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budget

Le Sénat dit "non" au budget de la Sécu 2013

15 Novembre 2012, 12:23pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 15 Novembre 2012

 

 

 

Le Sénat a rejeté jeudi le budget de la Sécu 2013. Le vote du groupe CRC a été déterminant. La commission des Affaires sociales ayant ignoré l’intégralité 50 amendements déposés  par les communistes, les élus ont choisit de s’opposer à ce budget d’austérité.

La deuxième partie du budget de la Sécu, consacrée aux dépenses, "tombe" d'office et ne sera pas examinée par le Sénat. Une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) sera convoquée mais elle est promise à un échec. Les élus du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), faute d’être entendus ont choisi de s’opposer au texte. "Nous n’avons pas ménagé nos efforts pour proposer d’apporter à la Sécurité sociale les ressources nécessaires lui permettant de jouer pleinement ses missions", a fait valoir Éliane Assassi, la présidente du groupe, au cours d’une conférence de presse mercredi. "Mais notre démarche, constructive, n’a pas été entendue, puisque, ce matin, la commission des Affaires sociales a rejeté nos amendements", a précisé la sénatrice de Seine-Saint-Denis.

Pourtant parmi la cinquantaine d’amendements CRC rejetés par la commission, plusieurs avaient été votés par le PS, alors qu’ils étaient dans l’opposition, il y a quelques mois, comme la proposition qui prévoyait la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales aux entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité salariale.

Le texte reviendra donc devant les deux chambres du Parlement puis une troisième fois devant l'Assemblée nationale qui aura de toute façon le dernier mot.

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Réactions mitigées à la grève de la faim du maire de Sevran

10 Novembre 2012, 19:04pm

Publié par PCF Villepinte

Stéphane Gatignon, maire de Sevran, en grève de la faim devant l'Assemblée nationale

 

 

Manuel Valls et Europe écologie les Verts ont apporté leur soutien au maire de Sevran, Stéphane Gatignon. Sa grève de la faim débutée vendredi soir pour réclamer une plus grande aide de l'Etat pour sa commune a en revanche suscité un emise au point de Marylise Lebranchu. 

  • Pourquoi cette grève de la faim?

Installé sous une tente devant l'Assemblée nationale, Stéphane Gatignon pense poursuivre sa grève de la faim jusqu'à mardi, afin d'obtenir cinq millions d'euros supplémentaires à l'Etat pour sa commune de 51.000 habitants, enclavée, gangrenée par le chômage et la misère, confrontée au trafic de drogue. "Je dois me battre pour ma ville. Et de l'argent il y en a en Île-de-France: nous sommes dans une des zones d'Europe les plus riches avec des maires qui sont assis sur des coffres-forts, il faut donc partager les richesses."

Alors qu'un débat parlementaire est prévu lundi et mardi sur le sujet, Stéphane Gatignon demande notamment une hausse de 180 millions d'euros, et non de 120MEUR comme le prévoit le gouvernement, de la Dotation de solidarité urbaine (DSU), que verse l'Etat aux communes.

  • Qui sont les soutiens du maire de Sevran?

Plusieurs dizaines d'habitants de Sevran sont venus le soutenir ce samedi matin. Puis, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, est venu lui adresser "un message de solidarité et d'amitié". Il m'"a dit qu'il allait essayer de faire passer des messages au niveau du gouvernement et de l'Assemblée", a déclaré Stéphane Gatignon.

Des écologistes, tels Noël Mamère, Jean-Vincent Placé et l'ex-candidate Eva Joly, ont aussi rencontré leur collègue d'Europe écologie les Verts. De même que le premier secrétaire du PS, Harlem Désir. Se voulant "à l'écoute de la banlieue qui souffre", le successeur de Martine Aubry à Solférino a expliqué: "Je crois que l'on a besoin aujourd'hui d'une solidarité très forte à l'égard des villes les plus pauvres de banlieue et que cela demande une péréquation plus importante entre les territoires, entre les villes les plus riches et les plus pauvres, en particulier dans la région Ile-de-France", a ajouté Harlem Désir.

  • Quelles sont les critiques à ce geste?

La ministre de la Réforme de l'Etat, Marylise Lebranchu: Sevran, a émis un communiqué afin de répondre aux revendications de Stéphane Gatignon. Elle a précisé que Sevran fait partie des communes qui profitent le plus, en proportion de leur population, de la dotation de solidarité urbaine destinée aux villes en difficulté. "Le gouvernement rappelle l'effort sans précédent de solidarité en faveur des communes les plus fragiles, dont Sevran, qu'il a prévu dans le projet de loi de finances pour 2013 présenté au Parlement", écrit la ministre.

"Ainsi, la commune de Sevran bénéficiera de plus de 1,5 million d'euros supplémentaires en 2013 au titre de la dotation de solidarité urbaine (DSU). Sa DSU versée atteindra ainsi plus de 9 millions d'euros. Rapporté à sa population, ce montant place la ville de Sevran au 3ème rang des communes de plus de 50.000 habitants bénéficiaires de cette redistribution", a-t-elle ajouté notamment.

  • A lire aussi:

Lutter pour humaniser la ville et en finir avec la ségrégation spatiale

Lamy veut mettre fin à "la zone"

S.G.

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Le Front de Gauche rejette le projet de Financement de la Sécurité Sociale - PLFSS 2013

1 Novembre 2012, 08:39am

Publié par PCF Villepinte

« Encore un changement qui ne viendra pas ! »

 euro

          Sans surprise et conformément au vote à l'assemblée nationale du traité européen Sarkozy/Merkel, le PLFSS 2013 répondra aux injonctions de la Commission européenne et de la Banque centrale, afin de rassurer les marchés financiers, mais ne répondra absolument pas aux besoins de santé de la population et aux exigences des professionnels.

 

      L’objectif affiché d’une nouvelle économie de 2,5 milliards d’euros sur les dépenses d’assurance-maladie, va peser durement dans une situation déjà aggravée : l’augmentation des inégalités d’accès aux soins, l’augmentation des restes à charge, les restructurations hospitalières avec la fragilisation de l’hôpital public, des emplois insuffisants… Et bien sûr, absence de mesures annulant les franchises médicales et forfaits…

 

Au contraire, l’ensemble des propositions ne fait que creuser le filon de la fiscalisation : ainsi naît la double peine pour les retraités imposables qui devront s'acquitter de la dite « contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie » de 0,3%  en 2013 puis en 2014 alors qu'elles et ils ont déjà cotisé toute leur vie !

 

Quant au milliard d’euros d’économies annoncés « sur les produits de santé », le projet ne dit pas comment inciter, voire contraindre les tous puissants labos capitalistes, tel que SANOFI qui exerce aujourd’hui « son droit au licenciement boursier » !

 

On nous annonce une prétendue priorité accordée aux missions de l’hôpital public, mais comment expliquer que la loi « Bachelot » continue d'être appliquée ? Le remboursement à 100% des IVG est une bonne mesure mais les Centre IVG continuent d'être fermés !

 

Le « pacte de confiance pour l’hôpital public » est  remis en cause : 657 millions d’euros d’économies de plus, synonymes de pressions accrues sur les personnels et les services hospitaliers, de dégradation des conditions de travail et de prises en charge des patients.

La priorité à accorder à « l’investissement hospitalier » n’est pas de nature à rassurer quant à l’état actuel d’endettement des hôpitaux, devant emprunter sur les marchés financiers.

 

         Le PCF déplore ce budget d’austérité qui, sans surprise s’inscrit en toute continuité avec la logique comptable prévalant ces dix dernières années. Les députés Front de gauche ne voteront pas ce projet de loi de financement de la sécurité sociale.

 

         Le PLFSS 2013 ne porte aucune ambition de politique de changement. Pire, il préfigure dans les limites mêmes de sa portée les attentions du gouvernement à se soumettre à la « règle d’or de baisse du coût du travail » en prévoyant de faire basculer près de 40 milliards de cotisations des entreprises sur la CSG.

 

Une sécurité sociale solidaire et universelle :

Au contraire, le PCF fait des propositions pour un financement de la protection sociale basé sur les cotisations, avec une cotisation variable en fonction de la politique d'emploi et des salaires ainsi qu'en urgence une cotisation sur les revenus financiers qui rapporterait plus de 70 milliards à la protection sociale.

Le PCF s’engage à favoriser toutes les conditions du débat ; une grande initiative nationale avec nos élus nationaux, départementaux et municipaux permettra de mobiliser l'ensemble des citoyens en lien avec tous les comités de défense des hôpitaux publics afin de défendre et promouvoir une Sécurité Sociale solidaire et universelle porteuse de progrès social et économique.

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La Seine Saint Denis ne demande pas l’aumône !

29 Octobre 2012, 19:22pm

Publié par PCF Villepinte

 

Le premier ministre vient d’annoncer la mise en place « dès 2013 d’un fonds spécifique de 170 millions d’euros pour mieux soutenir le financement des missions de solidarité » destiné aux départements confrontés aux difficultés financières les plus lourdes, en raison des aides sociales qu’ils versent (Revenu de Solidarité Active / RSA, Allocation Départementale pour l’Autonomie / ADPA, et Prestation de Compensation du Handicap / PCH).

Or, le besoin de solidarité est d’autant plus grand que le chômage augmente, que la population vieillit, que la prise en charge du handicap doit être améliorée. L’Etat a transféré les politiques de solidarité sans donner les moyens.

Au Conseil général de Seine Saint Denis, nous en faisons la triste expérience : en 8 ans, cet abandon de l’Etat s’élève à plus d’un milliard €. Les déclarations du Premier Ministre ne reconnaissent pas la fuite en avant de ses prédécesseurs. Pourquoi ?

 

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Les patrons de l'AFEP : des monstres d'égoïsme et d'ingratitude

29 Octobre 2012, 19:16pm

Publié par PCF Villepinte

 
 Les patrons de l'AFEP : des monstres d'égoïsme et d'ingratitude

 

 

Les grand patrons de l'AFEP s'invitent aux agapes budgétaires. Ils en veulent toujours plus. Le coup de pression qu'ils viennent de mettre sur le gouvernement est une nouvelle illustration de la combativité d'un patronat à l'offensive, arrogant et calculateur, exigeant d'un main 60 milliards d'économie sur le budget de l'Etat, et de l'autre demandant 30 milliards de baisse de cotisations. Un patronat qui fait décidément beaucoup de politique. Le ministre Cahuzac leur répond ce matin pour dire qu'il y aura 50 milliards d'économies sur les dépenses de l'État, et donc sur les missions de service public, le seul patrimoine de tous ceux qui n'en n'ont pas. Le ministre du Budget va un peu plus loin encore en précisant avoir largement tenu compte des exigences de l'AFEP dans l'élaboration du budget 2013.

Monsieur Cahuzac semble découvrir l'égoïsme et l'ingratitude de ce club patronal des grands groupes français. Cela en serait presque touchant...Ne nous laissons pas attendrir ! Nous proposons au ministre du budget d'accomplir une simple rotation en tournant sa tête vers la gauche. Pas moins de 40 amendements budgétaires ont été proposés par les députés du Front de gauche lors de l'examen du volet recette de la loi de financement. Aucun n'a été retenu. C'est pourtant de ce côté-ci que se trouve l'alternative et les solutions à la crise.

 

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Gaby Charroux: «On est loin de la justice fiscale promise»

25 Octobre 2012, 08:40am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Marc Ayrault et ses ministres de "Bercy", Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac

 

Les députés Front de gauche n'ont pas voté la loi de Finances 2013. Gaby Charroux (PCF-Front de gauche) est membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Il explique à l'Humanité la vraie rupture budgétaire qu'il appelle de ses voeux.

Quel est le sens du vote 
contre la loi de programmation des finances publiques 
pour 2012-2017 ?

Gaby Charroux. On a pris un chemin prévisible, après les textes passés en discussion ces dernières semaines à l’Assemblée, le traité européen d’abord, puis la loi organique. Aucun des amendements qu’on a proposés sur cette loi n’a été retenu, il nous semble donc que le compte n’y est pas. Même s’il y a un certain nombre de signes positifs, par exemple, la fameuse décote, concédée en partie pour justifier l’immobilisme sur le gel du barème des impôts. On pourrait citer un début de taxation des dividendes, la contribution exceptionnelle sur les grandes sociétés mais, globalement, on est loin de la justice fiscale promise par François Hollande durant la campagne présidentielle.

 

Votre geste ne vaut pas opposition 
à long terme au gouvernement ?

Gaby Charroux. Non, mais nous continuons d’émettre des réserves, très inquiètes, sur l’ancrage à gauche de ce gouvernement. Il n’emprunte pas la voie qui convient. Le carcan s’est appliqué au travers du traité européen, de la loi organique et aujourd’hui de ce budget : l’État et les collectivités territoriales vont être contraints. Or, il faut développer l’investissement public, pour leur permettre de faire face aux missions générales de service public pour la santé, l’école… Nous pensons que préparer l’avenir, c’est faire de la croissance et de l’emploi une priorité. Il faut aussi travailler à la réhabilitation de l’impôt pour permettre des dépenses publiques utiles, ou à la réduction des évasions et des niches fiscales. Faire payer aux populations ce dont les banques sont responsables, est-ce de la justice?

 

En ce qui concerne le volet dépenses du budget 2013, comment voterez-vous ?

Gaby Charroux. Sur les recettes, nous nous sommes abstenus. Sur les dépenses, même si la position du groupe n’est pas arrêtée, on aurait toutes les raisons de voter contre. Les contraintes qui vont peser sur les finances des collectivités territoriales sont injustes et inefficaces économiquement. En tant que président d’agglomération et maire de Martigues, je le vois : si on réduit nos moyens, c’est moins d’investissement, moins d’emplois pour les entreprises locales. C’est un cercle vicieux qu’on pérennise.

  • A lire aussi:

Pourquoi le Front de gauche a voté contre le projet de loi de Finances 2013

Les explications d'André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l'Assemblée

Entretien réalisé par Grégory Marin

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Pourquoi le Front de gauche a voté contre le projet de programmation des finances publiques

23 Octobre 2012, 16:48pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

André Chassaigne, chef de fil du groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale explique et motive les décisions de son groupe parlementaire de voter contre le projet de programmation des finances publiques et de s’abstenir sur le projet de loi de finances lui-même. "Nos votes sont réfléchis. Nous ne sommes pas sur une posture politique. Nous ne sommes pas dans l'opposition mais dans la construction". Les deux projets ont été adoptés par la majorité PS, PRG et Verts en fin d’après-midi ce mardi.

Les députés du Front de gauche se sont abstenus lors du vote sur les recettes du budget 2013 et ont "toutes les raisons de voter contre" le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, dans l'état actuel du texte. C’est ce qu’a expliqué ce mardi André Chassaigne. S'ils voteront contre le projet de loi de programmation des finances publiques 2012-2017, les députés du groupe s'abstiendront sur le volet recettes du projet de loi de finances 2013. Ce budget, dans sa première partie, comporte des "avancées extrêmement timides", notamment un début de taxation du capital via une nouvelle fiscalisation des dividendes.
Parmi les "éléments négatifs", il faut citer le refus du dégel du barème et la progressivité insuffisante de l'impôt sur le revenu. Mais aussi le "recul pas acceptable" sur la taxation des plus-values de cessions d'entreprise face à la fronde des "pigeons, ces champions de la plus-value à court terme, au risque de compromettre la mise en œuvre du principe que toute la gauche appelait de ses vœux, à savoir l’alignement de la taxation du capital sur celle du travail."

"Le gouvernement a l’œil rivé sur les 3 %"

Ce mardi à l’Assemblée, avant le vote et pendant les questions au gouvernement, le député PCF Nicolas Sansu a résumé ainsi les profondes réserves du groupe parlementaire : "Il n’est à notre sens pas opportun de s’accrocher à l’objectif de 3% de déficit budgétaire, avec pour conséquence la déprime des dépenses publiques et sociales utiles, et au bout du compte, le risque d’une nouvelle explosion du chômage." 

Autre sujet majeur de mécontentement: le gel de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) au bénéfice des collectivités locales, avant une baisse en 2014 et 2015. "Cela représente une baisse de 6 à 7% des recettes sur deux ans. Les effets seront catastrophiques et se répercuteront soit dans une hausse des impôts locaux, soit dans une baisse des prestations", a-t-il prévenu. "Sans compter de nouvelles réductions d’effectifs dans la fonction publique, 2% en moyenne d’ici 2015".

"Nous n’avons de cesse de tenter de convaincre que c’est la croissance qui nous permettra de réduire nos déficits, et non l’inverse."

Quant au projet de budget de la Sécu, "dans l'état actuel du texte, nous avons toutes les raisons de voter contre". C’est un budget "d'une extrême gravité, sans rupture avec le gouvernement précédent qui fait courir à la catastrophe, en particulier dans les hôpitaux". Il a cependant évoqué quelques "points intéressants" comme le remboursement à 100% des interruptions volontaires de grossesse (IVG), la retraite à 60 ans pour les travailleurs de l'amiante ou la lutte contre les fraudes des employeurs.

Enfin sur le volet dépenses du budget, les députés Front de gauche se prononceront "au cas par cas", décidés par exemple à voter pour le budget de la Justice.

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Les 3 % de déficit inatteignables en 2013, selon le FMI

10 Octobre 2012, 06:55am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 9 Octobre 2012

 

 

 

Le FMI estime que la faible croissance attendue l’an prochain aura un effet sur le déficit public, qui atteindrait 3,5 % du PIB au lieu des 3 % prévus par le gouvernement. Une hypothèse qui conforte les doutes sur la priorité absolue donnée à la réduction des déficits, au moment où les députés votent sur le traité budgétaire d’austérité renforcée.

Les craintes exprimées ces dernières semaines par certains responsables socialistes, comme Claude Bartolone ou Jean-Christophe Cambadélis, sur l’infaisabilité d’une réduction des déficits publics à 3 % du PIB dès l’an prochain, sont confirmées par les dernières prévisions du Fonds monétaire international. Selon l’institution, la France afficherait un déficit public de 3,5 % en 2013, et de 4,7 % en 2012, contre 4,5 % espérés par le gouvernement. En cause, une révision à la baisse de la croissance par rapport aux hypothèses sur lesquelles se fonde le ministère des Finances pour établir ses prévisions de recettes fiscales et de dépenses. Pour la France, le FMI prévoit désormais une croissance économique de 0,1 % cette année contre 0,3 % attendu par le gouvernement, et surtout de 0,4 % seulement en 2013, moitié moins que le chiffre retenu dans le projet de loi de finances (0,8 %).

En conséquence, le FMI table sur des recettes fiscales moindres qu’espérées l’an prochain, ayant pour effet de faire repartir à la hausse le déficit budgétaire. Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement Ayrault qui a tout fait pour convaincre les députés PS récalcitrants de voter, cet après-midi, le traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Celui-ci prévoit en effet un seuil de déficit maximal autorisé de 0,5 % du PIB : une contrainte qui paraît d’ores et déjà hors d’atteinte en temps de croissance très faible, voire nulle comme ce fut le cas lors des trois derniers trimestres.

Le 23 septembre, Claude Bartolone, président PS de l’Assemblée nationale, pourtant favorable au traité budgétaire, avait déjà plaidé pour un assouplissement des objectifs de réduction des déficits, estimant que celui de 3 % pour l’an prochain est « intenable ». Pour lui, il appartient à la Commission européenne (qui contrôle que l’Etat se soumet bien à ses obligations, selon l’article 8 du TSCG) « de dire qu’on ne peut pas demander le même effort aux pays européens lorsqu’il y a de la croissance et lorsqu’il n’y en a pas ». Mais un problème demeure : le traité que doivent voter les députés cet après-midi ne prévoit pas cette éventualité, contrairement à ce que ses défenseurs prétendent. En effet, il stipule qu’« un mécanisme de correction est déclenché automatiquement si des écarts importants sont constatés par rapport à l'objectif », avec « l'obligation » de « mettre en œuvre des mesures visant à corriger ces écarts » (article 3, paragraphe 1, point e du TSCG), « y compris en cas de circonstances exceptionnelles » (article 3, paragraphe 2) comme une « grave récession économique » (article 3, paragraphe 3, point b).

En clair, si le scénario du FMI se vérifie, la Commission sera fondée à demander de nouvelles mesures d’austérité à la France plutôt que de lui accorder un peu d’oxygène pour relancer son économie. Au-delà, les prévisions du FMI confirment ce que de nombreux économistes redoutent : à savoir que l’austérité pèse sur la croissance qui pèse à son tour sur les comptes publics. Après les deux plans d’austérité Fillon l’an dernier, et malgré l’effort sans précédent annoncé par le gouvernement de 30 milliards d’euros pour ramener le déficit à 3 % pour 2013, ce dernier ‘‘déraperait’’ à nouveau. C’est ce que disent à leur façon Éric Heyer, Mathieu Plane et Xavier Timbeau, de l’OFCE. Dans leur note de juillet 2012 sur « l’évaluation du projet économique du quinquennat », ils rappelaient en effet que « les résultats que l’on peut attendre d’une politique qui comporte une forte restriction budgétaire (puisque l’on réduit les déficits publics) dépendent largement de la valeur du ‘‘multiplicateur budgétaire’’, indicateur qui mesure l’effet sur le PIB des mesures budgétaires. » En d’autres termes, ils soulignaient l’impact, trop souvent négligé, que produit une restriction des dépenses sur la croissance économique, et les conséquences que cela entraîne sur les recettes fiscales, et donc sur le niveau des déficits publics.

 

  • Lire aussi :

 

La France entre en zone rouge
Jean-Vincent Placé : « Ce traité va boucher toute perspective de croissance »
Déficit public : les Français prêts à se serrer la ceinture

 

Sébastien Crépel

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Baisse du budget de la culture : une grande première sous un gouvernement de gauche dans l’histoire de la Ve République !

4 Octobre 2012, 06:31am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Baisse du budget de la culture : une grande première sous un gouvernement de gauche dans l’histoire de la Ve République !
Selon le Projet de loi de finances pour 2013, le ministère de la Culture verrait son budget amputé de 110 millions d'€ (-4,3%). Et la baisse devrait se poursuivre durant les années à venir, avec 2,38 milliards pour 2014 et 2,35 milliards pour 2015. Ainsi, « les grands projets culturels annoncés par le précédent gouvernement sans être financés seront abandonnés, ou, pour certains, redimensionnés ou reportés ». Par ailleurs 20 millions d'€ de subventions pourraient disparaître des caisses de plusieurs établissements publics de l'État - théâtres, opéras, musées - soit environ 2 % de perte en regard de l'année 2012. Malgré un effort promis en faveur de l’éducation artistique ainsi que la promesse que le spectacle vivant serait épargné,  le compte n’y est pas.

Le candidat François Hollande avait pris, lors de sa campagne deux engagements : celui de mettre en chantier une grande « loi d’orientation et de programmation » et celui de « sanctuariser » le budget de la Culture. Nous en sommes donc très loin et force est de constater que c’est la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’un gouvernement de gauche procède à la diminution du budget de la culture ! Cette « grande première » qui a de quoi étonner, ne peut que susciter de notre part une claire désapprobation.  Est-ce là le lancement de l’ « Acte 2 de l’exception culturelle » ? N’y a t il pas là une incohérence incompréhensible de la part d’un gouvernement qui affirme haut et fort que l’éducation et la jeunesse sont les priorités majeures du quinquennat, et qui considère que la culture ne fait pas partie de cette priorité ! Quelle drôle de conception de l’éducation et de la culture dont les liens forment la trame essentielle de l’émancipation et de l’avenir de notre jeunesse.

Décidément l’acharnement gouvernemental à respecter le pacte budgétaire européen lui fait oublier ses fondamentaux. Le Parti communiste français qui avec ses partenaires du Front de Gauche a élaboré un projet ambitieux pour l’art, la culture et les médias, considère qu’aucune sortie de crise ne peut être envisagée sérieusement dans la poursuite d’une politique d’austérité et de réduction inconsidérée de la dépense publique. Il exige l’annulation des réductions budgétaires programmées par le gouvernement. Ses parlementaires députés et sénateurs seront en première ligne pour combattre l’austérité qui préside dans ce domaine comme dans les autres à l’élaboration du budget 2013. Il continuera d’agir avec le Front de gauche et l’ensemble des acteurs culturels pour la relance des politiques publiques en faveur de l’art et de la culture et la refondation d’un grand service public de la culture dont rêvait, entre autres, Jean Vilar dont nous célébrons cette année la centième anniversaire de la naissance.

 

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Vers un gros cadeau de 40 milliards aux patrons au nom de la compétitivité

3 Octobre 2012, 15:36pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 3 Octobre 2012

 

 

 

L'Elysée tente de ravir la question de la compétitivité à la droite. Le gouvernement envisage ainsi une baisse des cotisations patronales de 40 milliards d'euros sur cinq ans, financée par une hausse probable de la CSG. Rien n’est encore fixé, mais c’est en tout cas un signe fort que le gouvernement adresse au patronat.

C’est Le Monde daté de jeudi qui l’exprime ainsi : "Les entreprises bénéficieraient d'un allègement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros, avec le basculement de cotisations employeurs sur un impôt plus large, la piste la plus sérieuse étant celle de la contribution sociale généralisée (CSG)". "Pour ne pas trop entamer le pouvoir d'achat des ménages, l'Elysée souhaite étaler ce transfert de charges sur la durée du quinquennat, à raison de 8 à 10 milliards d'euros par an", ajoute le quotidien.

Une réunion sur ce dossier était prévue mercredi après-midi autour du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en l’attente de la remise du rapport sur la compétitivité que devrait remettre Louis Gallois dans les prochains jours. L’ancien patron d’EADS a en effet été nommé commissaire général à l'Investissement et réclame depuis des mois un "choc de compétitivité".

Un choc idéologique plutôt

Ce serait un tel cadeau au patronat, au détriment du pouvoir d’achat des ménages, qu’on ne peut qu’espérer que cette annonce soit une manœuvre stratégique du gouvernement avant les négociations à venir sur la compétitivité. Les charges baissées seraient les cotisations familiales et porteraient sur les salaires de compris entre 1,6 et 2,2 fois le SMIC. Ces 50 milliards seraient compensés par une hausse de la CSG, donc toucherait tous les ménages. Il n’y a qu’un pas avant qu’on nous ressorte la TVA sociale. Certains ministres, comme Arnaud Montebourg ou Jérôme Cahuzac, restent, aux dernières nouvelles, fermement hostiles à la hausse de la CSG, qui va plomber le pouvoir d’achat des ménages et donc la consommation. Et donc la croissance. Le ministre du Budget disait il y a quelques semaines : "avant de savoir s'il faut de nouveau augmenter tous les impôts des Français, par exemple la CSG, commençons par prouver que nous sommes capables de faire des économies et je m'y efforce". "La hausse de la CSG ne fait pas partie du programme de la loi de finances initiale. Le budget 2013 n'envisage pas cette mesure-là". Lire à ce propos : Le gouvernement renonce à une hausse de la CSG pour 2013

Et on rappelle à nouveau que contrairement à ce que les idéologues libéraux ont réussi à imposer dans le langage courant, le travail ne « coute » pas, au contraire il crée de la richesse. Richesse qui est, elle, diversement répartie entre le salaire du travailleur, les charges et impôts, et ce que ponctionne le patron…

Pi.M.

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