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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

devoir de memoire

Déclaration de l’ARAC pour le 11 novembre 2020

11 Novembre 2020, 08:21am

Publié par PCF Villepinte

Il y a 102 ans, le 11 novembre 1918, la guerre de 1914-1918 qui opposa les puissances de l’entente, Grande-Bretagne et France, aux empires centraux ayant pour centre le Reich allemand, prenait fin lors de l’armistice négocié et signé par les représentants des deux coalitions.

Cette 1ère guerre mondiale avait éclaté au moment où les puissances colonialistes avaient pratiquement terminé un partage du monde, où elles ont pratiqué sans retenue la violence.

Ces pratiques coloniales furent reprises et généralisées dans le cadre de la guerre sur tous les fronts : combattants des tranchées, travailleurs forcés, combattants originaires des colonies, femmes, qui eurent pour résultats des hécatombes massives telles Verdun, Gallipoli, les Dardanelles, etc.

Tout au long de ces combats les soldats des deux camps ont été éprouvés aux points qu’ils finissaient par montrer leurs désespoirs, leurs refus de cette guerre par des refus d’engager l’assaut. Alors qu’ils faisaient preuve d’un courage exceptionnel pour défendre leur patrie à la souveraineté de laquelle ils étaient profondément attachés.

Le commandement, devant cette colère de la troupe, pour masquer sa responsabilité, a convoqué des conseils de guerre qui provoquèrent 2500 condamnations de soldats à être fusillés pour l’exemple dont 639 furent fusillés et les autres déportés.

Encore aujourd’hui, l’ARAC exige la réhabilitation collective de tous ces fusillés pour l’exemple ce qui permettrait de les honorer sur les monuments aux morts de la guerre 1914-1918, de leur rendre hommage aujourd’hui devant leurs familles et le pays aux côtés de leurs 1.400.000 camarades tués dans les combats sans oublier les 740.000 invalides, les 3.000.000 de blessés et les centaines de milliers de veuves et orphelins.

Le 11 novembre 1918, la guerre cessait du fait de l’accord entre tous les belligérants sans qu’aucune victoire définitive ne fût remportée.

Les affreuses conditions de son déroulement, la répression de masse, l’insuffisance des ressources vitales des populations des pays qui avaient été engagés dans la guerre provoquaient des mouvements populaires que les dirigeants de ces Nations entendaient maitriser et, pour ce faire, disposer des moyens d’agir sans être encombré d’une guerre qui n’en finirait pas. D’où l’armistice.

Du côté des populations civiles, le 11 novembre 1918 constituait la victoire de la paix et sa commémoration annuelle a gardé depuis cette signification contre la guerre et ses dramatiques conséquences.

L’ARAC qui est née de cette guerre, autrement dit de la volonté de ses soldats survivants, y est profondément attachée. Sur ce plan, elle tient a rappelé qu’elle a vivement protesté et refusé la loi du 28 février 2012 qui fixa au 11 novembre le jour de la commémoration de tous les morts pour la France quel que soit le conflit.

Vouloir confondre les situations historiques, c’est gommer les spécificités, les raisons de ces engagements, c’est laisser penser que tout se vaut. C’est un obstacle au nécessaire travail de mémoire, c’est nier l’histoire de notre pays.

Pour l’ARAC, commémorer le 11 novembre 1918, c’est d’abord agir pour la paix, agir pour faire cesser les conflits, agir pour que chaque homme, chaque femme, chaque enfant, chaque famille dispose des moyens de vivre dans une paix durable.

Villejuif, le 12 octobre 2020

 

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Amicale de Châteaubriant-Voves-Aincourt-Rouillé – Cérémonie d'hommage aux fusillés du 22 octobre 1941

8 Octobre 2020, 10:31am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 07/10/2020 par PCF

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Il y a 79 ans avait lieu dans la France occupée une exécution massive qui eut un retentissement considérable jusqu’au-delà des frontières. Appliquée par le gouvernement vichyste selon le tout nouveau « Code des otages », elle touchait, "les indésirables", en majorité des communistes et des syndicalistes. Ils furent fusillés à Nantes, à Souge, au Mont-Valérien et à Châteaubriant. Le plus jeune, Guy Môquet, n’avait que 17 ans !

 

Dimanche 18 octobre 2020, à partir de 13 h 30, aura lieu la cérémonie d’hommage aux fusillés de Châteaubriant (44), sur le site de La Sablière, sous la présidence d'Odette Nilès, ancienne internée, et d'Alain Hunault, maire de Châteaubriant, président de la Communauté de Communes Châteaubriant-Derval, en présence de Ian Brossat, pour le Parti communiste français, ainsi que de nombreux élus locaux et nationaux et de syndicalistes.

En ces temps difficiles de pandémie virale où les associations souffrent dans leur vie collective, il est important de ne pas passer sous silence le combat de ces hommes pour une France libre, solidaire et fraternelle. La France du programme « les Jours heureux » et de la Sécurité sociale qui assurait l'accès à la santé pour tous. La santé c'est la vie.

Cette année, l’évocation artistique présentée par les Tréteaux de France, scène dramatique nationale, a pour thème "La fille aux planches", écrite par Evelyne Loew et interprétée par Marion Amiaud et Babette Largo. Le texte relate la rencontre entre l'esprit d'Esther Gaudin, jeune femme de 1941, et Lou, jeune femme d'aujourd'hui, pour parler du monde d'après !

 

L’Amicale et les services de la Préfecture et de la Mairie veillent à assurer une cérémonie dans le respect des gestes sanitaires. La sécurité est notre priorité à tous.

Son entrée est libre. Port du masque obligatoire.

Contact : Carine Picard-Nilès, secrétaire générale de l'Amicale

sg.amicale.chateaubriant@gmail.com

Page Facebook : https://www.facebook.com/amicalechateaubriant/

Site Internet : http://www.amicaledechateaubriant.fr/

 

La BD "Immortels" sur Châteaubriant de Camille Ledigarcher

et Gaëlle Richardeau (suivie d'un dossier pédagogique de Dominique Comelli) peut être commandée

à comitesouvenir@orange.fr ou www.resistance-44.fr

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Hommage à Jean Jaurès pour le 106ème  anniversaire de sa mort, au Café du Croissant, 31 juillet 2020.   

1 Août 2020, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

 

L'Humanité Vendredi, 31 Juillet, 2020

Le discours de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité.  

Mesdames, Messieurs les élus, 

Chers amis,

Chers camarades,

Merci à chacune et chacun d’avoir répondu à cette invitation à nous réunir pour ce moment d’hommage et de recueillement en la mémoire de Jean Jaurès, homme de combat, homme de lumière et de paix assassiné ici même, il y a 106 ans, par une incarnation du nationalisme et de l’obscurantisme.

Jaurès attablé ici même et assassiné d’une balle tandis que les puissances continentales peaufinaient, dans le secret des chancelleries, les plans du carnage fondateur de ce siècle de fer et de sang dont Jaurès pressentait, bien seul en France avec quelques camarades socialistes, le cruel avènement. 

Une fois l’horrible besogne accomplie, il n’y avait pour le gouvernement qu’à attendre quelques heures pour faire sonner clairons et trompettes et envoyer toute une génération mourir au champ d’honneur. Ce qui advint et valut à cette élite bourgeoise et militaire, coupable et corrompue, l’éternel déshonneur.

Se souvenir de Jaurès, c’est essayer de comprendre, encore et toujours, comment l’impensable fut possible, comment des peuples pétris de culture et de progrès technique, embarqués dans la grande aventure moderne, purent se prêter à un tel massacre. Comment la raison qui prétendait guider les pas des grandes nations put abdiquer si facilement pour laisser place à une épreuve dépassant alors tout entendement.

Le jour de son assassinat, Jaurès publiait dans l’Humanité un éditorial intitulé « Sang-froid nécessaire ». Ce fut sa dernière trace écrite. 

Alors que le tourbillon de la haine alimenté par le poison nationaliste faisait tourner la tête des millions de Français et d’européens, le député et journaliste en appelait au « sang-froid ». Quelle incroyable sagesse, alors que nul autre n’avait autant conscience que lui du gouffre qui menaçait d’avaler la civilisation européenne ! 

« De grâce, écrivait-il, qu’on garde partout la lucidité de l’esprit et la fermeté de la raison. » 

« Pour résister à l’épreuve, il faut aux hommes des nerfs d’acier ou plutôt il leur faut une raison ferme, claire et calme. C’est à l’intelligence du peuple, c’est à sa pensée que nous devons aujourd’hui faire appel si nous voulons qu’il puisse rester maître de soi, refouler les paniques, dominer les énervements .»

C’est une grande constante chez Jaurès que de vouloir, en toute occasion, laisser la raison, l’analyse, l’intelligence présider à l’action. Toujours dans ce dernier éditorial, il résumait cette ambition par le jumelage de l’« héroïsme de la patience et l’héroïsme de l’action ».

Ce refus de se laisser étourdir par « le venin de la polémique » était déjà inscrit dans l’éditorial fondateur de l’Humanité, rédigé en 1904.

C’est une leçon, un fil conducteur que nous nous attachons à tisser dans un monde où l’obscurantisme et la vaine polémique s’entretiennent l’un l’autre.

Dans un monde dominé par les pulsions morbides d’un capitalisme mondialisé qui fait de l’argent la fin et le commencement de toute chose, une valeur et un but en soi.

Dans un monde arrimé à la course au profit généré par des marchés financiers, complètement disjoints de l’économie réelle, de la production, des besoins humains et du respect de la nature. Un monde où l’individualisme asséchant et la compétition brutale règnent en maitre et écrasent les aspirations individuelles comme collectives.

Un monde, enfin, où l’invective tient lieu de morale, l’opinion de vérité, le raccourci de pensée, et l’hallali de procès. 

Oui le capitalisme dans sa phase actuelle enfante des monstres obscurs qui peuplent les palais présidentiels à travers le monde des Etats-Unis à l’Europe, de la Turquie au Brésil. Et toute la perversité du moment tient aux faux choix imposé aux peuples de choisir entre cette peste et un prétendu moindre mal qui n’a pour seule fonction que de sauver le système. 

D’autres monstres naissent là où les êtres humains n’ont d’autre horizon que la guerre et la pauvreté, n‘opposant à la misère que l’archaïsme religieux et ses dogmes imposés par la violence. D‘autres, enfin, infiltrent les consciences en propageant sur les réseaux sociaux ou les chaines d’information continue, ces médias aux mains des puissances numériques et financières, la haine de l’autre.  

Chers amis, 

Jaurès eut l’idée de baptiser son journal, avant que son ami Lucien Herr ne lui propose heureusement pour titre l’Humanité, « Lumière ». « Lumière » car il voulait indiquer la filiation de son entreprise éditoriale avec la longue tradition philosophique et politique par la force de laquelle s’écroula le monde d’ombres de l’Ancien Régime et qui combattit ses survivances après la grande Révolution pour fonder, contre les préjugés et sur l’universelle raison, la liberté, l’égalité et la fraternité des hommes et des femmes qui composent notre humanité, quel que soient leurs nations, leurs origines ou leurs couleurs de peau.

Cette tradition sur laquelle vint se greffer le socialisme puis le communisme, espérances universelles qui prolongeaient le combat pour une humanité réconciliée en l’inscrivant dans le mouvement réel, celui d’un antagonisme fondamental instauré par le mode de production et de développement capitaliste.   

C’est encore cette volonté de forger l’action collective sur la raison qui présida aux débats sur la loi de séparation des Eglises et de l’Etat et aux combats pour  une éducation universelle et laïque. «  La République, écrivait-il en 1906, est le seul gouvernement qui convienne à la dignité de l’homme, car elle seule met en jeu la raison et la responsabilité de tous ».

De cet héritage, nous sommes toujours comptables. Le faire fructifier aujourd’hui est l’une des conditions pour redonner à la politique, c’est à dire à la possibilité même d’une action collective, sa grandeur et ses potentialités. C’est faire échouer l’éclatement des sociétés aussi bien que leur unité guerrière, versants d’une même pièce frappée du sceau de puissances d’argent. C’est donner à la classe des travailleuses et des travailleurs la possibilité de fonder une société enfin débarrassée des dominations et des illusions qui les emprisonnent et les divisent. 

Oui, temps obscurantistes quand un nationalisme purulent essaime sous toutes les latitudes, prospère sur les injustices, les dépossessions, la négation de la démocratie et de la souveraineté populaire instruits par la mondialisation capitaliste. Temps obscurantistes quand ce nationalisme prétend s’affirmer comme alternative, parfois maquillé en « souverainisme », cette version rabougrie et frelatée de la souveraineté.  

Aux esprits tentés par la propagande chauvine, Jaurès écrivait en 1898 : « Lorsque des échauffés ou des charlatans crient : “ La patrie au-dessus de tout ”, nous sommes d’accord avec eux s’ils veulent dire qu’elle doit être au-dessus de toutes nos convenances particulières, de toutes nos paresses, de tous nos égoïsmes. Mais s’ils veulent dire qu’elle est au-dessus du droit humain, de la personne humaine, nous disons : Non ! 

Non, elle n’est pas au-dessus de la discussion. Elle n’est pas au-dessus de la conscience. Elle n’est pas au-dessus de l’homme. Le jour où elle se tournerait contre les droits de l’homme, contre la liberté et la dignité de l’être humain, elle perdrait ses titres. Ceux qui veulent faire d’elle je ne sais quelle monstrueuse idole qui a droit au sacrifice même de l’innocent, travaillent à la perdre. »

C’est à cette conception de la nation que nous en tenons toujours. Une nation qui ne se définit pas seulement par ses frontières, pas seulement par son histoire, encore moins par le sang de celles et ceux qui le peuplent, mais avant tout par les principes universels qu’elle édicte et proclame, par l’égalité et la souveraineté qu’elle garantit au peuple qui la compose, et la liberté qu’elle entend laisser aux  peuples qui l’entourent. 

Quelle honte d’en appeler à la nation française pour refuser l’accueil des réfugiés qui fuient guerre et misère jusqu’à risquer leurs vies dans les eaux de notre mer commune ou dans les cols de nos montagnes.

Quelle bêtise d’en appeler à la nation pour défendre je ne sais quelles racines religieuses, je ne sais quel antique terroir opposé aux rivages inconnus.

Quel contresens d’invoquer ses mannes pour refuser l’égalité à celles et ceux qui n’ont pas la couleur de peau ou la religion de ses ancêtres. 

Quel sinistre détournement, encore, que de vider le 14 juillet de toute sa signification révolutionnaire pour en faire la fête du prince et de son armée. 

« On sait ce que signifie pour eux le patriotisme et la patrie : réaction sociale au dedans, violence hypocrite au dehors » prévenait Jaurès. 

On comprend aisément ce qui effrayait et continue d’effrayer les classes possédantes et qu’elles ont parfaitement saisi : oui, la nation française porte dans ses fondements mêmes le dépassement du capitalisme. Jaurès l’avait bien saisi qui, toute, sa vie, travaillât à faire éclore ce qu’il nommait indistinctement socialisme ou communisme dans le sillage des conquêtes révolutionnaires et républicaines, empruntant à Marx et Engels le concept si fécond d’ « évolution révolutionnaire ». 

« Les grands ouvriers de révolution et de démocratie qui travaillèrent et combattirent il y a plus d’un siècle ne nous sont pas comptables d’une œuvre qui ne pouvait s’accomplir que par plusieurs générations. Ils ont donné à la France et au monde un si prodigieux élan vers la liberté que, malgré la réaction et les éclipses, le droit nouveau a pris définitivement possession de l’histoire » écrivait-il en 1904. 

Et en portant le dépassement du capitalisme, la nation porte son propre dépassement: «  [La patrie] n’est pas le but ; elle n’est pas la fin suprême. Elle est un moyen de liberté et de justice. Le but, c’est l’affranchissement de tous les individus humains. Le but, c’est l’individu » précisait Jaurès. 

Oui, la nation française dans ses fondements révolutionnaires porte en elle le progrès social et démocratique, comme l’internationalisme. Les citoyens qui la composent supportent d’autant moins que le capital financiarisé impose sa mainmise sur son destin comme sur celui du monde.

Une mainmise que la crise sanitaire aura révélée dans toute sa crudité et cruauté. L’épreuve que nous traversons est de celles qui poussent autant à la réflexion qu’à l’action. Car c’est toute la construction des sociétés en classes antagonistes que la crise sanitaire et les mesures de confinement auront révélé.  C’est toute l’absurdité d’un mode de production arrimé à la recherche du profit à tout prix et qui écrase autant les hommes que la nature qui nous a sautés aux yeux. 

Comment accepter qu’un système économique ne puisse fonctionner qu’au prix excessivement élevé d’une démultiplication de marchandises qui, pour bon nombre d’entre elles, ne répondent à aucun besoin social et n’ont d’autre fonction que de gonfler le profit des entreprises fondé sur la surexploitation des êtres humains et de la nature.

Comment se satisfaire  qu’un brusque coup d’arrêt de cette machine infernale ait pour conséquence de faire basculer dans la misère des millions de travailleurs, que le sort de l’immense majorité soit lié aux impératifs d’un système dirigé par une infime minorité ? 

La crise sanitaire aura, malgré les drames et les morts, montré une chose fondamentale : toute l’importance des protections collectives et des conquêtes du salariat par la classe ouvrière et ses organisations syndicales et politiques, et grâce auxquelles nous avons évité de bien plus grands drames : assurance publique contre le chômage, sécurité sociale, contrat de travail et protections sociales : voilà l’antidote, voilà le vaccin contre le virus capitaliste !

C’est bien dans la coopération, la solidarité, la mise en commun et le droit social que se situe la République et non dans ces rappels à l’ordre, ces violences policières qui frappent les classes populaires et les mouvements sociaux, cette précarité, cette concurrence. 

La pandémie aura tout autant montré la terrible inversion instituée par le capital : à l’inverse de la promesse bourgeoise de 1789 selon laquelle « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune », la crise nous a montré que les travailleurs les plus essentiels au fonctionnement de la société, celles et ceux qui furent appelés en première ligne et au sacrifice pour soigner, éduquer, assurer la production et l’acheminement de nos biens et services sont les plus mal considérés et rémunérés. Et dans bon nombre de ces métiers, c’est sans étonnement que les femmes et les travailleurs immigrés ou enfants d’immigrés sont les plus représentés et par conséquent les plus exploités. 

Alors que la crise redouble d‘intensité à la faveur de la crise sanitaire, l’Humain doit pouvoir gagner la souveraineté sur son travail. « Tout individu humain a droit à l’entière croissance. Il a donc le droit d’exiger de l’humanité tout ce qui peut seconder son effort. Il a le droit de travailler, de produire, de créer, sans qu’aucune catégorie d’hommes soumette son travail à une usure et à un joug » écrivait Jean Jaurès en 1901. Il ajoutait, quatre ans plus tard : « La société d’aujourd’hui, qui met le travail d’un côté, le capital de l’autre, enfante le désordre et l’agitation. Elle ne trouvera son équilibre que dans la souveraineté du travail organisé ».

Souveraineté du travail organisé, voilà ce que nous devons collectivement gagner contre la jungle libérale, le détricotage des protections collectives et l’affaiblissement du salariat.

Nous refusons l’infâme projet de mise en concurrences des jeunes avec les travailleurs. Nous refusons la casse de l’assurance chômage comme nous refusons la destruction du système solidaire de retraites par répartition. Toutes ces entreprises ne visent qu’à renforcer les privilèges de la grande propriété et des actionnaires, faisant stagner la République dans sa préhistoire.  

Quand la plupart des titres de presse s’évertue toujours à couvrir non pas le travail mais le capital, à raconter par le menu les mouvements capitalistiques, les destinées de puissants, les fusions et les acquisitions ou la valse des actionnaires, le journal que Jean Jaurès nous lègue continue de sonder les réalités du travail, « par le bas », à éclairer le quotidien des travailleuses et des travailleurs manuels et intellectuels, celui des créateurs , leurs luttes comme leur savoir-faire, l’aliénation qu’il subissent comme l’émancipation qu’ils conquièrent.

Les importants mouvements en cours à travers le monde, appellent l’égalité réelle, le respect de chacune et de chacun, une véritable sécurité humaine dans un monde harmonieux, une sécurité du vivant, une sécurité de vie émancipée. Bref une société et un monde qui doivent se préparer au post-capitalisme.

Chers amis, ce que Jaurès appelait socialisme, coopératisme ou communisme  n’est autre que la réalisation de la promesse révolutionnaire et républicaine, l’extension des droits politiques au champ économique et la prolongation de l’universalisme humaniste par sa mise en question permanente.  Prenons garde à ne devoir, à nouveau, nous attacher à rétablir les droits politiques alors que l’abstention culmine de scrutins en scrutins et que les discriminations entravent l’exercice de la citoyenneté. 

Cet horizon, chers amis, n’est atteignable que par l’organisation politique des producteurs. Elle n’est possible qu’en remplaçant la guerre économique  par la coopération, qu’en conjurant le spectre des guerres militaires que l’incroyable prolifération des armes sur l’ensemble du globe rendrait insoutenables.

Travail souverain, paix, coopération, nature préservée, continuation et perfection de l’idée républicaine, tels sont les enjeux et les combats que l’Humanité, son journal, notre journal, continue, fidèle à sa mémoire, de mettre à la disposition de ses lecteurs chaque jour et chaque semaine. De toutes les œuvres et réalisations de Jean Jaurès, l’Humanité reste la seule vivante et palpable chaque jour. Et comme sa pensée et son action, ce journal ne demande qu’à être investi par vos espoirs et vos combats...

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18 juin 1940

18 Juin 2020, 06:08am

Publié par PCF Villepinte

  

Le général de Gaulle observe une minute de silence le 18 juin 1968 devant la flamme sacrée du Mémorial de la France combattante au Mont Valérien où il préside la cérémonie du 28e anniversaire de l'appel du 18 juin 1940. © STF / AFP

Jeudi, 18 Juin, 2020

ESSAI. 18 JUIN 1940, ÉCHOS D’UN APPEL À LA RÉSISTANCE

Raymond Huard

L’historienne Aurélie Luneau propose un retour sur l’impact à travers les temps de l’appel lancé par le général de Gaulle, le 18 juin 1940.

En 2020, parmi les dates possibles de commémoration du souvenir gaulliste, que ce soit celles de la naissance du général en 1890, de sa mort en 1970, celle de l’appel du 18 juin ( et significativement, il est devenu inutile de préciser), 1940 est sans doute la plus remarquable.

Pour les Français avant tout, l’appel du 18 juin est devenu une date à retenir de la Seconde Guerre mondiale. Si l’événement a été beaucoup scruté, c’est une synthèse alerte sur le fait lui-même et son retentissement dans la durée que présente aujourd’hui Aurélie Luneau, docteur en histoire et productrice à France Culture. Au moment où Pétain va livrer par l’armistice la France aux Allemands, un général de fraîche date, devenu le 5 juin, pour quelques jours, sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre, peu connu encore des Français, même s’il a une certaine notoriété dans les milieux militaires, rompant avec le gouvernement du maréchal Pétain, lance à la radio de Londres un appel à continuer le combat.

Sur les ondes de la BBC, le mot magique de «résistance»

Aurélie Luneau montre bien ce qui, dans le parcours personnel de De Gaulle, a pu préparer à cette décision auquel le soutien, d’ailleurs un peu laborieux, des Anglais a donné un plus large écho. L’appel est certes limité aux soldats et travailleurs de l’industrie d’armement – il sera élargi assez rapidement –, mais il contient ce mot magique de «résistance» qui ouvre la perspective exaltante dune victoire finale. Peu de gens sans doute ont entendu l’appel formulé sur la BBC à dix heures du soir, mais il a déjà suscité des ralliements. D’autres appels viendront bientôt le compléter et, surtout, il s’inscrit dans une guerre des ondes qui est, au tout début, une des seules armes réelles de la France libre et se poursuivra jusqu’à la fin du conflit.

Un moment décisif de notre histoire nationale

Aurélie Luneau suit la destinée de l’appel jusqu’à nos jours car, dès 1941, un rituel de commémoration se constitue. Pendant la guerre, l’écho ne peut être qu’assez faible en France, mais il commence à s’implanter dans l’empire colonial français, plus difficilement cependant en Algérie où de Gaulle aura du mal à s’imposer contre Giraud. En 1945, c’est l’apothéose avec un défilé de 50000 soldats et un million de personnes, mais on regrettera que les FFI ne soient pas associés à cette manifestation. En 1946, de Gaulle quitte le pouvoir, devient même un opposant déterminé à la IV e République. Désormais, la cérémonie organisée au Mont-Valérien sera plus discrète. Elle fait un retour en force avec le retour au pouvoir de De Gaulle en 1958, le vingtième anniversaire de l’appel en 1960, l’inauguration du Mémorial de la France combattante au Mont-Valérien. Mais le gaullisme s’use. 1968 voit apparaître les premières tentatives de détournement, de parodie avec l’appel du mouvement du 22 mars, le 18 juin 1968. D’autres suivront, assez dérisoires.

Après la mort du général, en 1970, l’oubli commence. Les efforts des présidents successifs, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, pour se rattacher tant bien que mal à la légende, relèvent surtout de la communication. Si l’appel du 18 juin demeure un moment décisif de notre histoire nationale, aujourd’hui, c’est plutôt le programme du CNR du 15 mars 1944 qui peut servir de repère pour l’avenir de notre pays.

 « L’Appel du 18 juin », d'Aurélie Luneau. Flammarion, 2020, 351 pages, 21,90 euros.

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L’appel du 17 et 18 juin 1940 était un appel à ne pas se résigner et à résister

17 Juin 2020, 10:42am

Publié par PCF Villepinte

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Publié le 17/06/2020 par PCF

Il y a 80 ans, le 17 juin 1940, Charles Tillon, dirigeant national du PCF, futur chef d’état-major des FTP, lançait un appel à la résistance du peuple français, depuis la ville de Gradignan.

Le lendemain, à Londres, le Général de Gaulle lançait son appel à le rejoindre dans le refus de la capitulation vichyste.

Prolongeant l’engagement des communistes français dans le Front populaire, Charles Tillon dénonçait alors une classe possédante qui venait d’abandonner le pays à l’occupant hitlérien. « Ils ont tout trahi », écrivait-il. « Après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler, livrer le pays entier au fascisme. »

 Cet appel à ne pas se résigner et à résister allait, quelques années plus tard, inspiré la création et le programme du Conseil national de la Résistance. 

 « Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, unissez-vous dans l’action », écrivait Charles Tillon.

 En ce jour anniversaire, le Parti communiste français tient à saluer cet appel, comme celui du 18 juin et surtout l’union de tous les mouvements de Résistance. Les communistes ont livré ce combat, dans les années sombres, souvent au péril de leurs vies, pour l’indépendance de la France, pour la justice sociale, pour une République dont les principes se sont en tout temps opposés aux discours de haine et aux falsifications de l’extrême droite.

 Nous rendons aujourd’hui hommage à ce combat, qui nous anime toujours aujourd’hui. Nous continuerons toujours de combattre les idées d’extrême droite qui salissent encore aujourd’hui notre République et divisent nos concitoyens. 

 Le programme  des « Jours heureux », proclamé en 1944 par le gouvernement du général de Gaulle auquel participaient des ministres communistes, répondait aux espoirs de tous les français, dans leur grande diversité.

 

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27 mai : journée nationale de la Résistance – La modernité du programme du CNR

27 Mai 2020, 14:57pm

Publié par PCF Villepinte

27 mai : journée nationale de la Résistance – La modernité du programme du CNR

Ce mois de mai 2020 marque le 75e anniversaire de la chute du nazisme. La fin de ce fléau unique dans l’histoire de l’humanité est d’abord due au courage de tous ces soldats des armées alliées : Royaume-Uni, États-Unis, Union soviétique… À celui de tous ces Français qui s’y sont engagés, mais aussi, nous ne saurions l’oublier, de tous ces hommes issus des colonies, notamment africaines, ces « hommes noirs tombés en Flandres Dans la neige de chez nous » que chantait Aragon en 1949, demandant aux esprits oublieux : « Qui pour parler à vos cendres Se met jamais à genoux » ? 

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Aux côtés de ces armées régulières, la Résistance joua un rôle de premier plan : rôle militaire bien sûr, rôle politique aussi. Par les armes ou par les tracts, ces hommes et ces femmes, souvent jeunes, ont donné à voir une autre France que celle acclamée par Pétain et voulue par Hitler. Une France qui n’abdiquait pas l’ambition des Lumières et des révolutions.

On connait pourtant la chanson, doucereuse et hypocrite : tout cela est bel et bon mais appartient à l’ancien monde. Respect formel à ces combattants de l’ombre, mais ils n’ont rien à nous dire pour penser aujourd’hui et construire demain. Petit discours et fermez le ban !

Et pourtant, parce que la pandémie de Covid-19, dans toute sa brutalité, remet au cœur des discussions publiques les grandes questions, les grandes voix de la Résistance gagnent à être écoutées de nouveau. Quelle société voulons-nous être ? Celle où quelques « féodalités économiques » décident du sort commun ? Celle où un trader gagne mille fois plus qu’une infirmière ? Celle où le profit d’une poignée prime la santé de tous les autres ?

Bien sûr, hier comme aujourd’hui, certains chemins peuvent séduire quand s’aiguisent les difficultés ; mais la Résistance nous apprend qu’il s’agit d’impasses quand ils ont nom xénophobie, délation, nationalisme, abdication des libertés. L’extrême droite n’a jamais de solution viable. A contrario si on parcourt le programme du Conseil national de la Résistance avec les questions que nous nous posons aujourd’hui… Ne nous faut-il pas construire, pour relever les défis du présent, cette « véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie », comme y appelait le programme de 1944 ? À l’heure des profits indécents et des risques insensés, ne faut-il pas « une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général » ? Et, pourquoi ne pas le dire, alors qu’on a dépecé des décennies durant l’appareil productif national, ne faut-il pas le « retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques » ?, « le droit au travail et le droit au repos », « un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire […] qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine » ? On pourrait citer encore longuement ce programme dont la modernité frappe tant dans notre monde qui chemine depuis bien des années sur une pente directement opposée.

Bien sûr, tout n’est pas dans ce programme, lui-même objet de compromis entre des forces différentes. (Après tout, c’est bien de Gaulle qui, en 1967, porte un des plus rudes coups à cette fille aînée de la Libération, la Sécurité sociale.) Même le projet qui servit de base aux discussions communes, proposé par le communiste Pierre Villon, était écrit dans cet esprit mêlant exigence de répondre aux questions objectivement posées par la situation du temps et recherche d’un accord large permettant une mise en œuvre effective. Mais justement, là réside peut-être une des plus stimulantes réussites de la Résistance : allier exigence, cohérence et rassemblement. Cela ne se décrète pas, s’inscrit dans des configurations nationales et internationales très particulières, mais cela n’interdit pas de réfléchir.µ

Guillaume Roubaud-Quashie, membre du CEN.

 

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10 mai, 23 mai Commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions pour une mémoire partagée

10 Mai 2020, 08:05am

Publié par PCF Villepinte

 

10 mai, 23 mai


Commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions pour une mémoire partagée

"La liberté d’un homme est une parcelle de la liberté universelle." (Victor Schoelcher)

Le 10 mai la France fait "mémoire de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions". Le 23 mai est une "journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial".
Ces journées commémorent les souffrances et les luttes des esclaves pour leur liberté et leur émancipation.
Ce n’est que le 10 mai 2001 que le Parlement français reconnaît comme crime contre l’humanité "la traite des Noirs et l’esclavage des populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes, perpétrés en Amérique et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe, à partir du XVe siècle", dans une loi votée sous l’impulsion de Christiane Taubira.

Il aura fallu attendre plus de 150 ans après le décret de la Seconde République, pris le 27 avril 1848 sous l’impulsion de Victor Schoelcher !

Trop de Français ignorent ou veulent ignorer que pendant près de quatre siècles, notre pays fut une grande puissance esclavagiste. Des vaisseaux battant pavillon français participèrent à la déportation de millions d’Africains ; le Code Noir promulgué en 1685 par Louis XIV faisait juridiquement de l’esclave un simple "bien meuble". Aujourd’hui notre nation compte en son sein des descendants d’esclaves.
Le MRAP appelle les pouvoirs publics à multiplier les lieux de mémoire et les initiatives pour que les jeunes générations soient instruites de ce passé français et en partagent la mémoire.
Esclavage et racisme sont intimement liés : les différences d’ordre social, physique, religieux ou culturel sont présentées comme signes d’infériorité et servent à justifier la domination et l’exclusion, l’exploitation, la ségrégation.
Le MRAP inscrit les commémorations des 10 et 23 mai dans la dynamique de la lutte contre le racisme et pour la reconnaissance des crimes coloniaux.

Paris le 9 mai 2020

 

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Cécile Rol-Tanguy

9 Mai 2020, 11:19am

Publié par PCF Villepinte

 

Cécile Rol-Tanguy

Dès la première heure, elle a résisté au nazisme. Epouse du colonel Henri Rol-Tanguy, Cécile, Grand officier de la légion d‘honneur a été aux premiers rangs de la libération de Paris en août 1944.

Au Palais de l’Elysée, alors que Jacques Chirac venait de l’élever au grade de Grand officier de la légion d’honneur, Cécile Rol-Tanguy déclarait : « Cette distinction, monsieur le Président, je l’accepte au nom de toutes les femmes résistantes oubliées, celles dont on n’a jamais parlé, celles qui n’ont rien eu. »

Cécile Rol-Tanguy, née Marguerite le Bihan à Royan avait fêté au mois d’avril 2019 ses cent ans entourée de sa famille et de ses nombreux amis. Elle est décédée ce jeudi 8 mai 2020 chez elle, à midi, à Monteaux (Loir et Cher), entouré des siens. Comme un symbole.

Une grande dame vient de nous quitter et pas seulement parce qu’elle était l’épouse du célèbre colonel Henri Rol-Tanguy, le métallo-brigadiste parti défendre la République espagnole avant d’entrer en résistance contre les nazis. Elle avait été la proche collaboratrice puis la femme du chef FFI artisan de la libération de Paris en août 1944.

Cécile c’était aussi Cécile, surtout Cécile, une femme de courage, d’intelligence et de lucidité. Fille de François Le Bihan, syndicaliste et communiste français, déporté à Auschwitz, Cécile Rol-Tanguy était une femme d’action. Elle a milité à l’Union des jeunes filles de France, participé activement aux Comités d’aide à l’Espagne républicaine et a rejoint le parti communiste en 1938. Elle a d’abord été la marraine de guerre d’Henri avant de l’épouser en avril 1939.

Dès juillet 1940, elle entre en clandestinité. Elle est agent de liaison et lui arrive de cacher des armes dans le landau de ses enfants. C’est elle qui tape à la machine, sous la dictée de Rol, l’appel à l’insurrection des Parisiens.

Après la mort d’Henri (2002), Cécile Rol-Tanguy a poursuivi le travail de mémoire : en présidant l’association« Les Amis des combattants en Espagne républicaine » (ACER), en participant à des cérémonies, des rencontres et des débats. Elle était une femme d’écoute et d’échanges, jamais d’idées imposées.

Il y a quelques années, l’accompagnant à Vénissieux pour une cérémonie à la mémoire d’Henri, nous avions échangé dans le train sur l’état du monde. Je me souviens de ses mots : « Nos rêvions d’un monde en paix et nous assistons à tant de conflits et de barbaries. Nous rêvions d’une vie meilleure et nous devons supporter tant d’injustices. Au soir de ma vie, j’ai un souhait : que les jeunes générations reprennent le flambeau de la paix, de la liberté, de la résistance en s’opposant à l’intolérance d’où qu’elle vienne et en trouvant des voies nouvelles pour un avenir meilleur. »

José Fort

Photo  : Allaoua Sayad

 

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DECLARATION DE L’ARAC POUR LE 8 MAI

8 Mai 2020, 07:12am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 5 mai 2020 par administrateur

DECLARATION 8 MAI 1945 –Télécharger

8 MAI 1945

Il y a 75 ans, la barbarie fasciste, la barbarie nazie était vaincue. Les peuples d’Europe opprimés retrouvent leur liberté, leur souveraineté. Cette victoire marque le début d’un nouvel espoir.

Rendons hommage à ces femmes et ces hommes qui ont souvent payé de leur vie, la lutte contre la barbarie, l’occupant, pour la liberté et la souveraineté de la France.

Rendons hommage à ces combattants de l’ombre, à ceux qui ont résisté, combattu. Rendons hommage à ceux qui ont permis la libération de la France.

Rendons hommage aux soldats soviétiques, américains, anglais, français… qui ont contribué avec courage à cette victoire sur le fascisme.

Mais aujourd’hui, c’est dans un contexte particulièrement difficile d’une pandémie, d’un virus touchant l’Europe et le monde, que nous célébrons cet évènement.

Dans cette situation sanitaire, il faut se rappeler les choix, les décisions, les actes pris au lendemain de la seconde guerre mondiale. Il faut s’en inspirer pour répondre aux besoins des peuples à plus de liberté, de démocratie, pour un monde de paix alors que persiste toujours des risques de guerre, que se renforce l’extrême-droite et le fascisme dans plusieurs pays d’Europe.

Rappelons-nous que c’est la Charte des Nations Unies adoptée en 1945 au motif magnifiquement énoncé dans son préambule : «  Nous peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui par deux fois en lespace dune vie humaine a infligé à lHumanité d’indicibles souffrances… »

En ce 8 mai, mesurons le travail du Conseil National de la Résistance qui, tout en menant le combat clandestin, a conduit des femmes et des hommes, de toutes obédiences politiques, attachés au retour de la souveraineté de la Nation, à élaborer un programme de reconstruction économique et sociale du pays, unique au monde : le programme du C.N.R.

Ces choix économiques et sociaux, nous en profitons encore. Il s’agit de la Sécurité Sociale, de la retraite par partition, des 40 heures, des nationalisations des banques, du statut de la Fonction Publique, de la loi sur les prestations sociales, …

L’ARAC invite toutes les citoyennes et citoyens à s’inspirer de l’esprit de résistance, qui a permis la libération de la France et l’écrasement du fascisme, pour aujourd’hui préserver le programme du CNR mais surtout le réactualiser pour répondre aux attentes et besoins d’aujourd’hui.

L’ARAC appelle à défendre la souveraineté de chaque peuple et le droit international comme nous y invite le Charte des Nations Unies. Notre pays s’en honorerait dans l’action pour la paix et le respect des peuples, et ferait rayonner l’image de la France, pays des droits de l’Homme et du citoyen.

Ne laissons pas brader notre héritage, celui construit au fil des générations, avec des femmes et des hommes courageux et déterminés.

Villejuif, mai 2020

 

 

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Devoir de mémoire: commémoration des fusillés de Châteaubriant

16 Octobre 2019, 09:16am

Publié par PCF Villepinte

 

Publié le 15/10/2019 par PCF

Dimanche 20 Octobre 2019 aura lieu la commémoration de Châteaubriant.

Il y a 78 ans, le 22 octobre 1941, 50 résistants sont fusillés par l’armée allemande sur ordre du Führer Adolf Hitler, en représailles de la mort du Feldkommandant de Nantes, Karl Hotz, tué deux jours plutôt par des résistants français. Ce jour-là, à Châteaubriant, ce sont 27 résistants que l’armée allemande fusille.

Parmi eux, le célèbre Guy Moquet, âgé seulement de 17 ans, Jean Grandel, Maire de Gennevilliers, ou encore Jean-Pierre Timbaud, grand responsable de la CGT… L'écho de leur assassinat dépassa les frontières françaises, allant jusqu'à provoquer des réactions auprès de Churchill et Roosevelt. Ce jour-là, avec ce massacre, les nazis et le gouvernement français pensaient faire taire toute résistance, mais ce fut le contraire, beaucoup décidèrent de franchir le pas et entrèrent en résistance.

Cette cérémonie, organisée depuis la libération, rassemble des témoins de la seconde guerre mondiale, mais aussi des actrices et acteurs de la mémoire venu·e·s de toute la France.

 A l'heure où le Parlement Européen adopte un texte mettant sur le même plan nazisme et communisme, rendant illégale "l'apologie du communisme", à l'heure où certain.e.s récupèrent l'histoire de la résistance pour justifier leur théorie nauséabonde, ou encore pour expliquer l'abandon de leurs alliés d'autrefois à l'ennemi... à l'heure où tout repère idéologique se perd, il est primordial que les communistes ne désertent pas le terrain mémoriel : c’est l'histoire de la France, mais c’est aussi notre histoire.

En effet, l'Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt a été créée par le MJCF, le PCF et la CGT. Depuis sa création, elle n'a cessé de faire vivre les valeurs de la résistance, et la mémoire de celles et ceux qui ont combattu, trop souvent au péril de leur vie, pour un idéal de société, que nous défendons encore aujourd'hui.

Se souvenir ce n'est pas ressasser le passé, c'est construire une société plus juste, en sachant d'où l'on vient. Car comme le disait Karl Marx "celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre".

Programme ICI

 

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