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communication

La campagne des flash-codes en images\0020

8 Mars 2011, 22:45pm

Publié par PCF Villepinte

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Les jeunes font l'Humanité

28 Février 2011, 06:38am

Publié par PCF Villepinte

Les "jeunes" font l'Humanité du 7 mars

Les 5 et 6 mars prochain, les jeunes sont invités à prendre les commandes de la rédaction de l'Humanité. 

Pour vous inscrire, rien de plus simple : remplissez le formulaire
Besoin de renseignements ?
Appelez Sophie au 01 49 22 66 24 ou Brigitte au 01 49 22 72 01

Cette  vidéo est réalisée par  Vincent Saravaki,  jeune correspondant de l'édition 2010 !

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Les "jeunes" font l'Humanité du 7 mars

24 Février 2011, 22:40pm

Publié par PCF Villepinte

La "Une" de l'édition de l'Humanité du 25 janvier 2010 réalisée entièrement par les jeunes correspondants

Médias - le 24 Février 2011

 

Une « Huma jeunes » de bout en bout

 

 

Le 7 mars prochain, les jeunes sont invités à prendre les commandes de la rédaction de l'Humanité.

Vivre 48 heures au rythme d'un quotidien national, réaliser de la première à la dernière ligne le numéro qui sortira lundi 7 mars, c'est ce que la rédaction de l'Humanité propose aux jeunes le week-end du 5 et 6 mars prochain. Certains sont déjà correspondants du journal et rédacteur des pages « Libres Échanges », publiées le jeudi, beaucoup d'autres font partie des plus de 3 000 jeunes de dix-huit à vingt-cinq ans qui se sont abonnés au journal lors de la dernière fête de l'Humanité. Tous sont invités à prendre les commandes du journal, le temps d'un week-end, avec l'aide et les conseils des journalistes présents pour les aider.

Cette expérience inédite dans le monde de la presse n'en est pas à son coup d'essai. Elle prolonge un travail mené toute l'année dans la page « Libres Échanges » du jeudi et répond à une volonté éditoriale : ouvrir largement les colonnes de l'Humanité à la façon dont les jeunes voient l'actualité, pensent la société, le monde, la politique, les mouvements sociaux ou encore la culture. Loin du mépris affiché par le gouvernement pendant le mouvement contre la réforme des retraites, où les lycéens étaient accusés de manifester pour pouvoir sécher les cours et de ne rien comprendre à une question jugée loin d'eux, le journal relève au contraire le défi d'une prise de parole directe en leur confiant les clés du journal, de la conférence de rédaction du samedi matin, aux choix des sujets, en passant par leur réalisation, par écrit, en dessin ou en photo.

Alors tentés ? Pour vous convaincre définitivement, consultez, en PDF, l'édition de l'Humanité du 25 janvier 2010 entièrement réalisée par les jeunes correspondants, cliquez sur l'image !

Pas encore convaincus ? Alors regardez la vidéo !

 

 

 

 

Pour vous inscrire, rien de plus simple :

appellez Sophie au 01 49 22 66 24 ou Brigitte au 01 49 22 72 01

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Nouvelle plate-forme Web du PCF

18 Janvier 2011, 16:24pm

Publié par PCF Villepinte

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Médias

30 Décembre 2010, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

La Une de jeudi 30 décembre

Voyage à grande vitesse avec l’Humanité

 

 

 Avec le soutien de la SNCF et à l’initiative du Syndicat 
de la presse quotidienne nationale (SPQN), 12 grands quotidiens nationaux, dont l’Humanité, lancent un test 
de vente dans les bars des TGV. Les journaux seront en vente dans les voitures-bars, pour les voyageurs de 18 TGV quotidiens entre Paris, Lyon, Marseille, Montpellier…, 
du lundi au vendredi. « Avec cette expérience, les quotidiens nationaux souhaitent accroître les dispositifs de vente 
qui consistent à aller “vers les lecteurs” », indique le SPQN, pour qui « les journaux sont achetés si les lecteurs 
les trouvent facilement au moment où ils le souhaitent ». Fin février, la SNCF et les éditeurs dresseront le bilan 
de ce test, et étudieront alors la généralisation 
de la présence des quotidiens dans le réseau TGV.

TF1 épinglé par l’inspection du travail

Pas sûr que la missive de 13 pages ait réjoui Nonce Paolini. « Après plus d’un an d’enquête et de nombreux courriers de rappel à l’ordre », l’inspection du travail 
des Hauts-de-Seine a informé le PDG de TF1 de 
sa « décision de relever à son encontre les délits de mise en danger de la vie d’autrui, d’entrave au fonctionnement régulier du comité d’hygiène de santé et des conditions de travail (CHSCT) et de discrimination syndicale 
à l’encontre de la CGT », notamment concernant un chef de car vidéomobile et délégué CGT de l’entreprise. 
La direction de TF1 n’a pas souhaité commenter 
ces informations. « Depuis le début de l’année 
et à la suite des nombreuses réorganisations de services, réaménagements des fonctions et des plannings, 
les salariés souffrent de plus en plus et les arrêts maladie se succèdent », affirme la CGT. L’inspection du travail a transmis au parquet le « signalement » des délits.

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Et soudain, Fillon créa la "rigueur"...

17 Juillet 2010, 06:08am

Publié par PCF Villepinte

  le 16 Juillet 2010

 

 

François Fillon a évoqué vendredi lors d'une conférence à Tokyo la «rigueur» mise en œuvre par la France, alors qu'il rejetait jusqu'à présent fermement ce terme pour qualifier les coupes budgétaires opérées par son gouvernement pour résorber la dette.

Vantant devant un parterre d'hommes d'affaires japonais les mesures d'austérité lancée par Paris, le Premier ministre a déclaré: «Nous sommes très attentifs à ne pas prendre des mesures qui viendraient stopper la croissance, qui viendraient même handicaper l'effort de recherche et d'innovation».

«C'est la raison pour laquelle dans tous les budgets de l'Etat, le seul qui n'est pas soumis à la rigueur, c'est le budget de l'Enseignement supérieur et de la recherche», a-t-il alors lancé, utilisant pour la première fois ce terme.

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Fête PCF Tremblay

15 Juin 2010, 17:06pm

Publié par PCF Villepinte

                                                         Dimanche 27 Juin 2010

   

 

         Tous à la fête des communistes de Tremblay en France et de Vaujours

 

                                  Au Chateau de la Queue à Tremblay en France

 

                             Participation au repas  19 € pour les adultes

                                             9,50 € pour les - de 12 ans

 

     A partir de 11 H débat " retraites : quel avenir "

                         12 h 30 Autour d'un apéritif remise du tilbre 2010 aux vétérans de notre parti

                          13 H repas convivial et animation musical

 

 inscriptions : à la maison des communistes de Tremblay

                          le lundi de 19 h 00 à 20 h 30

                          mardi et jeudi  de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 H

                          samedi de 10 H à 12 H

                          ou 01.48.60.39.69 ( répondeur )

 

 

 

 

                                                                  

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L'HD fait peau neuve

27 Mai 2010, 06:32am

Publié par PCF Villepinte

 
Avec sa nouvelle formule, le prochain Humanité Dimanche, en vente dès jeudi, 
va ravir ses lecteurs par un contenu plus riche et encore plus axée sur le monde social.

Jeudi dans l’Humanité Dimanche, vous pourrez découvrir un sondage exclusif sur les retraites, qui montre que 66 % des Français veulent un referendum sur l’avenir des retraites. Vous trouverez aussi les points de vue de 18 personnalités des mondes associatifs, syndicaux ou politiques, contre l’austérité. Vous trouverez évidemment les rendez-vous qui ont, depuis quatre ans, contribué au succès du journal, comme les pages histoire ou les pages sciences. Ainsi que de nouvelles rubriques ludiques et pratiques. En bref : avec sa nouvelle formule, l’Humanité Dimanche a l’ambition d’être encore plus une voix alternative, parmi les magazines, face à « l’intensité et à l’âpreté de l’actualité », explique André Ciccodicola, rédacteur en chef du titre.

 

L’Humanité Dimanche a connu une seconde naissance voici quatre ans. Une renaissance permise par l’exceptionnelle mobilisation des lecteurs, qui ont versé beaucoup d’argent pour que ce projet se réalise. L’Humanité Dimanche n’aurait pu se créer sans eux, sans vous. « Lorsque nous avons lancé le journal, avec l’argent de cette souscription, notre souci a été de réussir notre pari, et de nous assurer que le projet fonctionne. Nous avons mis nos moyens en adéquation avec notre projet rédactionnel », assure André Ciccodicola.

une pagination renforcée Et des voix nouvelles

 

Quatre ans plus tard, la viabilité de l’Humanité Dimanche est assurée. « Nos ambitions sont confortées et légitimées par les crises économiques, politiques et de société que nous traversons », estime le rédacteur en chef.. « La question sociale et celle de la paix constituent toujours le cœur de notre projet rédactionnel, comme depuis la fondation du journal voici soixante ans, comme l’a voulu Jean Jaurès à la fondation de l’Humanité quotidienne en 1904 », assure André Ciccodicola. Qui reprend : « L’Humanité Dimanche doit jouer un rôle encore plus important dans le débat d’idées, à côté des autres news magazine comme l’Express, le Point,le Nouvel Observateur… Quand l’idéologie dominante, y compris à travers les médias, consiste à rassurer coûte que coûte les marchés, il est indispensable que des voix alternatives, comme la nôtre, s’élèvent », affirme-t-il.

Le journal va bénéficier d’une pagination renforcée. Et de voix nouvelles. Des personnalités extérieures, comme le professeur Didier Dreyfuss, à l’origine du fameux appel des appels, ou le syndicaliste CGT Jean-Christophe Le Duigou, écriront régulièrement dans les colonnes. « Dans les semaines à venir, des personnalités surprenantes vont se retrouver dans nos colonnes », promet le rédacteur en chef, qui cite le nom de l’écrivain et journaliste d’Europe 1 Pierre-Louis Basse en exemple. « Les acteurs du monde du travail, simples ouvriers, employés, cadres ou techniciens du privé ou du public figurent évidemment au rang de ceux que nous considérons comme des experts de la vie », insiste André Ciccodicola. Dans cette nouvelle formule, une nouvelle page intitulée « Que faire », sera « un tremplin pour toutes celles et tous ceux qui ont un projet, une idée, pour changer les choses dès aujourd’hui et pour, peut-être, le monde de demain ».

Le prix du journal, compte tenu de tous ces enrichissements, est augmenté de 20 centimes d’euro. Il passe donc à 2,90 euros. Celui de l’abonnement est fixé à 140 euros pour 50 numéros. Voici quatre ans, les lecteurs nous ont permis de renaître. Aujourd’hui, encore une fois, c’est leur adhésion à notre projet qui assurera l’avenir de cette voix discordante dans le très lisse paysage médiatique.

Caroline Constant

 

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Tremblay-en-France porte plainte contre TF1

24 Avril 2010, 19:07pm

Publié par PCF Villepinte

Je vous propose de retrouver les propos que j’ai prononcés lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, le mercredi 21 avril, en réaction au reportage de TF1 « Mon voisin est un dealer ». J’ai annoncé que la ville de Tremblay-en-France porterait plainte contre la chaîne qui a diffusé ce reportage racoleur et porté atteinte à l’image de la ville.

 

François ASENSI

 Maire de Tremblay-en-France, Député de Seine-Saint-Denis

asensi 

Le 29 mars dernier, la diffusion sur TF1 d’un reportage racoleur intitulé « Mon voisin est un dealer » a placé Tremblay-en-France au centre d’un tsunami médiatique. L’angle réducteur et caricatural adopté par l’émission Haute définition a stigmatisé la commune et ses habitants. L’image de notre cité en est profondément affectée, je le crains de manière durable. Tremblay, jusque là inconnue de bien des français, a été assimilée par l’émission de TF1 à un vulgaire « supermarché de la drogue ». Elle est devenue aux yeux de tous, l’archétype d’une ville dangereuse et pour ainsi dire infréquentable. Loin de moi l’idée de nier la réalité du trafic de drogue à Tremblay-en-France, sa violence, son ancrage social sur une logique mafieuse dans un quartier de la ville, et plus précisément 6 cages d’escaliers. Je ne cherche aucunement à masquer ce phénomène préoccupant qui touche malheureusement l’ensemble des métropoles urbaines confrontées à l’exclusion sociale. L’ampleur de la saisie opérée par les forces de police dans le grand ensemble de Tremblay en atteste.

Depuis de nombreuses années, je demande à l’Etat d’assumer ses missions régaliennes. Il y a deux ans déjà, j’avais conduit le préfet de Seine-Saint-Denis dans ces cages d’escaliers. Le 1er février, devant 250 personnes qui participaient en mairie à une réunion que j’avais convoqué, j’ai désigné précisément les lieux de trafic soit disant révélés par le reportage de TF1. A la suite de l’opération de police et de la diffusion de l’émission de TF1, un acte criminel s’est produit avec l’incendie d’un bus. D’autres bus ont été caillassés. Ces actes ne peuvent bénéficier d’aucune excuse. Je les condamne avec la plus grande fermeté. Je n’accepte pas qu’une poignée de délinquants empoisonne la vie des résidents les plus modestes et déstabilise le vivre ensemble dans le grand ensemble de Tremblay-en-France. Le Président de la République annonçait hier la plus grande fermeté contre le trafic. Je tiens à le réaffirmer ici : il ne peut y avoir d’ordre républicain sans égalité républicaine. L’approche sécuritaire seule est impuissante à faire reculer le terreau social sur lequel s’enracinent les incivilités et l’économie parallèle. Je regrette que le Président de la République lors de sa venue en Seine-Saint-Denis ait fait l’impasse sur la spécialisation grandissante des territoires qui mine la cohésion sociale. Le grand ensemble de Tremblay-en-France, à l’instar d’autres quartiers populaires, connaît une spirale de relégation sociale qui progresse inexorablement depuis 30 ans.= Ce grand ensemble, c’est 3000 logements sociaux d’un seul tenant. C’est le plus grand ensemble de Seine-Saint-Denis avec ses 25 tours. Dans certains immeubles d’habitation, la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, avec un revenu médian de 728 euros par mois. C’est le tocsin de l’urgence sociale qui sonne sans que l’ensemble de la société ne semble en prendre la mesure. Certains diffusent une image trompeuse de Tremblay, en raison des retombées de l’aéroport Charles de Gaulle. Mais comment justifier ce paradoxe : la présence sur 1/3 de la ville du principal site aéroportuaire français et ses 100 000 emplois ne prémunissent pas contre un chômage de masse dans le centre ville de Tremblay, avec plus de 20%. le processus de relégation sociale dont pâtit le grand ensemble de la ville s’accentue à chaque atteinte contre la mixité sociale. Prenez la politique de surloyers dans le logement social. En chassant les populations aux revenus moyens des HLM, elle concentrera plus encore les familles en grande précarité. Voyez l'effet de la suppression de la carte scolaire dans le secondaire. Le dernier rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles souligne le départ des têtes de classes des établissements les plus difficiles.

De plan Marshall annoncé en Plan Espoir Banlieues se dessine un retrait permanent de l’Etat. Les Tremblaysiens le ressentent comme une véritable mise à l’écart de la République. Malgré des indicateurs sociaux alarmants dans le grand ensemble du centre ville, comparables voire supérieurs à ceux des zones urbaines sensibles, Tremblay a été exclu du dispositif de rénovation urbaine et ne bénéficie que résiduellement des crédits de la politique de la ville. Je conteste cette situation incompréhensible aux yeux de nombreux acteurs de ce domaine. Tremblay subit là une véritable discrimination institutionnelle et la municipalité se réserve le droit de saisir la HALDE au motif d’une discrimination territoriale. Les dernières décisions de cet organisme ont admis la pertinence de cette notion et ouvert la voie à sa reconnaissance juridique. J’appelle solennellement à ce que tout soit mis en œuvre pour intégrer Tremblay au plus vite aux dispositifs de politique de la ville et notamment à la deuxième phase de la rénovation urbaine. Bien sûr, TF1 n’est pas responsable de cette relégation sociale. La chaîne s’est contentée de la prendre pour cadre. Mais la puissance de frappe médiatique de l’émission de TF1 est à l’origine directe de la stigmatisation de Tremblay-en-France. C'est de cette atteinte à l’image de la ville dont il est aujourd’hui question. La presse doit couvrir sans interdit l’ensemble de la société française. Elle doit pouvoir le faire à l’abri des pressions et des violences. Mais ce qui est en cause ici, c’est une certaine manière de décrire les quartiers populaires. La crise en banlieue de 2005 avait abouti à une prise de conscience sur la nécessité de traiter de manière nuancée, complexe, la vie dans nos cités. Je crains que ces enseignements ne soient progressivement abandonnés par certains médias. Sous le vernis de l’information, le nouveau magazine d’investigation de la première chaîne s’est abandonné à une posture voyeuriste. Il ne s’agit là que du résultat de la course à l’audimat. J’ai refusé de participer à cette mise en scène de l’information, manifestement orientée pour diffuser une fausse image de Tremblay. Le premier magistrat de la ville n’a pas à participer à cette entreprise. La suite nous a donné raison. La gravité du sujet abordé n’autorise pourtant pas une mise en scène – spectacle telle que celle de l’émission de TF1. Que peut-on attendre d’une réalisation anxiogène par l’enchainement des images et des bandes sons, si ce n’est une réaction de rejet et de peur ? Si ce n’est le renforcement de la stigmatisation de notre ville ? J’évoquais le caractère réducteur du reportage « Mon Voisin est un dealer ». En 37 minutes de reportage, les autres facettes de Tremblay-en-France sont évoquées en seulement 17 secondes. Comment cette poignée de secondes pourrait-elle offrir de Tremblay-en-France une image équilibrée ? Comment une poignée de secondes permettrait-elle au téléspectateur d’appréhender ces trafics de stupéfiants dans l’histoire complexe d’une ville comme la nôtre? La vie à Tremblay-en-France ne se résume pas au trafic et aux violences. Le reportage laisse de côté l’urbanité des villes de banlieue, leur dynamisme social. Les habitants ne reconnaissent pas leur ville dans les images tournées par TF1. La réalité, c’est que cette émission s’est servie de Tremblay-en-France pour reproduire un cliché de la banlieue qui conforte les préjugés. Ce reportage revendiquait une vision inédite des quartiers populaires, il n’en est rien. Le titre racoleur du reportage, « Mon voisin est un dealer », est une provocation inacceptable. Il insinue que le trafic est généralisé et attise la suspicion des tremblaysiens envers leur entourage le plus proche. C’est un climat de défiance que le reportage de TF1 contribue à créer.

Le grand ensemble de Tremblay-en-France est représenté comme une zone de non-droit, un territoire hors de la République où s’appliquent des règles d’exception. Un quartier si hostile qu’il est impossible d’y pénétrer sans un guide.

 

Cette description outrancière renforce la mise à l’écart de ce quartier où 6 cages d’escalier sont concernées par le trafic de drogue. Le CSA a récemment rappelé à l’ordre TF1 pour son émission Sept à Huit consacrée à la ville de Maubeuge, pour déplorer une « dramatisation excessive » et une « image réductrice ». Cet avertissement n’a manifestement pas été écouté et je compte saisir le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel sur le contenu du reportage « Mon voisin est un dealer ».L’image de Tremblay-en-France a été salie par cette couverture caricaturale de TF1, et ce alors que des doutes sérieux ont été exprimés sur les conditions de réalisation du reportage depuis sa diffusion. Il n’est pas anodin que l’acteur principal, le rappeur Larsen se soit dissocié du reportage de TF1. La personne même que la journaliste a sollicité pour l’accompagner dans la ville. Le rappeur Larsen, dans un article publié sur le site d’information Bondy Blog, estime avoir été « utilisé » et affirme que la plupart des personnes présentées comme des trafiquants ne l’étaient pas. « Je n’étais pas complètement bête pour prendre le risque de présenter des vrais dealers à TF1 ! », a-t-il déclaré. Selon lui, je cite, « voyant que les gens ne parlaient pas trop, notamment les jeunes, »TF1 a monté un scénario qui n’avait rien à voir avec ce qui était convenu au départ. TF1 m’a utilisé de façon à ce que les jeunes se montrent et parlent à la caméra, mais moi, je ne devais pas apparaître.    C’est une accusation grave de mise en scène qui est portée. TF1 ne peut s’en tenir à une simple disqualification de ce témoin. Pour la société de production de l’émission Haute définition, il n’est pas supportable que nous relayions ces doutes sérieux. Elle menace de m’attaquer en diffamation. Tremblay-en-France, salie par ce reportage, a le droit de connaître la vérité. Pour ma part je m’interroge : quel intérêt de véritables dealers auraient-ils à témoigner sur une grande chaîne, au risque d’exposer leur mode opératoire et faciliter l’action de la police ? Leur floutage n’a d’ailleurs trompé personne. Les habitants ont reconnu sans peine les jeunes présentés dans ce reportage. En outre, la confiance de certains témoins a été abusée, et le tremblaysien à mes côtés, vous l’exposera. Ce faisceau de suspicions tangibles rend d’autant moins tolérable la stigmatisation dont Tremblay-en-France est victime à la suite de ce reportage. Le reportage de TF1 a causé un préjudice considérable à l’image de la ville de Tremblay-en-France et à ses habitants par son caractère caricatural. La municipalité s’estime en droit de demander réparation à la chaîne. Je vous annonce qu’une action judiciaire sera engagée pour atteinte au droit à l’image de la ville dans les prochains jours. Depuis sa diffusion et les incidents qui ont suivi, près de 70 articles de la presse nationale ont été consacrés à la ville de Tremblay-en-France. Nombre d’entre eux citent désormais notre ville comme l’archétype de la violence urbaine en traitant d’incidents dans d’autres communes. Le sensationnalisme s’est invité à la une de plusieurs journaux évoquant une ville « en état de siège » (Métro) et la « lente descente aux enfers » (Le Monde) de Tremblay-en-France. Sous la plume d’un grand écrivain comme Tahar Ben Jelloun, qui ne connaît sans doute pas notre ville, Tremblay-en-France, je cite, « est devenue le repère des trafiquants et des bandits ». Je serais heureux de le recevoir afin de lui montrer le vrai visage de notre ville. Depuis trois semaines, les témoignages d’habitants affluent sur les mises à l’écart inacceptables dont ils sont victimes. Je souhaite vous en donner quelques exemples. .Le Tournoi international de football poussin organisé à Tremblay-en-France le week-end dernier rassemblait quelques uns des plus grands clubs européens. L’image renvoyée de la ville à l’extérieur les a incités à annuler leur participation. Le week-end dernier, un groupe scolaire extérieur à la ville d’une cinquantaine d’élèves devaient assister à une représentation de l’Avare au Théâtre Aragon, scène conventionnée en plein cœur du grand ensemble de Tremblay. Les organisateurs ont décidé d’annuler cette sortie pédagogique, par crainte de l’insécurité qui aurait pu régner dans notre ville.

 

Dimanche, 10 jeunes tremblaysiennes, de tous les quartiers de la ville, ont intégré un séjour à la montagne aux cotés d’adolescentes de Trappes, Garges-les-Gonesses, Vitry-sur-Seine. A la descente de leur bus, les tremblaysiennes et elles seules ont été prise à partie par l’encadrement du centre de séjour. En clair, le discours signifiait : « nous vous tenons à l’œil. » Ces adolescentes sont profondément choquées de cette exclusion, de cette humiliation, d’autant qu’elles avaient été sélectionnées pour leur comportement exemplaire. On le voit, les efforts considérables des acteurs associatifs et de la municipalité pour permettre l’accès de tous à la culture, aux sports, aux loisirs sont contrariés. Dans de nombreux équipements culturels, les personnels nous font part d’annulations de réservations. L’équilibre de ce quartier est précaire, cette stigmatisation risque de le renfermer sur lui-même. Sur l’ensemble de la ville, les agents immobiliers constatent une baisse de la demande et des annulations de vente. Je ne compte plus les habitants qui me rapportent les réactions effrayées de leurs connaissances quand ils disent habiter Tremblay. Imaginez un peu la réaction d’un employeur recevant les CV de jeunes de notre ville et se posant la question : «  Est-ce un dealer ou est-ce son voisin ? » Tremblay-en-France stigmatisée et mise à l’écart de la solidarité nationale n’est pas la ville résignée dépeinte dans le reportage de TF1.Elle entend se battre pour bénéficier enfin des crédits de la politique de la ville, et faire reconnaître le préjudice qu’elle a subi en se tournant vers le CSA et les juridictions.

Je vous remercie.

 

 

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Télé-réalité

17 Mars 2010, 12:01pm

Publié par PCF Villepinte

Quand la télé explore les limites


Le sociologue des médias, François Jost, livre une analyse critique sur l’expérience du Jeu de la mort, imaginée par Christophe Nick et diffusée ce soir sur France 2. Entretien

François Jost est professeur à la Sorbonne nouvelle, directeur du Centre d’étude sur les images et les sons médiatiques (Ceisme), auteur de plusieurs livres sur la télé- réalité, dont l’Empire du Loft (la suite), éditions La Dispute, et Téléréalité, éditions Le Cavalier bleu.

Selon vous, le documentaire de Christophe Nick permet-il de mesurer le pouvoir de la télévision sur les individus ?
François Jost. C’est d’abord une expérience sur l’obéissance. En tant que telle, elle aurait donc pu être menée dans n’importe quel autre milieu, comme l’armée, l’école, ou une autre institution. Donc le fait que des candidats obéissent aux règles d’un « jeu télévisé » ne me paraît pas révéler quelque chose sur le petit écran en soi, mais plutôt sur l’individu en général. Il est très difficile de mesurer le pouvoir de la télé, car je pense qu’il n’existe pas de mauvais médias en soi. Ce qui a été fait à la télé aurait très bien pu l’être à la radio ! Que l’on critique les émissions de télé-réalité parce qu’elles flattent les pulsions des téléspectateurs, c’est une chose, mais cela ne justifie pas que l’on condamne la télévision en général.

Est-ce à dire que cette émission démontre plutôt les mécanismes de l’obéissance de façon générale ?
François Jost. Oui. Christophe Nick conclut que cette expérience, fondée sur celle de Milgram et montrant que tout individu placé dans une situation d’autorité obéit, fonctionne aussi bien avec la télévision, or ces mécanismes d’obéissance peuvent être démontrés dans n’importe quel autre contexte. Ce qui est très faussé par rapport à l’expérience de Milgram, c’est que, dans cette émission, il n’y a plus de relation de confiance entre un scientifique et un sujet d’expérience, l’individu est placé dans une situation où il y a des caméras qui le surveillent, un plateau, une animatrice, un public… Et dans ses conclusions, Christophe Nick néglige complètement l’influence du public sur les candidats.

Pourquoi insistez-vous sur l’importance du rôle du public dans cette expérience ?

François Jost. Lors du passage du premier candidat de la journée, le public n’était pas au courant que le jeu était truqué, alors qu’ensuite, il le savait… Or, dans le film, rien ne permet de faire la différence entre ce public « complice » ou non. On voit simplement des gens qui crient « châtiments, châtiments ! », sans savoir s’ils jouent leurs rôles ou s’ils sont vraiment « portés » par le jeu. C’est extrêmement gênant pour juger de la validité de l’expérience : le public est-il sadique ou joue-t-il à l’être ? Car, dans ses interprétations, Nick fait un amalgame, un saut considérable de l’individu à la foule : il conclut sans arrêt sur le phénomène d’obéissance d’un groupe, alors qu’il s’agit d’individus isolés placés sous la pression d’une foule. Et ça n’est pas la même chose d’avoir une foule qui vous pousse à agir ou d’être face à un scientifique dans un laboratoire, comme dans l’expérience de Milgram.

Le public aurait donc participé au fait que tant de candidats (81 %) acceptent d’infliger des décharges électriques à leurs adversaires ?
François Jost. Oui, les candidats sont manipulés, tout le monde est au courant qu’ils participent à un faux jeu, sauf eux. La pression du public et de l’animatrice est très forte. Ce que je me demande, et je l’ai dis à Nick, c’est : ne faut-il pas plutôt s’interroger sur le rôle du public que sur celui de la télévision ? Ce qui me frappe toujours dans les émissions d’aujourd’hui, c’est ce public qui pousse au crime. S’il ne le faisait pas, ces émissions s’arrêteraient.

Que révèle justement le fait que public et téléspectateurs s’intéressent à des jeux qui mettent en scène des candidats dans des situations extrêmes ?
François Jost. La télé-réalité encourage à libérer les pulsions. Les pulsions ne sont pas nouvelles, ce qui est nouveau, c’est que le petit écran les autorise. Car ce phénomène existait déjà dans les arènes romaines, où le public décidait réellement de la vie ou de la mort de quelqu’un, ou encore au cirque, où les spectateurs préfèrent voir un funambule sans filet, parce qu’il existe un risque de mort. Je pense que l’être humain est assez attiré par des spectacles qui mettent en valeur la pulsion de mort. Christophe Nick débute son documentaire en montrant des jeux de télé-réalité très violents diffusés sur des chaînes à l’étranger, on y voit par exemple des Japonais s’ébouillanter…

Risque-t-on d’en arriver là en France ?
François Jost. Non, Nick part de l’idée, psychologique, qu’au fond, quelles que soient les classes sociales, les cultures, nous avons tous la même façon de penser et de réagir aux événements. Or, il faut tenir compte de la différence des cultures. La culture japonaise, par exemple, présente une autre forme de violence et d’autres traditions que celles de notre culture occidentale. Dans ces conditions, on peut aisément comprendre que leurs jeux de télé-réalité aillent plus loin qu’en France.

La charte de la société Endemol, qui produit la plupart des jeux de télé-réalité sur TF1 et M6, vise à garantir une certaine éthique dans ces émissions. Est-ce une protection supplémentaire pour la télé française ?
François Jost. Non ! La charte d’Endemol est une pure opération de communication. Lorsqu’on examine de près tout ce que promet Endemol, comme le respect de la dignité des candidats ou le fait de ne pas attenter à la vie humaine, on constate que ce type de texte figure déjà dans les conventions qui régissent les obligations des chaînes !

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNA MUSSO


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