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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

art et cuture

Cannes ouvre avec un conte de l’Âge d’or

12 Mai 2011, 12:34pm

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 12 Mai 2011

Cannes 2011

 

 

Nous projetons-nous dans le passé seulement pour refuser d’affronter 
le présent ? 
Les réponses 
de Woody Allen dans un film qui 
a fait l’ouverture.

Minuit à Paris, de Woody Allen. Etats-Unis. 1 h 34. Sélection officielle, film d’ouverture.

Cannes, envoyé spécial.

 

Quelques jours à Paris avec fiancé et famille, quoi de plus agréable quand on est belle, californienne, amoureuse, et que papa est assez riche pour payer les suites au Bristol ? Soit le paternel est conservateur au-delà de toute décence, ce qui nous vaut quelques piques bien senties sur les républicains, et le promis préfère faire la tournée des lieux touristiques pour bosser encore et toujours sur les quatre cents pages qu’il a commises et refusé de donner à lire à quiconque, mais bon. Nous sommes sur un nuage romantique de carte postale, dans un éden qui illustre avec insistance le cliché de Paris comme plus belle ville du monde. Les choses commencent à se gâter quand Inez (Rachel McAdams) voit l’élu de son cœur, Gil (Owen Wilson dans un rôle qu’Allen se serait probablement réservé autrefois), la délaisser au profit de déambulations nocturnes qui le plongent dans des rêves et ses fantasmes. Dans

la Rose pourpre du Caire, les personnages sortaient de l’écran. Ici, ils y entrent si l’on peut dire, puisque Gil se retrouve jusqu’à la venue du jour dans le Paris ayant le plus fasciné les artistes américains, celui de l’entre-deux-guerres, en l’occurrence les années vingt. Voici que notre héros fait la connaissance de Zelda et Scott Fitzgerald. À une soirée en l’honneur de Jean Cocteau, il devient pote avec Ernest Hemingway, dépeint avec une forte ironie tant l’auteur de l’Adieu aux armes prône les valeurs viriles comme s’il se citait. Ce dernier conduit Gil chez Gertrude Stein, qui lit en premier son roman et lui prodigue ses conseils. Tous ces gens sortaient beaucoup, buvaient sec, avaient un sens hasardeux de la conjugalité, vivaient en bande malgré leurs rivalités artistiques. C’est ainsi que nous dissertons sur les propriétés d’une toile de Picasso, que nous croisons Man Ray ou Luis Bunel, à qui Gil propose une idée de film surréaliste que, bien entendu – peut-être la plus fine des pointes d’humour parsemées dans l’œuvre –, Bunuel refuse avec les arguments les plus platement rationnels. Inutile de dire qu’une salle aussi cinéphile que celle de Cannes a sur le champ identifié le film que Bunuel fera vraiment.

On rit souvent au premier degré

Tout ceci est d’une belle légèreté, intelligent, simple et sophistiqué à la fois. On rit souvent au premier degré. Par-derrière se cache un chant d’amour à ce « Paris est une fête », comme l’affirmait Ernest Hemingway jusqu’à en faire le titre d’un de ses livres. Que Woody Allen ait demandé à son chef opérateur des couleurs chaudes et saturées et que le jazz de l’époque soit aussi présent que l’accordéon n’étonnera personne. Quant à Carla Bruni, elle incarne quelques minutes une guide touristique. Mais cela, vous le saviez déjà.

La bande annonce du film :

Jean Roy

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Robert Guédiguian : "Marseille ? On est obligé d’oser 
la comparaison avec New York"

1 Mai 2011, 16:24pm

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 29 Avril 2011

L'Humanité des débats. L'entretien

 

Entretien. Depuis Dernier été, son premier film sorti en 1980, aux Neiges du Kilimandjaro, sélectionné au prochain Festival de Cannes dans la section Un certain regard, ce sont près de quinze films de Robert Guédiguian qui dépeignent Marseille, ses quartiers populaires, son industrie au crépuscule, sa solidarité… et desquels transpire encore et toujours de l’humanité.

Règlements de comptes dans les cités, soupçons d’«affaires», vote FN. Quand vous ouvrez votre journal, 
votre radio ou votre télé, 
comment réagissez-vous à l’actualité marseillaise de ces six derniers mois ?

Robert Guédiguian. J’ai toujours envie de défendre Marseille. C’est irrationnel, je sais, mais je suis toujours pour Marseille. Alors, je me dis que c’est toujours la mauvaise réputation. C’est toujours l’air de la Calomnie. On disait ça de Marseille il y a deux siècles ou trois ou dix. Parce que c’était une ville frontière et presque hors la frontière. Si on la pousse à la mer, en Méditerranée, cette ville n’est pas en France. Il y a quelque chose qui sent mauvais, toujours, dans cette ville. Il y a quelque chose de la cour des miracles, de populaire, de voyou, de canaille, d’étranger, bien sûr. Donc, cette mauvaise réputation se poursuit. Pourquoi je dis « défendre » ? On parle de l’« affaire » Guérini. Et Tiberi et Chirac à la mairie de Paris ? Comme disait Montesquieu, « tout pouvoir conduit à l’excès de pouvoir ». On parle du vote FN. Mais les quartiers populaires de Paris ou Lille sont aussi ceux où le vote FN est le plus fort. J’ai certes envie d’engueuler ma ville mais je sais pourquoi elle fait ça.

Les clichés sur Marseille, vous devez les affronter régulièrement dans votre quotidien ?

Robert Guédiguian. La calomnie, c’est un air qui ne s’arrête jamais. Les clichés, je me suis toujours battu contre. Comme ces clichés de la trilogie de Pagnol. J’ai toujours dit : « Excusez-moi mais Marseille, c’est pas quatre boutiquiers qui ne foutent rien toute la journée, qui boivent des coups. Ce n’est pas une place de village, c’est une grande ville, immense, ouverte sur le monde entier. Mon père ne va pas pêcher tous les jours, ne boit pas des pastis comme un trou au bistrot. Par contre, il travaille dans la réparation navale, il a eu 33 opérations, il a eu des accidents du travail, il travaille jour comme nuit et week-end. » Donc, déjà je m’élevais contre les clichés « boutiquier », « fainéantise », « on se prélasse au soleil ». Arrêtez vos conneries : à Marseille, les gens travaillent comme des dingues. D’ailleurs, les gens y sont nerveux, énervés, « speed ». Marseille, c’est plus proche de New York que de Paris. Arrêtez de nous raconter qu’on a un petit bout de lavande au bord des lèvres… Mais on continue à renvoyer ça, à dire qu’on est accueillants et rigolos. Pff… Les Marseillais ne sont pas accueillants du tout, je trouve, et pas si rigolos que ça.

La dernière fois que vous êtes revenu à Marseille, qu’est-ce qui vous a le plus frappé ?

Robert Guédiguian. La restauration du centre-ville. Il y a quelque chose dans le fait d’avoir dégagé des vues et des perspectives qui me séduit du point de vue de l’architecture et de l’urbanisme. On fait apparaître un dessin du centre-ville. Je ne parle pas du point de vue économique ou sociologique où l’on fait comme dans toutes les grandes villes du monde : on enlève la mixité sociale et les populations pauvres des quartiers du centre-ville. Ce processus libéral est gravissime.

Dans La ville est tranquille, un personnage dit : « Cette ville changera de nature. » Pensez-vous possible de faire changer la nature même 
de Marseille ?

Robert Guédiguian. Je crois que c’est possible mais sur un temps très long. On rentre là dans l’histoire de la longue durée, comme disait Fernand Braudel. Mais c’est possible, oui, sur des siècles et des siècles. C’est à l’œuvre déjà. L’ancienne économie de Marseille, liée au port, a déjà disparu. Les quais sont désaffectés alors qu’ils étaient bondés. Une décision a été prise pour faire de Marseille une ville de loisirs, de tourisme. C’est en train de fonctionner. Imaginons cela dans trois, quatre, cinq générations. Bien évidemment que la ville sera très différente de ce qu’elle a été ces derniers siècles.

Votre réponse peut apparaître surprenante. De nombreux chercheurs soulignent au contraire que la politique de recomposition sociale est vouée à l’échec.

Robert Guédiguian. Je ne parle pas en tant que sociologue. Je formulais simplement une espérance… (Il s’arrête.) Pour tout dire, que cette ville change de nature, je m’en fous. Je ne serai pas là pour le voir et je ne suis pas un nostalgique. Je préfère une ville qui fonctionne à une ville morte. Je ne rêve pas que les raffineries Saint-Louis ouvrent de nouveau. Ce n’était pas le paradis. Ce n’est d’ailleurs jamais le paradis. Il n’y a pas de paradis perdu. Le paradis, par définition, reste à conquérir. J’ai une espérance, c’est que non seulement on ne la déloge pas, cette population marseillaise, mais qu’on la forme. Une anecdote personnelle. Quand je redescends à Marseille, il m’arrive d’aller dans des hôtels près du Vieux-Port. Il y a toujours un jeune homme ou une jeune fille, à l’évidence de seconde ou de troisième génération de l’immigration algérienne certainement, en tout cas du Maghreb, débutant dans le métier. Ils n’ont pas encore fait l’école hôtelière, ils ne sont pas encore bilingues. Mais ils sont jeunes, ils ont une vitalité d’enfer, ils ont envie de bosser. Ces jeunes, ils peuvent aussi être ingénieurs, informaticiens. La population peut s’adapter aux nouveaux types d’emploi. Il y a trente ans, ce jeune homme aurait peut-être travaillé dans une fonderie comme manœuvre à Saint-Antoine.

Une scène des "Neiges du Kilimandjaro", sélectionné eu prochain Festival de Cannes

Quand j’évoquais la « nature » de la ville, 
je renvoyais à la phrase du grand géographe marseillais, Marcel Roncayolo : « Le seul monument de Marseille, c’est son peuple. »

Robert Guédiguian. C’est marrant, parce que j’ai dit ça cent fois.

C’est peut-être de vous, alors…

Robert Guédiguian. Peut-être aussi que je l’ai emprunté sans le savoir. Ça m’est arrivé sur certains de mes films. Quelques années plus tard, je revois un film que j’avais vu à dix-sept ans et je me dis : « Tiens, je me suis inspiré de ça. » Donc, je suis tout à fait d’accord avec cette phrase. C’est pour cela que j’ai espoir. C’est assez inexplicable, cette façon dont se transmettent des choses depuis dix ou cinquante générations qui font que les Marseillais s’adaptent. Ils s’adaptent parce qu’ils viennent d’ailleurs. Et lorsque l’on vient d’ailleurs, on n’est pas fainéant, on a envie de s’en sortir. Il y a une espèce de rage dans cette ville. C’est pour cela que j’ai espoir dans la capacité des Marseillais à rebondir. Je suis moins pessimiste que les statistiques. Mon espérance c’est que, tout en changeant totalement d’activités, Marseille resterait Marseille.

Marseille sera capitale européenne de la culture en 2013. C’est un peu votre enfant naturel ce label, à vous, à Jean-Claude Izzo, 
à Massilia Sound System, à IAM. À «Marseille 2013», a-t-on simplement eu l’idée de venir voir Robert Guédiguian pour dire : 
« Que pourrait-on faire ensemble ? »

Robert Guédiguian. C’est moi qui suis allé les voir.

Pas eux…

Robert Guédiguian. Je ne veux citer personne ni mettre en cause quiconque. (Silence.) Il y a une chose de certaine, c’est que la bourgeoisie marseillaise ne m’aime pas et je le lui rends bien. L’exemple le plus récent est un ouvrage sur le cinéma où il y a trois lignes sur moi, qui ait fait quinze films à Marseille. C’est comme si j’avais fait quinze films à l’Estaque et pas à Marseille : je suis toujours des quartiers nord. Comme je suis bravache et matamore, marseillais quoi, j’emmerde ces gens-là. Je parle bien de la bourgeoisie marseillaise. J’en ai souvent parlé avec Edmonde Charles-Roux, qui la connaît mieux que moi, de l’intérieur, et qui la déteste aussi, disant que ce sont tous des rentiers. Dans les années 1960, ils ont tous mis du pognon dans l’avenue Foch à Paris, dit-elle, au lieu d’être des capitaines d’industrie. Là, pour le coup, on pourrait parler de cette bourgeoisie fainéante.

Dans le cadre de ce « Marseille 2013 », l’accent sera mis sur la Méditerranée. 
N’est-ce pas un peu réducteur, finalement ? 
Les Arméniens ne sont pas méditerranéens. 
Les Comoriens, non plus…

Robert Guédiguian. Les Asiatiques, non plus. Il n’y a pas que des Méditerranéens qui se sont échoués à Marseille. Oui, c’est réducteur. Marseille, c’est une ville-monde. On est obligé d’oser la comparaison avec New York, même si ce sont les États-Unis…

Non, New York, ce ne sont pas les États-Unis, comme peut-être Marseille, ce n’est pas 
la France…

Robert Guédiguian. On peut également la comparer à Tel-Aviv, qui n’est pas Israël.

Et dans cette ville-monde, le FN arrive en tête…

Robert Guédiguian. Là, j’ai honte. Quand je marche dans les rues de Marseille, je me dis un type sur quatre que je croise a voté FN. Mais, au-delà de la honte, je crois qu’il faut parler aux gens qui votent Front national. C’est surtout même à eux qu’il faut parler. C’est parce qu’on ne leur parle plus qu’ils votent FN. Je dis « on » de manière indéfinie, mais ce sont les partis, les syndicats mais aussi les individus. Et je dois m’inclure dedans. Au plus on ostracise, au plus ils voteront FN, surtout à Marseille. C’est ce côté marseillais bravache pour dire : « Je t’emmerde. » Il faut leur parler un peu comme avec Dédé dans Marius et Jeannette. Il a voté FN une fois dans sa vie et tout son entourage lui reproche de l’avoir fait et lui prouve qu’il ne fallait pas le faire en donnant des arguments.

La gauche ne « parle » plus à ces gens-là ?

Robert Guédiguian. La gauche est inexistante. J’ai déjà dit plusieurs fois que ce que je trouve le plus grave dans le déclin du PCF, ce n’est pas la disparition de la possibilité de prendre le pouvoir mais de la façon dont il structurait les « pauvres gens », pour reprendre les mots du poème de Victor Hugo, de la façon dont ça fabriquait de la conscience de classe, donc de la fierté, de l’identité. Et puis, ça cultivait, au sens strict du terme.

Je ne parle pas d’une perte politique mais d’une perte de civilisation. Aujourd’hui, c’est le vide. Les gens sont livrés à eux-mêmes. Des destins individuels continuent d’exister mais de façon collective, plus rien.

On vous sent nostalgique…

Robert Guédiguian. De ce point-là précis, oui, je suis nostalgique. Si j’avais une idée pour recréer cela, je la crierai vite et fort. C’est pour cela que je ne jette la pierre à personne. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas bien comment ce parti s’est dissous. Il s’est peut-être dissous au sens où on le dit d’une aspirine effervescente qu’on ne voit pas et qui est toujours dans l’eau. Alors, quelque chose pourrait se reconstituer, un parti d’extrême gauche – j’ai longtemps combattu cette expression mais aujourd’hui, j’appelle cela comme ça – qui défend les pauvres gens quotidiennement en leur faisant prendre conscience de ce qu’ils sont mais qu’ils ignorent, en les élevant, en leur disant : « Vous êtes un moment d’humanité. »

Dans vingt ans, quel serait ce personnage populaire qui deviendrait un héros de l’un de vos films ?

Robert Guédiguian. Je crois que ce serait la jeune fille ou le jeune homme que j’évoquais tout à l’heure. Il ou elle se serait totalement adapté(e) à son nouveau métier et connaîtrait par cœur tous les vins de France.

Entretien réalisé par 
Christophe Deroubaix

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Les choix de Victor Hache en direct du Printemps de Bourges

21 Avril 2011, 16:34pm

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 21 Avril 2011
 

 

Les coups de cœur de notre chroniqueur. Chaque semaine, l'essentiel de l'actualité de la chanson pop-rock.

Une voix incroyable, celle d’Asaf Avidan au 22 Ouest

Loin du Phénix  qui  a fait le plein grâce à ses concerts à l’ambiance familiale où se sont produits  la chanteuse ZAZ, Ben l’Oncle Soul et Cali, il fallait être au  22 Ouest, mercredi soir. C’est ici, qu’Asaf Avidan a créé l’événement avec un concert mêlant rock, folk et blues. Coupe à l’iroquois, chemise blanche, le chanteur israélien a  subjugué son public grâce à sa voix incroyable.

Une voix féminine et rock  à la Janis Joplin que l’on avait remarqué dans l’album récemment  sorti « Poor boy, Lucky man » enregistré avec  le groupe The Mojos , à ses côtés sur scène.  Au début, on craignait une interprétation en force. Au contraire, Asaf Avidan n’en fait pas trop et  module sa voix, totalement habité par son univers,  s’accompagnant à la guitare électrique ou au piano.  Un show entre glam et rock hérité des années 1970, qu’Asaf fait vivre avec énergie et grâce.En Israël, Asaf Avidan et The Mojos sont extrêmement populaires et partout dans les festivals internationaux, les critiques sont élogieuses. A Bourges, ils ont donné un concert de toute beauté. Assurément, l’une des plus belles découvertes  du Printemps.

 

 

Le rock animal et sexy  d’ Oh, La, La ! au 22 Est

L’histoire d’Oh La La ! est  née de la collaboration entre Natasha Le Jeune, la chanteuse et le bassiste Benjamin Lebeau, musicien de The Shoes qu’elle a rencontré il y a trois ans. Exit donc  l’expérience rock au sein d’AS Dragon dont elle fut le leader durant quelques années,  là voilà désormais  aux commandes de son nouveau groupe Oh La La ! et son registre électro. Une pop-rock à danser où la sexy  Natasha  chante essentiellement en français  des chansons chic et choc  à l’image de « Un poing, c’est tout », dont le texte est signé Philippe Katerine.  Jean coupé façon short, débardeur, frange au carré, la chanteuse fascine par sa présence  animale sur scène. Elle joue du synthé, danse,  chauffe  son public à blanc, en véritable rock star comme on l’a vu mercredi  au 22 Est.  Un univers ovni à l’énergie brute que l’on retrouve dans l’album éponyme  qui vient  de sorti r chez Pias.

 

La pop-rock efficace de Vismets au 22 Ouest

Originaire de Bruxelles,  le groupe Vismets cartonne en Belgique.  Il  débarque en France alors que vient de sortir son album « Gürü Voodoo » porté par le titre « Wasted Party ». Sa présence au 22 Ouest nous a permis de vérifier que Vismets es t d’abord et avant tout un groupe de scène. Cela  assure, joue vite et efficacement une pop-rock dansante aux guitares tendues et  aux chansons interprétées en anglais. Un registre qui prend tout son sens en live comme on le verra le 26 mai au Nouveau Casino, à Paris, aux Francofolies de la Rochelles, le 15 juillet encore le  23 juillet à Spa. A suivre donc.

 

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Silvio Berlusconi renversé par Giuseppe Verdi

11 Avril 2011, 11:33am

Publié par PCF Villepinte

 Le 12 mars dernier, Silvio Berlusconi a dû faire face à la réalité. L’Italie fêtait le 150ème anniversaire de sa création et à cette occasion fut donnée, à l’opéra de Rome, une représentation de l’opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi, dirigé par Riccardo Muti.

 

Nabucco de Verdi est une œuvre autant musicale que politique : elle évoque l'épisode de l'esclavage des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero
> » est celui du Chœur des esclaves opprimés. En Italie, ce chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans les années 1840 - époque où l'opéra
> fut écrit - était opprimé par l'empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu'à la création de l’Italie unifiée.

 

 

Avant la représentation, Gianni Alemanno, le maire de Rome, est monté sur scène pour prononcer un discours dénonçant les coupes dans le budget de la culture
> du gouvernement. Et ce, alors qu’Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi.

 

Cette intervention politique, dans un moment culturel des plus symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu, d’autant plus que Silvio
> Berlusconi en personne assistait à la représentation…

 

Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d'orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation
> dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement
> senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence
> du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait
> sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! ».

 

Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi
> ! » Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques – certains demandant « Muti,
> sénateur à vie ».

 

Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois à La Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra doit aller
> du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière.  », raconte-t-il.

 

Mais le public avait déjà réveillé son sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné sur son podium, faisant
> face à la fois au public et à M. Berlusconi, et voilà ce qui s'est produit :

 

[Après que les appels pour un "bis" du "Va Pensiero" se soient tus, on entend dans le public : "Longue vie à l'Italie !"]
>
>  Le chef d'orchestre Riccardo Muti : Oui, je suis d'accord avec ça, "Longue vie à l'Italie" mais...
>
>   [applaudissements]
>
>   Muti : Je n'ai plus 30 ans et j'ai vécu ma vie, mais en tant qu'Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j'ai honte de ce qui se passe dans mon pays.
> Donc j'acquiesce à votre demande de bis pour le "Va Pensiero" à nouveau. Ce n'est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que
> ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", j'ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture
> sur laquelle l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment "belle et perdue".
>
>   [Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]
>
>   Muti : Depuis que règne par ici un "climat italien", moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant... nous devrions
> donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théatre de la capitale, et avec un Choeur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné
> magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.

 

C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves. « J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le
> Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l’opéra. »

 

« Ce soir-là fut non seulement une représentation du Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la capitale à l’attention des politiciens.

 

 cliquez sur ce lien :  http://mobile.agoravox.fr/actualites/europe/article/silvio-berlusconi-renverse-par-91522

 

   et vous allez retrouver  le texte ci-dessus…..Mais en bonus vous aurez droit  à la vidéo d’excellente qualité ( 7'’ 23 ‘’) du fameux bis, et de la
> déclaration  du chef MUTI !
>   C’est sublime.

 

 

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Hubert-Félix Thiéfaine

3 Avril 2011, 07:12am

Publié par PCF Villepinte

Hubert-Félix Thiéfaine, dit HFT, est un auteur-compositeur-interprète français né à Dole dans le Jura, le 21 juillet 1948. Bien que peu présent dans les grands médias, Hubert-Félix Thiéfaine connaît un succès relativement important depuis le début de sa carrière : plusieurs de ses disques ont été consacrés disques d'or et ses concerts font régulièrement le plein grâce à la fidélité et l'attachement de son public. Son manager au sein de leur société, Lilith, est Francine Nicolas avec qui il a eu deux garçons, Hugo et Lucas, pour qui il écrira "Septembre rose" et "Tita dong dong song". Il faut avoir assisté à des concerts de Thiéfaine pour comprendre le phénomène. Comment pendant 30 ans, ce chanteur quasiment exclu des médias - auxquels sa “folie”, ou plutôt sa personnalité “fout la trouille” - a “bourré” des salles énormes partout en France, avec des jeunes (souvent lycéens ou étudiants) chantant avec lui des textes d'une poésie nihilo-surréaliste complexe. Ainsi a-t-il rempli à ras-bord le 11 décembre 1998 le Palais Omnisports de Bercy, au point de devoir ajouter deux Olympias à sa tournée. Venu du folk-rock avec le groupe Machin au milieu des années 70, il sort un premier album en 1977, dont le nom en annonce d'autres tout aussi surprenants : "Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s'émouvoir". Un titre y figure déjà qui va devenir un de ses classiques : "La fille du coupeur de joints" (à ce jour son plus grand succès populaire). C'est néanmoins à partir de 1981, avec "Dernière balise avant mutation" qu'il décolle vraiment, Olympia à l'appui. Empreint d'influences allant de Céline à Ferré, de Dylan à Mick Jagger et Jim Morrison, il s'est orienté vers un rock nerveux au service d'un pessimisme et d'un humour sombre où les mots s'entrechoquent et se bousculent dans un sentiment d'urgence. Prenant chroniquement ses fans à contre-pied, HFT part enregistrer aux Etats-Unis en 1989 et 1993 et changera carrément toute son équipe pour sortir "Défloration 13" en 2001, où apparaissent des couleurs trip-hop et électro. Fin 2002, parallèlement à un live ("Thiéfaine au Bataclan"), quatorze chanteurs et groupes lui rendront hommage sur un double album, "Les fils du coupeur de joint" : Tryo, Mickey 3d, Sanseverino, Bénabar, Zen Zila, Pascal Parisot, Les Wampas, Matmatah...

 
 

 

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CAMARADE

13 Mars 2011, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

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Hommage de Pierre Laurent à l'occasion du premier anniversaire de la mort de Jean Ferrat

9 Mars 2011, 22:48pm

Publié par PCF Villepinte

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Antraigues, le 9 mars 2011

_____________

Chère Colette,Lorsque Jean s'est éteint, il y a tout juste un an, le 13 mars, on eut dit que chacun de nous ne serait plus que « cette heure arrêtée au cadran de la montre ». Pour nous ses camarades, pour la France, Jean chantait la vie. Il était la vie, alors comment serait la vie sans Jean ? Les communistes français perdaient un frère et la France, un fils, un artiste dans lequel elle se reconnaît tout entière. L'annonce de sa disparition saisit le pays à la veille du premier tour des élections régionales. Jean se rappela alors une dernière fois à nous pour nous dire l'essentiel : les mots tendres de Ma France résonnèrent aux 4 coins du pays et sur toutes les lèvres. Oui, cette France digne et généreuse existe, cette France courageuse et accueillante vit encore, notre France aimante, combative et inventive est bien debout.


Jean n'aura pas vu l'exceptionnel mouvement social contre la réforme des retraites dont on pouvait croire qu'il avait répondu à son appel tant les cortèges portaient sa présence, sa voix ; il n'a pas vu non plus les mouvements populaires tunisiens et égyptiens qui chassèrent leurs tyrans, ces révolutions « couleur d'orange » qu'il aurait tant goûtées, j'en suis certain. « Tu aurais pu vivre encore un peu », me suis-je dit, en venant lui rendre hommage aujourd'hui, avant que le souvenir d'une rencontre à l'humanité ne me rattrape bien vite. Le grand Jean Ferrat, l'humble Jean Ferrat ne laissait personne indifférent.

Depuis un an, la France, sa France, s'est chargée de combler son absence. L'hommage populaire que lui rend chaque jour le pays, jusqu'ici dans sa terre d'adoption d'Antraigues, n'a pas fini d'impressionner. L'empreinte de sa voix à nulle autre pareille est immense. Elle nous est toujours aussi précieuse. Jean avait appris de sa traversée de l'existence que, quelles que soient les difficultés et les obstacles, en faisant confiance à l'espèce humaine et à sa créativité, en cultivant notre fraternité, nous pouvons avoir toute confiance en l'avenir et persévérer : « L'homme ne se laissera pas ravaler au rôle d'animal, ni ne laissera enterrer ses espoirs – nous avait-il dit un jour pour L'Humanité et d'ajouter – La transformation sociale est toujours à conquérir. »

En Jean, le poète et le communiste ne faisaient qu'un : chanter toutes les beautés, toutes les bontés du monde sans en masquer les horreurs ni jamais renoncer à le transformer ; aimer l'autre tel qu'il est, se nourrir de la rencontre, jouir de la vie, des bons vins ou d'un paysage majestueux comme d'une œuvre d'art, puiser dans la contemplation la vitalité et l'énergie de la révolte. Car Jean avait trop intimement connu l'effroi et payé trop cher l'éruption de la barbarie dans ce XXe siècle pourtant autant rempli de promesses que de douleurs ; Jean savait trop bien ce que sont la perte, l'absence, la peine, l'odieux ou l'irrémédiable pour ne pas se jeter à cœur et à corps perdus dans le feu de l'existence.

Il était et serait toujours ce gars dans Ma môme, l'enfant terré dans les wagons de Nuits et brouillard, l'amoureux éperdu d'Elsa ouvrant ainsi à Aragon de nouvelles voies dans le cœur des Français ; il était moi, il était vous, il savait chuchoter à l'oreille de chacun, le rassurer, le réchauffer, le prendre dans ses bras, le secouer aussi, si besoin. Avec Jean, il ne s'agissait pas simplement de vivre, d'attendre satisfaction de la vie, il s'agissait encore moins de survivre mais bien d'exister, d'être –au sens plein du terme ; n'en rabattre ni sur ses joies, ni sur ses colères.

Lorsque Jean écrivit et chanta le Bilan, ce fut pour nous communistes un geste plus salutaire qu'aucune déclaration de personnalité politique ou philosophique. Il parla à ses frères, comme on leur parle dans ces moments où la raison doit triompher ; avions-nous tant combattu pour l'émancipation – la liberté de conscience, d'expression, d'organisation, d'action – pour nous taire quand elle était méprisée, souillée là où, plus qu'ailleurs, elle aurait dû régner ? Lui qui n'était pas membre du PCF, n'en fréquentait pas pour autant, du fait de sa notoriété, que des dirigeants et accordait toute son attention aux militants qu'il croisait et dont il a souvent avoué son admiration ; il ne se voulait ni au-dessus des uns, ni faire-valoir des autres, il était « avec », nous étions ensemble, c'est pourquoi en nous parlant avec autant de franchise que d'amour, Jean ne provoqua pas de fracture et aura sans doute fait, plus que quiconque alors, pour réveiller l'esprit critique et libérer la parole des communistes français.

Chère Colette, à toi, à son frère et toute sa famille, à tous ses amis ici et dans le pays, je veux redire combien chaque rencontre avec Jean fut source de bonheur et de plaisir ; j'ai connu ce bonheur, j'en suis toujours sorti plus riche et avec appétit ; ce bonheur est à présent inscrit en chacun de nous, que nous soyons membre ou non du PCF, la poésie et les mélodies de Jean nous accompagnent et nous rendent à chaque écoute, encore un peu plus humains, encore un peu plus forts, encore un peu plus heureux.

 

09/03/2011 14:21

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05:05La ruelle des morts de Thiefaine

5 Mars 2011, 12:51pm

Publié par PCF Villepinte

 


05:05
hubert félix Thiefaine interprète La ruelle des morts en live sur RTL dans le Grand Studio présenté par Eric Jean Jean

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Nouveauté. Hors Série " Á coeurs battants"

27 Décembre 2010, 09:03am

Publié par PCF Villepinte

 

Á coeurs battants, le nouveau hors-série "Spécial Jean Ferrat"  accompagné d'un DVD exclusif du concert hommage sur la Grande scène de la Fête de l'Humanité 2010 (avec Allain Leprest, Enzo Enzo, D’de Kabal, André Minvielle, Clarika, Francesca Solleville, Michel Drucker, Sanseverino, Jehan). Un numéro exceptionnel à ne pas manquer pour prolonger l'immense émotion qui a accompagné la disparition de Jean Ferrat au printemps dernier.

Prix : 10,00€

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Culture

19 Décembre 2010, 12:32pm

Publié par PCF Villepinte

Jacqueline de Romilly,la belle héllène
 

L'académicienne Jacqueline de Romilly, spécialiste de la civilisation et de la langue grecques, qui fut la première femme professeur au Collège de France, est décédée samedi à l'âge de 97 ans, a-t-on appris dimanche auprès de son éditeur Bernard de Fallois.

Jacqueline de Romilly, qui incarnait l'enseignement des études grecques classiques en France ainsi qu'une conception exigeante et humaniste de la culture, a écrit, en plus de 60 ans, de très nombreux ouvrages.

En 1988, elle était devenue la deuxième femme élue à l'Académie française, après Marguerite Yourcenar.

Membre correspondant étranger de l'Académie d'Athènes, elle avait obtenu la nationalité grecque en 1995 et avait été nommée ambassadrice de l'hellénisme en 2000.

L'académicienne s'est éteinte samedi après-midi à l'hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a précisé à l'AFP son éditeur et ami Bernard de Fallois. "Depuis longtemps elle était très malade, mais pour tous ses amis, c'est quand même un très grand choc", a-t-il dit.

"C'est une perte pour notre pays", a réagi sur France Info Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française.

"C'est une femme qui a porté toute sa vie la langue et la culture grecques parce qu'elle considérait (...) que c'était une éducation (...) à la compréhension de la liberté de l'individu, de l'attachement à la démocratie", a-t-elle souligné.

"Elle a souffert énormément depuis quelques dizaines d'années de voir l'étude de cette langue décliner, et cela a été pour elle un immense chagrin", a-t-elle ajouté, jugeant que le meilleur hommage à lui rendre "serait d'attacher plus d'importance désormais à la langue grecque dont elle a été le plus grand défenseur dans notre pays".

"Elle faisait la conquête de beaucoup de gens parce qu'elle était extrêmement simple, mais en même temps elle était assez ferme dans sa manière d'être", a décrit Bernard de Fallois.

"Elle désarmait par son espèce d'autorité naturelle. Elle avait ce mélange de simplicité, de sérieux et de gaîté des grands professeurs", a-t-il ajouté

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