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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

budget

Union européenne :

9 Juin 2010, 18:34pm

Publié par PCF Villepinte

La commission européenne veut mettre la main sur les budgets nationaux et imposer la purge sociale partout en Europe

 


9 juin 2010

D’abord il bafoue le droit des parlements à voter les budgets nationaux puisque la Commission et le Conseil décideraient à priori de la qualité des budgets.

Il est ainsi prévu de renforcer ce qui a été baptisé Pacte de stabilité alors qu’il ne s’agit que d’un corset contre les dépenses publiques utiles et les budgets sociaux. Il est même prévu que des sanctions financières soient appliquées aux Etats qui dépasseraient certains niveaux de déficit ou de dette.

Il s’agit en fait de la mise en place de plans d’ajustements structurels par delà l’opinion des Etats et des parlementaires nationaux. C’est une mise en cause inacceptable de la souveraineté populaire.

D’autre part Monsieur Van Rompuy et ses comparses appellent à une amélioration de la compétitivité à l’intérieur de l’Union européenne par la "modération salariale", c’est à dire la baisse drastique des salaires.

Ce qui se prépare va donc être douloureux pour les salariés, les retraités et pour les jeunes. C’est une véritable purge sociale contre les systèmes d’aides, notamment aux plus démunis qui se met en place. La protestation populaire la plus unitaire et la plus large possible est donc indispensable.

En ce sens je soutien résolument tous les mouvements sociaux engagés dans tous les pays de l’Union européenne et particulièrement la mobilisation syndicale unitaire du 24 juin en France."


Après la réunion du Conseil Ecofin de ce mardi, Hermann Van Rompuy a divulgué les résultats de la réflexion à mi-parcours du "groupe de travail sur la gouvernance économique". Celle-ci prône une véritable purge sociale et incite à la baisse drastique des salaires au nom de la compétitivité.

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité et député communiste européen, a vivement réagi et appelle à la mobilisation des ^peuples dans toute l’Europe.

"Le Conseil des Ministres de l’économie et des finances présidé par Hermann Van Rompuy vient de prendre des décisions extrêmement graves contre les populations et la souveraineté des peuples.

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A PROPOS DES BUDGETS DES PAYS EUROPEENS

20 Mai 2010, 11:31am

Publié par PCF Villepinte

Une camisole pour imposer l'austérité aux peuples

En réclamant un droit de veto sur les budgets des pays membres, la Commission de Bruxelles met en cause la souveraineté des peuples et entend franchir un nouveau pas vers une politique autoritaire et ruineuse de superaustérité réclamée par Angela Merkel et soutenue par Nicolas Sarkozy.


Hier, dans plusieurs pays européens, des « fuites » ont été organisées dans la presse confirmant le durcissement des plans d’austérité des gouvernements. Plusieurs quotidiens italiens ont révélé qu’un gel d’un an des salaires des fonctionnaires serait à l’étude. La presse espagnole a de son côté commenté les mesures d’austérité annoncées mercredi par le gouvernement : baisse des salaires pour les fonctionnaires, gel de la revalorisation de certaines retraites, suppression de projets d’investissement… Au Portugal, les journaux ont annoncé le matin des mesures que le gouvernement a présentées l’après-midi et qui s’illustrent par une hausse généralisée des impôts.

Cette volonté de durcir les politiques publiques est aussi au cœur de la demande, mercredi, de la Commission de Bruxelles de pouvoir exercer un contrôle préalable des budgets des États. Il s’agirait d’imposer que les projets de budgets nationaux soient chaque année d’abord soumis à la Commission, puis examinés par les ministres des Finances de la zone euro qui donneraient leur avis, avant qu’ils soient soumis aux parlements. Pour la chancelière allemande, qui s’est exprimée mercredi, cette proposition constitue « un pas important dans la bonne direction ». La ministre française des Finances, Christine Lagarde, a pour sa part indiqué que la France est ouverte à un débat sur le sujet.

Il y a là beaucoup d’hypocrisie. En effet, la demande de la Commission ne tombe pas du ciel, elle formalise une exigence avancée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy dans leur lettre datée du 6 mai dernier adressée au président du Conseil européen et au président de la Commission à la veille du dernier sommet des pays de l’Union. Dans ce texte, les deux dirigeants exigent « un renforcement de la surveillance budgétaire dans la zone euro comportant des sanctions plus efficaces pour les procédures de déficit public excessif et renforçant la cohérence entre les procédures budgétaires nationales et le pacte de stabilité et de croissance ». Á l’issue d’ailleurs de ce conseil de l’Union européenne de vendredi dernier, 7 mai, les dirigeants de la zone euro précisaient dans leur déclaration qu’ils demandaient expressément « à la Commission et au Conseil » des ministres de l’économie et des Finances de veiller « à l’application rigoureuse des recommandations adressées aux États membres dans le cadre du pacte de stabilité » impliquant une « accélération » de « l’assainissement des finances publiques ». Il apparaît bien que la Commission n’a fait que mettre en musique les exigences qui lui ont été adressées et qui mettent gravement en cause la souveraineté des peuples.

Comment expliquer une telle fuite en avant autoritaire et antisociale ? La mise sur pied d’une union économique, financière et politique autour d’une monnaie unique destinée à soutenir les capitaux et les marchés financiers a abouti à un désastre économique et social. Les traités européens se révèlent inadaptés pour faire face à la crise qui secoue l’Europe. Mais plutôt que d’en tirer les conséquences, les dirigeants européens, allemands et français particulièrement, veulent surenchérir, rajouter de l’austérité à l’austérité, renforcer le carcan institutionnel bureaucratique, antipopulaire qui a contribué à la crise et mis le feu à l’Europe. Ils espèrent, en faisant payer aux peuples la crise et les spéculations des banques et de la finance, permettre à ces dernières de retrouver une forte rentabilité. La crainte d’une résistance populaire à cette politique explique aussi cette dérive autoritaire.

Cet acharnement met en cause le modèle social européen, il est dangereux pour la démocratie et les conditions de vie des Européens. Comme l’indiquent les résultats économiques du premier trimestre 2010 en France et en Europe, il ne permet pas d’assurer la reprise économique. Au contraire, il étouffe la croissance, nourrit le chômage, met en cause les services publics, écrase les salaires. Il est pourtant nécessaire de réorienter vraiment la construction européenne. Cela suppose une remise en question des traités et une réorientation en profondeur. Seules une relance sociale et une démocratisation de l’Union peuvent permettre d’éviter l’implosion de l’Europe. Cela suppose à cette fin de changer le rôle de l’euro et de la BCE. L’avenir de ce nouveau mariage entre l’économie, le social, le politique se joue dans les luttes populaires.

Pierre Ivorra

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Communiqué du Groupe communiste et citoyen pour une alternative à gauche au Conseil général 93 sur le budget 2010 :

13 Avril 2010, 12:41pm

Publié par PCF Villepinte

Le vote du budget en déséquilibre est un premier acte. Amplifions la mobilisation pour obtenir ce que l’Etat nous doit !

 

 

Depuis 2004 les transferts de charges non compensées par l’Etat, cumulés, ont couté 640 millions €. Cette situation est devenue intenable pour notre Conseil général. C’est pourquoi depuis le début de la discussion budgétaire nous portons l’exigence d’un budget de combat, d’un budget en déséquilibre. Nous nous félicitons d’avoir convaincu Claude Bartolone, qui se déclarait encore défavorable à cette attitude lors du dernier débat d’orientation budgétaire. Nous avons ainsi véritablement pesé sur le débat et créé les conditions de la poursuite de notre lutte afin de réclamer justice pour la Seine Saint-Denis. En effet puisque le budget est "insincère", il sera "retoqué". Nous serons amenés dans les prochaines semaines à revoter un budget en équilibre comme la loi l’exige.

Pour ce qui nous concerne, nous voulons continuer de rassembler les acteurs et les forces vives du département pour, qu’ensemble, nous exigions de l’Etat le remboursement de tout ou partie de ce qu’il doit à la Seine Saint-Denis.

Nous exigeons des moyens suffisants pour le maintien de politiques départementales qui allègent la charge des familles ou qui contribuent à donner à chaque jeune les moyens de réussir. Le financement à 50% de la carte IMAGIN’R et l’aide à l’achat d’un ordinateur pour les élèves de sixième, mesures mises en place en 2007, sont des exemples de cette ambition que nous voulons continuer de porter. 


13 avril 2010

D’ores et déjà, nos interventions ainsi que les mobilisations citoyennes qui se sont succédées, nous ont permis de faire inscrire au budget 2010 la garantie de l’existence des CIO, le maintien du Salon du livre de Jeunesse, l’abondement suffisant du Fond de Solidarité Logement.

Pour notre part, nous sommes décidés, avec toutes celles et tous ceux qui dans ce département, ne se satisfont pas de la situation faite à la Seine Saint-Denis, à amplifier cette mobilisation. Pour que ce budget soit véritablement un budget de combat, il faut qu’il soit l’affaire de toutes et tous. Ces luttes, il nous faut les mener ensemble,

Dans ce contexte, comme nous l’avions déjà proposé il y a quelques mois (Azzédine), nous exigeons du Président du Conseil général d’être dorénavant associés à toutes les démarches auprès des Ministères et du parlement.

Toutefois, compte tenu du manque de transparence qu’il subsiste encore sur certains points et malgré les amendements que nous avons déposé en séance, nous constatons que nous avons encore des points de vue différents sur les priorités qu’il reste à inscrire à ce budget. Nos avis divergent également sur la hausse de la fiscalité locale de 6%, conséquence directe du désengagement de l’Etat. Nous restons farouchement opposés à cette fiscalité injuste. C’est la droite au pouvoir qui impose cette augmentation. Le maintien des services publics ne doit plus se faire uniquement sur le dos des ménages. Une réforme complète de la fiscalité locale devient indispensable. C’est pourquoi, notre vote s’est, aujourd’hui, unanimement orienté vers l’abstention, plus une voix contre. En effet, nous voulons rester vigilants et obtenir l’assurance de nouvelles discussions qui visent à répondre à l’urgence sociale.

Suite à nos initiatives auprès de Matignon et de la Halde, nous restons plus que jamais déterminés à obtenir l’égalité républicaine pour la Seine Saint-Denis. Comme le disait Jack Ralite « quand la Seine Saint Denis parle, elle ne se plaint pas, elle porte plainte ».

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JUSTICE FISCALE

10 Avril 2010, 06:55am

Publié par PCF Villepinte

Bouclier fiscal : en finir avec une mesure injuste

 La droite et sa politique ont été lourdement sanctionnées lors des élections régionales.

Pourtant, elle est restée sourde aux revendications des urnes et de la rue. Nicolas Sarkozy n’en a tiré à ce jour aucun enseignement et a affirmé vouloir maintenir le cap de sa politique.

Il semble qu’aujourd’hui, au sein même de sa majorité, les doutes et les interrogations se multiplient notamment sur le bouclier fiscal.

Le PCF n’a cessé de demander la suppression de ce dispositif fiscal particulièrement injuste profitant aux plus riches. Chaque année, l’administration reverse une moyenne de 368 000 euros aux contribuables les plus riches soit l’équivalent de 30 années de SMIC.

Dans un contexte de crise économique qui entraine chômage, baisse des salaires et du pouvoir d’achat, il est impératif de mettre fin à cette mesure injuste.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

Paris, le 31 mars 2010.

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un mauvais poisson d’avril

27 Mars 2010, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

Le 1er Avril, le gaz augmentera de  9,7%. 

p 3   Le premier avril, le gaz augmentera de près de 10%. Cette décision annoncée par la commission de régulation de l’énergie est parfaitement scandaleuse. Le prix du gaz s’engouffre encore et toujours dans les poches des actionnaires privés du groupe Suez-GDF que le gouvernement continue de combler d’attentions. Alors que le groupe annonce un bénéfice net de 4,5 milliards d’euros, c’est encore aux Français-e-s qu’on demande de piocher dans leur budget. Après cet hiver particulièrement rude et la nécessité de se chauffer, cette très mauvaise nouvelle risque d’avoir des conséquences dramatiques pour les familles les plus modestes.

Le PCF dénonce le détroussage du pouvoir d’achat des millions de Français consommateurs de gaz. Il demande que l’État intervienne au plus vite pour qu’il mette fin à ce très mauvais poisson d’avril.

Parti communiste français

Paris, le 25 mars 2010.

 

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Bilan de la Cour des comptes

20 Février 2010, 13:10pm

Publié par PCF Villepinte

 
 

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Le dernier bilan de la cour des comptes, comme un testament de Philippe SEGUIN, est accablant pour la majorité en place.

Passé sous silence pour l’instant par la grande majorité des médias aux ordres du souverain, le rapport précise que la dégradation des comptes publics, contrairement à ce que veut bien raconter Eric WOERTH et l’ensemble des ministres godillots, n’est pas seulement due à la crise.

Le P.I.B (Produit Intérieur Brut) est en chute libre et les plus optimistes tablent sur un déficit public à hauteur de 90% en 2012 ! Record absolu quand on sait que pour nous faire avaler les couleuvres du traité de Maastricht, les déficits ne devaient pas s’envoler au-delà de 60%.

Fait accablant pour la majorité en place, le rapport pointe du doigt les niches fiscales dont le coût s’élève à 143 milliards d’€ rien qu’en 2008 ! Oui, j’ai bien écrit 143 milliards d’€ ! En 2005, Jean-Louis Borloo, alors ministre du travail, élargissait les exonérations fiscales, jusqu'ici limitées à la garde d'enfants, à un large éventail d'emplois à domicile pour le plus grand bonheur et bénéfice d'employeurs bourgeois et aisés de femmes de ménage ou autres jardiniers et nettoyeurs de piscine. Et on est loin, très loin des 500 000 créations d'emplois annoncés : à peine 108 000 emplois, pour une niche fiscale qui coûte 7 milliards d'€ en 2009 ! Egalement cité, la baisse de la TVA pour les restaurateurs dont on devine à peine que cette mesure n’était que purement électoraliste, qui nous a coûté 1,5 milliard d’€ en 2009 et nous coûtera le double à partir de 2010.

Selon le rapport de la cour des comptes, SARKO 1er et son équipe de manants auraient donc plombé le déficit budgétaire de 12 milliards d’€ rien qu’en 2009 ! Ces mêmes gens ont désigné les coupables parfaits en citant les collectivités locales qui seraient à l’origine de tous nos maux !

La crise, qui a jeté à la rue des millions de salariés, est pourtant bien issue de la faillite du système défendu par Nicolas 1er et son acolyte Parisot. Ne l’oublions jamais ! Et si l’idée de faire payer la chute de ce système aux seuls salariés n’était pas qu’une simple vue de mon esprit ?

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Groupe communiste du Conseil général de Seine-saint-Denis

30 Janvier 2010, 07:42am

Publié par PCF Villepinte

Retour sur "les bourgeois de Calais" en image !

 

Les Conseillers généraux communistes de Seine-Saint-Denis ont trouvé un moyen original de rendre visible leur bataille pour que le budget départemental ne soit pas "taillé en pièces" !

Ils demandaient ce jeudi 28 janvier à être reçus par le Premier ministre pour que l’Etat règle sa dette de 640 M€ au Département... et invitaient leurs partenaires de gauche à agir résolument contre les coupes sombres dans le budget départemental dont s’inquiètent légitimement les associations, la population et le personnel !

Le Parisien du jour, dans son édition Seine-Saint-Denis, leur consacre sa Une !

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Les Conseillers généraux communistes se battent pour le budget départemental


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Communiqué des Conseillers généraux communistes de Seine-Saint-Denis :

29 Janvier 2010, 16:36pm

Publié par PCF Villepinte

"Nous ne serons pas les bourgeois de Calais !"

 

Initiative originale... et hautement symbolique que celle des élus du groupe des élus communistes et citoyens du Conseil général de Seine-saint-Denis : plutôt que de céder aux tentations des coupes sombres dans le budget départemental, ils ont décidé de rendre public leur combat contre l’étranglement financier de leur collectivité, en se rassemblant devant le célèbre groupe statuaire sculpté par Rodin...

Une référence au sacrifice de six bourgeois de Calais, négocié par la cité au terme d’un siège interminable par les anglais, durant la Guerre de Cent Ans.


27 janvier 2010

Il est vrai qu’à l’image de la Culture, mais aussi en matière de gestion de personnel, d’action sociale ou d’investissement, la présidence du Conseil général (PS) est enfermée dans la recherche d’un équilibre budgétaire... impossible !

Sauf, évidemment, à accepter le diktat gouvernemental visant à obtenir des collectivités locales (celles qui nous rendent tous les services essentiels au quotidien, celles qui assurent plus des deux tiers des investissements publics...) une réduction drastique de leurs dépenses... pour mieux financer les cadeaux au MEDEF (suppression de la taxe professionnelle par exemple) et transférer les impôts locaux sur les familles !

A l’image du débat sur les retraites, les élus communistes et citoyens refusent donc le renoncement du PS face à Sarkozy et à la droite et entendent donc mobiliser toute la gauche dans cette bataille qui ne saurait être perdue sans avoir été menée...

Rappelons que l’Etat doit 640 M€ au Département au titre des comptéences transférées et non compensées financièrement.

Les contribuables de Seine-Saint-Denis, les usagers du service public départemental, les associations et forces vives du département, la population dans son ensemble ont en effet tout intérêt à ce que la majorité de gauche au Conseil général ne cède pas à la droite.


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L’argent des collectivités territoriales

16 Décembre 2009, 11:02am

Publié par Daniel JUNKER

De réformes en réformes, la fiscalité à suivi une évolution régressive marquée par l’objectif libéral de réduction des prélèvements sociaux sur la richesse créée afin de faire place aux prélèvements financiers et de satisfaire ainsi aux objectifs de rentabilité du capital.

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Les choix du capital (Suppression de la TP, instauration de la taxe carbone)

Le choix obsessionnel érigé en dogme de réduire la fiscalité des entreprises, de la fortune et du capital fait monter l’injustice sociale et l’inefficacité économique. Si les capitalistes souhaitent réduire sans cesse leur contribution au développement collectif, ils raffolent toujours des aides publiques. D’où une politique fiscale qui d’une part contribue à une réduction drastique de la dépense publique fragilisant de plus en plus les services publics et la fonction publique qui en assure les principales missions, et de l’autre des transferts massifs de prélèvements fiscaux des entreprises et des plus riches vers les ménages moyens et modestes. Cette orientation constitue la toile de fond des projets gouvernementaux : RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), RGPO (Révision Générale des Prélèvements Obligatoires), Projet Balladur de réorganisation territoriale de l’Etat. La fiscalité devient une arme directement braquée sur les services publics et les collectivités territoriales. La baisse des recettes fiscales représente le moyen de les contraindre à tailler dans leurs dépenses donc à supprimer emplois, missions et services.

La fiscalité et les prélèvements fiscaux sont aujourd’hui au cœur d’une bataille de classe acharnée sur les enjeux de financements publics. L’orientation est à la baisse du taux des prélèvements obligatoires alors que les besoins explosent. Cette politique n’est d’ailleurs pas propre à la France.

En France, depuis 2002, les dispositions prises par la droite auront pour effet de réduire en 2010 de 30 Mds d’€ les recettes de l’Etat.

En 2010, s’ajoutera un cadeau de 11,7 Mds d’€, conséquence de la suppression de la taxe professionnelle (TP). Les années suivantes la cagnotte des entreprises sera de 8 milliards d’euros (disparition de fait de la déduction de la taxe professionnelle du résultat des entreprises, soumis à l’impôt sur les sociétés).

Mais 2010 ne se présente pas pour tous les contribuables sous les mêmes auspices. Les citoyens moyens devront payer 2,6 Mds d’€ au titre de la taxe carbone, véritable nouvelle taxe sur la consommation, sorte de TVA sociale alors que les entreprises ont trouvé le moyen d’y échapper. Cette taxe injuste socialement (impôt sur la consommation) inefficace économiquement (sans incitation à une relance saine) inutile écologiquement (produits restant sous le diktat du « consommable-jetable ») n’a pas pour objectif de préserver notre environnement. Elle est le cheval de Troie d’une transformation radicale de l’assiette des prélèvements fiscaux. M. Fillon et Mme Lagarde l’ont reconnu dans leurs déclarations d’octobre 2009. 9. Pour le premier, cette taxe « est un transfert de fiscalité », pour la seconde, par cette taxe, « il s’agit surtout d’opérer une réforme de l’assiette des prélèvements fiscaux ».

 Pour une réforme de la fiscalité au service du développement économique et social.

En total désaccord avec une telle évolution, nous partageons cependant une idée : la nécessité d’une réforme en profondeur de la fiscalité.

Une réforme qui porte à la fois sur les modes de calcul de l’impôt et sur la structure même des prélèvements fiscaux, ce qui suppose une refonte de leur assiette avec le double objectif de mieux répartir la richesse et d’inciter à sa création dans le cadre d’une croissance de type nouveau. C’est le sens de nos propositions de réforme de la TP dont la base serait constituée par :

- Les actifs immobilier : locaux dans lesquels s’exerce l’activité économique et professionnelle (capital immobilier),
- Les EBM que vient de supprimer le gouvernement (capital mobilier matériel)
- Les actifs financiers des entreprises (5000 Mds). Taxés à un taux unique par exemple de 0,5%, ils rapporteraient quelque 25 Mds d’euros. Cette taxation contribuerait à désintoxiquer la croissance de ses objectifs financiers et permettait de soutenir l’emploi local. Son produit alimenterait un fonds de péréquation dès lors suffisamment doté, affecté au financement des communes et attribué en fonction du nombre d’habitants et de critères sociaux.

Ce renouvellement de la TP s’inscrirait dans une réforme plus large de l’ensemble de la fiscalité locale à partir d’une révision foncière générale. Reposant sur une redéfinition totale des critères et des éléments de référence bâtis et non bâtis cette révision permettrait une réévaluation des bases d’imposition (valeur locative) des immeubles (capital immobilier) consacrant du même coup l’idée d’une fiscalité à caractère local en liens avec les territoires.

Une telle évolution de la fiscalité locale serait une composante d’une réforme d’ensemble de la structure des prélèvements fiscaux participant à répondre aux énormes besoins sociaux et de financements publics dont l‘insatisfaction tire toute la société vers le bas. Elle prendrait corps autour des objectifs de :

 Redistribution des richesses

par une nouvelle répartition de la pression fiscale. Rééquilibrage du rapport entre la part des prélèvements directs et progressifs (création d’un impôt sur le revenu de type universel englobant les revenus du travail, financiers et de la fortune) et la part des prélèvements indirects et proportionnels devant baisser (TVA notamment, TIPP…).

 D’incitation à une autre utilisation de l’argent pour la création de richesses utiles

dans le cadre d’un nouveau développement économique, social et environnemental.

Il s’agirait d’instaurer un mécanisme de pénalisation/incitation qui en fonction de la prise en compte par les entreprises de critères sociaux (emploi, formation, rémunérations), environnementaux et d’investissements productifs participe à faire évoluer en plus ou en moins leur contribution fiscale.

Un tel dispositif pourrait s’organiser autour d’un nouveau type d’impôt sur les sociétés, calculé sur la base :

- d’une progressivité de taux (variation du taux selon les résultats imposables) ;
- et d’une modulation du coût final de l’impôt en fonction de la part des bénéfices réinvestis dans l’emploi, la formation, les salaires, la protection de l’environnement et les biens de production par rapport au montant aspiré par la finance (actionnaires, opérations financières).

Enfin, choisir un réamorçage sain et pérenne de la machine économique, suppose que cette réforme fiscale, outil au service d’une autre utilisation de l’argent, fruit du travail, soit articulée à une nouvelle politique du crédit qui par sa mobilisation permettrait d’élargir l’assiette des prélèvements fiscaux et de participer aux financements publics.

 

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Budget de la défense

2 Novembre 2009, 17:09pm

Publié par Daniel JUNKER

Ce n’est pas la crise pour tout le monde et pour tous les budgets

 

Les caisses sont vides ? Et pourtant, les députés sont appelés à voter le 5 novembre un budget de la Défense de plus de 32 Milliards d’euros.

Ce n’est pas la crise pour tout le monde et tous les budgets. La caractéristique principale du budget de la Défense 2010 est de préparer les guerres de demain par le sacrifice des hommes au profit des équipements sophistiqués et meurtriers. L’arme nucléaire y a encore une fois la part belle.

Ce budget est la conséquence de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’Otan et du vote de la Loi de programmation militaire 2009-2014 qui engloutira ces prochaines années 186 milliards d’euros au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés à l’équipement des forces.

Au lieu de servir à préparer la guerre, ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer un accès à l’eau potable à tous, garantir une éducation partout sur la planète, ...promouvoir la paix.

Le Mouvement de la Paix vous invite à vous mobiliser pour refuser ce véritable budget de guerre.

La fédération du PCF soutient cette démarche et vous invite à signer la cyber-pétition adressée directement aux parlementaires.

 


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