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devoir de memoire

le 27 Novembre 2012 Louis Aragon, hors-série exceptionnel de l'Humanité

28 Novembre 2012, 10:50am

Publié par PCF Villepinte

Hors-série Louis Aragon de l'Humanité, novembre 2012

 

 

Il y a trente ans, Louis Aragon disparaissait. L'Humanité publie un hors-série exceptionnel sur le poète, romancier, journaliste, le fou de peinture et l'homme au coeur de son siècle. Un hors-série accompagné de l'album photo offert par Louis à Elsa pour leurs 40 ans de vie commune, en 1968.

C'est à une évocation intime de Louis Aragon que nous convie la journaliste et écrivaine Edmonde Charle-Roux, à l’occasion de la sortie de notre hors-série. La présidente de l’Association pour le soutien de la Maison Elsa Triolet-Aragon raconte une amitié.

Louis en son moulin

"Le moulin de Villeneuve est une maison dont Elsa et Louis avaient fait ensemble une maison ouverte, la maison du bonheur. C’est dire qu’elle était accueillante et toujours prête à recevoir les amis russes d’Elsa, ceux de sa sœur Lili Brik et ses amis de jeunesse, souvent venus de très loin. « Allumons le samovar…» était la formule consacrée par laquelle Elsa annonçait à ses invités que la soirée pouvait commencer.

C’était la première fois que Louis s’installait dans une maison de campagne lui appartenant. Le succès de la Semaine sainte lui avait permis d’acheter ce vieux moulin et de vivre de sa plume. Lui qui avait si souvent changé de maison au cours de sa vie annonçait qu’il ne quitterait plus le moulin de Villeneuve, qui deviendrait le rendez-vous de ses amis autant que celui des amis d’Elsa. Elle était reine et souveraine à Saint-Arnoult. La maison était comme gonflée d’amitié, celle contre laquelle on ne peut rien : l’amitié victorieuse. C’est là, à Saint-Arnoult-en-
Yvelines, que j’ai fait ma première visite à Louis et Elsa que je ne connaissais pas. Nous étions un petit groupe d’amis assis à la terrasse de Chez Lipp. Le soir tombait et les troupes soviétiques venaient d’envahir Budapest. L’un d’entre nous (sans doute Maurice Druon) fit remarquer : «Ce soir, les Aragon doivent se sentir bien seuls…» L’idée de leur rendre visite à Saint-Arnoult était lancée. Nous y sommes allés. Louis nous attendait, tendu, pâle, terriblement silencieux mais si heureux de notre visite, si profondément touché malgré la tragédie ambiante.

La brève rencontre prévue se transforme en rencontre « autour du samovar » menée jusqu’aux petites heures du matin. Nous voilà amis pour la vie. Nous ne nous sommes plus quittés et ce malgré le climat politique de l’époque. Durant tout ce temps, le moulin de Louis fut l’endroit où il aimait se ressourcer. La maison devint aussi le lieu de discussions de toutes sortes, nous discutions musique, théâtre, chansons, tout ce qui fait la vie belle, mais ce qui rendait Louis le plus heureux était que l’on aimât Elsa.

Après la mort d’Elsa, Louis divorça du moulin. Les rares fois où il fut obligé d’y retourner, ses amis ont veillé qu’il n’y soit jamais seul.

Je voudrais terminer cette évocation intime de Louis et de son moulin par l’inscription creusée sur la pierre de la tombe commune où ils reposent ensemble : «Quand, côte à côte, nous serons enfin gisants, l’alliance de nos livres nous unira pour le meilleur et le pire dans cet avenir qui était notre rêve majeur à toi et à moi. La mort aidant, on aura peut-être essayé et réussi à nous séparer plus sûrement que la guerre en notre vivant. Les morts sont sans défense.

Alors nos livres croisés viendront voir sur place, la main dans la main, s’opposer à ce que l’on nous arrache l’un à l’autre.

Hors-série Louis Arargon à commander ici

  • A consulter:

le sommaire du hors-série Louis Aragon de l'Humanité

  •  A lire aussi:

Que retenir aujourd'hui de Louis Aragon? Débat Roland Leroy - Jean D'Ormesson

Deux mois d'initiative en hommage à Louis Aragon

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Oubli(s) : de la "Der des ders" au mélange des genres...

19 Novembre 2012, 16:29pm

Publié par PCF Villepinte

Connaissez-vous les poilus Jean Lambert et Jean-Julien-Marie Chapelant, tous les deux honorés le 11 novembre dernier? De quoi réfléchir, à l'heure des confusions mémorielles.

14-18. Qui étais-tu, toi qui as traversé le siècle dans le silence des morts disparus, pour un long temps oublié des mémoires officielles, comme anéanti aux hommes par des souvenirs enfouis sous le chaos matriciel? Qui étais-tu, toi l’enfant de Bésingrand, petit village béarnais coincé sur la rive gauche du gave de Pau dont les flots lèchent l’esprit des âmes fortes, à Luz-Saint-Sauveur, à Argelès-Gazost, à Pau, avant de se jeter dans l’Adour. Qui étais-tu, toi, fils d’une famille de métayers, les Lambert, toi qui te prénommais Jean? Si l’on en croit ceux qui ont établi tes derniers instants, tu as été porté disparu le 23 août 1914, bien loin de tes Pyrénées natales. Ton dernier souffle, tu l’as poussé à Gozée, en Belgique, et tes yeux, dans un ultime sursaut de terreur ou de poésie de survie, ont sans doute aperçu des herbes folles dont tu ne connaissais pas les noms. Tu es tombé, sur cette terre de mâchefer martelée par la mitraille, le cœur ouvert aux sangs mêlés. Peut-être as-tu poussé un cri d’horreur, un cri tôt englouti par la fureur du néant, un cri qui, sache-le, nous parvient si clairement que, quatre-vingt-dix-huit ans plus tard, nous avons passé des heures à tenter d’exhumer les faits, à les imaginer, dans un travail si ingrat et ridicule d’imprégnation qu’il nous a accaparés jusque tard dans la nuit, faisant de nous le témoin anachronique d’une tragédie universelle.
À quoi bon recomposer cette chronologie succincte des événements. Tu as vécu à en mourir la terrible bataille dite de Charleroi. Près de 900 morts ou disparus. Toi, Jean Lambert, devenu ombre parmi les ombres. Maintenant tu le sais: ton corps, probablement enseveli par l’armée allemande, n’a jamais été retrouvé. En ce temps-là, même dans les toutes premières semaines du conflit mondial, la «Der des ders» causait tant de ravages parmi les combattants qu’on manquait de planches pour les ensevelir. Les fossoyeurs étaient les combattants eux-mêmes, meurtriers et derniers témoins de l’absurde… Mais si tu savais, Jean. Ce 11 novembre 2012, ton village t’a enfin rendu hommage. Tu es même devenu officiellement le seul «mort pour la France» de Bésingrand et de ses 116 habitants. Une stèle à ton nom a été inaugurée. Jusque-là, de mémoire de générations, les villageois disaient que la commune avait été épargnée par 14-18. Depuis, un généalogiste menant des recherches auprès de diverses structures militaires a retrouvé ton existence dans les registres. L’oubli est réparé, Jean. Et nous, de l’autre côté du temps, dans le creuset d’une sourde mélancolie, nous ressentons pour toi la chaleur et la familiarité que la vie t’a refusées. Nous n’écrirons plus jamais: «Qui étais-tu?»

Les Sentiers de la Gloire, de Stanley Kubrick, avec Kirk Douglas.
Exemple. Et toi, qui étais-tu, Jean-Julien-Marie Chapelant, tombé sous les balles en octobre 1914? Sous-lieutenant de l’armée française, toi au moins tu as toujours été présent dans les registres militaires. Tu fus même classé parmi les infâmes et ton sacrifice n’a jamais indigné tes supérieurs. Tu as été «fusillé pour l’exemple». Bordel, quel exemple? Toi, tu étais du 98e régiment d’infanterie, et, très vite, tu as compris que cette boucherie n’avait aucun sens. Alors tu as refusé la banalisation de la mort de masse. Tu as lutté, crosse en l’air, contre l’imaginaire enfoncé et l’enfer prévisible. Tu as été fusillé sans jugement pour «abandon de poste»: ton père n’a jamais supporté. Tu ne le sais pas, mais le restant de sa vie il a tenté en vain de te faire réhabiliter. Après un long combat judiciaire, la Cour suprême de justice militaire, en juin 1934, a pourtant maintenu la décision de 1914. Au fait, il faut te l’avouer. Tu es célèbre. Très célèbre. Ton martyre, comme celui de 800 de tes camarades passés par les armes, a inspiré les Sentiers de la gloire, le livre d’Humphrey Cobb (1935), adapté par le grand Stanley Kubrick. Ton supplice est devenu un film. Un chef-d’œuvre… Jean-Julien-Marie, il y a désormais plus important encore. Ce 11 novembre 2012, ta mémoire a été honorée. Le gouvernement français vient en effet de t’attribuer, enfin, la mention «Mort pour la France». Oui, sous-lieutenant Chapelant, tu es mort pour la France. Une bien maigre consolation. Mais rassure-toi. Un jour, au pays de Jaurès, une «loi de réhabilitation collective» sera votée. Et plus personne n’osera écrire: «Fusillés pour l’exemple, qui étiez-vous?»

Honte. Nicoléon l’a voulu, Normal Ier l’a entériné. Depuis cette année, le 11 novembre commémore en une seule date toutes les guerres, y compris coloniales. Au prétexte de rendre hommage aux «morts pour la France», le mélange des genres, version «roman national» maurrassien, s’apparente à une régression mémorielle qui élude la principale question: pourquoi ces hommes sont-ils morts et qu’y a-t-il de commun entre Verdun, le Mont-Valérien, Diên Biên Phu, Alger et l’Afghanistan? Les soldats Lambert et Chapelant nous aident à répondre.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 16 novembre 2012.]

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L’hommage du PCF à Georges Marchais

17 Novembre 2012, 08:47am

Publié par PCF Villepinte

Les responsables du Parti communiste, dont Georges Marchais, participent au défilé de la CGT lors de la manifestation du 1er mai 1982 à Paris.

Politique - le 16 Novembre 2012

Anniversaire

 

Le 16 novembre 1997, l’ex-secrétaire général du PCF décédait. Les communistes honorent sa mémoire, lundi, à leur siège national avec l’actuel secrétaire national, Pierre Laurent.

Coïncidence des dates. Alors que le Parti communiste célèbre, depuis mercredi soir, les trente ans de la mort d’Aragon, c’est à une autre illustre personnalité qu’il rendra hommage, lundi : son ancien secrétaire général, Georges Marchais, disparu il y a quinze ans jour pour jour, ce vendredi, à l’âge de soixante-dix-sept ans. Les deux hommes, il est vrai, tous les deux communistes, étaient très proches, et, comme l’écrivain, l’ancien dirigeant communiste a marqué fortement le Parti communiste dans sa fédération du Val-de-Marne, bien sûr, qui coorganise l’hommage, lundi, au siège national du Parti, avec l’actuel secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. Mais aussi les générations de responsables venus après lui et qui ont adhéré au PCF à la fin des années 1980, à l’instar d’Olivier Dartigolles. « Derrière l’image du “boxeur” télévisuel qu’il était, mais que les médias ont brossée de lui jusqu’à la caricature et qui fait toujours les délices des zappings, il y avait un homme plus sensible et complexe qu’il n’y paraît, et qui a accompagné le PCF dans son effort de modernisation, lui permettant d’anticiper en partie le basculement d’une époque », explique le porte-parole du PCF.

Pour lui qui ne l’a « rencontré que deux ou trois fois », l’hommage de lundi contribue ainsi à rétablir « cette part de vérité », à rebours de « la brutalité et l’injustice dans la manière dont cette grande personnalité est communément traitée ». Ouvrier métallo syndicaliste, secrétaire général du PCF de 1972 à 1994 et artisan du programme commun de la gauche, Georges Marchais était porteur d’un « rassemblement à dimension populaire », souvent occulté par l’image qu’on a fabriquée de lui, souligne encore Olivier Dartigolles.

Lundi, l’hommage sera rendu en présence de sa famille : Liliane, sa compagne, ses enfants et ses petits-enfants. Des responsables nationaux et départementaux du PCF, anciens et actuels, et les anciens proches collaborateurs de Georges Marchais y assisteront également.

Lire aussi :

Le camarade Marchais par François Taillandier
Chez Georges Marchais, un dîner «en famille» avec Fidel Castro (1995)
Entretien avec Jean Ristat à l'occasion des dix ans de sa disparition (2002)

Sébastien Crépel

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11 novembre, la mémoire trouble

9 Novembre 2012, 19:53pm

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 9 Novembre 2012 Mots clés : l'humanité, histoire, conflit, loi mémorielle, commémoration, meuse,

 

Le gouvernement ne reviendra pas sur la décision de Nicolas Sarkozy de commémorer en une seule date toutes les guerres, y compris coloniales. Et en 2014, seront fusionnées les cérémonies de 1914 et de 1944. Des historiens, élus et citoyens réagissent. Comme Christian Namy, sénateur socialiste et président du conseil général de la Meuse, pour qui amalgamer 1914 et 1944 créera une «confusion».

Selon Christian Namy, sénateur socialiste et président du conseil général de la Meuse, amalgamer 1914 et 1944 créera une « confusion ».

En quoi mêler dans un hommage commun Libération de 1944 et Grande Guerre vous apparaît comme un non-sens ?

Christian Namy. Ce sont deux opérations totalement différentes. Qu’il y ait sur le fond une réflexion sur le comportement 
de l’Allemagne à ces moments-là, d’accord. Mais on ne peut pas mélanger le centenaire de 1914-1918 avec le 70e anniversaire de 1939-1945. Ce serait une source de confusion, notamment pour les plus jeunes qui apprennent ces périodes à l’école. Le centenaire est une opération exceptionnelle. Une opportunité unique de transmettre 
aux générations futures les tenants et 
les aboutissants d’un conflit qui reste très contemporain.

L’un des arguments des partisans de cette réforme est justement la mémoire vivante. Si on ne commémore pas la Libération de manière visible en 2014, on n’aura plus de témoin vivant, disent-ils.

Christian Namy. Chez nous cette mémoire est bien vivante. J’ai créé il y a trois ans une mission histoire, qui travaille avec les élus, des historiens, des associations locales et nationales. Je peux vous amener dans les tranchées, à l’ossuaire de Douaumont, 
suivre des « chemins de mémoire », 
des parcours pédagogiques… En 2014, des centaines de milliers de visiteurs de cinquante pays devraient fouler ces terres historiques. Avant on y venait en pèlerinage, car on avait un membre de la famille qui était mort sur les lieux des grandes batailles de 1914-1918. Maintenant ce sont les petits-enfants, les arrière-petits-enfants qui essaient de comprendre ce qui s’est passé. Notre département reçoit 300 000 visiteurs par an, dans ce qu’on appelle la « zone rouge », qui comprend essentiellement Verdun et la Meuse. Nulle part en France le territoire n’a été aussi marqué que chez nous. Dans chaque village, un monument aux morts égrène les noms des soldats tombés durant la Grande Guerre. Sur le territoire français et plus particulièrement à Verdun, il y a eu 600 000 morts et blessés, dont plus 
de 380 000 Français.

Le gouvernement vous avait-il tenu au courant de la poursuite de son projet ?

Christian Namy. Pour préparer le centenaire, le gouvernement précédent avait mis sur pied, en concertation avec les élus locaux, un groupement d’intérêt public, dirigé par l’ancien chef d’état-major de l’armée de terre, le général Elrick Irastorza. Sans orientation politique particulière, il travaillait avec les départements de l’ancienne zone de front, et s’est entouré d’historiens de très haut niveau, qui d’ailleurs réagissent très fortement aujourd’hui à la décision incompréhensible du ministère, qui a été prise sans concertation aucune. Deux jours après qu’ils ont adopté cette décision, j’ai écrit 
au premier ministre, au ministre de la Défense, à celui des Anciens Combattants. À ce jour, je n’ai reçu ni réponse ni accusé de réception. S’ils étaient logiques, 
ils essaieraient de nous convaincre 
du bien-fondé de leur action.

  • Dans L'Humanité également
    Les sénateurs PCF veulent être entendus
    Trente ans après sa mort, la ville de Paris rend hommage à Marcel Paul
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  • Dans l'Humanité des débats
    Quelles sont les leçons de l'élection américaine ?
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Entretien réalisé par Grégory Marin

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Gérard Longuet fait un bras d'honneur aux Algériens et ne s'excuse pas

2 Novembre 2012, 09:04am

Publié par PCF Villepinte

Capture d'écran (Source : Public Sénat)

Politique - le 1 Novembre 2012

 

 

 

 

L'ex-ministre de la défense du gouvernement Fillon et ancien militant du mouvement d'extrême-droite Occident a déclenché une polémique pour avoir fait un bras d'honneur pendant le générique d'une émission dont il était l'invité, geste adressé au gouvernement algérien.

 

Invité mardi à un débat sur le mariage homosexuel, auquel il est farouchement opposé, dans l’émission "Preuves par 3" sur la chaîne parlementaire Public Sénat, l'ancien ministre Gérard Longuet (UMP) adresse un vigoureux bras d'honneur face à la caméra, tandis que le générique défile et que les micros sont éteints. Certains ont cru que ce geste était destiné aux homosexuels alors qu'il s'adressait en fait au gouvernement algérien, qui exige "une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français".

Le président du cercle d'amitié franco-algérien, Adam Benahmed, s'est dit jeudi, au nom de l'ensemble des membres de cette association, "outré et scandalisé par le geste inélégant et de voyou" de l'ancien ministre Gérard Longuet (UMP) "envers le peuple algérien ami". Dans un communiqué, le Dr Benahmed a appelé "l'ensemble des femmes et des hommes politiques français à la réprobation totale de cet individu qui déshonore la France et les Français et qui porte atteinte aux relations intenses, riches et amicales qui lient nos deux pays aujourd'hui".

Le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a estimé sur son compte twitter que "le geste de Gérard Longuet illustre malheureusement la brutalité vulgaire d'une certaine droite qui abîme trop souvent le débat républicain". Le président PS du Sénat Jean-Pierre Bel "a exprimé sa désapprobation après le geste grossier et injurieux que Gérard Longuet a adressé aux autorités algériennes".

Le seul qui a apporté son soutien est le député d'extrême droite, Gilbert Collard, qui a reproduit le geste devant les caméras de LCI : "Gérard Longuet a bien fait, il a enfin un peu d'honneur au bout du bras", a-t-il ajouté. Un soutien qui n'est pas une surprise quant on se souvient du lapsus de l'ex-ministre de la Défense : "Nous, au Front National"- et surtout en accordant une interview à l'hebdomadaire Minute interprétée comme une main tendue au FN, juste avant le second tour.

 

  • Lire aussi :

 

Gérard Longuet : gros sabots et bruits de bottes
Lapsus de Gérard Longuet: «Nous, au Front national»
Longuet, un poisson pilote familier des eaux sombres de l'extrême-droite

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ARAGON AUJOURD'HUI

28 Octobre 2012, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

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François Hollande reconnaît la "sanglante" répression du 17 octobre 1961

18 Octobre 2012, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

Des manifestants algériens appréhendés à Puteaux lors de la manifestation pacifique organisée à Paris le 17 octobre 1961.

 

 

 

Le président François Hollande a déclaré mercredi que "la République reconnaît avec lucidité" la répression "sanglante" de la manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961. C'est la première fois que ce massacre est reconnu comme tel par un chef de l'Etat français.

"Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression", a déclaré le président de la république, selon un communiqué de l'Elysée. "La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes", a-t-il ajouté, à l'occasion du 51ème anniversaire de ces événements.

Le Sénat va étudier mardi prochain, en séance publique, une proposition de résolution du groupe communiste "tendant à la reconnaissance de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961" à Paris qui avait fait de nombreuses victimes algériennes. Cette proposition avait été déposée par Nicole Borvo Cohen-Seat, ancienne sénatrice de Paris, et plusieurs de ses collègues communistes. Ses auteurs souhaitent la reconnaissance par la France de "la réalité des violences et meurtres commis à l'encontre de ressortissants algériens à Paris et dans ses environs lors de la manifestation du 17 octobre 1961" et la réalisation d'un lieu du souvenir à la mémoire des victimes.

A l'Assemblée nationale, François Asensi (Front de gauche), a annoncé mercredi, lors d'un débat sur les questions européennes, que son groupe déposait une proposition analogue à celles des sénateurs communistes. "Son adoption serait un geste de concorde à l'adresse du peuple algérien, ce peuple ami", a-t-il souligné dans un communiqué.

Lundi, le Parti socialiste avait réclamé "une reconaissance officielle" de la répression de cette manifetstation. Un an plus tôt jour pour jour, le 17 coctobre 2011, François Hollande, qui venait de remporter la primaire socialiste pour être candidat à l'Elysée, s'était rendu à Clichy-la-Garenne, commune de proche banlieue parisienne, pour témoigner "de sa solidarité" avec les familles endeuillées par ces événements. Il avait relevé que "trop longtemps cet événement (avait) été occulté des récits historiques" et qu'il était "important de rappeler ces faits".

>>> Lire l'entretien avec le sénateur socialiste David Assouline paru dans l'Humanité : "La vérité, seule source de paix entre les peuples".

  • Lire aussi :

17 octobre 1961 : le rendez-vous manqué de l’Élysée
Pierre Laurent :"La France doit reconnaître les faits"
Reconnaître le 17 octobre 1961 comme un crime d’État par Fayçal Megherbi, avocat au barreau de Paris

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17 octobre 1961 : « La France doit reconnaître les faits »

17 Octobre 2012, 06:36am

Publié par PCF Villepinte

 
 17 octobre 1961 : « La France doit reconnaître les faits »

 

 

Le 17 octobre 1961 ainsi que d’autres dates de massacres, rappellent à quel point la violence et le crime d’Etat sont indissociables du colonialisme.

Pour le simple fait d’avoir manifesté pacifiquement ce jour-là par dizaines de milliers contre un couvre-feu illégal et scandaleux visant exclusivement les Algériens en région parisienne, 11 000 personnes furent arrêtées et selon les recherches actuelles au moins 200 personnes tuées dans des conditions atroces.
Face à la politique de l’oubli que tentèrent d’imposer les différents pouvoirs de droite, les communistes et leurs élus nationaux et parisiens, avec d’autres, tentèrent dès le départ de faire en sorte que la vérité soit faite au sujet de cette abomination.

Il est temps que la France reconnaisse les faits contribuant ainsi à satisfaire l’exigence de vérité et de souvenir pour toutes les victimes, deux revendications exprimées de plus en plus fortement au cours de ces dernières décennies.

C’est en ce sens que je m’exprimerai le 23 octobre prochain au Sénat avec mon ami Guy Fischer lors de la discussion d’une proposition de résolution que le groupe Communiste Républicain et Citoyen a déposé le 30 janvier dernier et dont je souhaite l’adoption la plus large possible.
En adoptant une telle résolution qui souhaite que la France reconnaisse les faits et réalise un lieu du souvenir à la mémoire des victimes du 17 octobre 1961, le Sénat agirait également en faveur du rapprochement entre le peuple algérien et le peuple français et poserait un acte de concorde entre les deux peuples.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur de Paris

 

 

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Les taches blanches livrent tous leurs secrets

9 Septembre 2012, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

L’Humanité/Droits réservés-Mémoires d’Humanité/Archives départementales de Seine-Saint-Denis

Monde - le 6 Septembre 2012

Mémoire

 

 

 

Tous les articles de l’Humanité censurés par le gouvernement pendant la guerre d’Algérie sont enfin réunis dans un livre coordonné par la journaliste Rosa Moussaoui et l’historien Alain Ruscio.

L’année du cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie ne pouvait s’achever sans que l’Humanité prenne une initiative éditoriale majeure à la mesure de son combat pour la vérité, mené au cours des huit années de crimes et de mensonges d’État qui se sont écoulées avant que le peuple algérien pût accéder au plus essentiel des droits : l’indépendance.

En nous replongeant dans les archives de la rédaction quand nous confectionnions le numéro hors-série (mars 2012) Algérie, 50 ans d’indépendance, s’imposa immédiatement l’idée de publier tous les articles (reportages, témoignages, éditoriaux…) qui ne parvinrent pas aux lecteurs d’alors. Introduite dans le cadre de l’état d’urgence décrété à partir de 1955, la censure, « les ciseaux de Mme Anastasie » pour reprendre l’expression en usage lors de la Première Guerre mondiale, a durement frappé l’Humanité. Notre journal fut saisi à 27 reprises et eut à faire face à quelque 150 poursuites de l’État. Un acharnement extraordinaire qui visait non seulement à empêcher le dévoilement de la réalité de la répression colonialiste, mais aussi à en finir avec une presse qui bousculait le consensus politique et médiatique entourant les pudiquement nommés « événements d’Algérie ». Au total, la presse communiste, qui commit « le crime d’avoir eu raison trop tôt », disait René Andrieu, à l’époque rédacteur en chef de l’Humanité, fut traînée devant les tribunaux 313 fois et fut frappée d’amendes de 53 milliards de francs d’alors.

La confrontation visuelle entre les pages composées au « marbre », prêtes à être livrées au rouleau de la rotative, et un journal troué de taches blanches ou hâtivement recomposé donne au lecteur d’aujourd’hui une image de l’engagement de militants de la vérité des journalistes, des ouvriers, des diffuseurs et des travailleurs du service de la documentation sans la vigilance desquels ces articles auraient sans doute disparu. De ce choc ressenti est né l’ouvrage disponible à partir d’aujourd’hui dans les librairies et qui sera présenté et vendu à la Fête de l’Humanité. Ce sont donc à proprement parler des textes inédits qui ont été réunis dans ce livre, fruit d’un travail collectif coordonné par Rosa Moussaoui, journaliste à l’Humanité, et Alain Ruscio, historien des mouvements anticolonialistes, qui a rédigé une présentation de chacun des textes. Vingt-trois articles qui racontent au présent l’histoire en construction à plus d’un demi-siècle de distance.

La censure frappe pour la première fois le numéro de l’Humanité du 24 août 1955 au lendemain des ratissages qui firent plusieurs milliers de mort dans le Constantinois en représailles de la mort de 123 Français à Philippeville. Robert Lambotte, ancien résistant et déporté, s’est rendu sur les lieux et rédige un reportage saisissant dénonçant la sauvagerie de la répression. L’éditorial de Pierre Courtade souligne la continuité de la critique du colonialisme dans les colonnes de l’Humanité depuis Jean Jaurès. « Rien ne peut effacer la conquête, sinon la liberté. En refusant de reconnaître ce fait, en refusant de satisfaire les légitimes revendications nationales des peuples algérien et marocain, les colonialistes se condamnent à régner par la terreur et, par conséquent, à exaspérer les haines. » Quelque temps plus tard, deux autres reportages de Robert Lambotte révélant le « vrai visage » de la « pacification » et décrivant « la guerre vue d’Algérie » déchaînent les foudres de la censure. L’annonce de la mort de l’aspirant Maillot, l’exécution de Fernand Yveton, l’assassinat de Maurice Audin, les lettres d’un jeune soldat mort en Algérie, le témoignage d’Henri Alleg sur les tortures, une enquête de Madeleine Riffaud sur les exactions commises à Paris contre des Algériens… sont autant de sujets tabous dont le pouvoir veut préserver l’opinion. La censure veille, mais les murs de la censure finissent toujours par tomber. Ce temps est venu.

L’Humanité censuré : 1954-1962, un quotidien dans la guerre d’Algérie, sous la direction 
de Rosa Moussaoui et Alain Ruscio. 
Préface de Patrick Le Hyaric. 
Éditions du Cherche-Midi, collection « Documents », 304 pages, 18 euros.

>>> Lire aussi : Extrait de l’Humanité du 24 août 1955. Constantine, 23 août 
(par téléphone).

Jean-Paul Piérot

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19 mars 1962

20 Mars 2012, 09:40am

Publié par PCF Villepinte

 : "L'État doit reconnaître les réalités historiques que furent le colonialisme, la répression et les crimes d'État"

19 mars 1962 :

Si le 19 mars 1962 ne marque pas la fin des violences en Algérie, avec en particulier les violences terroristes de l'extrême droite et de l'OAS, cette date rappelle la défaite du colonialisme français après 8 ans d'une guerre illégitime. 50 ans après, le PCF appelle une fois encore les plus hautes autorités de l'Etat à effectuer le geste solennel consistant à reconnaître les réalités historiques que furent le colonialisme, la répression et les crimes d'Etat. C'est à l'Etat français d'être à l'initiative. Il ne s'agit pas de repentance. En tendant la main et en reconnaissant sa propre responsabilité, la France se grandira et n'en sera que plus respectée dans le monde, y compris en Algérie et dans l'ensemble du monde arabe où les aspirations à la liberté, à la démocratie et à la souveraineté s'expriment aujourd'hui avec force.

 

le 19 mars 2012

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