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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

art et cuture

« Utopies » ?

9 Mai 2020, 11:16am

Publié par PCF Villepinte

https://1.bp.blogspot.com/-ANPv1FKfvAw/XrLLbIFwJ4I/AAAAAAAAGGw/vBOSm0-rNqINKRBn8XNobHCVZr3fvs6jgCLcBGAsYHQ/s320/Macron%2Bculture.jpg 

Macron a donc parlé de la culture. Grands mots, petits gestes...  

 

Si la santé n’a pas de prix (puisque la vie est sacrée), le soutien à la culture (sans laquelle la vie sonne creux) n’est pas un coût mais un investissement universel. Ce à quoi Jean Vilar rajoutait: «La culture c’est comme l’eau, le gaz et l’électricité: un service public.» Depuis le début de la pandémie, la politique publique censée défendre ses créateurs avait disparu des radars, confinée on ne sait trop où, laissant à l’abandon le secteur dans son ensemble. Pour tenter de conjurer l’indignation grandissante des artistes, des intermittents et de tous les personnels impliqués dans la vie culturelle, Emmanuel Macron a donc pris la parole, lors d’un show en bras de chemise dont il a le secret mais qui laisse un goût amer. Avouant que «la culture a un rôle à part» – nous aurions dit central –, le président en a appelé au «génie français» et aux «utopies concrètes». Soit. Et après? Quelques annonces d’urgence attendues, dont certaines importantes comme la prolongation jusqu’à août 2021 des droits des intermittents – invités par ailleurs à jouer les animateurs du temps périscolaire (sic). Mais pas de planification à long terme, malgré sa référence explicite à une nécessaire «refondation». Grands mots, petits gestes. L’absence d’introspection et de vision s’avère décidément pathologique. 

 

Face au cataclysme prévisible, face au désarroi, le monde de la culture – gage majeur de démocratie et antidote puissant aux dérives liberticides – s’attendait sans doute à une tout autre ambition. Car la France parle depuis une longue histoire, l’histoire précieuse et accidentée d’un modèle qui nous a parfois permis d’opposer une exception – dite «culturelle» – à la stricte logique commerciale. Mais la promotion progressive et agressive d’une logique de rentabilité, rongeant l’ensemble des politiques publiques, ne s’est pas arrêtée davantage aux portes des salles de spectacle qu’à celles des hôpitaux, des écoles, des exploitations agricoles ou des transports. 

 

«La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert», disait Malraux. Ce merveilleux combat n’est pas un supplément d’âme. C’est une quête vitale, une exigence de première nécessité. Ainsi éprouvons-nous de la peine à écrire ceci: pour la culture comme pour le reste, rien ne garantit que l’après ne sera pas comme avant, mais en pire… 

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 7 mai 2020.]

Publié par Jean-Emmanuel Ducoin à

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Tony Allen & Hugh Masekela - We've Landed

5 Mai 2020, 12:10pm

Publié par PCF Villepinte

Tony Allen devait présenter le disque le 3 avril, lors de Banlieues bleues, hélas annulé à cause du Covid-19. « Nous étions impatients de recevoir Tony, souligne Xavier Lemettre, directeur du festival. Tony a joué deux fois à Banlieues bleues en special guest, en 2005 avec Antibalas (de Brooklyn), puis en 2006 lors du premier concert en France de Seun Kuti & Egypt 80. Et deux fois comme leader, en 2012, pour le super-projet "Black Series From Lagos To Detroit", en co-plateau avec Amp Fiddler, et ensuite en ouverture du festival 2017 avec son "Tribute To Art Blakey" avec, en première partie, le duo Moses Boyd/Binker Jenkins. Le jeune batteur britannique Moses Boyd, qui est en train de devenir un grand, fait partie de la kyrielle de musiciens que Tony Allen a influencés. En février, il a sorti son premier album à son nom ("Dark Matter"). Il a passé beaucoup de temps à étudier les patterns de Tony Allen. »

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Concierto 1º Mayo de la Solidaridad Internacional

2 Mai 2020, 09:41am

Publié par PCF Villepinte

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Je déclare l'état de bonheur permanent

1 Mai 2020, 09:55am

Publié par PCF Villepinte

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Je voudrais sans la nommer vous parler d'elle

30 Avril 2020, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

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...On nous prend pour des cons dès qu'on est né...

11 Avril 2020, 07:17am

Publié par PCF Villepinte

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Ma France

7 Avril 2020, 18:47pm

Publié par PCF Villepinte

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Sur la Toile. Allez au spectacle et au musée sans quitter votre canapé !

5 Avril 2020, 11:30am

Publié par PCF Villepinte

  Chaque jour de nouvelles créations mises en ligne, comme «Ligne verte», un film proposé par le Fresnoy - Studio national des arts contemporains. © Laurent Mareschal

Dimanche, 5 Avril, 2020

Gérald Rossi

Théâtres, scènes lyriques, musées… proposent, en libre accès, des représentations dans leur intégralité, des visites virtuelles, des projets participatifs. Découvrez notre sélection de la semaine.

Chaque jour, de nouvelles propositions numériques éclosent. Réservant de belles surprises. Ainsi, Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains met en ligne chaque jour de nouvelles créations, notamment des courts-métrages documentaires qul’on peut aussi regarder en replay. Comme Ligne verte, de Laurent Mareschal, qui, sans commentaire, a promené sa caméra autour du mur «qui sépare Israël de la Palestine».

Le musée Bourdelle, à Paris, propose une agréable visite virtuelle et didactique, accessible au jeune public. On y découvre, par exemple, l’atelier où s’est installé le sculpteur, âgé alors de 24 ans.

De leur côté, les musiciens de l’Orchestre national de France (ONF), loin de la Maison de la radio, ont enregistré depuis leur propre maison, via Internet, une des œuvres les plus populaires du répertoire, de Ravel. En trois jours, ils ont réalisé cet exploit, passé ensuite entre les mains des équipes techniques de la Maison ronde pour un assemblage son/image parfait.

L’opéra de Dijon, ses ensembles et artistes en résidence proposent tous les samedis, à 20 heures, la mise en ligne d’une production lyrique. L’Orfeo,  de Monteverdi, est au programme de ce samedi 11 avril. Avec Chante ou Raconte-moi un opéra, un chanteur des chœurs ou un intervenant culturel appelle au téléphone (sur rendez-vous) un jeune spectateur, un.e résident.e en Ehpad, etc., pour chanter un air, raconter une histoire lyrique…

Le MAC VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, propose de découvrir l’exposition «Lavant-dernière version de la réalité», de David Brognon et Stéphanie Rollin, ouverte le 7 mars et fermée dans la foulée. Des vidéos et des bandes sonores (audioguides) sont disponibles.

À la Comédie de Valence, les metteurs en scène et auteurs Marc Lainé et Tünde Deak proposent d’écrire un texte commun. Le musicien et dessinateur Stephan Zimmerli invite à se connecter sur Skype pour répondre à cette question: «Si vous pouviez à l’instant précis vous téléporter dans un lieu idéal, réel ou imaginaire, à quoi ressemblerait-il?»

Le Théâtre Vidy-Lausanne (Suisse) propose, lui aussi en accès libre de voir ou revoir plusieurs de ses spectacles, ainsi Hate, par Laetitia Dosch, Yuval Rozman et Judith Zagury, spectacle étonnant à propos duquel Sophie Joubert écrivait dans nos colonnes: «Une singulière et émouvante mise à nu qui repense le rapport entre l’humain et l’animal.»

Au théâtre, encore, alors que le Comédie-Française poursuit chaque soir la diffusion de spectacles d’archives sur le Net, on peut aussi se régaler au théâtre des Bouffes-du-Nord de la mise en scène de Benjamin Lazar, pour Traviata-Vous méritez un avenir meilleur. Judith Chemla porte avec brio le rôle-titre dans cette approche sensible entre théâtre et opéra, en tous points attachante et originale.

culture

spectacle

internet

 

 

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Affiches - Un siècle de luttes du PCF sur les murs de France

11 Mars 2020, 10:22am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 11/03/2020 par PCF

Affiches - Un siècle de luttes du PCF sur les murs de France

Les initiatives nationales organisées par le PCF dans le cadre de son centenaire débuteront le 2 avril, avec une grande exposition d’affiches retraçant un siècle d’histoire et de luttes des communistes en France.

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Historiquement, l’affiche figure au rang des outils privilégiés des organisations du mouvement ouvrier pour s’adresser aux masses. Le PCF, dès sa création, s’est emparé de ce moyen de communication. Par milliers, ses affiches collées sur les murs des villes et des villages, au gré de l’actualité politique et sociale en France et dans le monde, constituent assurément une porte d’entrée pour illustrer l’histoire de ce parti à maints égards « pas comme les autres ».

S’appuyant sur l’immense collection – près de 4 000 affiches – conservée dans les archives du Parti déposées aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, cette exposition propose deux parcours aux visiteurs.

Le premier dépeint à grands traits la chronologie du PCF. De l’adhésion à l’Internationale communiste lors du congrès de Tours de 1920 aux conquêtes du Front populaire, des années sombres de la clandestinité aux combats victorieux de la Libération, des campagnes pour la paix à l’opposition au gaullisme, du programme commun aux campagnes actuelles contre Macron « méprisant de la République »… c’est un siècle d’histoire politique et sociale de la France qui transparaît à travers ces affiches.

Le second parcours invite les visiteurs à déambuler entre plusieurs circuits thématiques. Ces derniers abordent l’évolution – avec ses constances et ses ruptures – des positions du PCF sur des questions particulières. Ainsi des femmes, des premières tentatives d’organisation des travailleuses aux campagnes contre le harcèlement sexuel. La question coloniale, des campagnes de fraternisation pendant la guerre du Rif jusqu’aux mobilisations pour la paix en Algérie, est également présentée. L’internationalisme n’est pas en reste, cette exposition donnant à voir un échantillon des innombrables campagnes de solidarité internationale menées par le PCF auprès des populations en lutte aux quatre coins du globe. Enfin, les rapports à l’URSS, de la solidarité infaillible des premières décennies à la réprobation de l’invasion de la Tchécoslovaquie en 1968, sont abordés, avec nuances et à rebours des postures caricaturales.

L’affiche n’est pas seulement porteuse d’un message politique ou revendicatif. Elle est aussi une création graphique, qui évolue au fil des temps, des techniques et des styles artistiques. De nombreux artistes ont mis leur créativité au service des combats menés par le PCF. Grandjouan, Fougeron, Eiffel, le collectif Grapus ou Wolinski… autant de noms et d’engagements qui attestent de la profondeur de l’empreinte communiste dans la société française.

Au total près d’une centaine d’affiches originales, dont certaines inédites et restaurées spécialement pour l’occasion, sont exposées. Plusieurs dizaines d’autres documents de nature différente – journaux, cartes postales, photographies, brochures, cartes d’adhérents, tracts, livres… –, également témoins de l’activité et de la production graphique du PCF, viennent compléter en vitrine cette histoire singulière du PCF.

Les affiches et autres documents iconographiques exposés ont été rassemblés dans un bel ouvrage à paraître aux éditions Helvétius. Une édition spéciale à tirage limité offrira en sus deux DVD proposant une sélection de films issus de la collection de Ciné-Archives (1).

Corentin Lahu, archiviste.

1. Les deux versions (24€/35€ avec les DVD) du catalogue de l’exposition peuvent déjà être précommandées en ligne :

https://editionshelvetius.com/boutique/livres/livres-dart/les-rouges-saffichent/

Exposition 100 d’histoire de France et du PCF sur les murs. Les communistes s’affichent. Du 3 avril au 30 mai 2020 à l’Espace Niemeyer (2, place du Colonel-Fabien, Paris 19e). Vernissage jeudi 2 avril. Ouverture du lundi au samedi de 11 h à 19 h. Fermeture le jeudi. Nocturne (11 h-21 h) les mardis.

 

 

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Spartacus, ou la fin de la liste noire

7 Février 2020, 10:05am

Publié par PCF Villepinte

 

Bertrand Tavernier : «Un acteur et un homme engagé, doté d’une conscience sociale»

 

L’Humanité Vendredi, 7 Février 2020.

Michaël Mélinard

 

Bertrand Tavernier, alors attaché de presse, a côtoyé Kirk Douglas pour la sortie de l’Arrangement, d’Elia Kazan. Il revient sur le parcours d’un comédien engagé et ambivalent.
 

Quelle place Kirk Douglas occupe-t-il dans l’histoire du cinéma?

Bertrand Tavernier Il a été un acteur important à plusieurs titres, l’un des premiers à vouloir contrôler et maîtriser sa carrière en créant sa société de production. Douglas, en dehors d’un talent qui s’était imposé dans le Champion, l’Homme qui n’a pas d’étoile, ou en gangster assez redoutable dans Pendez-moi haut et court, de Jacques Tourneur, va quand même être à l’origine d’un certain nombre de projets.

Il y a les Sentiers de la gloire, Spartacus, Seuls sont les indomptés, un très bon western de David Miller. Il s’associe à Edward Lewis, un producteur très intéressant, proche du Parti communiste, qui aimait les sujets sociaux. À mon avis, Lewis est l’âme de leur association. Il faut reconnaître à Douglas que cela lui a permis d’imposer des sujets pas fastoches. Il s’est engagé dans des films et Lewis, avec l’assentiment de Douglas, a fait travailler des auteurs de la liste noire. Contrairement à ce qu’écrit Douglas dans ses autobiographies, il n’est pas celui qui a fait réapparaître pour la première fois le nom de Dalton Trumbo, l’un des Dix d’Hollywood. C’est Otto Preminger qui l’a fait travailler dans Exodus. Douglas l’a fait quatre ou cinq mois plus tard. Cela n’enlève rien à son courage.

 Pour moi, il n’a pas le charme, la hauteur, la force et la versatilité de James Cagney ou de Gary Cooper. Mais c’était un acteur solide, fort. Le revers de la médaille est qu’il pouvait, comme producteur, prendre des décisions très autoritaires. Dans Spartacus, commencé par Anthony Mann, Douglas prend peur. Il pense qu’Anthony Mann ne va pas le mettre suffisamment en valeur pour favoriser Peter Ustinov. Il le vire et le remplace par Kubrick. Il remplace un metteur en scène déjà autoritaire par un autre qui l’est encore davantage. Les meilleures séquences, celles du début, ont été tournées par Mann. On regrette qu’il n’ait pas eu tout le film en main.

Quels souvenirs gardez-vous de lui?

Bertrand Tavernier J’ai travaillé avec lui comme attaché de presse quand il était venu pour l’Arrangement, de Kazan. Il avait beaucoup de charme. Il était très drôle et brillant mais il avait un numéro hyper-rodé. Il répétait tout le temps les mêmes anecdotes avec les mêmes chutes. Les deux premières fois, cela faisait un effet bœuf. Et il avait tendance à dire qu’il avait mis en scène certains films où il avait joué. Il prétendait: «C’est moi qui ai fait l’Homme qui n’a pas d’étoile.» Or, le scénariste du film, Borden Chase, présent sur le tournage, disait que s’il avait bien donné un ou deux conseils, le film est entièrement réalisé par King Vidor.

Mais c’est un acteur qui a eu une conscience sociale. Très vite, il trouve des rôles intéressants, tourmentés, complexes. Il est très bon dans le Champion. Il a une force formidable dans l’Homme qui n’a pas d’étoile. Pour beaucoup de metteurs en scène, ce n’était pas un acteur facile. Fleischer, qui a tourné deux fois avec lui, dans Vingt Mille Lieux sous les mers et dans les Vikings où Douglas était coproducteur, disait qu’il avait eu beaucoup de mal.

Il n’acceptait pas toutes les directives. J’ai des sentiments mitigés. J’ai une admiration pour l’acteur et l’homme, toujours engagé dans le même sens avec des convictions démocratiques. Il a accepté de s’engager dans des films. Mais il a été assez dur avec pas mal de gens. C’est l’opposé de John Wayne, qui a une image d’homme conservateur mais qui, sur le plateau, était un homme adorable avec tous les petits acteurs, les ouvriers, les techniciens.

Douglas pouvait être extrêmement cassant et jouer les vedettes alors qu’il affichait des convictions démocratiques. Je lui suis reconnaissant pour un grand nombre de films, pour des choix de sujets qui sortaient de l’ordinaire. Il est très bon dans les Vikings, l’Homme qui n’a pas d’étoile, les Ensorcelés et les Sentiers de la gloire. Je ne sais pas si le film aurait pu se faire sans son appui. C’est déjà pas mal.

Bertrand Tavernier est l’auteur, notamment, d’Amis américains. Entretiens avec les grands auteurs d’Hollywood, éd. Actes Sud/Institut Lumière.

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