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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

communication

Tremblay-en-France porte plainte contre TF1

24 Avril 2010, 19:07pm

Publié par PCF Villepinte

Je vous propose de retrouver les propos que j’ai prononcés lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, le mercredi 21 avril, en réaction au reportage de TF1 « Mon voisin est un dealer ». J’ai annoncé que la ville de Tremblay-en-France porterait plainte contre la chaîne qui a diffusé ce reportage racoleur et porté atteinte à l’image de la ville.

 

François ASENSI

 Maire de Tremblay-en-France, Député de Seine-Saint-Denis

asensi 

Le 29 mars dernier, la diffusion sur TF1 d’un reportage racoleur intitulé « Mon voisin est un dealer » a placé Tremblay-en-France au centre d’un tsunami médiatique. L’angle réducteur et caricatural adopté par l’émission Haute définition a stigmatisé la commune et ses habitants. L’image de notre cité en est profondément affectée, je le crains de manière durable. Tremblay, jusque là inconnue de bien des français, a été assimilée par l’émission de TF1 à un vulgaire « supermarché de la drogue ». Elle est devenue aux yeux de tous, l’archétype d’une ville dangereuse et pour ainsi dire infréquentable. Loin de moi l’idée de nier la réalité du trafic de drogue à Tremblay-en-France, sa violence, son ancrage social sur une logique mafieuse dans un quartier de la ville, et plus précisément 6 cages d’escaliers. Je ne cherche aucunement à masquer ce phénomène préoccupant qui touche malheureusement l’ensemble des métropoles urbaines confrontées à l’exclusion sociale. L’ampleur de la saisie opérée par les forces de police dans le grand ensemble de Tremblay en atteste.

Depuis de nombreuses années, je demande à l’Etat d’assumer ses missions régaliennes. Il y a deux ans déjà, j’avais conduit le préfet de Seine-Saint-Denis dans ces cages d’escaliers. Le 1er février, devant 250 personnes qui participaient en mairie à une réunion que j’avais convoqué, j’ai désigné précisément les lieux de trafic soit disant révélés par le reportage de TF1. A la suite de l’opération de police et de la diffusion de l’émission de TF1, un acte criminel s’est produit avec l’incendie d’un bus. D’autres bus ont été caillassés. Ces actes ne peuvent bénéficier d’aucune excuse. Je les condamne avec la plus grande fermeté. Je n’accepte pas qu’une poignée de délinquants empoisonne la vie des résidents les plus modestes et déstabilise le vivre ensemble dans le grand ensemble de Tremblay-en-France. Le Président de la République annonçait hier la plus grande fermeté contre le trafic. Je tiens à le réaffirmer ici : il ne peut y avoir d’ordre républicain sans égalité républicaine. L’approche sécuritaire seule est impuissante à faire reculer le terreau social sur lequel s’enracinent les incivilités et l’économie parallèle. Je regrette que le Président de la République lors de sa venue en Seine-Saint-Denis ait fait l’impasse sur la spécialisation grandissante des territoires qui mine la cohésion sociale. Le grand ensemble de Tremblay-en-France, à l’instar d’autres quartiers populaires, connaît une spirale de relégation sociale qui progresse inexorablement depuis 30 ans.= Ce grand ensemble, c’est 3000 logements sociaux d’un seul tenant. C’est le plus grand ensemble de Seine-Saint-Denis avec ses 25 tours. Dans certains immeubles d’habitation, la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, avec un revenu médian de 728 euros par mois. C’est le tocsin de l’urgence sociale qui sonne sans que l’ensemble de la société ne semble en prendre la mesure. Certains diffusent une image trompeuse de Tremblay, en raison des retombées de l’aéroport Charles de Gaulle. Mais comment justifier ce paradoxe : la présence sur 1/3 de la ville du principal site aéroportuaire français et ses 100 000 emplois ne prémunissent pas contre un chômage de masse dans le centre ville de Tremblay, avec plus de 20%. le processus de relégation sociale dont pâtit le grand ensemble de la ville s’accentue à chaque atteinte contre la mixité sociale. Prenez la politique de surloyers dans le logement social. En chassant les populations aux revenus moyens des HLM, elle concentrera plus encore les familles en grande précarité. Voyez l'effet de la suppression de la carte scolaire dans le secondaire. Le dernier rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles souligne le départ des têtes de classes des établissements les plus difficiles.

De plan Marshall annoncé en Plan Espoir Banlieues se dessine un retrait permanent de l’Etat. Les Tremblaysiens le ressentent comme une véritable mise à l’écart de la République. Malgré des indicateurs sociaux alarmants dans le grand ensemble du centre ville, comparables voire supérieurs à ceux des zones urbaines sensibles, Tremblay a été exclu du dispositif de rénovation urbaine et ne bénéficie que résiduellement des crédits de la politique de la ville. Je conteste cette situation incompréhensible aux yeux de nombreux acteurs de ce domaine. Tremblay subit là une véritable discrimination institutionnelle et la municipalité se réserve le droit de saisir la HALDE au motif d’une discrimination territoriale. Les dernières décisions de cet organisme ont admis la pertinence de cette notion et ouvert la voie à sa reconnaissance juridique. J’appelle solennellement à ce que tout soit mis en œuvre pour intégrer Tremblay au plus vite aux dispositifs de politique de la ville et notamment à la deuxième phase de la rénovation urbaine. Bien sûr, TF1 n’est pas responsable de cette relégation sociale. La chaîne s’est contentée de la prendre pour cadre. Mais la puissance de frappe médiatique de l’émission de TF1 est à l’origine directe de la stigmatisation de Tremblay-en-France. C'est de cette atteinte à l’image de la ville dont il est aujourd’hui question. La presse doit couvrir sans interdit l’ensemble de la société française. Elle doit pouvoir le faire à l’abri des pressions et des violences. Mais ce qui est en cause ici, c’est une certaine manière de décrire les quartiers populaires. La crise en banlieue de 2005 avait abouti à une prise de conscience sur la nécessité de traiter de manière nuancée, complexe, la vie dans nos cités. Je crains que ces enseignements ne soient progressivement abandonnés par certains médias. Sous le vernis de l’information, le nouveau magazine d’investigation de la première chaîne s’est abandonné à une posture voyeuriste. Il ne s’agit là que du résultat de la course à l’audimat. J’ai refusé de participer à cette mise en scène de l’information, manifestement orientée pour diffuser une fausse image de Tremblay. Le premier magistrat de la ville n’a pas à participer à cette entreprise. La suite nous a donné raison. La gravité du sujet abordé n’autorise pourtant pas une mise en scène – spectacle telle que celle de l’émission de TF1. Que peut-on attendre d’une réalisation anxiogène par l’enchainement des images et des bandes sons, si ce n’est une réaction de rejet et de peur ? Si ce n’est le renforcement de la stigmatisation de notre ville ? J’évoquais le caractère réducteur du reportage « Mon Voisin est un dealer ». En 37 minutes de reportage, les autres facettes de Tremblay-en-France sont évoquées en seulement 17 secondes. Comment cette poignée de secondes pourrait-elle offrir de Tremblay-en-France une image équilibrée ? Comment une poignée de secondes permettrait-elle au téléspectateur d’appréhender ces trafics de stupéfiants dans l’histoire complexe d’une ville comme la nôtre? La vie à Tremblay-en-France ne se résume pas au trafic et aux violences. Le reportage laisse de côté l’urbanité des villes de banlieue, leur dynamisme social. Les habitants ne reconnaissent pas leur ville dans les images tournées par TF1. La réalité, c’est que cette émission s’est servie de Tremblay-en-France pour reproduire un cliché de la banlieue qui conforte les préjugés. Ce reportage revendiquait une vision inédite des quartiers populaires, il n’en est rien. Le titre racoleur du reportage, « Mon voisin est un dealer », est une provocation inacceptable. Il insinue que le trafic est généralisé et attise la suspicion des tremblaysiens envers leur entourage le plus proche. C’est un climat de défiance que le reportage de TF1 contribue à créer.

Le grand ensemble de Tremblay-en-France est représenté comme une zone de non-droit, un territoire hors de la République où s’appliquent des règles d’exception. Un quartier si hostile qu’il est impossible d’y pénétrer sans un guide.

 

Cette description outrancière renforce la mise à l’écart de ce quartier où 6 cages d’escalier sont concernées par le trafic de drogue. Le CSA a récemment rappelé à l’ordre TF1 pour son émission Sept à Huit consacrée à la ville de Maubeuge, pour déplorer une « dramatisation excessive » et une « image réductrice ». Cet avertissement n’a manifestement pas été écouté et je compte saisir le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel sur le contenu du reportage « Mon voisin est un dealer ».L’image de Tremblay-en-France a été salie par cette couverture caricaturale de TF1, et ce alors que des doutes sérieux ont été exprimés sur les conditions de réalisation du reportage depuis sa diffusion. Il n’est pas anodin que l’acteur principal, le rappeur Larsen se soit dissocié du reportage de TF1. La personne même que la journaliste a sollicité pour l’accompagner dans la ville. Le rappeur Larsen, dans un article publié sur le site d’information Bondy Blog, estime avoir été « utilisé » et affirme que la plupart des personnes présentées comme des trafiquants ne l’étaient pas. « Je n’étais pas complètement bête pour prendre le risque de présenter des vrais dealers à TF1 ! », a-t-il déclaré. Selon lui, je cite, « voyant que les gens ne parlaient pas trop, notamment les jeunes, »TF1 a monté un scénario qui n’avait rien à voir avec ce qui était convenu au départ. TF1 m’a utilisé de façon à ce que les jeunes se montrent et parlent à la caméra, mais moi, je ne devais pas apparaître.    C’est une accusation grave de mise en scène qui est portée. TF1 ne peut s’en tenir à une simple disqualification de ce témoin. Pour la société de production de l’émission Haute définition, il n’est pas supportable que nous relayions ces doutes sérieux. Elle menace de m’attaquer en diffamation. Tremblay-en-France, salie par ce reportage, a le droit de connaître la vérité. Pour ma part je m’interroge : quel intérêt de véritables dealers auraient-ils à témoigner sur une grande chaîne, au risque d’exposer leur mode opératoire et faciliter l’action de la police ? Leur floutage n’a d’ailleurs trompé personne. Les habitants ont reconnu sans peine les jeunes présentés dans ce reportage. En outre, la confiance de certains témoins a été abusée, et le tremblaysien à mes côtés, vous l’exposera. Ce faisceau de suspicions tangibles rend d’autant moins tolérable la stigmatisation dont Tremblay-en-France est victime à la suite de ce reportage. Le reportage de TF1 a causé un préjudice considérable à l’image de la ville de Tremblay-en-France et à ses habitants par son caractère caricatural. La municipalité s’estime en droit de demander réparation à la chaîne. Je vous annonce qu’une action judiciaire sera engagée pour atteinte au droit à l’image de la ville dans les prochains jours. Depuis sa diffusion et les incidents qui ont suivi, près de 70 articles de la presse nationale ont été consacrés à la ville de Tremblay-en-France. Nombre d’entre eux citent désormais notre ville comme l’archétype de la violence urbaine en traitant d’incidents dans d’autres communes. Le sensationnalisme s’est invité à la une de plusieurs journaux évoquant une ville « en état de siège » (Métro) et la « lente descente aux enfers » (Le Monde) de Tremblay-en-France. Sous la plume d’un grand écrivain comme Tahar Ben Jelloun, qui ne connaît sans doute pas notre ville, Tremblay-en-France, je cite, « est devenue le repère des trafiquants et des bandits ». Je serais heureux de le recevoir afin de lui montrer le vrai visage de notre ville. Depuis trois semaines, les témoignages d’habitants affluent sur les mises à l’écart inacceptables dont ils sont victimes. Je souhaite vous en donner quelques exemples. .Le Tournoi international de football poussin organisé à Tremblay-en-France le week-end dernier rassemblait quelques uns des plus grands clubs européens. L’image renvoyée de la ville à l’extérieur les a incités à annuler leur participation. Le week-end dernier, un groupe scolaire extérieur à la ville d’une cinquantaine d’élèves devaient assister à une représentation de l’Avare au Théâtre Aragon, scène conventionnée en plein cœur du grand ensemble de Tremblay. Les organisateurs ont décidé d’annuler cette sortie pédagogique, par crainte de l’insécurité qui aurait pu régner dans notre ville.

 

Dimanche, 10 jeunes tremblaysiennes, de tous les quartiers de la ville, ont intégré un séjour à la montagne aux cotés d’adolescentes de Trappes, Garges-les-Gonesses, Vitry-sur-Seine. A la descente de leur bus, les tremblaysiennes et elles seules ont été prise à partie par l’encadrement du centre de séjour. En clair, le discours signifiait : « nous vous tenons à l’œil. » Ces adolescentes sont profondément choquées de cette exclusion, de cette humiliation, d’autant qu’elles avaient été sélectionnées pour leur comportement exemplaire. On le voit, les efforts considérables des acteurs associatifs et de la municipalité pour permettre l’accès de tous à la culture, aux sports, aux loisirs sont contrariés. Dans de nombreux équipements culturels, les personnels nous font part d’annulations de réservations. L’équilibre de ce quartier est précaire, cette stigmatisation risque de le renfermer sur lui-même. Sur l’ensemble de la ville, les agents immobiliers constatent une baisse de la demande et des annulations de vente. Je ne compte plus les habitants qui me rapportent les réactions effrayées de leurs connaissances quand ils disent habiter Tremblay. Imaginez un peu la réaction d’un employeur recevant les CV de jeunes de notre ville et se posant la question : «  Est-ce un dealer ou est-ce son voisin ? » Tremblay-en-France stigmatisée et mise à l’écart de la solidarité nationale n’est pas la ville résignée dépeinte dans le reportage de TF1.Elle entend se battre pour bénéficier enfin des crédits de la politique de la ville, et faire reconnaître le préjudice qu’elle a subi en se tournant vers le CSA et les juridictions.

Je vous remercie.

 

 

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Télé-réalité

17 Mars 2010, 12:01pm

Publié par PCF Villepinte

Quand la télé explore les limites


Le sociologue des médias, François Jost, livre une analyse critique sur l’expérience du Jeu de la mort, imaginée par Christophe Nick et diffusée ce soir sur France 2. Entretien

François Jost est professeur à la Sorbonne nouvelle, directeur du Centre d’étude sur les images et les sons médiatiques (Ceisme), auteur de plusieurs livres sur la télé- réalité, dont l’Empire du Loft (la suite), éditions La Dispute, et Téléréalité, éditions Le Cavalier bleu.

Selon vous, le documentaire de Christophe Nick permet-il de mesurer le pouvoir de la télévision sur les individus ?
François Jost. C’est d’abord une expérience sur l’obéissance. En tant que telle, elle aurait donc pu être menée dans n’importe quel autre milieu, comme l’armée, l’école, ou une autre institution. Donc le fait que des candidats obéissent aux règles d’un « jeu télévisé » ne me paraît pas révéler quelque chose sur le petit écran en soi, mais plutôt sur l’individu en général. Il est très difficile de mesurer le pouvoir de la télé, car je pense qu’il n’existe pas de mauvais médias en soi. Ce qui a été fait à la télé aurait très bien pu l’être à la radio ! Que l’on critique les émissions de télé-réalité parce qu’elles flattent les pulsions des téléspectateurs, c’est une chose, mais cela ne justifie pas que l’on condamne la télévision en général.

Est-ce à dire que cette émission démontre plutôt les mécanismes de l’obéissance de façon générale ?
François Jost. Oui. Christophe Nick conclut que cette expérience, fondée sur celle de Milgram et montrant que tout individu placé dans une situation d’autorité obéit, fonctionne aussi bien avec la télévision, or ces mécanismes d’obéissance peuvent être démontrés dans n’importe quel autre contexte. Ce qui est très faussé par rapport à l’expérience de Milgram, c’est que, dans cette émission, il n’y a plus de relation de confiance entre un scientifique et un sujet d’expérience, l’individu est placé dans une situation où il y a des caméras qui le surveillent, un plateau, une animatrice, un public… Et dans ses conclusions, Christophe Nick néglige complètement l’influence du public sur les candidats.

Pourquoi insistez-vous sur l’importance du rôle du public dans cette expérience ?

François Jost. Lors du passage du premier candidat de la journée, le public n’était pas au courant que le jeu était truqué, alors qu’ensuite, il le savait… Or, dans le film, rien ne permet de faire la différence entre ce public « complice » ou non. On voit simplement des gens qui crient « châtiments, châtiments ! », sans savoir s’ils jouent leurs rôles ou s’ils sont vraiment « portés » par le jeu. C’est extrêmement gênant pour juger de la validité de l’expérience : le public est-il sadique ou joue-t-il à l’être ? Car, dans ses interprétations, Nick fait un amalgame, un saut considérable de l’individu à la foule : il conclut sans arrêt sur le phénomène d’obéissance d’un groupe, alors qu’il s’agit d’individus isolés placés sous la pression d’une foule. Et ça n’est pas la même chose d’avoir une foule qui vous pousse à agir ou d’être face à un scientifique dans un laboratoire, comme dans l’expérience de Milgram.

Le public aurait donc participé au fait que tant de candidats (81 %) acceptent d’infliger des décharges électriques à leurs adversaires ?
François Jost. Oui, les candidats sont manipulés, tout le monde est au courant qu’ils participent à un faux jeu, sauf eux. La pression du public et de l’animatrice est très forte. Ce que je me demande, et je l’ai dis à Nick, c’est : ne faut-il pas plutôt s’interroger sur le rôle du public que sur celui de la télévision ? Ce qui me frappe toujours dans les émissions d’aujourd’hui, c’est ce public qui pousse au crime. S’il ne le faisait pas, ces émissions s’arrêteraient.

Que révèle justement le fait que public et téléspectateurs s’intéressent à des jeux qui mettent en scène des candidats dans des situations extrêmes ?
François Jost. La télé-réalité encourage à libérer les pulsions. Les pulsions ne sont pas nouvelles, ce qui est nouveau, c’est que le petit écran les autorise. Car ce phénomène existait déjà dans les arènes romaines, où le public décidait réellement de la vie ou de la mort de quelqu’un, ou encore au cirque, où les spectateurs préfèrent voir un funambule sans filet, parce qu’il existe un risque de mort. Je pense que l’être humain est assez attiré par des spectacles qui mettent en valeur la pulsion de mort. Christophe Nick débute son documentaire en montrant des jeux de télé-réalité très violents diffusés sur des chaînes à l’étranger, on y voit par exemple des Japonais s’ébouillanter…

Risque-t-on d’en arriver là en France ?
François Jost. Non, Nick part de l’idée, psychologique, qu’au fond, quelles que soient les classes sociales, les cultures, nous avons tous la même façon de penser et de réagir aux événements. Or, il faut tenir compte de la différence des cultures. La culture japonaise, par exemple, présente une autre forme de violence et d’autres traditions que celles de notre culture occidentale. Dans ces conditions, on peut aisément comprendre que leurs jeux de télé-réalité aillent plus loin qu’en France.

La charte de la société Endemol, qui produit la plupart des jeux de télé-réalité sur TF1 et M6, vise à garantir une certaine éthique dans ces émissions. Est-ce une protection supplémentaire pour la télé française ?
François Jost. Non ! La charte d’Endemol est une pure opération de communication. Lorsqu’on examine de près tout ce que promet Endemol, comme le respect de la dignité des candidats ou le fait de ne pas attenter à la vie humaine, on constate que ce type de texte figure déjà dans les conventions qui régissent les obligations des chaînes !

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNA MUSSO


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Big brother vous écoute.

17 Février 2010, 06:21am

Publié par PCF Villepinte

Loppsi II : un fliquage toujours plus high-tech

Sous couvert de s’adapter « aux nouvelles formes de délinquance », le texte qui a été voté hier à l’Assemblée, renforce les dispositifs de surveillance et les fichiers.

Une compilation d’articles et d’amendements censés donner un cadre aux acteurs de la sécurité (privé et public confondus, pour la première fois) sans jamais poser la question des raisons de l’augmentation de la délinquance ou d’une définition de ce qu’est ou devrait être la sécurité : la philosophie générale de la loi de programmation sur la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) est ailleurs. Le texte, doté d’un budget de 2,5 milliards d’euros, qui a été adopté hier en première lecture à l’Assemblée nationale (par 312 voix pour et 214 contre) après trois jours de débats devant un hémicycle à moitié vide, met à la disposition des policiers un nouvel arsenal technologique — sous la responsabilité, dans la plupart des cas, d’un juge d’instruction, une institution dont les jours semblent pourtant comptés. Le but : répondre « aux nouvelles formes de délinquance », selon les termes du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. Et réduire le plus possible les tâches que les policiers considèrent « indues » — par exemple, les transferts de détenus.

Première application de cette débauche technologique : la validation du processus de généralisation de la vidéosurveillance, que le texte couvre du doux nom de « vidéoprotection », avec le triplement annoncé du nombre de caméras dans les rues pour atteindre 60 000 d’ici à 2012. Si, sur cet aspect, cette nouvelle loi n’invente rien et se contente de marquer le trait, elle réserve du nouveau, bien plus grave encore, du point de vue des associations et syndicats attachés aux libertés publiques : la possibilité offerte aux établissements privés de placer des caméras surveillant la voie publique, une disposition jusqu’ici limitée aux bâtiments exposés à des actes de terrorisme. Concrètement, cette disposition permettra donc à n’importe quel débitant de tabac, n’importe quelle banque ou n’importe quel fleuriste, de surveiller les allées et venues sur le trottoir.

L’utilisation de ce système entraîne une « déshumanisation de la justice »

Autre utilisation des caméras : la généralisation de la visioconférence dans les tribunaux. L’objectif : diminuer les déplacements de prévenus (et donc les policiers qui y sont dédiés). Il y a un an, les magistrats recevaient de leur ministre de tutelle l’ordre de limiter de 5 % les extractions judiciaires en recourant de façon plus systématique à la visioconférence pour auditionner les détenus. Une disposition qui peut se comprendre « dans certains cas, quand un prévenu est en Corse et que son juge est à Lille par exemple », détaille Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature. Aujourd’hui pourtant, les visioconférences se généralisent « même quand la maison d’arrêt n’est qu’à une demi-heure du tribunal ». « Énorme problème », soulevé par le syndicaliste qui est également juge d’instruction, l’utilisation de ce système entraîne une « déshumanisation de la justice » : « ce n’est pas la même chose de s’entretenir avec quelqu’un qui est en face de vous, juger à distance peut avoir des effets déresponsabilisants pour le juge, dans la mesure ou l’écran provoque une mise à distance de la souffrance. »

Autre stade franchi par le texte : le recours et l’utilisation des fichiers. L’idée : interconnecter les différents fichiers existants — dont l’existence et le fonctionnement sont de fait validé. « On va vers une généralisation du fichage : les fichiers génétiques par exemple, contiennent déjà, et pour vingt-cinq ans, 800 000 suspects sur un million de données », précise Matthieu Bonduelle. Autre mesure high-tech, et pas des moindres, l’installation de « mouchards » au domicile de particuliers pour surveiller les mouvements sur leurs ordinateurs. Simple transposition des écoutes téléphoniques au domaine informatique, justifie Éric Ciotti, rapporteur du projet de loi.

Anne Roy

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Audiovisuel public

12 Février 2010, 17:08pm

Publié par PCF Villepinte

Le Conseil d’Etat sanctionne les excès du pouvoir

ralitevendredi 12 février 2010



Les sénateurs du groupe CRC-SPG s’opposent totalement à la réforme de l’audiovisuel public et à sa disposition phare, la suppression de la publicité, y voyant une manière habile d’affaiblir les chaînes publiques au profit de TF1 et M6. « La suppression de la publicité sur les chaînes publiques peut, de prime abord, sembler une bonne idée, explique Ivan Renar, sénateur du Nord. Pour mieux l’accréditer, on ne manque pas de nous rappeler qu’il s’agit d’une ancienne proposition de la gauche. Comme de nombreux téléspectateurs, on peut être spontanément tenté de dire : pourquoi pas ? Mais au prétexte d’en finir avec « la pub », ce texte organise une véritable mise sous tutelle économique, politique et éditoriale de France Télévisions. A la dictature de l’audimat va se substituer l’absolutisme du Président de la République, tout à la fois directeur du budget, directeur des programmes et de l’information, et directeur des ressources humaines ! Cette triple tutelle met en danger notre démocratie et l’expression du pluralisme. Cette concentration des pouvoirs dans les mains d’un seul homme crée une situation inédite et dangereuse. »

Le Conseil d’Etat a suivi le 11 février 2010, son rapporteur public en donnant raison aux sénateurs du groupe CRC-SPG, en annulant la suppression de la publicité sur les chaînes publiques décidée avant la loi et après "une instruction ministérielle illégale".

Intervention de Jack Ralite :

"Le 15 décembre 2008, le Président de la République imposait au conseil d’administration de France Télévisions la suppression de la publicité de 20h à 6h dès le 5 janvier 2009, alors que le Sénat n’en avait pas encore délibéré. C’était un déchirement du droit, une incivilité du pouvoir, un mépris du travail législatif et de l’indépendance de l’audiovisuel public. Les 24 sénateurs du groupe CRC-SPG ont alors déposé un recours auprès du Conseil d’Etat.

Le lundi 25 janvier 2010, le Rapporteur public auprès du Conseil d’Etat dénonçait « la piètre gestion d’un dossier sensible mettant en cause l’avenir du service public de l’audiovisuel », analysant les décisions litigieuses comme le reflet d’une « mauvaise gouvernance », il estimait que la demande d’annulation était « imparable ».

Ce jeudi 11 février 2010, le Conseil d’Etat a suivi les conclusions du Rapporteur public et a annulé l’ingérence de l’exécutif du 15 décembre 2008 et la décision de France Télévisions de s’y conformer.

L’arrêt du Conseil d’Etat sanctionne l’incompétence de l’exécutif. Les sénateurs saluent cette décision du Conseil d’Etat dans une affaire aussi grave pour l’avenir de l’audiovisuel public et pour le respect de la séparation des pouvoirs.

Ce fait sans précédent dans l’histoire de la République française prouve que la résistance institutionnelle face aux dérives autoritaires de l’exécutif est possible et nécessaire.

La décision obtenue est une garantie essentielle de l’indépendance du Parlement. Le service public de l’audiovisuel en sort renforcé et France Télévisions peut et doit agir en toute indépendance en se conformant à la loi, et non aux projets illégaux de l’Elysée.

Enfin, la décision du Conseil est un désaveu cinglant de la piètre gestion de l’avenir de l’audiovisuel par la présidence de la République. Grâce à l’action des sénateurs communistes et du parti de gauche, l’audiovisuel public retrouve ainsi les moyens juridiques de garantir effectivement son indépendance. L’amputation pure et simple de ses ressources publicitaires décidée le 15 décembre 2008 ayant été annulée, la réduction de la publicité ne s’impose désormais à France Télévisions que dans les limites où une contrepartie financière est effectivement accordée, conformément à la réserve de constitutionnalité posée par le Conseil Constitutionnel en mars dernier.

A l’heure où le mode de financement de la compensation accordée à France Télévisions est mis en cause devant la Commission européenne, il appartient au conseil d’administration de France Télévisions de tirer les conséquences de la décision du Conseil d’Etat et de réclamer à l’Etat les moyens complémentaires destinés à assurer ses missions dans l’intérêt général en toute indépendance. Dans ce contexte, la privatisation engagée de la régie publicitaire apparaît comme incompatible avec l’avenir d’un service public à la hauteur des attentes des téléspectateurs.

Les récentes informations publiées par la presse sur les liaisons dangereuses entre pouvoir politique et pouvoir économique ne font que valoriser encore la décision du Conseil d’Etat."

 

 

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Médias

6 Février 2010, 21:39pm

Publié par PCF Villepinte

Le pluralisme est toujours un combat !

 

LCI organiserait, ce lundi 8 février, un débat entre les quatre "principales" têtes de liste aux élections régionales en Île de France : Valérie Pécresse pour l’UMP, Jean-Paul Huchon pour le PS, Cécile Duflot pour Europe-ecologie et ?… Alain Dolium pour le Modem (vous savez... celui qui est crédité de 4 % dans les sondages)...

Pierre Laurent, tête de liste du Front de Gauche en Ile-de-France, n’a pas été convié par une rédaction visiblement plus soucieuse d’entretenir un consensus médiatique mou que d’informer ses téléspectateurs des véritables enjeux du scrutin régional.

On attend évidemment (sans naïveté toutefois) que les "chouchous" de la filiale de TF1, en particulier à gauche, s’insurgent de cette atteinte au pluralisme et à la démocratie...

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Manipulation : la main dans le sac !

29 Janvier 2010, 07:47am

Publié par PCF Villepinte

Sarkozy a convaincu ceux qui l’ont regardé...

sarkoZ

Mercredi 27 janvier2010,le journal « Le Parisien », grand laudateur du pouvoir en place, titrait en page une,

«57% des téléspectateurs convaincus par Sarkozy»


En page 4, léger bémol, l’article débute ainsi : «Parmi les 8,6 millions de téléspectateurs qui ont regardé le président lundi soir sur TF 1, 57 % ont été convaincus. Mais sur des thèmes comme l’emploi et le pouvoir d’achat, les français restent sceptiques. »

Jeudi 28 janvier, des explications embarrassées :

« A la lecture de notre sondage CSA hier sur l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy lundi soir sur TF 1, certains lecteurs se sont étonnés d’une distorsion apparente entre nos deux tableaux.

Le premier faisait apparaître qu’une majorité de téléspectateurs ayant regardé l’émission ont trouvé le président « convaincant » (57 %).

Le deuxième tableau montrait qu’en interrogeant les Français (ceux qui ont vu l’émission et ceux qui en ont entendu parler) sur différents thèmes, comme l’emploi, les retraites ou le pouvoir d’achat, une nette majorité de « pas convaincant » se dégageait. Exemple, 61 % des Français jugent Sarkozy « pas convaincant » sur le pouvoir d’achat. (1)

Deux explications à cet écart. 1 : le chiffre de 57 % s’applique à ceux qui ont vu l’émission, il est à rapprocher des 8,6 millions de téléspectateurs recensés lundi ; alors que les jugements relatifs aux thèmes concernent l’ensemble de la population. 2 : il y a eu incontestablement, selon l’enquête CSA, une prime à la prestation de Nicolas Sarkozy. « Son attitude volontaire, dynamique, à l’écoute des gens, a été appréciée », explique Jean-Daniel Lévy, directeur de CSA Opinion. Ce qui n’empêche pas les mêmes téléspectateurs, quand il s’agit d’émettre un avis sur son action sur l’emploi ou le pouvoir d’achat, d’être dubitatifs voire sévères. Sur le pouvoir d’achat par exemple, 58 % de ceux qui ont regardé Sarkozy l’ont jugé « pas convaincant ». Pourcentage proche de celui de l’ensemble des Français (61 %). Il y a donc bien un double regard, sur l’émission d’un côté, sur l’action du président de l’autre. »

L’image et l’action, les téléspectateurs, comme la population ont compris, pour résoudre les problèmes, c’est ailleurs qu’à l’Elysée qu’il faut chercher.

(1)pas convaincant:60% sur l'emploi, 58% sur les retraites, 51% sur le salaire et les fonctions d'H Proglio, patron d'EDF...  

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MEDIAS

26 Janvier 2010, 12:07pm

Publié par Daniel JUNKER

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Les jeunes écrivent
 l’Humanité  : suivez le guide  !
Nous nous sommes infiltrés dans la rédaction de ce numéro spécial dans l’idée de vous faire vivre nos émois de jeunes devenus le temps d’un week-end rédacteurs.

L e 23 janvier 2010 au matin, nous passons les portes de l’Humanité avec appréhension. Une grande salle de réunion nous accueille, emplie des membres souriants du journal. Après une brève présentation de la journée, nous avons défini dans quel domaine nous voulions écrire. Puis c’est la réunion de rubrique  : une simple formalité pour certains tandis que, pour d’autres, la répartition se fait un peu plus difficilement  : le « qui veut faire quoi  ? » des chefs de rubrique s’engendre dans un profond silence. 11 h 30  : alors que tout le monde se prépare pour la conf de rédac (eh oui  !, comme les pros on utilise le jargon journalistique), les choix et la répartition des sujets sont enfin définis… On prend alors le temps de poser des questions aux journalistes avec qui l’on travaille sur des questions diverses. Dans la rubrique Sports à 11 h 28, une proposition intéressante, faisant preuve d’enthousiasme et de bonne volonté de la part d’une journaliste novice, est lancée… Un sondage représentatif en deux jours  ? Impossible à réaliser. Avec quelques minutes de retard sur le planning initial, nous découvrons à la conférence les sujets abordés dans l’ensemble du numéro. Mais les estomacs ronchonnent et quelques-uns s’esquivent discrètement vers le buffet du petit déjeuner (comment je le sais  ? Parce que j’étais la première sur les lieux du crime… Un bon journaliste doit toujours connaître le bon filon, n’est-ce pas  ?). De retour à la conférence, où certains cerveaux sont mis à rude épreuve, la pause-repas est annoncée et c’est plein d’entrain que jeunes et journalistes se dirigent vers la cafétéria…

14 heures  : la reprise du travail est bien difficile, on oublie la sieste et on se concentre  ! Au programme de l’après-midi  : entretiens, recherche de documentation (aux archives ou sur Internet), reportages sur le terrain, et puis, bien sûr, source de grande appréhension pour les novices que nous sommes, la rédaction.

Durant l’après-midi, les locaux restent calmes, grande concentration de rigueur. Alors que certains tentent d’obtenir une interview, d’autres font face au syndrome de la page blanche  : le métier de journaliste n’est pas de tout repos pour les nerfs. Les rédacteurs nous encadrant ont su être rassurants et de bon conseil.

À 16 h 30, l’heure fatidique approche et c’est avec un grand sourire aux lèvres que Sara, de la rubrique culture, m’explique sa « grande satisfaction d’avoir trouvé le numéro de téléphone d’un réalisateur ». Quelques minutes plus tard, dans le bureau d’en face, Caroline, de la rubrique média, accompagnée de son mentor, vérifie le calibrage de son article – calibrage  : correspondance du nombre de signes d’un l’article avec les obligations rédactionnelles. Margot, de la rubrique internationale, exprime la tendance générale  : « Il est difficile d’écrire librement tout en respectant le nombre de signes imposés. » Les articles prennent forme, c’est la réalisation de plusieurs heures d’acharnement  ! Une grande satisfaction traverse les bureaux de l’Huma. En perfectionnistes, certains, de retour dès dimanche 9 heures, mettent à jour leurs articles au fil de l’actualité qui se fait et se défait. L’heure de bouclage approche. La nostalgie s’installe. Certains s’accrochent. D’autres détalent.

Tous les jeunes présents s’accordent à dire que l’expérience est enrichissante et que les moments de démotivation valent la satisfaction d’enfin inscrire son nom en bas de page.

Sarah Moulaï, dix-neuf ans

et Maëva Riou, vingt ans

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Concert de soutien à l'Humanité au Bataclan

25 Janvier 2010, 20:14pm

Publié par Daniel JUNKER

Le 1er février, des artistes offriront un concert de soutien à votre journal.

Avec la présence de : Jacques Higelin, Bernard Lubat, Allain Leprest, Yves Jamait, Archie Shepp, Francesca Solleville, Sapho, La canaille, La Fanfare Krakens, etc.

Je soutiens l'Humanité, je vais au Bataclan.

Nous vous confirmerons votre inscription dès réception de votre commande. Il vous suffira de vous présenter le 1er février à 20 heures à l’entrée du Bataclan.

Bon de soutien à 20 euros

 

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Bienvenue sur le site d'ECONOMIE et POLITIQUE

16 Novembre 2009, 08:38am

Publié par Daniel JUNKER



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HORS-SERIE de L'HUMANITE

2 Novembre 2009, 17:12pm

Publié par Daniel JUNKER

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