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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

communication

Mélenchon et les médias: et si, comme Bourdieu, on chaussait les bonnes lunettes

5 Novembre 2012, 23:01pm

Publié par PCF Villepinte

 

Un livre à paraître ce lundi, Mélenchon 
et les médias, décrypte 
le traitement médiatique 
du leader du Parti 
de gauche et candidat 
du Front de gauche 
à l’élection présidentielle 
et ses rapports 
avec la télévision 
et la presse.  

Déjà en 1996, Pierre Bourdieu évoquait la « violence symbolique » du système médiatique (Sur la télévision, par Pierre Bourdieu, Éditions Liber). « Cette violence invisible tacitement admise par ceux qui la subissent et souvent par ceux qui l’exercent. » « À propos du candidat du Front de gauche, on a parlé de “relations houleuses” avec les médias, ce qui n’est pas exagéré… », notent Denis Sieffert et Michel Soudais, respectivement directeur et rédacteur en chef de Politis et auteurs de cet ouvrage, Mélenchon et les médias (Éditions Politis, 96 pages, 8 euros).

"Colères jupitériennes"

Combien de dîners en ville évoquent cette “violence” de Mélenchon à l’égard des journalistes, s’appuyant sur des scènes diffusées en boucle sur Internet. Mais s’interroge-t-on sur le système médiatique et sur « les médiacrates, représentants zélés d’une machine à fabriquer du consentement à l’ordre social ? » C’est tout l’intérêt de ce livre qui n’est pas un livre sur Mélenchon et ne le dédouane pas de certaines « colères jupitériennes » et autres coups de gueule, qui peuvent aussi agacer, mais un livre sur son rapport aux médias.

Un fait édifiant sert d’introduction à Denis Sieffert et Michel Soudais. Il est éloquent. Le 30 septembre dernier, 80 000 personnes manifestaient à Paris contre le traité budgétaire européen. France 2 y consacra un sujet dans son JT du soir. Que vit-on ? Qu’entendit-on ? « On y voit évidemment des images colorées du défilé. Il fait beau et le rouge est triomphant. » La caméra se porte en tête du cortège sur Mélenchon. Les auteurs racontent : « Le commentaire off, comme l’on dit, n’évoque pas directement le rassemblement. Il nous parle de Mélenchon “sur tous les fronts”, “tête d'affiche de la manifestation”. Mélenchon, nous dit le journaliste, est remonté sur son cheval. Dans une brève interview, celui-ci estime que François Hollande “ne pourra plus considérer que le traité européen est une formalité à expédier”. On le voit ensuite allant d’usine en usine. Résumé haletant de la semaine d’un activiste. Fin du reportage. » Mais pas la fin du sujet. Brice Teinturier, directeur général de l’institut Ipsos, en plateau, a cette formule : « Pour retrouver sa popularité, il fallait que Mélenchon essaye d’incarner cette nouvelle opposition critique à l’égard du gouvernement. » « Fermez le ban », ponctuent les auteurs.

Vision manipulatoire

Et Sieffert-Soudais de commenter : « L’exemple est édifiant à plus d’un titre. D’abord parce que nous n’avons pas affaire ici à l’un des reportages venimeux comme nous en avons tant vu à propos du Front de gauche. Dans l’esprit des journalistes en tout cas, il n’est pas acrimonieux. » Alors qu’est-ce qui cloche ? Et c’est là qu’il faut chausser les bonnes lunettes chères à Bourdieu. Que peut retenir le téléspectateur de ce mode de traitement ? Que Mélenchon a mis 80 000 personnes dans la rue pour soigner sa seule popularité. Une starisation qui oublie au passage les autres composantes de la manifestation ce qui, pour Sieffert et Soudais, est « une vision manipulatoire de l’histoire qui occulte la dimension sociale et engendre la dépolitisation ». On imagine aisément les réactions des trois publics qui auront regardé cette séquence, chacun avec sa paire de lunettes, expliquent-ils. Les journalistes auront trouvé le sujet réussi, les militants auront éprouvé, comme souvent, de la frustration, et le grand public aura pu penser que « les politiques sont tous les mêmes, qui ne pensent qu’à leur cote de popularité ».

Résister à cet ordre-là est pour Mélenchon et les responsables du Front de gauche un état d’esprit. On se souvient de la lettre ouverte de Pierre Laurent à Yves Calvi, journaliste à France Télévisions, où, dans les colonnes de l’Humanité, le secrétaire national du PCF protestait avec force contre le fait que l’animateur de C dans l’air n’invitait jamais de représentants du Front de gauche dans ses émissions.

"Evaluation consternante de l'intelligence populaire"

Le livre de Denis Sieffert et Michel Soudais évoque bien évidemment toutes ces petites histoires qui ont fait le buzz, et il lève le voile sur certaines pratiques. « Mon regard critique sur les médias s’est renforcé, explique le candidat du Front de gauche, à quelques jours du premier tour de la présidentielle. Alors qu’ils (les journalistes) ont la possibilité de structurer la discussion, ils ne l’ont fait à aucun moment. Ils ont passé leur temps derrière les balles qui leur paraissaient intéressantes, sur la base d’une évaluation consternante de l’intelligence populaire. »

Sont évoqués son accrochage avec Demorand sur Europe 1, l’épisode de l’étudiant de Science-Po venu le questionner.

 

Est aussi évoqué l'épisode du Petit Journal de Canal Pus venu filmer l’université du Parti de gauche à Grenoble, en août 2011, mais qui quitta la salle au moment où Mélenchon allait commencer à parler. Les équipes de Yann Barthès (qui se fait épingler beaucoup ces temps-ci) étaient venues filmer « les gueules cassées de la vie ». Entendez les pauvres. Ce livre décortique aussi l’offensive du Nouvel Obs, de Laurent Joffrin, inquiet de la montée du Front de gauche. Cette centaine de pages est un plaidoyer pour la liberté de la presse et pour un pluralisme qui intègre le journaliste dans sa citoyenneté.

  • A lire aussi:

Mélenchon est prêt à servir "si les camarades pensent que c'est utile"

  • A voir aussi:

Vidéo l'Humanité.fr: Jean-Luc Mélenchon et l'Humanité

 

Claude Baudry

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Mega : la vengeance de Megaupload ou la réinvention d’Internet

22 Octobre 2012, 18:43pm

Publié par PCF Villepinte

Kim Dotcom

Médias - le 22 Octobre 2012

 

 

 

 

Le fondateur de Megaupload annonce son retour tonitruant avant la fin de l’année et promet du révolutionnaire. Mega reviendrait d’ici peu en proposant un système d’échange crypté complètement incontrôlable, sans intermédiaire, qui devrait donner des sueurs froides tant aux gouvernements qu’aux industriels.

Evidemment, les annonces qu’il fait au magazine Wired sont à prendre avec une certaine prudence, car Kim Schmitt, allias Dotcoms est passé maître dans l’art de la communication. Il y menace à la fois le gouvernement américain et les majors de l’industrie culturelle, qui se seraient ligués contre lui. C’est que son arrestation tonitruante et la mise hors ligne des serveurs de Megaupload en janvier dernier précédait de deux jours le lancement international de la Megabox, déclinaison « légale » et payant de son service qui se serait passé d’intermédiaires et aurait supplanté sans souci iTunes, selon lui.

Cela semble gros et aussi trouble que la personnalité de Dotcom, mais on aurait tord de ne pas le prendre au sérieux. Il a la force de frappe nécessaire et s’est entouré de talents techniques, dont un certain Emmanuel Gadaix, ancien de la DST, les services secrets de sécurité intérieure français, passé maître dans l’art du cryptage.

Une couverture technique en béton

Ce qu’explique Dotcom l’air malicieux, c’est que personne ne sera capable de savoir ce qui s’échange à travers Mega, ni lui, ni l’hébergeur du serveur, ni un gouvernement, personne. Une clé unique, basée sur l’algorithme Advanced Encryption Standard, servira à décrypter l’échange. Clé qui ne sera connue et fournie que par la personne qui partage le document et lui seul. Ce qui permet à Mega de n’assumer strictement aucune responsabilité envers ce qui est hébergé, puisque dans l’incapacité d’en connaître le contenu. D’autant que le système se veut ouvert et que n’importe qui peut y agréger son serveur et être une partie de ce tout.

Dotcom promet également qu’il sera impossible à un gouvernement de mettre hors ligne les serveurs et données. L’opération du FBI de janvier leur reste en travers de la gorge. Ce qu’Emmanuel Gadaix explique bien à OWNI : "Les serveurs seront dans de multiples juridictions y compris en Europe. Comme toutes les données stockées sur le serveur ne pourront être décryptées, nous pourrions même en héberger aux Etats-Unis. Nous ne le ferons pas, à titre de sanction économique tout d’abord, mais aussi par respect pour nos millions d’utilisateurs dont les données sont toujours otages du gouvernement américain."
Et Dotcom se couvre derrière la charte internationale des Droits de l’Homme : « vous avez le droit de protéger vos informations et communications privées ». Et d’assurer : « tout ce qui passera par le site sera fermé et du domaine du privé, ce que garanti la clé ».

La terreur d’Hadopi, le sauveur des artistes

Autre versant communication du projet Mega, Dotcom promet qu’il sera aussi au service des artistes et du droit d’auteur. Lorsqu’un contenu violant un copyright sera révélé, il sera enlevé, et de préciser avec un certain humour : "comme avant avec Megaupload". Mais surtout Mega ambitionne toujours de détrôner iTunes. De proposer une plateforme de vente libre, de ce qu’on veut et sans intermédiaires ; donc potentiellement moins onéreux pour le client, plus rémunérateur pour l’artiste, qui récolterait jusqu'à 90% du prix de vente. Autre piste qui était avancée pour Mégabox, la rémunération des artistes par la publicité générée par le trafic des centaines de millions d'internautes.
La promesse est énorme, présentée avec un savant mélange d’assurance et d’ironie. Mega devrait débarquer avant la fin de l’année pour « réinventer l’Internet ». On peut sourire comme frémir, car on doit aussi se rappeler que Megaupload comptait pas moins d'un milliard de visiteurs, 180 millions d’utilisateurs inscrits et au moins autant de dollars de recettes.

Pi.M.

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Jeudi 12 janvier à 20H15 JL Mélenchon sur FR 2

11 Janvier 2012, 23:01pm

Publié par PCF Villepinte

Jeudi 12 janvier à 20h15

Melenchon FDGJean-Luc MELENCHON sera sur France 2 et nous

AU CAFE LUTETIA pour en débattre

 Café Lutétia:

 

 

 

 

29 avenue du général de Gaulle.

Tremblay-en-France (à côté du cinéma J.Tati) 

 

RER B Vert-Galant

 

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Faut bien rire un peu!

31 Décembre 2011, 08:42am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 30 Décembre 2011

Mots clés : hadopi, musique, internet, pornographie,

 

Piratage au ministère de la Culture, la faillite d'Hadopi ?

Après l’Elysée, c’est au tour du ministère de la Culture d’être soupçonné de téléchargement illégal. Des œuvres protégées auraient été téléchargées via pas moins de 250 adresses IP allouées au ministère, pourtant principal soutien de l’Hadopi.

C’est le blog nikopik.com, qui s’amuse depuis plusieurs jours avec l’outil youhavedownloaded.com, qui dévoile la chose. La quantité de contenu piraté repéré au cours de ces 2 derniers mois est impressionnante : des films et séries, de la musique, des jeux vidéo, des logiciels et même un large choix de contenu pour adultes. D’ailleurs, certaines œuvres ont été téléchargées depuis plusieurs adresses IP différentes appartenant au domaine du ministère de la Culture, ce qui renforce la crédibilité de l’information.

La stratégie de défense du ministère est intéressante. "La direction des systèmes d'information du ministère veille strictement à l'utilisation qui est faite des ordinateurs de son parc. La configuration de son réseau empêche la connexion à des réseaux de pair-à-pair ce qui exclut toute possibilité d'usage de tels réseaux à des fins de téléchargement illégal". Impossible donc ? Mais une enquête interne est tout de même en cours… Le second argument avancé est le même que celui utilisé par l’Elysée, également incriminée il y a quelques jours : le spoofing. Des méchants auraient « injecté » les adresses IP du palais présidentiel et du ministère de la Culture sur les réseaux de pair-à-pair pour accuser à tord les innocentes institutions. Argument qui pose un réel problème, car si c’est techniquement possible, cela remet en cause complètement Hadopi et son sous-traitant TMG, qui, même si la méthode est différente, ne fait rien d’autre que collecter les adresses IP sur les réseaux. Si cet argument technique est rejeté pour le grand public, coupable en ce cas du délit de négligence caractérisée pour ne pas avoir sécurisé son réseau, pourquoi faudrait-il l’accepter pour ces institutions ? Cette stratégie de défense décrédibilise l’Hadopi, et prouve que la collecte des adresses IP n’est pas fiable, ce que dénoncent de nombreux anti-Hadopi depuis le début.

Alors l’Elysée et le ministère de la Culture sont-ils victimes de hackers doués et malveillants ou sont-ils coupables de négligence caractérisée et hébergent-t-ils en leur sein des « pirates » ? De nombreux arguments plaident pour la seconde possibilité. La quantité d’adresses IP appartenant au même domaine à « spoofer » est franchement trop importante. Et on peut parier que si que si des hackers étaient derrière, ce n’est pas des bêtes comédies américaines qui auraient été téléchargées via les adresses IP de l’Elysée, mais du contenu bien plus graveleux et drôle.

Le spoofing, c’est facile. Envoyer des adresses IP au hasard sur les réseaux Bittorent c’est simple. Un simple programme gratuit comme Seedfuck permet justement de le faire, avec donc risque de se faire repérer par l’Hadopi. Et ce depuis bientôt 2 ans… Un programme qui n’a que l’utilité de démontrer l'inopérance d’Hadopi. Problème, Franck Riester, le rapporteur même de la loi Création et Internet nie l’existence même de ce genre d’outil. Confère cette interview donnée au Post : Des hackers ont mis à jour un petit programme qui brouille les pistes et met à mal la loi Hadopi. Qu'en pensez-vous ? Franck Riester : « C'est faux! En plus, ces programmes complexifient le partage. C'est de l'intoxication faite par les hackers. Moi, je lutte contre les hackers. » (via bluetoof)

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AÏE, AÏE, AÏE,OUILLE!

26 Novembre 2011, 12:38pm

Publié par PCF Villepinte

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La revue du projet N°10 Septembre 2011

27 Septembre 2011, 12:34pm

Publié par PCF Villepinte

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Dans l'Humanité-Dimanche un sondage exclusif : Où prendre l'argent ?

25 Août 2011, 06:57am

Publié par PCF Villepinte

 

Médias - le 24 Août 2011 Parution exclusive dans l’Humanité-Dimanche en vente dès jeudi 25 août d’un sondage exclusif : l’Humanité-Dimanche / Harris Interactive : Pour la croissance, l’emploi, les salaires, la réindustrialisation, le désendettement… Où prendre l'argent ? Les français répondent.

Avec un dossier complet de la rédaction du magazine. Vous y trouverez bien évidemment une analyse complète des résultats du sondage, mais aussi les réactions des syndicats. Dans ce numéro de l'Humanité Dimanche également, le décryptage de l’impasse dans laquelle s’enfoncent le PS et EELV, coincés entre une volonté d’austérité et la règle d’or. Enfin Pierre Laurent, dans un long entretien, analyse lui-aussi les résultats du sondage, et rappelle les propositions du Front de Gauche à ce sujet.

  • Voir aussi

Monique Pinçon-Charlot « Il faudrait soigner l’addiction à l’argent des plus riches »
La crise sous le krach
Patrick Artus « Le traitement à court terme nous laisse sous la menace de la crise »

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Limiter le débit Internet : des pratiques pas très nettes

23 Août 2011, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 22 Août 2011

 

Mots clés : Internet,
 

Les tuyaux permettant l’accès au Web sont peut être engorgés, mais on peut craindre que derrière la volonté de plafonner le débit Internet des particuliers, se cache une politique commerciale peu avouable.

Le site Owni.fr, puis le Parisien, ont ainsi avancé, en se basant sur un document de la Fédération Française des Telecoms (le lobby regroupant tous les opérateurs), que les fournisseurs d’accès Internet avaient l’intention de limiter les abonnements fixes et mobiles. Et ce à cause d’un engorgement des réseaux. La solution proposée serait de plafonner le débit (la vitesse de connexion) au-delà d’un certain volume de données tranféré.
On nous inciterait donc à acheter des appareils connectés, consommer des quantités de vidéos et musiques en ligne pour d’un coup revenir 10 ans en arrière ? Peut-on croire qu’Orange aurait investi des centaines de millions d’euros dans du contenu en ligne (chaînes de télévision, droit de retransmission du football, vidéo à la demande…) et négocié des partenariats avec Deezer ou Dailymotion, pour couper par la suite le robinet à ses abonnés ? Bien sûr que non. Ce qu’il faut craindre en revanche, c’est que le plafond vise avant tout les services en ligne de la concurrence. Qu’on se retrouve alors avec un Internet qui ne soit plus réellement Internet. Un réseau de services encadrés par l’opérateur, et qui lui rapportent de l’argent.
De fait, on peut craindre que les FAI cherchent à appliquer à l’Internet fixe ce qu’ils font déjà pour le mobile : on paye un forfait dit illimité mais en fait plafonné, avec des options (payantes) pour accéder aux services de partenaires comme de la musique en streaming. Et les forfaits réellement illimités s’adressant plutôt aux professionnels, à des prix astronomiques.
Le but est de faire payer non seulement les abonnés, mais surtout les fournisseurs de contenus, qui devront négocier avec les FAI pour que les internautes puissent accéder en illimité à leurs services…

Le réseau est-il saturé ?
La consommation en matière de débit Internet des Français augmente de 50 % chaque année. Ce qui crée effectivement une certaine saturation du réseau. Pour bien comprendre, il faut imaginer que l’approvisionnement d’Internet est assez comparable à celui de l’eau. Pour répondre à la croissance de la demande, on peut le faire à l’échelle des particuliers : pour Internet, ce sont les forfaits hauts débits, la fibre optique… Mais si on ne change pas les tuyaux d’approvisionnement depuis la source, c’est vite la saturation, on ne peut répondre à la demande.
Il reste deux solutions : soit mettre des tuyaux bien plus gros, mais les travaux sont extrêmement chers (et à la charge des opérateurs), soit augmenter la pression, pour faire passer plus de débit sur un même tuyau. Pour Internet, augmenter la pression revient à optimiser les réseaux. Ainsi avec les infrastructures actuelles, on est capable de passer d’un débit de 2,5 Gbit par seconde à 100 Gbit/s par longueur d’onde, sur les câbles principaux, ceux qu’on appelle les autoroutes de l’information. Mesure satisfaisante à moyen terme, mais qui a tout de même un coût pour l’opérateur. Il faut dans ce cas améliorer la fiabilité et la sécurité des réseaux.

Besson dit non
Dans un communiqué de presse dimanche soir, Eric Besson, en charge notamment des nouvelles technologies au gouvernement, a refusé l’idée de plafonner « l’illimité ». Dans un même temps, le ministre a précisé qu’il était grand temps d’encadrer l’utilisation du terme « illimité » par les opérateurs, ciblant ainsi particulièrement les forfaits Internet mobile, dont le débit est le plus souvent plafonné.

Pierric Marissal

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L'accord Google-Motorola renforce Nokia

17 Août 2011, 06:51am

Publié par PCF Villepinte

 

Médias - le 16 Août 2011

 

 

 

L'annonce lundi du rachat à grands frais de Motorola Mobility par Google a indirectement renforcé aux yeux des investisseurs le numéro un mondial de la téléphonie mobile, le finlandais Nokia, dont l'action grimpait mardi à la Bourse d'Helsinki, selon des experts.

"Le fait que Google ait payé aussi cher (8,7 milliards d'euros, ndlr), en grande partie pour récupérer le portefeuille de brevets de Motorola (...) a attiré l'attention sur le fait que Nokia avait probablement de loin le plus grand portefeuille de brevets du secteur", a expliqué à l'AFP l'analyste financier de la banque FIM Michael Schroeder.

L'action Nokia s'est effritée depuis l'annonce en février par le directeur exécutif Stephan Elop de l'abandon du système d'exploitation Symbian au profit du système Windows Phone de Microsoft pour les smartphones du finlandais.

Mais mardi vers 13h30 GMT, l'action Nokia gagnait 5,0% à 4,30 euros à la Bourse d'Helsinki dans un marché en recul de 1,7%.

"Une des explications pourrait être que de nombreux investisseurs estiment que l'action Nokia est sous-évaluée au vu de ce que Google a payé pour Motorola", écrit le journaliste financier Petri Sajari dans l'édition de mardi du principal quotidien finlandais Helsingin Sanomat.

De son côté, Nokia estime que Google a accrédité la stratégie de M. Elop de créer une troisième voie pour contrer les concurrents Google -fabricant du système d'exploitation Android- et Apple avec son iPhone. "Cela renforce notre conviction que la branche smartphone de Nokia aura plus de chances de se différencier et de se développer avec Windows Phone", a déclaré à l'AFP le porte-parole de Nokia James Etheridge.

Pour M. Schroeder, l'accord Google-Motorola pourrait pousser des utilisateurs d'Android, comme HTC et Samsung, à se tourner vers le Windows Phone dans le sillage de Nokia, puisque Google et son Android sont devenus des concurrents directs.

"Android se porte bien ces derniers temps parce qu'il était indépendant des constructeurs de téléphone (...) mais, maintenant que Google acquiert la branche appareils mobiles de Motorola (...), Google apparait soudain comme dépendant", selon M. Schroeder.

Le géant américain de l'internet Google a annoncé lundi qu'il allait acheter le fabricant de téléphones portables Motorola Mobility pour 12,5 milliards de dollars en numéraire, afin de donner un élan supplémentaire à son système d'exploitation Android.

Nokia a perdu sa place de numéro un mondial du marché des smartphones au profit d'Apple et Samsung au deuxième trimestre 2011, avec une part de marché qui s'est effondrée à 15,2% contre 38,1% l'année passée, selon un rapport du cabinet de recherche américain Strategy Analytics publié le 29 juillet.

 

 

 

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TOUT NUMERIQUE

16 Août 2011, 10:43am

Publié par PCF Villepinte

 
   
   
   
   

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L'Humanité Dimanche du ...
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2011-08-05

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