public, liquider la Sécurité sociale, liquider les garanties collectives des travailleurs ? Ou accepterons-nous de reconstruire une démocratie authentique qui repousse ces nouvelles féodalités bancaires et financières qui se comportent avec les peuples comme des maîtres, de constituer un gouvernement de combat contre les marchés, d'ouvrir un nouvel avenir social, écologique, culturel, démocratique. C'est pour nous être fidèles ici à ceux qui périrent dans la carrière.

La crise actuelle est économique, elle est aussi morale. Notre seule valeur est devenue notre profitabilité. C'est le seul message, le seul crédo, notre chance de survie. Ces dernières décennies, le capitalisme a entrepris de convaincre les nations que le but de la société, le but de la politique, le but de l'Etat est d'asservir, est de transformer en marchandise, jusqu'à la dernière libertés des êtres humains. Nous, nous ne reconnaissons qu'une seule loi, celle des Lumières : les femmes et les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Nous nous reconnaissons dans la longue évolution qui a transformé l'animal humain en être de coopération, de fraternité, de tendresse. Pour nous, la grandeur des sociétés vient de leur capacité à faire reculer sans cesse la guerre de tous contre tous, pour coopérer tous avec tous, pour créer ensemble.

La marseillaise de ce 22 octobre résonne encore. Elle s'éleva au nom de la classe ouvrière, elle s'éleva au nom de la France. Elle s'élevé de la part de femmes et d'hommes dont la joie de vivre, dont l'amour, dont la dignité disaient un monde à venir, un monde à naître.

***

Ici, aujourd'hui, je pense aux Américains qui campent devant Wall Street, je pense aux jeunes espagnols, aux jeunes grecs, aux jeunes palestiniens, aux jeunes israéliens, je pense à notre combat de chaque jour, et je ressens comme qu'à nouveau, les vents du changement, certes épars, certes divers, mais bien réels, se lèvent, que femmes et hommes se lèvent, pensent, rêvent, imaginent, luttent et espèrent.

Il faut créer le mouvement par lequel ce kaléidoscope de forces critiques, populaires, syndicales, citoyennes, politiques trouveront la force d'être ensemble, solidaires, unies pour rouvrir le chemin du progrès.

Notre responsabilité, à toutes et tous, est d'accepter qu'au-delà de nos différences, notre dialogue permette de forger des idées communes, une communauté d'action.

Nous devons nous unir, nous devons donner toute notre énergie à notre union, en pensant sans cesse qu'à ne pas assumer nos responsabilités devant notre peuple, nous nous déshonorerions.

Ceux qui dans la Résistance se levèrent n'ont pas oublié ce qu'ils pensaient, ce qu'ils étaient – communistes, chrétiens, conservateurs ou socialistes, radicaux – ils ne cessèrent pas d'être ce qu'ils étaient et ils étaient ensemble.

Dans la résistance à l'oppression présente, le temps est venu d'une main tendue à toutes celles et ceux qui veulent briser les nouvelles dictatures de l'argent, les nouvelles oppressions de l'esprit.

Ces mots sont un appel aux citoyens de ce pays : une force d'espor doit grandir car lorsque la civilisation est menacée par la crise sociale et écologique, nous n'avons plus le droit de rester seuls, nous avons le devoir d'être ensemble. Ces mots est un appel aux travailleurs, aux travailleuses de ce pays : bvous n'êtes pas responsables de la crise, ce n'est pas à vous de la payer. Vous seuls pouvez redresser ce pays. N'écoutez pas ceux qui cherchent à vous dioviser, à vous opposer, ceux qui prêchent la haine. La solidarité est et restera la plus belle valeur du monde ouvrier. Celle sans laquelle il ne sera jamais possible de rendre au travail sa liberté et sa capacité créatrice au service des besoins humains. Ici, en pensant aux 27, nous faisons le serment que ceux qui chercheront à vous faire payer la crise, parce que nous croyons à l'avenir de la France, nous trouveront sur leur chemin.

Amis et camarades,

nous sommes là pour la mémoire de nos frères, pour Jules, Henri, Titus, Maximilien, Marc, Emile, Charles, Maurice, Jean, Désiré, Pierre, An, Eugène, Raymond, Claude, Edmond, Julien, Charles,Guy, Antoine, Jean, Henri, Victor, Raymond, Maurice, Pierre et Jules.

Nous sommes là pour ces syndicalistes, ces communistes, ces âmes magnifiques.

Nous sommes rassemblés car nous savons que nous ne commémorons pas un acte de guerre mais des idées de paix que c'est notre honneur de poursuivre votre combat.

Chers camarades disparus, ici devant vous, les yeux deviennent humides. Demain, ils auront séché. Pas nos cœurs. Nous le promettons.

Vive le Parti communiste français !

Vive la République !

Vive la France !

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70ème anniversaire de la fusillade de Chateaubriant

21 Octobre 2011, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

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Numéro spécial de l’Humanité vendredi : 70ème anniversaire des fusillades de Châteaubriant

20 Octobre 2011, 20:09pm

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 20 Octobre 2011

 

L’Humanité du vendredi 21 octobre comportera un supplément de 8 pages consacré au 70ème anniversaire des fusillades de Châteaubriant. Des historiens et des personnalités reviendront sur ces tragiques exécutions du 22 octobre 1941.

Ce numéro spécial contiendra :

  • Deux entretiens  avec Pierre Laurent et Bernard Thibault, qui prendront la parole aux commémorations à Châteaubriant
  • Un article sur les valeurs de la Résistance toujours actuelles
  • L’historien Roger Bourderon revient sur la signification de cette fusillade par rapport à la Résistance et à la collaboration
  • La réédition du superbe texte d’Aragon publié dans la clandestinité et qui informait le peuple français des exécutions
  • La publication des 27 photos et des biographies des otages fusillés
  • Un portrait de Guy Môquet
  • Un dialogue entre le secrétaire général de la Jeunesse Communiste  Pierric Anoot et Raymond Aubrac

Ce numéro peut-être commandé en nombre chez les marchands de journaux jusqu’au jeudi 20 octobre à midi

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