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budget

Le gouvernement met les 3 % aux oubliettes

16 Février 2013, 17:53pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 15 Février 2013

Croissance

 

 

L’effort demandé aux Français de hausse d’impôts et de réduction des dépenses a eu raison de la croissance. Jean-Marc Ayrault a fini par admettre que la France ne pourrait pas tenir l’objectif de déficit prévu en 2013.

Rattrapé par la réalité, Jean-Marc Ayrault a reconnu que l’objectif des 3 % de déficit public d’ici à la fin de l’année ne serait pas atteint, « pour une raison simple, c’est que la croissance en France, en Europe et dans le monde est plus faible que prévu ». À moins de taper encore plus dans les dépenses publiques, comme l’a recommandé, mardi, la Cour des comptes. Une option qui ne semble pas avoir été décidée par l’exécutif gouvernemental… pour cette année en tout cas. La politique « de lutte contre les déficits », explique le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, est « sérieuse ». « Mais je ne souhaite pas qu’elle condamne le pays à la récession », ajoute-t-il, en précisant qu’il « ne faut pas ajouter de l’austérité aux difficultés d’aujourd’hui ».

Sans appel, les chiffres publiés hier par l’Insee ont confirmé ce que tout le monde craignait. La croissance en 2012 aura été nulle. Avec un ralentissement très prononcé de l’économie française au quatrième trimestre de – 0,3 %. La spirale récessive touche toutes les composantes de la croissance : la production totale est, selon l’Insee, « atone » sur l’année (+ 0,1 % après + 1,9 % en 2011), l’investissement « stagne » (après une hausse de 3,5 % en 2011), « les dépenses des ménages ne croissent pas en 2012 ». Seul le commerce extérieur sauve les meubles en contribuant au PIB à hauteur de 0,7 point. Résultat, 66 800 emplois ont été détruits dans le secteur marchand en 2012, dont 65 600 dans l’intérim.

Avec un handicap de croissance de – 0,16 % en début d’année, et une quasi-stabilité du PIB qui devrait se poursuivre au premier semestre, la prévision de croissance du gouvernement à 0,8 % en 2013 est désormais inatteignable. Et, au final, l’austérité engendre du déficit public.

Un changement de cap ? Ce n’est pas ce qui semble se dessiner, le premier ministre ayant immédiatement confirmé que « l’objectif d’un déficit zéro à la fin du quinquennat de François Hollande » serait poursuivi. « Ce qui compte, c’est la trajectoire. Nous allons dans la bonne direction. » Pour parvenir à cet objectif, le gouvernement a mis en place un tour de vis sans précédent de 36 milliards d’euros d’économies (dépenses et impôts) pour 2013, puis de 50 milliards en 2017. Éric Bocquet, sénateur communiste, a appelé le gouvernement à changer « radicalement de logique » en cherchant de nouvelles recettes par le biais de l’impôt sur la fortune ou de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales. « Au lieu de combattre uniquement le déficit, il faut relancer la consommation par les salaires, ce qui fera tourner la machine économique », a-t-il ajouté.

Le renoncement aux 3 % a donné un os à ronger à cette droite amnésique, qui oublie qu’elle était au pouvoir depuis les dix années où le déficit a le plus augmenté. Le chef de l’UMP, Jean-François Copé, s’est donc empressé, dans les colonnes des Échos, de faire part de son intention de déposer une motion de censure « dans les prochaines semaines » (lire ici). Quant à François Fillon, il a dénoncé « la légèreté avec laquelle le gouvernement a renoncé à l’objectif de déficit public à 3 % du PIB » en 2013, démontrant selon lui le « laxisme budgétaire » de la France.

Le déficit budgétaire 2012 de la France s’est élevé à 87,2 milliards d’euros, contre 90,7 milliards en 2011. Le déficit public de la France était passé de 2,7 % du PIB en 2007 à 7,5 % en 2009, avant de redescendre à 7,1 % en 2010, puis à 5,2 % en 2011, et 4,5 % 
en 2012. « Les 3 %, inventés en une heure un soir de juin 1981, sur un coin de table, ne reposaient sur aucune théorie économique », 
a expliqué Guy Abeille, l’homme à l’origine 
de ce chiffre, au Parisien.

  • Lire aussi :

L’UMP va tester son pouvoir de nuisance à l’Assemblée
Les effets cachés de l’austérité sur la croissance
La France a fini 2012 en négatif

 

 

 

 

La gauche du PS vent debout  Maintenant la gauche, qui réunit l’aile gauche du PS, se mêle du débat et demande au gouvernement d’abandonner l’objectif de réduction du déficit public à 3 % du PIB, un « dogme » qui « mène inexorablement à l’austérité généralisée », écrivent les signataires d’un appel. Seule une politique de relance permettra, selon eux, de restaurer des « déficits publics soutenables » et de réaliser « des investissements publics massifs en faveur d’un nouveau mode de développement ». Les mêmes, avec d’autres composantes du parti, ont présenté en bureau national du PS une motion contre le budget d’austérité de l’UE. Des positions qui ont le mérite d’ouvrir le débat à gauche réclamé par le Front de gauche et une partie d’EELV sur le cap du gouvernement.

Clotilde Mathieu

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Tour de vis pour les collectivités :

13 Février 2013, 22:39pm

Publié par PCF Villepinte

les élus montent au créneau

François Hollande au congrès des Maires de France en décembre 2012

Politique - le 13 Février 2013

 

 Les élus locaux s’insurgent contre la décision gouvernement du doublement de la baisse des dotations aux collectivités territoriales. Les élus PS ne sont pas en reste, dénonçant une décision qui va nuire aux intérêts des populations.

« Un coup de massue sans précédent contre les collectivités locales. » L'Association des maires de France (AMF) ne mâche pas ses mots devant la décision du gouvernement, annoncée mardi 12 février devant le Comité des finances locales (CFL), de réduire en 2014-2015 les dotations aux collectivités territoriales de 3 milliards d’euros, soit le double de ce qui avait été annoncé par le gouvernement en septembre 2012. On est loin du « pacte de confiance » que souhaitait François Hollande avec les communes, les départements et les régions. L’AMF estime en effet que « cette baisse des dotations aura un impact direct sur les services à la population, sur l’investissement public et donc sur l’économie locale ». D’autant,  affirme son premier vice-président, le maire (PS) d’Issoudun (Indre), André Laignel, que « cette diminution des dotations équivaut, de fait, à une amputation de crédits de 4,5 milliards d’euros en 2015 par rapport à 2013 » en regard du gel des dotations depuis plusieurs années.

Les réactions sont multiples et convergentes de la part des associations d’élus dont beaucoup sont dirigées par des socialistes. Ce qui témoigne de l’ampleur du désaveu chez ces élus ou, pour le moins, de la colère chez les habitants qui pourrait résulter des conséquences sur le terrain de cette décision et dont les élus se font, par leurs réactions, en quelque sorte l’écho par anticipation. Outre l’AMF, l’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) présidée par le maire (PS) de Grenoble (Isère), Michel Destot, dénonce ainsi « un recul historique des dotations alors que des charges nouvelles sont imposées », comme celles induites par la hausse de la TVA ou encore la réforme des rythmes scolaires. La Fédération des villes moyennes (FVM) présidée par Christian Pierret, maire (PS) de Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), a également accueilli « avec gravité ces orientations » qui mettent « à mal les ressources propres des collectivités », quand l’Association des départements de France dirigée par le président du conseil général des Côtes-d’Armor, Claudy Lebreton (PS), fait part de la « vive émotion voire de la colère » que la décision du gouvernement a provoquée chez un certain nombre d’élus.

Lire aussi :

3 milliards de moins pour les collectivités
Rythmes scolaires : qui paiera la facture ?

Les maires posent leurs revendications pour 2013

Max Staat

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La Modernisation de l'action publique, comme un parfum de RGPP

18 Décembre 2012, 10:11am

Publié par PCF Villepinte

Manifestation contre la RGPP - archive

 

Après avoir enterré la Révision générale des politiques publiques (RGPP) de la droite et son non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, le gouvernement assure que sa "MAP" visera à "améliorer la qualité des services publics dans un contexte plus contraint". Dans les faits, les ministres sont une nouvelle fois 
appelés à couper dans les dépenses.

Le crédit d’impôt compétitivité-emploi de 20 milliards d’euros accordé aux entreprises ne se paiera pas seulement par une hausse de la TVA. Mardi, les ministres sont appelés à se réunir à Matignon pour y voir leurs budgets coupés. Objectif  trouver 7 à 8 milliards d’euros d’économies. Deux tiers serviraient à compenser une partie de la baisse de la fiscalité sur les entreprises, le tiers restant étant dévolu à des coûts non programmés, notamment les contrats de génération ou la hausse du RSA.

Couper dans les dépenses

Pour Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances, « il est hors de question que des dépenses nouvelles ne soient pas gagées par des économies ». Un principe qui en rappelle un autre. Nicolas Sarkozy avait sa révision générale des politiques publiques (RGPP), Jean-Marc Ayrault lance sa « modernisation de l’action publique » (MAP). La différence? À la place d’un raboteur en chef centralisé, il sera demandé à chaque ministre de couper lui-même dans ses dépenses.

Ainsi, alors que Pierre Moscovici annonce par ailleurs « une année très difficile » pour 2013, reconnaissant à demi-mot dans un entretien au JDD que l’objectif des 0,8 % de croissance ne serait probablement pas atteint, le gouvernement confirme son choix de baisse des dépenses d’un côté, y compris quand, comme les aides au logement, elles jouent un rôle contracyclique, et de l’autre, une baisse de la fiscalité des entreprises. Une logique contestée par le secrétaire national du PCF. Dans le Parisien, Pierre Laurent estime que « la politique depuis six mois s’est faite au rythme des pressions du patronat (…) Il faut que la politique du gouvernement se fasse sous la pression des citoyens qui l’ont élu ».

  • A consulter:

Le Livre noir de la RGPP (FO)

  • A lire aussi:

La Fonction publique, une chance

Réforme de l'Etat: " La nouvelle méthode est de gauche mais le fond toujours de droite "

A. R.

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PLFSS : « La solidarité majoritaire c'est de ne pas refuser en 2012 ce que l'on a porté ensemble en 2011 »

17 Novembre 2012, 08:37am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 PLFSS : « La solidarité majoritaire c'est de ne pas refuser en 2012 ce que l'on a porté ensemble en 2011 »

 

 

Même si le PLFSS comprend certes quelques annonces positives dont la mesure de la prise en charge à 100% des IVG, la loi Bachelot n'est nullement remise en cause, les ARS continuent les restructurations et les fermetures de services, de blocs opératoires, de maternités, de centres IVG.

Le PLFSS prétend lutter contre le renoncement mais ne propose aucune mesure contre les franchises médicales, la fiscalisation des indemnités journalières, le jour de carence, autant de mesures imposées par la droite.

L'augmentation du PLFSS votée est très nettement inférieure aux besoins exprimés par les professionnels comme l'a rappelé la Fédération Hospitalière de France. Alors qu'il faudrait entre 3,1 et 3,4%, il n'a été voté qu'avec une augmentation de 2,6%. Cela se traduira encore par des fermetures d'activités, de services publics.

Au niveau des recettes, la majorité de gauche sénatoriale ne s'est pas retrouvée autour d'amendements votés l'année dernière et que le groupe socialiste a refusé de voter cette année préférant mêler ses voix à la droite.

La « solidarité majoritaire » au Sénat, c'est de ne pas refuser en 2012 ce que l'on a porté ensemble en 2011.

Il est encore possible d'avoir un projet de financement de la sécurité sociale qui marque une orientation de gauche comme la suppression des exonérations de cotisations pour les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d'égalité salariale. Pourquoi par exemple le PS a-t-il refusé avec la droite cet amendement ?

Les principaux amendements présentés par les parlementaires Front de gauche n'ont pas été retenus que ce soit à l'Assemblée ou au Sénat. Pourtant la majorité est diverse comme l'a été le rassemblement qui a permis de chasser la droite. Cette diversité doit être respectée et entendue.

L'attente d'une politique de gauche est grande dans le pays, il faut y répondre avec des actes concrets pour une protection sociale solidaire et une sécurité sociale renforcée.

Le gouvernement doit entendre et mettre le cap à gauche !

 

Jean-Luc Gibelin, Responsable de la commission santé, protection sociale au PCF,

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF,

 

 

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Le Sénat dit "non" au budget de la Sécu 2013

15 Novembre 2012, 12:23pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 15 Novembre 2012

 

 

 

Le Sénat a rejeté jeudi le budget de la Sécu 2013. Le vote du groupe CRC a été déterminant. La commission des Affaires sociales ayant ignoré l’intégralité 50 amendements déposés  par les communistes, les élus ont choisit de s’opposer à ce budget d’austérité.

La deuxième partie du budget de la Sécu, consacrée aux dépenses, "tombe" d'office et ne sera pas examinée par le Sénat. Une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) sera convoquée mais elle est promise à un échec. Les élus du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), faute d’être entendus ont choisi de s’opposer au texte. "Nous n’avons pas ménagé nos efforts pour proposer d’apporter à la Sécurité sociale les ressources nécessaires lui permettant de jouer pleinement ses missions", a fait valoir Éliane Assassi, la présidente du groupe, au cours d’une conférence de presse mercredi. "Mais notre démarche, constructive, n’a pas été entendue, puisque, ce matin, la commission des Affaires sociales a rejeté nos amendements", a précisé la sénatrice de Seine-Saint-Denis.

Pourtant parmi la cinquantaine d’amendements CRC rejetés par la commission, plusieurs avaient été votés par le PS, alors qu’ils étaient dans l’opposition, il y a quelques mois, comme la proposition qui prévoyait la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales aux entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité salariale.

Le texte reviendra donc devant les deux chambres du Parlement puis une troisième fois devant l'Assemblée nationale qui aura de toute façon le dernier mot.

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Réactions mitigées à la grève de la faim du maire de Sevran

10 Novembre 2012, 19:04pm

Publié par PCF Villepinte

Stéphane Gatignon, maire de Sevran, en grève de la faim devant l'Assemblée nationale

 

 

Manuel Valls et Europe écologie les Verts ont apporté leur soutien au maire de Sevran, Stéphane Gatignon. Sa grève de la faim débutée vendredi soir pour réclamer une plus grande aide de l'Etat pour sa commune a en revanche suscité un emise au point de Marylise Lebranchu. 

  • Pourquoi cette grève de la faim?

Installé sous une tente devant l'Assemblée nationale, Stéphane Gatignon pense poursuivre sa grève de la faim jusqu'à mardi, afin d'obtenir cinq millions d'euros supplémentaires à l'Etat pour sa commune de 51.000 habitants, enclavée, gangrenée par le chômage et la misère, confrontée au trafic de drogue. "Je dois me battre pour ma ville. Et de l'argent il y en a en Île-de-France: nous sommes dans une des zones d'Europe les plus riches avec des maires qui sont assis sur des coffres-forts, il faut donc partager les richesses."

Alors qu'un débat parlementaire est prévu lundi et mardi sur le sujet, Stéphane Gatignon demande notamment une hausse de 180 millions d'euros, et non de 120MEUR comme le prévoit le gouvernement, de la Dotation de solidarité urbaine (DSU), que verse l'Etat aux communes.

  • Qui sont les soutiens du maire de Sevran?

Plusieurs dizaines d'habitants de Sevran sont venus le soutenir ce samedi matin. Puis, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, est venu lui adresser "un message de solidarité et d'amitié". Il m'"a dit qu'il allait essayer de faire passer des messages au niveau du gouvernement et de l'Assemblée", a déclaré Stéphane Gatignon.

Des écologistes, tels Noël Mamère, Jean-Vincent Placé et l'ex-candidate Eva Joly, ont aussi rencontré leur collègue d'Europe écologie les Verts. De même que le premier secrétaire du PS, Harlem Désir. Se voulant "à l'écoute de la banlieue qui souffre", le successeur de Martine Aubry à Solférino a expliqué: "Je crois que l'on a besoin aujourd'hui d'une solidarité très forte à l'égard des villes les plus pauvres de banlieue et que cela demande une péréquation plus importante entre les territoires, entre les villes les plus riches et les plus pauvres, en particulier dans la région Ile-de-France", a ajouté Harlem Désir.

  • Quelles sont les critiques à ce geste?

La ministre de la Réforme de l'Etat, Marylise Lebranchu: Sevran, a émis un communiqué afin de répondre aux revendications de Stéphane Gatignon. Elle a précisé que Sevran fait partie des communes qui profitent le plus, en proportion de leur population, de la dotation de solidarité urbaine destinée aux villes en difficulté. "Le gouvernement rappelle l'effort sans précédent de solidarité en faveur des communes les plus fragiles, dont Sevran, qu'il a prévu dans le projet de loi de finances pour 2013 présenté au Parlement", écrit la ministre.

"Ainsi, la commune de Sevran bénéficiera de plus de 1,5 million d'euros supplémentaires en 2013 au titre de la dotation de solidarité urbaine (DSU). Sa DSU versée atteindra ainsi plus de 9 millions d'euros. Rapporté à sa population, ce montant place la ville de Sevran au 3ème rang des communes de plus de 50.000 habitants bénéficiaires de cette redistribution", a-t-elle ajouté notamment.

  • A lire aussi:

Lutter pour humaniser la ville et en finir avec la ségrégation spatiale

Lamy veut mettre fin à "la zone"

S.G.

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Le Front de Gauche rejette le projet de Financement de la Sécurité Sociale - PLFSS 2013

1 Novembre 2012, 08:39am

Publié par PCF Villepinte

« Encore un changement qui ne viendra pas ! »

 euro

          Sans surprise et conformément au vote à l'assemblée nationale du traité européen Sarkozy/Merkel, le PLFSS 2013 répondra aux injonctions de la Commission européenne et de la Banque centrale, afin de rassurer les marchés financiers, mais ne répondra absolument pas aux besoins de santé de la population et aux exigences des professionnels.

 

      L’objectif affiché d’une nouvelle économie de 2,5 milliards d’euros sur les dépenses d’assurance-maladie, va peser durement dans une situation déjà aggravée : l’augmentation des inégalités d’accès aux soins, l’augmentation des restes à charge, les restructurations hospitalières avec la fragilisation de l’hôpital public, des emplois insuffisants… Et bien sûr, absence de mesures annulant les franchises médicales et forfaits…

 

Au contraire, l’ensemble des propositions ne fait que creuser le filon de la fiscalisation : ainsi naît la double peine pour les retraités imposables qui devront s'acquitter de la dite « contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie » de 0,3%  en 2013 puis en 2014 alors qu'elles et ils ont déjà cotisé toute leur vie !

 

Quant au milliard d’euros d’économies annoncés « sur les produits de santé », le projet ne dit pas comment inciter, voire contraindre les tous puissants labos capitalistes, tel que SANOFI qui exerce aujourd’hui « son droit au licenciement boursier » !

 

On nous annonce une prétendue priorité accordée aux missions de l’hôpital public, mais comment expliquer que la loi « Bachelot » continue d'être appliquée ? Le remboursement à 100% des IVG est une bonne mesure mais les Centre IVG continuent d'être fermés !

 

Le « pacte de confiance pour l’hôpital public » est  remis en cause : 657 millions d’euros d’économies de plus, synonymes de pressions accrues sur les personnels et les services hospitaliers, de dégradation des conditions de travail et de prises en charge des patients.

La priorité à accorder à « l’investissement hospitalier » n’est pas de nature à rassurer quant à l’état actuel d’endettement des hôpitaux, devant emprunter sur les marchés financiers.

 

         Le PCF déplore ce budget d’austérité qui, sans surprise s’inscrit en toute continuité avec la logique comptable prévalant ces dix dernières années. Les députés Front de gauche ne voteront pas ce projet de loi de financement de la sécurité sociale.

 

         Le PLFSS 2013 ne porte aucune ambition de politique de changement. Pire, il préfigure dans les limites mêmes de sa portée les attentions du gouvernement à se soumettre à la « règle d’or de baisse du coût du travail » en prévoyant de faire basculer près de 40 milliards de cotisations des entreprises sur la CSG.

 

Une sécurité sociale solidaire et universelle :

Au contraire, le PCF fait des propositions pour un financement de la protection sociale basé sur les cotisations, avec une cotisation variable en fonction de la politique d'emploi et des salaires ainsi qu'en urgence une cotisation sur les revenus financiers qui rapporterait plus de 70 milliards à la protection sociale.

Le PCF s’engage à favoriser toutes les conditions du débat ; une grande initiative nationale avec nos élus nationaux, départementaux et municipaux permettra de mobiliser l'ensemble des citoyens en lien avec tous les comités de défense des hôpitaux publics afin de défendre et promouvoir une Sécurité Sociale solidaire et universelle porteuse de progrès social et économique.

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La Seine Saint Denis ne demande pas l’aumône !

29 Octobre 2012, 19:22pm

Publié par PCF Villepinte

 

Le premier ministre vient d’annoncer la mise en place « dès 2013 d’un fonds spécifique de 170 millions d’euros pour mieux soutenir le financement des missions de solidarité » destiné aux départements confrontés aux difficultés financières les plus lourdes, en raison des aides sociales qu’ils versent (Revenu de Solidarité Active / RSA, Allocation Départementale pour l’Autonomie / ADPA, et Prestation de Compensation du Handicap / PCH).

Or, le besoin de solidarité est d’autant plus grand que le chômage augmente, que la population vieillit, que la prise en charge du handicap doit être améliorée. L’Etat a transféré les politiques de solidarité sans donner les moyens.

Au Conseil général de Seine Saint Denis, nous en faisons la triste expérience : en 8 ans, cet abandon de l’Etat s’élève à plus d’un milliard €. Les déclarations du Premier Ministre ne reconnaissent pas la fuite en avant de ses prédécesseurs. Pourquoi ?

 

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Les patrons de l'AFEP : des monstres d'égoïsme et d'ingratitude

29 Octobre 2012, 19:16pm

Publié par PCF Villepinte

 
 Les patrons de l'AFEP : des monstres d'égoïsme et d'ingratitude

 

 

Les grand patrons de l'AFEP s'invitent aux agapes budgétaires. Ils en veulent toujours plus. Le coup de pression qu'ils viennent de mettre sur le gouvernement est une nouvelle illustration de la combativité d'un patronat à l'offensive, arrogant et calculateur, exigeant d'un main 60 milliards d'économie sur le budget de l'Etat, et de l'autre demandant 30 milliards de baisse de cotisations. Un patronat qui fait décidément beaucoup de politique. Le ministre Cahuzac leur répond ce matin pour dire qu'il y aura 50 milliards d'économies sur les dépenses de l'État, et donc sur les missions de service public, le seul patrimoine de tous ceux qui n'en n'ont pas. Le ministre du Budget va un peu plus loin encore en précisant avoir largement tenu compte des exigences de l'AFEP dans l'élaboration du budget 2013.

Monsieur Cahuzac semble découvrir l'égoïsme et l'ingratitude de ce club patronal des grands groupes français. Cela en serait presque touchant...Ne nous laissons pas attendrir ! Nous proposons au ministre du budget d'accomplir une simple rotation en tournant sa tête vers la gauche. Pas moins de 40 amendements budgétaires ont été proposés par les députés du Front de gauche lors de l'examen du volet recette de la loi de financement. Aucun n'a été retenu. C'est pourtant de ce côté-ci que se trouve l'alternative et les solutions à la crise.

 

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Gaby Charroux: «On est loin de la justice fiscale promise»

25 Octobre 2012, 08:40am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Marc Ayrault et ses ministres de "Bercy", Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac

 

Les députés Front de gauche n'ont pas voté la loi de Finances 2013. Gaby Charroux (PCF-Front de gauche) est membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Il explique à l'Humanité la vraie rupture budgétaire qu'il appelle de ses voeux.

Quel est le sens du vote 
contre la loi de programmation des finances publiques 
pour 2012-2017 ?

Gaby Charroux. On a pris un chemin prévisible, après les textes passés en discussion ces dernières semaines à l’Assemblée, le traité européen d’abord, puis la loi organique. Aucun des amendements qu’on a proposés sur cette loi n’a été retenu, il nous semble donc que le compte n’y est pas. Même s’il y a un certain nombre de signes positifs, par exemple, la fameuse décote, concédée en partie pour justifier l’immobilisme sur le gel du barème des impôts. On pourrait citer un début de taxation des dividendes, la contribution exceptionnelle sur les grandes sociétés mais, globalement, on est loin de la justice fiscale promise par François Hollande durant la campagne présidentielle.

 

Votre geste ne vaut pas opposition 
à long terme au gouvernement ?

Gaby Charroux. Non, mais nous continuons d’émettre des réserves, très inquiètes, sur l’ancrage à gauche de ce gouvernement. Il n’emprunte pas la voie qui convient. Le carcan s’est appliqué au travers du traité européen, de la loi organique et aujourd’hui de ce budget : l’État et les collectivités territoriales vont être contraints. Or, il faut développer l’investissement public, pour leur permettre de faire face aux missions générales de service public pour la santé, l’école… Nous pensons que préparer l’avenir, c’est faire de la croissance et de l’emploi une priorité. Il faut aussi travailler à la réhabilitation de l’impôt pour permettre des dépenses publiques utiles, ou à la réduction des évasions et des niches fiscales. Faire payer aux populations ce dont les banques sont responsables, est-ce de la justice?

 

En ce qui concerne le volet dépenses du budget 2013, comment voterez-vous ?

Gaby Charroux. Sur les recettes, nous nous sommes abstenus. Sur les dépenses, même si la position du groupe n’est pas arrêtée, on aurait toutes les raisons de voter contre. Les contraintes qui vont peser sur les finances des collectivités territoriales sont injustes et inefficaces économiquement. En tant que président d’agglomération et maire de Martigues, je le vois : si on réduit nos moyens, c’est moins d’investissement, moins d’emplois pour les entreprises locales. C’est un cercle vicieux qu’on pérennise.

  • A lire aussi:

Pourquoi le Front de gauche a voté contre le projet de loi de Finances 2013

Les explications d'André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l'Assemblée

Entretien réalisé par Grégory Marin

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