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art et cuture

La fête de l'Humanité 2010

6 Août 2010, 17:55pm

Publié par PCF Villepinte

-« 80 ans de Fête où chacun compte pour un »

  

La Fête de l'Humanité de Valère Staraselski. 176 pages, 32euros. La Fête de l’Humanité, 80 ans de solidarité. Éditions du Cherche-Midi. 

«C’est dimanche, jour de repos avec personne sur le dos. » Nous sommes le dimanche 7septembre 1930, et la première Fête de l’Humanité sort de terre. Déjà, le « quotidien des prolétaires français », selon l’expression de son directeur Marcel Cachin, a besoin d’être soutenu financièrement. Au-delà de la joie d’être ensemble et de la conscientisation civique et politique, qui sera déjà la marque de fabrique de ce rendez-vous, Valère Staraselski, auteur de la Fête de l’Humanité, 80 ans de solidarité, l’album publié spécialement à l’occasion de l’anniversaire de la Fête, décrit l’état d’esprit d’une classe ouvrière qui, travaillant dix heures par jour, sans vacances, découvre la Fête dans un état d’esprit particulier : « On peut être déconsidéré au sein de la société, la Fête de l’Humanité est alors un temps où chacun compte pour un. Il existe une permanence de la solidarité. » L’intérêt de l’ouvrage, qui se lit presque comme un roman, réside notamment dans la richesse des illustrations et documents d’époque, ainsi que dans la perspective qu’il donne sur la perception de la Fête dans et à l’extérieur des sphères militantes.

On découvre donc un lieu où les codes changent et où des pans invisibles de la société ont l’occasion de s’affirmer. « Autre fait marquant : lorsqu’on passe les frontières de la Fête de l’Humanité, on est dans un rapport d’immédiateté avec l’autre. » L’écrivain militant fréquente la Fête depuis plus de trente-cinq ans, il a ainsi vu la Fête changer avec la société, tout en conservant sa capacité à être « un lieu d’échanges sans frontières d’âge ou de milieu social. Il existe une volonté d’être ensemble autrement ».

D’autres tendances politiques ont elles-mêmes tenté de construire leur fête. Ce fut le cas avec la Kermesse aux étoiles, organisée par les anciens de la 2e DB ou de l’extrême gauche, « mais toutes ces tentatives échoueront ». En 1954, la solidarité internationale s’incarne avec la création de la Cité internationale, au moment où les luttes d’indépendance, soutenues par le PCF, prennent forme.

Dans les années 1960, tandis que les annonceurs commencent à arriver, l’historien raconte avec amusement qu’un marchand de pianos parvient à vendre huit de ses instruments pendant la Fête. « On a beaucoup parlé de la récupération de la Fête par le capital. On constate au contraire que si les marchands viennent, ce ne sont pas eux qui commandent. Ils viennent car le peuple est là. » Si l’on devait chercher l’autre fil rouge de ces huit décennies de Fête, il résiderait incontestablement dans cette volonté de réaliser l’union des forces de gauche. Du Front populaire au Front de gauche, en passant par l’Union de la gauche des années 1970. « Quelle que soit la situation, explique Valère Staraselski, il y a toujours cette volonté de surmonter les différences. »

Pour imprimer  le bon de commande cliquez ici

Lina Sankari

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Francofolies : la fête à Alain Souchon

17 Juillet 2010, 06:12am

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 16 Juillet 2010

La « Foule sentimentale » a fait la fête à Alain Souchon au cours d’un spectacle plein de tendresse auquel ont participé ses fils Pierre et Charles, Jeanne Cherhal, Maxime Le Forestier et Laurent Voulzy.

Poète lunaire, chroniqueur plein de tendresse d’un monde qui ne tourne pas rond, Alain Souchon était aux anges hier soir sur la  scène du Saint-Jean d’Acre. Pour sa « Fête à », il a invité son public à « sauter en l’air » afin de sentir plus léger et mieux résister aux pesanteurs du quotidien. Un lâcher-prise bienvenu pour un spectacle tout en douceur auquel a participé son pote Maxime Le Forestier, avec lequel il a repris du Brassens et interprété « En bas là-bas ». Son  fils Pierre ainsi que Charles, alias  «Ours »  sont venus également chanter avec leur père quelques-unes de ses plus belles chansons, dont « Parachutes dorés ». Alain Souchon avait aussi invité Jeanne Cherhal qui a interprété « Pays d’Amour ». Un concert où il a interprété en duo avec Laurent Voulzy « J’ai dix ans ». Les rêves des deux complices sont restés les mêmes depuis leurs débuts. Leur rêve ? « Changer le monde avec des bouquets de fleurs ». Joli programme auquel le public a fait échos en reprenant « Foule Sentimentale » dont les paroles défilaient sur écran, tel un karaoké géant : « Foule sentimentale avec soif d’idéal/Attirée par les étoiles, les voiles/Que des choses pas commerciales/ ». Un instant de communion où l’on se sentait bien d’être là tous ensemble rêvant d’un monde meilleurs, en compagnie du plus tendre de nos chanteurs.                                  La Rochelle, envoyé spécial Victor Hache

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Culture

16 Juillet 2010, 06:08am

Publié par PCF Villepinte

 Avignon : le monde du spectacle dans la rue

 

Manifestation des intermittents du spectacle en Avignon, le 18 juillet 2008. Photo : Patrice Leclerc, de la Photothèque du mouvement social.

En marge du festival d’Avignon, les professionnels du spectacle organisent jeudi 15 juillet une journée d’action pour protester contre la « régression » des financements culturels.

« Je voterai contre toutes les réductions qui amoindriraient l’éclat utile des lettres, des sciences et des arts, qui me paraîtraient tarir les sources mêmes de la vie publique et qui [constituraient] une faute politique certaine. Vous avez cru faire une économie d’argent, c’est une économie de gloire que vous faites. » Le 10 novembre 1848, Victor Hugo s’adressait en ces termes à l’Assemblée Constituante lors de la discussion du budget de l’Etat.

Alors que se déroule en ce moment le plus important festival de théâtre en Avignon, le monde du spectacle a décidé de cultiver cette « gloire » du spectacle vivant. En marge du festival, la CGT-Spectacle a appelé à une nouvelle journée d’action pour protester contre la « régression générale » des financements. Le secteur s'est mobilisé à trois reprises ces derniers mois (le 29 mars, le 6 mai et le 17 juin) pour exprimer son inquiétude sur l'avenir des aides versées par l'Etat et les collectivités territoriales.

 « On nous propose une réduction de 10 % sur trois ans (5 % pour 2011) du malheureux budget culturel, déjà l’un des plus minces de l’Etat. Avec une telle diminution, on va détruire en un an ce qu’on a mis quinze ans à construire », explique Jean-François Pujol, secrétaire général adjoint de la CGT-Spectacle. La journée d’action a débuté par une manifestation ce jeudi 15 juillet place du Palais des papes à 14h30, qui a rassemblé environ 2000 personnes.

Le ministère de la Culture a déjà connu plusieurs années de baisses successives car son budget « stabilisé » est chaque année grignoté par l’inflation. « Fillon décrète sur ordre une régression générale, peut-on lire dans le communiqué de la CGT. Moins 10 % de financement de la culture en trois ans, gels des dotations aux collectivités territoriales, économies exigées aux « opérateurs de l’Etat » : Théâtres Nationaux, CDN, CCN, Scènes nationales… »

La réforme des collectivités territoriales devrait quant à elle interdire aux départements et aux régions d’intervenir dans le budget culturel, et en laisser la responsabilité aux villes et aux communautés urbaines. « On voudrait nous faire disparaître qu’on ne s’y prendrait pas mieux », proteste Jean-François Pujol.

Selon la CGT, le montant des économies serait « dérisoire » et « sans effet sur le déficit ». La culture est pourtant un acteur majeur du « lien social et de l’émancipation des individus », rappelle Jean-François Pujol. « Il faut relever l'esprit de l'homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, vers le désintéressé et le grand, clamait Victor Hugo à l'Assemblée de 1848. C'est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l'homme avec lui-même, et par conséquent la paix de l'homme avec la société. » Mais elle peut avoir aussi des retombées économiques, comme on a pu le voir lors de la grève de 2003, ajoute Jean-François Pujol : « les commerçants ont vu une baisse considérable de leur activité ».

 

Le 19 juillet, la CGT-Spectacle, Culture et Services publics organisent un débat à 15h dans la cour du Cloître St Louis sur « Les responsabilités publiques pour l’Art et la Culture : d’une promesse d’un plan de relance en 2009 à une régression générale programmée en 2010 ».

Sarah Masson

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Les Francofolies font la fête aux jeunes talents

14 Juillet 2010, 06:21am

Publié par PCF Villepinte

Le festival de La Rochelle qui s’ouvrira aujourd'hui est devenu un rendez-vous incontournable pour les artistes en développement

Gush et sa pop anglaise des sixties

Culture - le 9 Juillet 2010

Certes, les têtes d’affiche de la scène Saint-Jean-d’Acre seront présentes (Vanessa Paradis, Jacques Higelin, Alain Souchon, Charlotte Gainsbourg, Jacques Dutronc, Phoenix, BB Brunes…). Mais, plus ça va, plus les Francofolies de La Rochelle deviennent le lieu d’expérimentation des jeunes talents qui viennent ici se frotter à leur premier public. Au fil des années, la grande fête de la chanson francophone s’est transformée en véritable laboratoire des musiques actuelles. Une étape incontournable pour les artistes en développement auxquels le festival offre une belle visibilité grâce à une infrastructure de sept scènes, permettant à chacun de mettre en valeur son talent. Il en est ainsi de Not Ze Francos, une scène plutôt rock, où l’on attend notamment Gush, la sensation du moment, et sa pop anglaise des sixties. Il y aura également le groupe nantais Pony Run Run et ses mélodies pop accrocheuses, ou encore Arnaud Fleurent-Didier dont la french touch électro fera écho aux interrogations post-soixante-huitardes. Sur le plateau du théâtre Verdière, la chanson et la world seront à l’honneur. On sera particulièrement attentif à la prestation de Smod. Produit par Manu Chao, issu de la nouvelle scène africaine, le groupe évolue entre rap et musiques traditionnelles maliennes. Composé de quatre musiciens originaires du Mali, Smod invite à un voyage en terre afro, des plus intéressants. À suivre.

Découverte 2009 de l’émission la Nouvelle Star, Camélia Jordana, dix-huit ans, sera une des révélations de la scène Premières Francos parrainée par l’Adami. À découvrir également la chanteuse « L », qui devrait faire parler d’elle grâce à un registre mêlant chanson, trip-hop et rock-tango. L’excellent groupe de rap-funk Hocus Pocus fera monter la température au Théâtre de la Coursive. Une scène où l’on suivra Diving With Andy, Soan et Tété, lesquels se produiront dans le cadre d’une carte blanche lancée par la Sacem dont l’action culturelle soutient depuis des années les musiques actuelles. Quant au spectacle France ô Folies, au Saint-Jean-d’Acre, pour la deuxième année, il permettra de découvrir neuf groupes et artistes de la banlieue parisienne. À l’image du groupe d’Asnière-sur-Seine les Yeux d’la Tête qui ne manquera pas de faire danser La Rochelle sur fond de punk-jazz et textes néoréalistes.

 

Francofolies, La Rochelle 
du 13 au 17 juillet.

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Culture -

8 Juillet 2010, 05:38am

Publié par PCF Villepinte

  le 7 Juillet 2010

 

Coup d’envoi ce soir, en direct du palais des Papes

 

La Cour d'honneur du palais des Papes

Le metteur en scène Christoph Marthaler et l’écrivain Olivier Cadiot sont les deux artistes associés de cette nouvelle édition à dominante danse, performances et autres hybridations.

Avignon,

envoyée spéciale.

La tragédie aurait déserté le théâtre. Elle se jouerait ailleurs, désormais, sur des pelouses vert-gazon foulées par d’étranges silhouettes qui se disputent un ballon rond ; sur les routes de France où les coureurs rivalisent d’astuces pour déjouer les lois de la nature (et celles du sport). La tragédie serait ailleurs et les ingrédients seraient les mêmes : trahisons, retournements de situation, combats fratricides, dénouement fatal, bref amour, gloire et beauté. Il en manque un pourtant et il est de taille : le poétique. La poésie du monde qui s’empare du plateau et qui, soudain, s’échappe dans les travées et capte l’attention du spectateur dans une communion intime et collective à la fois. Ces expériences, nous les avons vécues et les vivons encore. À Avignon, bien sûr, avec ce frisson d’inquiétude et d’excitation qui vous parcourt avant même que le spectacle n’ait commencé. Ailleurs aussi, dans d’autres théâtres, à Paris, en région (on ne dit plus province, m’a-t-on fait remarquer dernièrement). Et tandis qu’une poignée de millionnaires se trémousse en short sur du gazon, au théâtre, on fait beaucoup avec peu. Mais c’est dans cet interstice du peu que l’humanité, même malmenée, inquiète et inquiétée se glisse. Avec des auteurs d’hier et d’aujourd’hui. Avec des acteurs. Et l’absence de certains d’entre eux – on pense à Terzieff, à Benedetto, à Georges Wilson – se rappelle à nos mémoires encore fraîches de leurs voix. Avec des subventions sans lesquelles les spectacles ne pourraient se monter.

Et quand ailleurs on parle prime et gros sous, ici, au théâtre, on les compte. Jamais les pouvoirs publics ne se sont autant débinés, se désengageant à plus d’un titre, faisant la sourde oreille, se désintéressant. On parle de gel ou de baisse budgétaire. On parle de rationaliser, d’économies, au nom de la RGPP. Les conséquences sont visibles. À Avignon, cette année, pas de Carrière de Boulbon, ce lieu dont la beauté naturelle provoque des moments d’émerveillement, comme ce fut le cas l’an passé avec le spectacle de danse d’Israel Galvan. Trop cher.

 

Pour faire communauté

Mais cette fuite en avant ne concerne pas que le spectacle vivant. Ainsi récemment les directeurs du Louvre, du musée d’Orsay et de Beaubourg se sont inquiétés auprès du ministre de la Culture de la baisse des subventions annoncées pour leurs établissements et craignent que cette « logique du court terme ne mette en péril des dynamiques construites dans la durée ». Au ministère, on parle d’une « lettre de cadrage de Bercy (qui) évoque une baisse de 10 % sur trois ans pour le fonctionnement et de 1,5 % pour l’emploi » (le Monde du 21 juin 2010). Les personnels des musées en grève en décembre dernier ne disaient-ils pas la même chose ? De telles orientations signifieraient moins d’expositions, moins de travaux de rénovation des bâtiments et, pour en revenir au spectacle vivant, moins de créations.

Le théâtre, c’est ce lieu partagé d’une expérience, l’endroit d’une aventure collective qui fait communauté entre acteurs et public, quand par ailleurs les politiques actuelles s’évertuent à séparer les hommes, à défaire le sens commun partagé. La lutte des hommes de théâtre, c’est la lutte des cheminots, la lutte des travailleurs de France Télécom, la lutte des professeurs de français, la lutte des puéricultrices de crèche, la lutte contre l’asservissement, la lutte contre la haine. La même lutte. Alors les coupes sombres sont la lumière qu’on éteint, les feux de la rampe qui ne brillent plus et les cœurs qui s’éloignent. À travailler plus pour gagner plus, les hommes de théâtre répondent travailler plus pour jouer plus pour faire communauté. Alors parfois la pièce est violente, les mots sont gros et partent en rafale mais l’insulte n’est jamais gratuite.

 

L’aventure des hommes

C’est cette expérience fragile et fragilisée que nous allons revivre et partager à Avignon cette année encore. Une expérience qui revient chaque été et fait appel à notre lucidité, à notre intelligence et à notre goût pour l’inattendu. Il s’y déroule là, à l’ombre des murailles, quelque chose qui raconte l’aventure des hommes et qui nous éclaire sur la marche du monde. Les yeux grands ouverts, c’est dans le noir que nous y voyons le plus clair.

Ce soir, dans la Cour d’honneur, nous assisterons à la création de Papperlapapp, de Christoph Marthaler. On pourrait traduire le titre par « Blablabla ». Comme un pied de nez au pathétique du monde des puissants.

 

Du 7 au 27 juillet. 
Renseignements : 04 90 14 14 60. 
Billetterie : 04 90 14 14 14.

Marie-José Sirach

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Fête de l'Humanité 2010

4 Juin 2010, 15:46pm

Publié par PCF Villepinte

La Fête:une soif d'idéal intacte depuis quatre-vingts ans
humanite.jpgPatrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, a dévoilé mercredi soir les grandes lignes de la fête 2010, 80e du nom, qui aura lieu les 10-11-12 septembre.

En préambule à son intervention devant « les artisans de la Fête », ceux qui la construisent, au siège du journal à Saint-Denis, Patrick Le Hyaric, le directeur de l’Humanité, également député européen, a évoqué, non sans émotion, « l’attaque meurtrière des forces armées israéliennes » contre la flottille de paix des humanitaires de la campagne Free Gaza.

Puis, en présence de Silvère Magnon, directeur de la Fête de l’Humanité, Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction, André Ciccodicola, rédacteur en chef de l’Humanité Dimanche, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF (pour ne citer qu’eux), il a voulu saluer d’abord ces constructeurs qu’il souhaite vouloir associer encore plus à son élaboration.

« Nous célébrerons cette année le 80e anniversaire de la Fête. Marcel Cachin, alors directeur de l’Humanité, a pris l’initiative, le 7 septembre 1930, de créer simultanément la Fête et les comités de défense de l’Humanité, parce que l’Humanité était alors asphyxiée financièrement, les militants communistes étaient pourchassés, traduits devant les tribunaux, emprisonnés pour certains d’entre elles et eux. C’est cette double mobilisation des diffuseurs militants, avec la création des CDH et la Fête dans la foulée, à Bezons, qui font de l’Humanité ce journal original, qui dispose d’un atout dont ne dispose aucun autre journal : une force militante qui le porte, une force communiste qui le fait vivre. L’origine de la Fête est pour une part essentielle liée à la nécessité pour le journal de trouver des fonds pour survivre. » La fête 2010 est, de ce point de vue aussi, dans cette continuité. Les coûts de production en hausse contraignent à augmenter le prix du bon de soutien. Pour marquer ce 80e anniversaire, l’édition d’un livre retraçant l’histoire des Fêtes de l’Humanité sera en vente fin août, la grande expo lui sera consacrée.

Puis Patrick Le Hyaric a rappelé que la préparation de la Fête et la Fête elle-même vont se tenir dans une période très particulière, décisive à bien des égards. La contre-réforme réactionnaire des retraites à la veille de la discussion au Parlement du budget de superaustérité. Dans ces conditions, a-t-il souhaité, « la Fête doit constituer un grand et puissant rassemblement de résistance et de riposte à ces politiques ultralibérales destructrices ».

Parmi de multiples initiatives sur lesquelles nous reviendrons, une grande soirée « banlieue » sera organisée. Comme chaque année, la Fête sera aussi une manifestation de solidarité internationale portant haut et fort l’exigence de paix, de sécurité et de démocratie au Proche-Orient. Temps fort du débat à gauche, la Fête est aussi un grand moment culturel et festif. Le village du livre va accueillir une conférence musicale autour de Louis Aragon en collaboration avec le Festi-Val-de-Marne et la maison Elsa-Triolet-Louis-Aragon, une rencontre avec des auteurs d’Haïti et un débat autour de la naissance de la République espagnole, il y a quatre-vingts ans.

Un grand hommage à Jean Ferrat avec une soirée à l’espace des Amis de l’Humanité, lors d’un spectacle sur la grande scène, et l’exposition qui lui avait été consacrée en 2004, « Jean des encres, Jean des sources », sont prévus. « Une avenue de la Fête à son nom sera inaugurée », a annoncé Patrick Le Hyaric.

Côté musical, sont annoncés le groupe britannique de musique électro-rock The Prodigy, sa seule date dans un festival français, Jacques Dutronc, venu en 1969, Alain Souchon sur la grande scène. « On a soif d’idéal », a soufflé Patrick Le Hyaric.

Parmi les autres artistes (la liste n’est pas close) sont annoncés Raggasonic, compagnon de route de NTM, Caravan Palace, Danakil, une soirée autour d’Agnès Bihl, Juan Rozoff, Dee Nasty, le groupe Volo (ex-Wriggles) et l’ensemble de cuivres de l’Orchestre philharmonique de Radio France.

Claude Baudry

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Dennis Hopper, mort d'un géant

30 Mai 2010, 18:10pm

Publié par PCF Villepinte

 

L’acteur et réalisateur américain Dennis Hopper, auteur d’"Easy Rider" en 1969, a succombé samedi à un cancer de la prostate à son domicile de Venice, en Californie.

Âgé de 74 ans, il s’est éteint entouré de sa famille et de ses amis..

Sa très longue carrière, qui s’étend sur un demi-siècle, l’a notamment amené à partager les affiches de "La fureur de vivre" et de "Géants" avec son mentor James Dean, dans les années 50, ou à incarner des psychopathes inoubliables dans "Apocalypse Now", "Blue Velvet" ou "Speed".

Dennis Hopper a été nommé à deux reprises aux Oscars pour le scenario d’"Easy Rider" et pour son rôle d’entraîneur de basket alcoolique dans "Le Grand Défi", en 1986.

Son goût prononcé pour les stupéfiants, son mauvais caractère et son apparition dans des films décriés lui ont valu de nombreux ennemis à Hollywood. En grand provocateur, il prônait pour sa part une indulgence sans limite à l’égard des grands artistes.

Il a un jour prétendu prendre des lignes de cocaïnes "longues comme le bras toutes les cinq minutes juste pour pouvoir boire des litres" d’alcool.

"Easy Rider", qui a ouvert la voie à une nouvelle génération de réalisateurs tels que Martin Scorcese ou Francis Ford Coppola, restera comme le plus bel accomplissement de cette icône de la contre-culture.

"On avait traversé toutes les années 60 et personne n’avait fait de film ou, quand quelqu’un avait fumé un joint d’herbe, il n’allait pas tuer une poignée d’infirmières. Je voulais qu’Easy Rider soit une capsule temporelle pour les gens de cette époque", a-t-il déclaré en 2005 à l’Entertainment Weekly.

Dennis Hopper et Peter Fonda, qui en a eu l’idée originale, y côtoient un Jack Nicholson en avocat alcoolique. Leur collaboration n’a toutefois pas été des plus harmonieuses. Hopper s’est fâché avec tout le monde sur le tournage et Fonda l’a par la suite décrit comme "une petit cinglé fasciste". Leur amitié n’y a pas résisté.

"Dennis m’a introduit dans le monde du Pop Art et des films ’perdus’. Nous avons sillonné les routes d’Amérique et changé la façon de faire des films à Hollywood. J’ai été béni par sa passion et son amitié", déclare-t-il toutefois dans un communiqué diffusé après l’annonce du décès.

"The Last Movie", second long métrage de Dennis Hopper réalisé en 1971 au Pérou, a été un échec commercial. Evoquant le tournage, il a parlé d’une "longue orgie de sexe et de drogues".


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Cinéma Histoire

24 Mai 2010, 13:57pm

Publié par PCF Villepinte

 

"Hors la loi", le tabou levé

Pour quelques minutes de film évoquant les massacres de Sétif, Rachid Bouchareb est cloué au pilori par l’extrême droite et une partie de la droite française. Présenté vendredi matin à la presse, le film, thriller politique qui suit trois frères déchirés par la guerre d’Algérie, a été applaudi.

Entretien avec l’historien Benjamin Stora.

Avant toute projection, "Hors-la-loi", qui sortira en salles le 22 septembre, a été accusé de "falsifier l’histoire" par l’extrême droite, des associations de harkis, d’anciens combattants et de pieds-noirs, ainsi que par le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca.

Présenté vendredi matin à la presse, le film a été applaudi. Il s’agit d’un efficace thriller politique qui suit trois frères déchirés par la guerre d’Algérie, une lutte d’indépendance que le cinéaste franco-algérien Rachid Bouchareb dépeint comme sale, mais juste.

"Hors la loi", c’est d’abord une grande saga", a souligné son réalisateur, le franco-algérien Rachid Bouchareb, qui espère que le public retienne le propos "universel" de son film,s’interrogeant sur la polémique dont il fait l’objet.

"Quand tout le monde ramène le film à Sétif, ce n’est pas la réalité. Ce film, si on peut lui donner une direction, c’est +Il était une fois l’Amérique+, c’est +Il était une fois dans l’Ouest+, c’est par moments +Lawrence d’Arabie+, +Docteur Jivago+. C’est le cinéma. Il y a une trame historique mais c’est d’abord une grande saga", a expliqué le cinéaste, lors d’une conférence de presse à Cannes.

"La volonté était d’abord de faire un film, de faire un voyage dans l’Histoire et dans le passé", a-t-il ajouté, jugeant que "tout ce qui arrive autour du sujet et du film aujourd’hui signifie qu’il y a encore aujourd’hui une question qui se pose sur le passé colonial. Et nous, on le découvre aujourd’hui avec vous".

"Je n’ai pas à prendre en charge toute l’histoire, je fais du cinéma (…). Mais les politiques ont un énorme travail à faire : qu’ils le fassent maintenant, mais qu’on tourne une page définitivement et dans la sérénité", a encore affirmé le réalisateur.

"Depuis 50 ans, il est impossible de faire un film sur la guerre d’Algérie. C’est de l’ordre de l’interdit, du tabou", constate Daniel van Eeuwen, directeur délégué de Sciences Po Aix-en-Provence.

"C’est une blessure encore ouverte", et tout particulièrement dans le sud, où une grande partie des rapatriés a fait halte en 1962, "juste en face de ce qui était leur terre, leur mère-patrie", ajoute-t-il.

Des rapatriés qui refusent encore d’admettre que la guerre d’Algérie a été une guerre de libération nationale.

"Pour eux, qui ont une vision idyllique de leur présence en Algérie, il n’y avait pas à se libérer des Français qui n’étaient pas des oppresseurs mais des frères, ce qui n’est absolument pas la vérité historique. Le déni est tel que pour eux c’est la France qui a abandonné l’Algérie", poursuit M. van Eeuwen.

Mai 1945 marque un tournant, rappelle dans un entretien à l’Humanité l’historien Benjamin Stora, en favorisant l’émergence d’une nouvelle génération de nationalistes algériens, favorables à la lutte armée.

Dans quel contexte surviennent ces massacres ?

BENJAMIN STORA. Le Constantinois est frappé, en 1944 et 1945, par de grandes famines. Le désespoir social règne dans les campagnes, alors que la région est secouée par une grande agitation nationaliste. Depuis sa défaite de 1940, la France est fragilisée. D’où l’effervescence qui s’empare de la jeunesse, avec l’espoir de l’indépendance de l’Algérie. Dans ce contexte, le 23 avril 1945, Messali Hadj est arrêté et déporté à Brazzaville, ce qui suscite l’émotion et provoque une nette radicalisation politique. En réponse, des franges du mouvement nationaliste souhaitent exprimer la revendication de libération de Messali, afficher le mot d’ordre d’indépendance et sortir le drapeau algérien interdit, inventé par Messali et montré pour la première fois à Alger en 1937.

Quel est le climat côté européen ?

BENJAMIN STORA. Les Européens craignent un désengagement de la France lié au nouveau contexte international. Ils ont peur d’être submergés par la démographie algérienne qui, conjuguée à une éventuelle égalité juridique, les rendrait politiquement minoritaires. Tout cela crée un climat de tension et de peur.

La répression est-elle planifiée ?

BENJAMIN STORA. Les événements se précipitent sans véritable planification. Les manifestants de Sétif se transforment en émeutiers parce que le porteur du drapeau est tué. La colère se retourne alors contre des Européens qui, très vite, sont tués. Immédiatement, des Européens se procurent des armes auprès de la police et tuent au hasard, des Algériens. Le bruit se répand, des milices se forment à Guelma. Avec l’aval des autorités, des Européens armés tirent sur des civils désarmés, prêtant main-forte aux gendarmes, à la légion étrangère aux troupes coloniales d’Afrique.

Est-ce le premier acte de la guerre d’Algérie ?

BENJAMIN STORA. C’est un drame fondateur de la guerre d’Algérie. À ce moment-là entre en scène une nouvelle génération de nationalistes algériens radicaux qui pose le principe de la lutte armée. La revendication d’autonomie est dépassée, au profit du mot d’ordre d’indépendance. C’est un tournant fondamental.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR R. M.


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Printemps de Bourges

14 Avril 2010, 06:25am

Publié par PCF Villepinte

Le labo musical du Printemps de Bourges

La 34e édition du festival, c’est cinq jours de live où l’on pourra vivre l’essentiel des musiques actuelles de la chanson au rap, électro ou pop rock.

Véritable laboratoire musical, le Printemps de Bourges n’a jamais cessé de se réinventer. La 34e édition du festival, c’est cinq jours de live où l’on pourra vivre l’essentiel des musiques actuelles de la chanson au rap, électro ou pop rock. En ouverture, ce soir, le concert haut de gamme de M et ses invités au Phénix.

Le Printemps, qui connaît ses classiques, a également programmé l’indestructible iguane alias Iggy Pop et les Stooges. De quoi booster l’ambiance en donnant à voir et à entendre aux jeunes générations une véritable légende punk rock. D’autres seront là. Izia, Émilie Simon, Archive, Jeanne Cherhal, BB Brunes, Eiffel, Les Cow-Boys Fringants, Carmen Maria Vega, Hindi Zahra, Tété, Diams… ainsi que de nombreux autres artistes à découvrir au 22 Est-Ouest tels Féfé, Roce, Casey, Feloche (auditorium), Arnaud Fleurent-Didier (Théâtre Jacques-Coeur) ou le band de Kinshasa Staff Benda Bilili (rock’n’beat party). L’église Saint-Pierre, un nouveau lieu, verra se produire notamment Ballaké Sissoko et Vincent Segal, Trio Tzane ou Alina Orlova.

Après le Japon, l’Afrique du Sud et ses artistes sera le pays invité d’honneur. Un autre moment fort sera la création Les Françoises, qui réunira pour l’occasion au palais d’Auron, Olivia Ruiz, Camille, Émilie Loizeau, La Grande Sophie et Rosemary des Moriarty. Enfin, le réseau Printemps fêtera ses 25 ans en présentant une trentaine de découvertes.
De quoi faire le plein de musique !

Victor Hache


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Paris-Roubaix 2010

9 Avril 2010, 15:31pm

Publié par PCF Villepinte

Paris-Roubaix, le duel attendu Cancellara-Boonen


Le duel entre Fabian Cancellara et Tom Boonen devrait concentrer toutes les attentions dimanche dans Paris-Roubaix, dernière chance pour la Belgique d’éviter un zéro pointé cette année dans les classiques flandriennes.

Déjà sacré sur le vélodrome de Roubaix en 2006, le champion suisse part avec une longueur d’avance sur son rival belge. Il vient de le battre deux fois sur ses terres : au Grand Prix E3 le 27 mars puis dans le Tour des Flandres dimanche dernier.

Tom Boonen, triple vainqueur de l’"Enfer du Nord", aura toutefois une source de motivation supplémentaire : il pourrait égaler le record de son compatriote Roger de Vlaeminck, quatre fois sacré dans la Reine des classiques entre 1972 et 1977.

Une victoire de Boonen permettrait surtout à son équipe, Quick Step, jadis dominatrice sur les routes des Flandres, et à la Belgique de sauver l’honneur avant d’entamer les classiques ardennaises.

"C’est notre dernière chance pour la première partie des classiques. Je serai déçu si on ne gagne pas", a déclaré à Reuters le manager de l’équipe Quick Step, Patrick Lefévère, qui a mené 10 coureurs à la victoire lors des 15 dernières éditions.

Selon Lefévère, Tom Boonen est en "bonne condition" avant une course qu’il a remportée en 2005, 2008 et 2009. La puissance de Fabian Cancellara pourrait cependant faire davantage de dégâts sur les secteurs pavés plats que dans les monts des Flandres, où le Suisse a décroché le Belge pour filer vers la victoire.

Pour tenter d’imiter son compatriote Henri Suter, qui avait signé le doublé Tour des Flandres/Paris-Roubaix en 1923, le coureur de Saxo Bank sera épaulé par l’Australien Stuart O’Grady, vainqueur en 2007, et le Danois Matti Breschel, victorieux de la semi-classique À travers les Flandres fin mars.

Tom Boonen, lui, ne pourra pas compter sur le Français Sylvain Chavanel, jugé hors de forme, et se reposera sur le Belge Stijn Devolder, double vainqueur du Tour des Flandres mais passé à côté de sa course fétiche dimanche dernier.

"Au Grand Prix de l’Escaut (mercredi), j’ai vu Stijn mettre le peloton en file indienne sur une accélération. Peut-être est-il arrivé au top de sa condition physique avec une semaine de décalage", s’interroge Patrick Lefévère.

BONNET ET CHAINEL, ESPOIRS FRANÇAIS

De la Trouée d’Aremberg au Carrefour de l’Arbre, les 52,9 km de secteurs pavés pourraient sourire à un outsider, tels l’Espagnol de Sky Juan-Antonio Flecha ou le Norvégien Thor Hushovd, qui a chuté l’an dernier alors qu’il jouait la gagne face à Boonen.

Dans l’équipe BMC, l’Américain George Hincapie devrait une nouvelle fois tenter de briller entre Compiègne et Roubaix, s’il n’est pas trop affecté par la mise à pied de son coéquipier Alessandro Ballan, qui fait l’objet d’une enquête sur une affaire de dopage en Italie. (voir [ID:nLDE638103]) La formation Garmin-Transitions comptera, elle, sur deux hommes en forme : l’Américain Tyler Farrar, victorieux au sprint du Grand Prix de l’Escaut, et l’Ecossais David Millar, lauréat des Trois Jours de la Panne le 1er avril.

Côté français, en l’absence de Chavanel, les espoirs seront portés par les Bbox-Bouygues Telecom.

Très en vue depuis le début de la saison, Steve Chainel et William Bonnet se sont signalés dans le Tour des Flandres, le premier en animant la course avec les cadors, le second en jouant de sa pointe de vitesse pour terminer à la 10e place.

"On est dans une spirale positive, le groupe est homogène et tout le monde marche bien", note Steve Chainel.

"On vient pour faire une belle course, même si ce sera très dur face aux machines Boonen et Cancellara. L’idée, c’est d’être devant, à l’attaque, et de courir intelligemment."

Avec aussi le jeune Damien Gaudin, qui a remporté Paris-Roubaix en 2007 chez les Espoirs, la formation de Jean-René Bernaudeau semble la mieux à même de faire vibrer le public français, voire, dans une course toujours imprévisible, de briguer la succession de Frédéric Guesdon, dernier vainqueur français en 1997.

L’intéressé sera d’ailleurs au départ, à 38 ans, sous le maillot de la Française des Jeux.

De neuf ans son cadet, Tom Boonen a, lui, l’âge de Roger de Vlaeminck lors de sa quatrième et dernière victoire à Roubaix.

Peut-être un signe pour l’ancien champion du monde, qui en cas de succès rejoindrait au palmarès le Français Octave Lapize (1909-10-11) et l’Italien Francesco Moser (1978-79-80), seuls à avoir dompté les déroutants pavés trois années de suite.

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