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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

democratie

Rassemblement le 4 septembre pour la République

6 Août 2010, 18:02pm

Publié par PCF Villepinte

Mobilisation contre les atteintes aux principes républicains, décident trente organisations.

 

 Le projet, sans aucune base légale, de déchoir certains Français de leur nationalité acquise par naturalisation, la stigmatisation des Roms et autres gens du voyage, l’amalgame entre criminalité et présence d’étrangers : les propos et les annonces faites par Nicolas Sarkozy coup sur coup à la fin de la semaine dernière sont d’une telle gravité que tous les citoyens attachés aux principes de la République doivent lui apporter une réponse éclatante, lui opposer un rejet sans appel.

Le mouvement est enclenché. Trente organisations politiques, syndicales, associatives se sont engagées à mener un débat national en plein été, à récolter des centaines de milliers de signatures sur une pétition citoyenne et à organiser un grand rassemblement sur un lieu symbolique, la place de la République, et à une date qui ne l’est pas moins, le 4 septembre, jour anniversaire du rétablissement de la République après l’effondrement du Second Empire, celui de Napoléon III, dit le Petit.

L’initiative de convoquer, dès lundi, une réunion d’urgence revenait à la Ligue des droits de l’homme. Son président, Jean-Pierre Dubois, déclarait le matin même dans les colonnes de l’Humanité que « nous sommes en présence d’un bond qualitatif sur le chemin de l’extrême droite ». « Nous ne pouvons laisser passer une telle remise en cause des valeurs républicaines. Cela concerne donc tous les républicains. »

C’est donc un front très large que les participants à cette première réunion ont voulu construire. Autour de la table, au siège de la LDH, étaient représentés notamment le PCF, le NPA, les Alternatifs, les syndicats Solidaires, le Syndicat de la magistrature, des avocats de France… Le PS avait envoyé un mail de soutien, la CGT et la FSU avaient envoyé des messages. Mais, au total, trente organisations se retrouveront dans cette iniative de sursaut républicain.

Représentant du Parti communiste, Éric Corbeaux estime que la marche vers l’extrême droite engagée par Nicolas Sarkozy n’est pas qu’une opération de séduction vers les franges les plus réactionnaires de l’électorat de droite, elle n’est pas qu’un nouvel avatar d’une tactique électorale pour éviter la Berezina en 2012. Face à une opinion qui ne lui fait plus confiance, plombé par l’affaire Woerth-Béttencourt, Nicolas Sarkozy cherche à se donner les moyens de réaliser ses réformes libérales, l’austérité, de faire aboutir sa réforme qui met fin à la retraite à 60 ans. Il cherche à se dégager un peu d’espace face à une opinion publique en colère et des salariés unis et mobilisés. Les arrestations de jeunes communistes collant des affiches, la désignation des Roms et de tous les gens du voyage à la vindicte populaire sur l’air éculé du voleur de poules, la brutalité policière contre des femmes et des enfants à La Courneuve, tout cela vise à créer un climat inquiétant dont on voit que l’enjeu n’est pas la sécurité des citoyens et la tranquillité dans les quartiers populaires.

La rentrée politique et sociale va être lancée sur les chapeaux de roue : rassemblement place le la République le 4 septembre, journée de grèves et de manifestations pour les retraites le 7 et début de la bataille parlementaire le 8… La trêve de l’été aura donc été de courte durée.

Jean-Paul Piérot

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humour

11 Juillet 2010, 18:35pm

Publié par PCF Villepinte

Depuis cette vidéo, Guillon a été viré de France Inter!

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Pflimlin : Cessons de porter atteinte à l’indépendance de l’audiovisuel public !

6 Juillet 2010, 19:46pm

Publié par PCF Villepinte


 

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 5 juillet
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Nicolas Sarkozy vient de choisir Rémy Pflimlin pour succéder à Patrick de Carolis à la tête de France Télévision.

Les conditions de cette nomination portent atteinte à la nécessaire indépendance de l’audiovisuel public à l’égard du pouvoir exécutif.



Dans le contexte actuel de succession des « affaires » au plus haut niveau de l’État, cela fragilise le service public alors qu’il a au contraire besoin d’être renforcé. On est très de loin de la « République irréprochable » tant vantée par le Président de la République mais jamais réalisée.

Nous souhaitons vivement que le nouveau Président de France Télévision prenne des décisions qui assurent la pérennité du service public, notamment à travers la promotion de l’emploi public et le maintien des ressources actuellement garanties par la publicité.

Le PCF renouvelle sa demande à Monsieur Pflimlin, exprimée la semaine dernière auprès du CSA, d’organisation d’un débat public pluraliste sur la réforme des retraites. Ce serait l’occasion de prouver que le service public prend le bon chemin.

Parti communiste français,

Paris, le 5 juillet 2010.

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Quartiers populaires

14 Avril 2010, 18:31pm

Publié par PCF Villepinte

 

L'esquive des urnes

dans les quartiers populaires

Les habitants des quartiers populaires ont-ils renoncé au vote ? Lors des dernières élections régionales, l’abstention y a atteint des sommets. Dans certaines villes, comme à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), elle a grimpé à 64,1 %. Un mois après, l’Humanité est retournée sur place pour donner la parole à ces citoyens.

Ce jeudi après-midi, la maison de quartier Floréal, située au pied des tours, au nord de Saint-Denis et en bordure du parc de La Courneuve, semble bien calme. Ici, le taux d’abstention a atteint 71,46 % au premier tour des élections régionales, 67,49 % au second. À l’entrée, deux jeunes fument une cigarette. Un peu réticents à parler du vote, Alexis et Jean-Marc finissent par se lâcher sur la situation des jeunes de la cité Floréal. Le premier, âgé de vingt ans, n’a pas voté. « Moi je suis franco-portugais. J’ai la nationalité française, mais c’est surtout que je travaillais dimanche au restaurant… » Jean-Marc, lui, s’est rendu aux urnes mais uniquement au premier tour, car dit-il, « il y avait plus de choix qu’au second. De toute façon, ils font leurs petites alliances et tout est joué d’avance ».

Dans le hall de la maison de quartier, pendant les cours de soutien scolaire dispensés par des étudiants, nous croisons le chemin de Laurence, mère de famille et présidente d’une association de danse. Laurence vit à Floréal depuis 1967. Elle y a donc passé son enfance. « Je ne suis pas allée voter parce que je travaillais. Et puis, de toute façon, ça ne change rien à nos vies. Il faut aussi prendre en compte le fait qu’il y a beaucoup d’étrangers qui ne peuvent pas voter. Pour les autres, ils sont comme moi. Ils ne voient pas l’intérêt de voter. » Pour cette habitante pourtant très investie dans la vie associative, ce désintérêt va de pair avec une dégradation constante des immeubles depuis environ six ans. « Avant dans le quartier, les gens s’engageaient dans le bénévolat. Les retraités faisaient de l’aide aux devoirs. Les enfants allaient dans les bibliothèques. Il y avait un vrai souci de la collectivité. Maintenant, c’est chacun pour soi. Même dans les quartiers, les gens sont devenus individualistes. »

Cet essoufflement associatif, Brahim Saai, responsable du collectif Fusion à Villiers-le-Bel, l’a également remarqué. « En 2007, les associations avaient mené un travail de terrain énorme pour mobiliser les gens, leur expliquer l’importance et les conséquences du vote. Mais aujourd’hui elles sont à court d’arguments. Les associatifs eux-mêmes ont capitulé. C’est évident, on est moins mobilisés qu’à la présidentielle. »

Situé au sud-est de Saint-Denis, proche du quartier des 4 000 à La Courneuve, le quartier du Franc- Moisin fut à la fin des années 1960 un des bidonvilles les plus importants de France. En quelques années, il passe du statut de cité de transit à celui de grand ensemble. Aujourd’hui, Franc-Moisin/ Bel-Air compte 8 000 personnes, avec près de 3 000 logements sociaux. L’abstention ici tourne autour de 63 %. Au premier étage d’un immeuble de la rue Danielle-Casanova, au-dessus d’une boucherie halal, l’Espace services publics accueille des permanences d’écrivain public, d’assistantes sociales, de la Sécurité sociale ou encore de la CAF… Un groupe de femmes, venues fêter la fin d’une formation pour le code de la route, se lance volontiers dans un échange sur l’intérêt du vote. Sur six habitantes du Franc-Moisin, trois ne sont pas allées voter.

Karima explique simplement : « Ça ne m’intéresse pas. Je ne vois pas tellement à quoi ça sert les régionales. Dans ma famille, personne n’a voté… C’est pour élire qui déjà ? » Pour Diana, trente-huit ans, c’est un peu différent : « Je n’ai jamais voté et je ne voterai jamais. Chez les témoins de Jéhovah, nous sommes pour un autre royaume, où seul Dieu peut établir les règles. » Sihem, la quarantaine, s’emporte : « C’est à cause de gens comme vous qu’on a un taux d’abstention atterrant. Moi, j’ai voté aux deux tours. Depuis que Sarko est au pouvoir, les choses empirent. »

Kadia, jeune maman, a tenu à voter. Pour elle, c’est une question d’habitude  : « Mon père nous a toujours forcés à voter depuis qu’on a dix-huit ans. Quand il est arrivé en France en 1963, il travaillait comme ouvrier chez Opel. Il a obtenu sa nationalité française et il considère que le vote est un droit à exercer. Pour moi, voter, c’est faire partie de la société. Ça représente ce qu’on est. » Mouna, la cinquantaine, fait la moue : « Non, non, moi je n’ai rien à dire… Je suis plutôt de gauche, mais je n’aime pas la politique, ça ne me concerne pas. » Fatiha vit à Saint-Denis depuis 1992. Son mari, lui, est arrivé en France en 1975. Maman de cinq enfants, elle s’est rendue aux urnes avec son mari mais impossible de convaincre leur fils de dix-neuf ans : « On a insisté pour qu’il vienne mais il dit que la politique, c’est des paroles en l’air, du bla-bla, que la droite et la gauche, c’est pareil. Il refuse de voter. » Du vote aux conditions de vie, il n’y a qu’un pas. Et la discussion de se déporter peu à peu sur la vie au Franc- Moisin. Aucune de ces habitantes n’a choisi d’y vivre. Elles décrivent toutes une ambiance difficile. Et affirment que la seule manière d’y rester sans avoir de problèmes, c’est de faire comme les trois singes de la sagesse. Diana mime les gestes : « Ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire. » « Depuis que le quartier a été créé, ils ont entassé les Noirs et les Arabes dans un secteur, tranche Sihem. Les loyers ne sont pas chers et on comprend vite pourquoi. Les choses ne peuvent pas aller mieux. » Au Franc-Moisin, poursuit Diana, « il faut faire gaffe avec qui tu parles. Mon seul but, c’est de protéger mes enfants. Pour le reste, je trace ma route. Vous voyez, à quoi ça sert de voter ? Y’a rien qui change ! »

Un peu plus au sud de la commune dionysienne, à la maison de quartier de la Plaine, Cindy, trente ans, a le même sentiment : « J’ai voté au second tour comme un acte citoyen et parce que des gens se sont battus pour ce droit. Mais franchement, pour moi tous les partis politiques se valent. Les paroles, c’est bien, mais dans les actes, ça ne change pas. »

Qu’en pensent les politiques ? Ils ne semblent guère surpris par ce rejet en bloc. Didier Paillard, maire de Saint- Denis, analyse l’abstention comme « le ras-le-bol » d’une forme élective. « Les gens doutent des capacités des politiques à changer les choses, même au niveau local. Notre ville bouge énormément mais nous ne pouvons pas résoudre les problèmes de chômage et de conditions de vie des jeunes, qui vivent moins bien que leurs parents. Par ailleurs, aux régionales, nous n’avons pas eu de candidat issu de Saint-Denis et cela empêche de s’identifier. » De son côté, Pierre Laurent, conseiller régional d’Île-de-France et coordinateur national du PCF, y voit les dégâts de la crise économique et du présidentialisme. « Les gens sont dans une angoisse terrible du lendemain. Du coup, l’absence de résultats des politiques menées pour les aider est ressentie d’autant plus brutalement. La pipolisation de la vie politique n’aide pas à élever le niveau des campagnes. »

Le faible score de participation s’explique, pour Brahim Saai, par la stigmatisation permanente des quartiers. « Les gens ne sont pas dupes. Ils rejettent ces faux problèmes qui vont de la burqa jusqu’à l’affaire Ali Soumaré. Les habitants des quartiers ne voient aucun changement concret pour eux. Du coup, le sentiment qui prédomine c’est le “tous pourris”. » Zouina Meddour, ancienne directrice de la maison des Tilleuls, chargée de mission à la parentalité et à la lutte contre les discriminations à la mairie du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), partage le constat sur l’abstention et avance plusieurs facteurs : « D’abord, les régionales, ça ne parle pas aux gens. Ensuite, la campagne n’a pas porté sur les enjeux de fond. Je trouve très grave qu’on ressorte à quelques mois des élections la burqa et l’insécurité, avec toujours les mêmes boucs émissaires. On brouille le message en direction des citoyens. Moi-même, j’ai voté blanc au second tour. Et pourtant ma sensibilité est clairement à gauche. » Pour cette fille d’immigrés algériens, le ras-le-bol dans les milieux populaires est palpable. La dégradation des conditions de vie est bel et bien indissociable d’une image du politique tout aussi dégradée Pour Abdelhak Kachouri, récemment élu vice-président du conseil régional d’Île-de-France (PS), c’est la preuve qu’il est nécessaire « de changer notre façon de faire de la politique, en partant des problèmes concrets des gens. Il faut privilégier la proximité et la rencontre avec les habitants, pour redonner ses lettres de noblesse à l’activité politique ». Mais ajoute Pierre Laurent, « il ne s’agit pas non plus de venir serrer des mains dans les quartiers pour repartir aussitôt. Il s’agit surtout de permettre aux habitants des quartiers de s’engager et de construire leur propre chemin ».

Dans leur ouvrage la Démocratie de l’abstention *, [1] Céline Braconnier et Jean-Yves Dormagen pointent comment le niveau de compétence dans le domaine politique détermine l’intérêt que l’on y porte. L’engouement pour les votations citoyennes portées par les habitants eux-mêmes prouve que la capacité de mobilisation n’est pas figée. À l’instar du référendum en octobre dernier contre la privatisation de La Poste, auquel de nombreux habitants des quartiers populaires ont participé. À la question « Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d’accord avec ce projet ? », 98 % des votants, soit quelque 2,1 millions de personnes, avaient répondu « non ». Construire son propre chemin, le prendre en main collectivement, c’est peut-être par là que passera le salut de la chose politique.

IXCHEL DELAPORTE

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démocratie de l’abstention

24 Mars 2010, 18:52pm

Publié par PCF Villepinte

Abstention : quand le déclin du travail mène à la démobilisation électorale

Céline Braconnier, chercheuse en sciences politiques, alerte sur l’absence de prise en compte de l’abstention qui se répand au-delà des quartiers populaires
Céline Braconnier, maître de conférences de science politique à l’université de Cergy, était l’auteure, en 2007, avec Jean-Yves Dormagen, professeur de science politique à l’université de Montpellier-I, de la démocratie de l’abstention (disponible chez Gallimard « Folio ») dans lequel ils livraient les résultats détaillés d’une enquête sociologique de plus de quatre ans au sein de la cité des Cosmonautes, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), portant sur les pratiques du vote en milieu populaire. Trois ans après l’avoir rencontrée à cette occasion (voir l’Humanité du 14 mars 2007), retour sur l’abstention massive constatée aux deux tours des régionales, à la lumière de ses travaux.

Dans l’entretien que nous avions publié en 2007, vous expliquiez que le déclin du travail figure parmi l’une des raisons de l’abstention. Les 600 000 emplois qui ont été depuis détruits en France amplifient-ils le phénomène ?

Céline Braconnier. L’extension du chômage et de la précarité ont des effets plus ou moins indirects sur la démobilisation électorale. Le travail est traditionnellement un lieu de socialisation politique. Jusqu’au début des années quatre-vingt, il était un des lieux d’encadrement politique pour les milieux populaires. Plus il y a de salariés qui échappent à ce cadre-là, moins il y a de chance qu’ils s’intéressent à la politique et aillent donc voter. On remarque d’ailleurs que les petits fonctionnaires font partie du noyau dur des votants. C’est bien qu’il y a un lien entre l’instabilité de l’emploi et la constance électorale. Par contraste, plus on est dans la précarité salariale, plus le rapport au vote est distendu.

L’absence d’encadrement politique est-elle la seule origine de l’abstention des salariés ?

Céline Braconnier. L’encadrement politique dont bénéficiait le milieu populaire en France expliquait un taux de mobilisation électorale plus élevé par rapport aux États-Unis, par exemple. Mais il y a évidemment un cumul de facteurs, dont le désenchantement très marqué à l’égard de la politique. Après une succession d’alternances gauche/droite, qui n’a pas abouti à une amélioration de la vie, les citoyens ont arrêté de croire dans la capacité du vote à transformer la situation.

Cette abstention est-elle de l’ordre de la sanction ?

Céline Braconnier. Non, dans la mesure ou il n’existe pas de stratégie politique ni de calcul. Il y a juste une indifférence liée au désenchantement. Dès lors ou il n’y a pas une campagne électorale de très haute intensité, comme en 2007, la politique ne pénètre pas dans les foyers qui ne parlent pas de politique. Ce qui domine dans les quartiers populaires, notamment chez les jeunes, c’est l’indifférence. Puisqu’on ne s’occupe pas d’eux, qu’ils n’ont pas les mêmes droits que le reste de la population, qu’ils ont un fort sentiment d’être discriminés, ils ne voient pas de raison de s’intéresser à la chose politique et de faire un effort au moment du vote.

Vos travaux montrent que l’abstention et la non-inscription sur les listes électorales deviennent la norme dans les cités populaires. Se posera-t-il à terme la question de la légitimité des élus ?

Céline Braconnier. Le faible taux de votants pose en effet un réel problème de légitimité des élus. Il faudra bien prendre conscience de cette situation. Or les politiques ont tendance à y prêter attention uniquement le soir des résultats électoraux. Ils célèbrent des victoires ou regrettent des échecs mais sans en tenir compte dans leurs interprétations. On peut s’en contenter, à l’image des États-Unis. La démocratie américaine fonctionne ainsi depuis plus de cinquante ans. Les taux d’abstention recueillis aux régionales sont dans la moyenne de ceux que l’on enregistre traditionnellement outre-Atlantique.

Cette norme est-elle en train de se répandre dans les villes particulièrement touchées par les restructurations d’entreprises ?

Céline Braconnier. Nous n’avons pas de données précises pour mesurer comment la dynamique en cours depuis plusieurs années tend à s’amplifier et à se répandre dans des milieux plus larges que les cités. Mais ce serait logique que ce phénomène s’élargisse. Un fait révélateur me marque : l’abstention se développe dans le milieu associatif des quartiers populaires. Les militants associatifs sont des citoyens plus politisés, ce sont des meneurs qui traditionnellement arrivent à convaincre de la nécessité du vote. Aujourd’hui, leur rapport à la politique institutionnelle commence à se distendre. Eux-mêmes pratiquent l’intermittence électorale. Les mécanismes informels de mobilisation électorale s’enrayent. Du coup, la dynamique abstentionniste s’amplifie.

Entretien réalisé par Mina Kaci


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Il est fini le temps des colonies

2 Mars 2010, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

Samedi 27 février, une manifestation se déroulait à Paris et dans d’autres villes de province pour réclamer la suppression du Ministère de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale.

"Que Paris est beau quand chantent les oiseaux ! Que Paris est laid quand il se croit français !"


Une mobilisation importante, samedi 27 février 2010, à Paris : 7.000 personnes selon les organisateurs, 1.600 selon la police, ont manifesté samedi dans le centre de Paris pour réclamer "la suppression du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale", a constaté une journaliste de l’AFP.A l’appel de 85 organisations, dont les Verts, Attac, le PCF et le Front de gauche, un cortège s’est formé place de la Bourse et s’est mis en marche, peu après 15H00, dans le calme, en direction du ministère de l’Immigration, sur la rive gauche.

 

 

 

Images Lucie Servin, bilan (AFP)

« Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. A l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations. » Octavio PazLa manifestation entre dans le cadre de la "5e semaine anticoloniale", organisée en France du 19 au 28 février.Patrick Farbiaz, l’un des organisateurs de la semaine anticoloniale, a déclaré à l’AFP : "On voudrait montrer qu’il y a une liaison entre le colonialisme d’hier et celui d’aujourd’hui, dans la façon de traiter les jeunes issus de l’immigration et les sans-papiers, par exemple". "Il y a un trou noir de la mémoire sur la question coloniale, qui fait que l’on n’a pas pu régler ces questions de discrimination", a-t-il ajouté.Deux banderoles ouvraient la marche : l’une réclamait la "suppression du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale" et l’autre clamait "Sortir du colonialisme".

Les Têtes Raides

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Battre le pavé et réhabiliter la République

27 Février 2010, 18:06pm

Publié par PCF Villepinte


Aujourd’hui, la manifestation pour la suppression 
du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale constitue le point d’orgue de la Semaine anticoloniale. À l’appui d’une pétition, ses organisateurs dénoncent « la machine à exclure et 
à stigmatiser ».


En dépit de l’enterrement en catimini du débat sur l’identité nationale, le ministère d’Éric Besson est toujours à pied d’œuvre et la parole raciste semble plus que jamais libérée. Pas un jour ou presque sans qu’un ministre ou un élu de la République ne se vautre dans la stigmatisation. D’Ali Soumaré, tête de liste du PS dans le Val-d’Oise, jusqu’au Quick halal, érigé en symbole du communautarisme rampant, en passant par les musulmans de Nadine Morano priés de remettre leur casquette à l’endroit, « ces propos sont empreints de stéréotypes. Ils donnent caution à une banalisation des préjugés et à une libération de la parole stigmatisante », estime Arielle Schwab, la présidente de l’Union des étudiants juifs de France. Dernièrement, en Franche-Comté et en Lorraine, des listes anti-minarets ont été déposées et validées pour les élections régionales afin de dénoncer « l’islamisation » de l a France.

« Les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité au fondement de notre pacte républicain sont aujourd’hui mises en cause par l’instrumentalisation de la nostalgie coloniale et la création du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale », analyse Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts. La mobilisation pour la suppression du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale rassemble une vingtaine de chercheurs, autant d’associations, des syndicats, l’ensemble des partis de gauche et le Modem. Tous pointent du doigt le climat instauré depuis le lancement de ce débat qui, pour certains, fleure bon l’ordre colonial. Ainsi les héritiers de l’immigration se voient-ils classés en deux ensembles : d’un côté, les méritants, qui peuvent bénéficier d’un coup de pouce avec, notamment, les conventions ZEP de Sciences-Po et, de l’autre, ceux dont on ne pourrait rien tirer.

En quelque sorte, la version nationale du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy qui, endossant les habits du gouverneur, assénait, devant une assemblée d’étudiants stupéfaits, que « l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’histoire ». Confortant ainsi le retour à une époque où Ferry et Kipling insufflaient la civilisation aux sauvages et confortaient la supériorité de l’homme blanc.

« Le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, véritable ministère de la “propagande coloniale” est la pièce maîtresse de cette stratégie identitaire et de réhabilitation du mythe colonial permettant de détourner l’attention des difficultés sociales et de continuer ailleurs les politiques néocoloniales », note le collectif de la Semaine anticoloniale. L’agitation de ce « refoulé colonial » va de pair avec la mise en place d’une politique d’immigration « choisie ».

Les sans-papiers, dont aucun secteur de l’économie ne peut aujourd’hui se passer, contraints de s’exiler, sont tour à tour exploités puis traqués jusqu’à l’expulsion. L’un des grands absents du débat sur l’identité nationale fut sans conteste Ernest Renan. Dans sa tentative pour définir la nation au XIXe siècle, ce philosophe et historien suggérait qu’elle naissait du « désir de vivre ensemble, de la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu ».

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Exclusif: les fromages scolaires de l'Elysée

27 Février 2010, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

Ils sont 22. Nommés par décret présidentiel, les inspecteurs d'académie de Paris, touchent jusqu'à 4500 euros par mois pour un travail plus que modeste.

Emmanuel Lévy- Marianne | Vendredi 12 Février 2010 à 15:01 | Lu 29366 fois

Ils sont de droite, mais aussi de gauche. Ils ont sans doute beaucoup de qualités, mais aucuns des titres qui leur permettraient de prétendre à la fonction qu’ils occupent. Et d’ailleurs cette fonction, ils ne l’occupent pas puisqu’elle a tout de l’emploi fictif. La frappe de la Cour des comptes est chirurgicale : elle ne concerne que 22 personnes. Mais elle est sans pitié. Parmi les trésors que recèle le dernier rapport testament légué par Philippe Séguin, on trouve une vraie petite bombe qui illustre ces cadeaux que s’échangent trop souvent ceux qui nous gouvernent au mépris des usages d’une République vertueuse.

Pour les magistrats de la Rue Cambon, les 22 heureux titulaires des postes d’inspecteurs de l’académie de Paris occupent un emploi… qui ne correspond à « aucun besoin particulier de l’académie de Paris ». Ils n’ont d’ailleurs aucune activité précise correspondant à cette mission. Pourtant, ils sont de plus en nombreux. La cour note en effet que ces nominations ont subi une vraie inflation entre 2001 et 2008 alors que les inspecteurs ne furent que six au cours des deux siècles précédents. Surtout, ces nominations, « caractérisées par de simples motifs de proximité politique », ont été « réservées à des collaborateurs de diverses autorités politiques (président de la République, Premiers ministres, ministres chargés de l’Education, autres ministres…) ».

Un job introuvable pour 4500 euros par mois !
Un « boulot » introuvable donc, mais une rémunération confortable : au moins 4 500 € net par mois ! Et le statut de la fonction publique en prime ! Traduit dans le langage empesé de la Cour des comptes, cela donne : « L’objectif de ces nominations n’était pas de faire exercer des fonctions d’inspection au sein de l’académie de Paris, qui sont d’ores et déjà assurées par des personnels compétents, mais de garantir aux personnes ainsi nommées une rémunération pérenne, quels que soient l’endroit et la manière dont elles exerceraient par la suite leurs activités. »

Nommés par décret du président de la République, ces 22 bienheureux héritent, le plus souvent, de ces copieux fromages au moment d’un changement au sommet du pouvoir. Lionel Jospin a multiplié les nominations entre le 19 et le 24 avril 2002 : Nicole Baldet, sa secrétaire particulière, Christophe Borgel, un fidèle de Dominique Strauss-Kahn actuellement membre de la direction du PS aux côtés de Martine Aubry, ou encore Claude Roiron, secrétaire nationale du PS chargée de l’éducation et présidente du conseil général d’Indre-et-Loire. C’est une ancienne du cabinet de Jack Lang, tout comme Christophe Degruelle, qui fut le directeur de cabinet de l’ancien ministre de l’Education.

A droite aussi...
A droite, on trouve 12 heureux gagnants de ce joli loto : 9 nommés sous Jacques Chirac, 3 par Nicolas Sarkozy. Parmi eux, Anne Peyrat, qui occupa la fonction de conseillère à la culture au cabinet de Chirac, Fabrice Larché, chef de cabinet de Valérie Pécresse au ministère de l’Enseignement supérieur, ou encore Arnaud Teullé, conseiller à l’Elysée, qui, sans doute pour le remercier d’avoir cédé un canton de Neuilly-sur-Seine au prince Jean en mars 2008, fut lui aussi nommé inspecteur de l’académie de Paris le 2 mai 2008. Le même jour, David Teillet, délégué général de l’UNI de 1998 à 2002, et actuel chef de cabinet de Xavier Darcos au ministère du Travail, hérita de la même promotion.

Autant de personnalités dont les profils correspondent bien à la vocation de ces inspecteurs qui n’inspectent rien : « N’importe quelle personne peut être nommée dans ces fonctions, qu’elle ait ou non obtenu un diplôme, qu’elle ait ou non déjà exercé dans la fonction publique, qu’elle ait ou non acquis une expérience professionnelle dans le domaine de l’éducation, et quels que soient son âge ou la nature des fonctions précédemment exercées. Ces nominations ne sont en rien justifiées par un quelconque besoin de recrutement exprimé par l’académie de Paris, et le recteur n’est consulté ni sur le nombre, ni sur le profil des futurs inspecteurs. » Merci, qui ?


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Identité nationale

6 Janvier 2010, 10:13am

Publié par Daniel JUNKER

republique
LE PCF réclame
l’arrêt de l’opération

« En lançant le débat sur l’identité nationale, l’objectif de Nicolas Sarkozy était de faire oublier l’échec de sa politique. Pour s’assurer de l’efficacité de cette diversion, il aurait demandé à ses troupes “du gros rouge qui tache” (…) Allez-y, lâchez-vous !!! » Il a été servi avec une surenchère odieuse de déclarations racistes, xénophobes et islamophobes, un concours de petites phrases indignes stigmatisant « l’autre », en l’occurrence les étrangers. La seule décision à prendre est de mettre un terme à une campagne qui oppose les uns aux autres, qui dresse des murs et qui préfère la haine au vivre ensemble. La diversité des réactions opposées à ce débat montre une chose : il faut supprimer le ministère d’Éric Besson et mettre immédiatement un terme au débat

 

 

Déferlement haineux sur le Net

Malgré les promesses d’Éric Besson, les contributions racistes continuent de s’étaler sur le site dédié à « l’identité nationale ».

Début décembre, Éric Besson admettait l’existence de messages racistes sur le forum du site Internet dédié à son « débat sur l’identité nationale ». Des contributions dont l’Humanité avait dénoncé la complaisante publication le 27 novembre 2009. Depuis, les efforts de « modération » promis par le ministre n’ont pas débarrassé ce forum des messages nauséabonds qui l’émaillent. Ainsi, le 22 décembre, revenant sur les scènes de liesse consécutives à la qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde de football, des internautes s’autorisaient des commentaires franchement xénophobes : « S’ils se sentent plus algériens que français, qu’ils aillent habiter là-bas » ; « Qu’ils apprennent à éduquer leurs gosses et en faire qu’un s’ils ne sont pas foutus de les maîtriser ! » ; « Ces gens-là brandissent à tout va leur carte d’identité française. Mais ils revendiquent cette identité dans un seul but : pleurer et dire qu’on ne leur donne rien. Ils attendent en permanence une aide de l’État (aide financière bien sûr). Et après, nous nous demandons où passe le trou de la Sécu… » ; « Ces gens-là ne sont décidément pas comme nous et ne partagent pas nos coutumes. Il faut arrêter de dire qu’il faut les intégrer car c’est eux qui ne veulent pas s’intégrer. Les enfants d’immigrés italiens, espagnols, les pieds-noirs se sont parfaitement intégrés en 1 ou 2 générations. Pourquoi ces gens-là n’y arrivent pas ? C’est bizarre ! Les ghettos dans lesquels ils se plaignent d’être parqués, c’est eux qui les ont créés à force de faire fuir les honnêtes gens ». Assimilés à des « délinquants », les descendants d’immigrés africains ou nord-africains sont ensuite accusés de développer une « agressivité pathologique » et de vouloir « remplacer notre culture par la leur », tandis que les « Français de souche » seraient coupables de se laisser « piétiner, insulter, ridiculiser ». Suit un éloge du colonialisme : « Les 100 ans de soi-disant colonisation française n’ont pas été si néfastes que ça pour le peuple algérien ». Autres cibles de ce déferlement haineux : les sans-papiers « Je suis français car je n’ai plus la sollicitude pour les sans-papiers et autres hors-la-loi qui squattent nos églises et méprisent nos droits en exigeant des droits différentiels. » Quant aux solutions suggérées, elles font écho, sans surprise, à la démagogie gouvernementale : « La France devrait fermer ses frontières aux immigrés. »

Rosa Moussaoui

 

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Danger croisade

2 Décembre 2009, 19:32pm

Publié par Daniel JUNKER

MINARETS, CLOCHERS et ANTENNES 

Tout ou presque a été dit sur l'ignominie de la question posée et ses sous-entendus pour cette votation suisse concernant les minarets, sur son résultat.

Deux points, un de forme et un de fond, mis en débats:

Laissons juste un instant (si c'est possible) le coté raciste xénophobe de la consultation pour nous arrêter à un petit détail :

Les gens qui ont peur des minarets sont les mêmes qui souvent se réjouissent à l'érection d'une cathédrale y compris en "terre d'Islam " pour reprendre le vocabulaire en vigueur.

Mais là n'est pas la question que je pose.



 
minaret du veau d'or: la City Londres


Version shintoïste

Les gens qui ont peur des minarets sont les mêmes qui souvent se réjouissent à l'érection d'une cathédrale y compris en "terre d'Islam " pour reprendre le vocabulaire en vigueur.

Mais là n'est pas la question que je pose.

Esthétisme ? Les mêmes ne se mobilisent pas trop pour dénoncer la prolifération des antennes relais qui polluent visuellement et physiquement les clochers, châteaux d'eau et autre proéminence urbaines.

Donc un hérisson de métal vibrillonant 24hsur 24  n'est pas une menace, un minaret Si ? Un Muezzin qui appelle à la prière est une pollution un clocher qui bat messes complies angélus vêpres, baptêmes, noce enterrement 7/7 en 2x8 non ? Plutot un minaret cathodique, catholique qu'une tour hérétique par nature fanatique.

Laïc jusqu'au bout des ongles, tolérant au plus profond de moi-même, je me sens autant menacé par le massif édifice d'Evry que par le minaret de la mosquée de Paris mais surtout beaucoup moins que par les minarets au prosélytisme ionisant  de Bouygues, oranges et autres SFR.

Voila pour le point de forme.

Minaret SFR

 


Minaret catholique d'Abidjan

Ensuite, redescendu du campanile,

le point (de colère) plus calé sur le fond :

 

La consultation Suisse est l'occasion pour tous ceux qui redoutent l'intervention populaire sous quelques formes que ce soient de se draper dans la vertu outragée par ce résultat pour stigmatiser les référendums en général et la démocratie en particulier.

 

Palme d'or à B. Guetta éditorialiste officiel, prix spécial du jury à H. Morin ministre de la guerre en notre pays, comme le fait remarquer J Levy sur son blog. Notons au passage que ce Morin ministre d'un gouvernement de la France s'assoie ainsi sur la constitution qu'il a mandat de protéger:

 

"D’abord, Bernard Guetta, dans sa chronique, s’étouffe de colère à l’idée qu’il « suffit de 100 000 signatures dans la Confédération helvétique pour qu’y soit organisée une consultation populaire dont le résultat, s’il est positif, prend force de loi ».

. Et de poser la question :

«Que se passerait-il dans d’autres pays d’Europe si l’on pouvait y organiser aussi facilement un référendum sur les minarets »

Et sur le traité de Lisbonne, pourrait-il ajouter.

 

Dans la même émission, c’est cette fois un ministre, celui de la Défense (?), Hervé Morin qui, toujours sur ce problème, déclare :

« Le référendum, c’est bien. Mais quand le référendum devient un facteur de populisme, ça devient gênant »."

(canempechepasnicolas)

Apprend petit que le référendum n'est bon que si on peut faire voter jusqu'à ce que le résultat soit conforme aux attente de la City Wall Streets et Francfort réunis, sinon c'est de la dictature.

 

 

Que le pays du secret bancaire ait garanti il y a 65 ans son pseudo particularisme par la livraison institutionnels des juifs au nazi, l'expulsion des résistants, que ses dirigeants aient pu derrière une fausse neutralité continuer à surfer sur l'argent de multiples spoliations historiques et crée un isolationnisme populiste ne choque ni Guetta ni Morin.

Mais que la consultation du peuple puisse conduire à cela, oui.

Aucun des deux ne s'interroge sur les causes et donc la responsabilité historique des droites racistes, croisées de la foi contre l'Autre à stigmatiser, divisant les esprits pour mieux diviser les refus de son système, cherchant à combattre la libre pensée et la laïcité (y compris en, appelant alors à la rescousse les plus intégristes de toutes les confessions).

Ils stigmatisent le doigt qui montre la lune et  cache du même coup la lune avec le doigt pour ne pas s'adresser à la tête qui elle, si elle se met à penser,  pourra y voir clair... et alors danger.




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