Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

art et cuture

UN JOUR, UN JOUR PAR LOUIS ARAGON

4 Juillet 2021, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
Sa protestation ses chants et ses héros
Au-dessus de ce corps et contre ses bourreaux
A Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

Et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
Emplissant tout à coup l'univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Ah je désespérais de mes frères sauvages
Je voyais je voyais l'avenir à genoux
La Bête triomphante et la pierre sur nous
Et le feu des soldats porté sur nos rivages

Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Ente eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Quoi toujours ce serait la guerre la querelle
Des manières des rois et des fronts prosternés
Et l'enfant de la femme inutilement né
Les blés déchiquetés toujours des sauterelles

Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
Le massacre toujours justifié d'idoles
Aux cadavres jeté ce manteau de paroles
Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche.

LOUIS ARAGON

Voir les commentaires

Bulles d’Humanité : les 8 finalistes de notre prix de la BD citoyenne

3 Juillet 2021, 08:35am

Publié par PCF Villepinte

Samedi 3 Juillet 2021

L'Humanité Michaël Mélinard

Après «Révolution», de Grouazel et Locard, en 2019, puis «les Deux Vies de Pénélope», de Judith Vanistendael, en 2020, qui remportera le prix de la BD citoyenne? Tour dhorizon des huit finalistes.

Qui succédera à « Révolution », de Younn Locard et Florent Grouazel (Actes Sud, «lAn 2»), et aux « Deux Vies de Pénélope », de Judith Vanistendael (le Lombard), dans cette troisième édition du prix Bulles d’Humanité, récompensant la meilleure bande dessinée citoyenne de l’année? Le suspense demeure mais, déjà, huit finalistes, dont «lHumanité Dimanche» publie tout l’été les premières pages, ont été sélectionnés par le jury.

Comme d’habitude, le prix Bulles d’Humanité est décerné à la Fête de l’Humanité. La remise se déroulera le dimanche 12 septembre, à 15 heures. À l’instar des précédentes éditions, le prix est généreusement doté par le Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS). Ainsi, en plus du trophée, le lauréat se voit remettre un chèque de 1000 euros. Une nouvelle fois, lhistoire occupe une place de choix parmi les finalistes.

L’histoire ouvrière d’abord, représentée dans trois ouvrages, offrant chacun un récit singulier sur l’usine, la répression et l’exploitation. Ainsi, avec «le Pas de la Manu» (Actes Sud, «lAn 2»), Baptiste Deyrail simmisce dans lexistence dun gars de la MAS, la Manufacture darmes de Saint-Étienne, qui, avec les chutes de métaux, construit un bateau. Lintrigue salue le savoir-faire et les traditions de ces ouvriers, mais accueille aussi des échos de la guerre d’Algérie qui éclaire celle-ci sous un nouveau jour.

Alex W. Inker, finaliste l’an passé avec le formidable « Un travail comme un autre » (Sarbacane), est à nouveau en lice avec «Fourmies la Rouge» (Sarbacane), récit dense des heures qui ont précédé le massacre de grévistes, le 1 er mai 1891, dans la ville de Fourmies. L’auteur se concentre sur six personnages avec un sens aigu des dialogues et un travail passionnant autour de la langue et des patois ch’tis.

Cy traverse, elle, l’Atlantique avec «Radium Girls» (Glénat) pour suivre, dans l’immédiate après-Première Guerre mondiale, les autoproclamées Ghost Girls, les filles fantômes. Ces ouvrières d’une fabrique de radium se badigeonnaient les lèvres et les ongles avec cette substance luisante dont elles ignoraient la dangerosité.

L’histoire littéraire, ensuite, avec «Mademoiselle Baudelaire» (Dupuis). Yslaire s’intéresse au destin de Jeanne Duval, danseuse noire, maîtresse et muse du poète Charles Baudelaire dans le Paris artistique du XIX e siècle.

Puis l’histoire de la guerre de Corée dont les résonances continuent d’exacerber les tensions: «lAttente» (Futuropolis) de Keum Suk Gendry-Kim, déjà récompensée par une mention en 2019 avec «les Mauvaises Herbes» (Delcourt), utilise lautofiction pour évoquer le traumatisme des familles séparées par le 38 e parallèle.

Zehra Dogan, une journaliste kurde emprisonnée dans les geôles d’Erdogan, a dessiné depuis sa cellule «Prison n° 5» (Delcourt) un terrifiant récit autobiographique de sa réclusion.

«Une vie dhuissier» (Actes Sud), de Dav Guedin, exhume le journal intime d’un huissier de justice dont l’introspection évoque sa difficulté croissante à assumer son travail rythmé par des expulsions locatives ou des recouvrements de dettes.

Enfin, avec «le Chœur des femmes» (le Lombard), une adaptation du roman homonyme de Martin Winckler, Aude Mermilliod explore les questions de genre et les souffrances gynécologiques avec une jeune interne brillante et revêche confrontée à un médecin atypique, travaillant en marge des consignes de l’institution hospitalière.


 

 

Voir les commentaires

Sans La Nommer par Georges Moustaki

3 Juillet 2021, 08:21am

Publié par PCF Villepinte

Sans La Nommer par Georges Moustaki

 

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d'elle
Comme d'une bien-aimée,
D'une infidèle,
Une fille bien vivante
Qui se réveille
A des lendemains qui chantent
Sous le soleil.

{Refrain:}
C'est elle que l'on matraque,
Que l'on poursuit que l'on traque.
C'est elle qui se soulève,
Qui souffre et se met en grève.
C'est elle qu'on emprisonne,
Qu'on trahit qu'on abandonne,
Qui nous donne envie de vivre,
Qui donne envie de la suivre
Jusqu'au bout, jusqu'au bout.

Je voudrais, sans la nommer,
Lui rendre hommage,
Jolie fleur du mois de mai
Ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée
Sur ses deux jambes
Et qui trame en liberté
Ou bon lui semble.

{Refrain}

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d'elle.
Bien-aimée ou mal aimée,
Elle est fidèle
Et si vous voulez
Que je vous la présente,
On l'appelle
Révolution Permanente !

{Refrain}

 

Voir les commentaires

Balade Des Dames Du Temps Jadis Écrit Par François Villon

2 Juillet 2021, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

Dites-moi où, n'en quel pays,
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo, parlant quant bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

Où est la très sage Héloïs,
Pour qui fut châtré et puis moine
Pierre Esbaillart à Saint-Denis ?
Pour son amour eut cette essoine.
Semblablement, où est la roine
Qui commanda que Buridan
Fût jeté en un sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

La roine Blanche comme un lis
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Bietrix, Aliz,
Haramburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne, la bonne Lorraine
Qu'Anglais brûlèrent à Rouen ;
Où sont-ils, où, Vierge souvraine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

Prince, n'enquerrez de semaine
Où elles sont, ni de cet an,
Que ce refrain ne vous remaine :
Mais où sont les neiges d'antan ?

Voir les commentaires

Et maintenant, tous ensemble à la Fête de l’Humanité !

1 Juillet 2021, 13:12pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le 30/06/2021 par PCF

Les 10, 11 et 12 septembre, ce sera le retour de la Fête de l’Humanité !

Cette édition 2021 se déroulera dans un format plus réduit, sur une partie de l'Aire des Vents, terrain habituel, et sur un espace adjacent du Bourget. En 2022, la Fête prendra possession d’un nouveau lieu, au cœur de l’Essonne.

Quel bonheur de pouvoir se retrouver, de partager un moment de fraternité dans cette belle fête populaire que nous aimons tant, nous les communistes, et les centaines de milliers de Français·es qui y participent à chaque édition. Cette année, l’espace disponible – 16 hectares au lieu des 50 hectares habituels - et la situation sanitaire nous obligeront à nous en tenir à un nombre de participants fixé à 40000 par jour.

On y retrouvera notamment l’Agora de l’Humanité, le Village du livre, le Village du monde, les Amis de l’Humanité, le Forum social, le Village de l’économie sociale et solidaire, l’espace du Secours populaire français.

Le nombre de stands du PCF devra être réduit, l’échange est en cours avec les fédérations pour voir comment s’adapter à cette contrainte tout en gardant la richesse de l’apport des communistes sur la fête, du stand du Conseil national aux spécificités des stands de fédérations qui participent à la vie politique, culturelle et gastronomique de la fête !

Cette fête sera celle des femmes et des hommes qui ont tenu le pays debout pendant la pandémie, une fête du monde du travail, de la culture et de la création. Ce sera aussi, comme chaque année, une fête qui nous permettra d’échanger sur la situation du pays au lendemain d’échéances départementales et régionales qui ont été marqué par un effondrement démocratique au regard de l’abstention historique.

Nous mettrons bien sûr au cœur de la fête les luttes sociales et citoyennes actuelles, des luttes pour l’emploi, les services publics et l’écologie à celle pour l’égalité dans tous les domaines et les défis à venir avec la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle de 2022 et les élections législatives.

Préparons une belle fête avec les travailleur·euse·s, les citoyen·ne·s, nous avons en avons tant besoin pour placer l’humain et la planète au cœur de tous les choix !

 

Voir les commentaires

Le dormeur du val

1 Juillet 2021, 13:01pm

Publié par PCF Villepinte

Le dormeur du val

Arthur Rimbaud

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud

 

Voir les commentaires

Le groupe « Octobre » – Un théâtre rouge au temps du Front Populaire 3/6

18 Juin 2021, 06:18am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 16/06/2021 par PCF

De 1932 à 1936, un groupe amateur de jeunes acteurs et actrices, communistes de cœur ou de carte pour la plupart, va monter une série de spectacles militants ébouriffants, créés par Jacques Prévert.

« La bataille de Fontenoy » est une pièce en un acte, sous-titré « Théâtre aux armées ». Les personnages représentés, et moqués, sont Paul Déroulède, Édouard Herriot, Joffre, Clemenceau, Raspoutine, Poincaré, Nicolas II (joué par Prévert lui-même), il y a là aussi un poilu de 14.

Il y est question de chasse aux déserteurs, de marchands de canon, du Comité des Forges (Krupp, Schneider) ; on fustige le sabre et le goupillon. La première est donnée devant le IIe congrès de la Fédération du Théâtre ouvrier (FTOF) et « La bataille de Fontenoy » restera le spectacle le plus souvent joué par le groupe Octobre dans des cafés, des guinguettes, des préaux d’école jusqu’en 1935.

Comme souvent, dans un même spectacle d’Octobre, on peut passer du pathétique au comique, de la farce au drame. Rendant compte de cette pièce, un journaliste de L’Écho de Paris, pourtant hostile à la troupe, évoque ainsi l’enthousiasme suscité par Octobre : « Les acteurs parlaient faux et étaient grimés à la va-comme-je-te-pousse, mais la joie et la foi des spectateurs suppléaient à ces imperfections. Un gosse en particulier, assis près de moi, récitait chaque réplique un tiers de seconde avant le comédien qui en était chargé. »

On est en janvier 1933. Le 30 janvier le chancelier Hindenburg confie la chancellerie à Hitler. Le groupe Octobre réagit immédiatement. Dans les heures qui suivent l’annonce de cette nomination, Jacques Prévert écrit le texte « L’avènement d’Hitler » que la troupe répète et joue salle Bullier - un ancien bal mobile - le 31 janvier ! Un texte concocté, écrit, répété et joué en 24 heures ! Il se termine ainsi :

(Face à la crise)

« Le bourgeois pleure des larmes et grince des dents / Il devient de plus en plus méchant / Comme ce grand homme mythologique / Qui n’était sensible qu’au talon / Le bourgeois n’est sensible qu’au fric / Même quand on lui joue du violon / Il tuerait bien tout le monde pour garder sa maison / Mais il ne peut pas tuer lui-même / Il faut qu’on croit qu’il est bon / Alors il cherche un homme / Comme Diogène / Alors il trouve un homme / Au fond d’un vieux tonneau de peinture / HITLER… HITLER… HITLER… / L’homme de paille pour foutre le feu / Le tueur, le provocateur… / On présente d’abord le monstre en liberté / On le présente aux ouvriers / « C’est un ami, presque un frère / Un ancien peintre en bâtiment » / Le moindre mal, quoi / C’est moins dangereux qu’un général / Un ancien peintre en bâtiment / Et maintenant / Les quartiers ouvriers sont peints couleur da sang. »

Ce spectacle s’ouvre sur une revue de presse, une méthode que Prévert utilise assez systématiquement, où il fait le tour de l’actualité, française ou mondiale, une sorte de revue de presse théâtralisée. Jacques Prévert est un homme indigné par la laideur et la violence du monde, il compose en cette année 1933, de plus en plus et de plus en plus vite, des saynètes, des sketches comme « Le père Noël » ou « Un drame à la cour », plus particulièrement conçu pour Bussières, dit Bubu. Les spectacles attirent un public populaire, des intellectuels de plus en plus nombreux s’y intéressent.

Parfois André Gide est dans la salle. Cette même année 1933, deux procès retentissants mobilisent l’opinion progressiste, et Octobre réagit. Aux USA, neuf Noirs sont accusés à tort du viol de deux Blanches et se voient menacés de mort. Prévert écrit, et Octobre joue, « Sauvez les nègres de Scottsborough ».  

« Ne laissez pas vos frères noirs aller sur la chaise électrique / Serrez les rangs / Serrez les poings / Un assassinat se prépare / Tous contre l’impérialisme mondial / Toutes les races / Une seule couleur : / Rouge !... »

En Allemagne les nazis font la chasse aux communistes ; les fascistes organisent un procès « exemplaire », mettant notamment en cause Georges Dimitrov, mais l’accusé se fait accusateur. Le mouvement de solidarité un peu partout dans le monde est puissant.

Dans « La tête sur les épaules », Jacques Prévert prend la défense de Dimitrov, de Thaëlmann et de leurs camarades. 1933 est marqué aussi par de puissants mouvements de grève. On parle de près de 100 000 grévistes. Le mouvement le plus spectaculaire se passe, en mars, chez Citroën ; le groupe Octobre va y jouer un rôle marquant.

 Gérard Streiff

 

Voir les commentaires

Elsa Triolet : une journée d’hommages au moulin de Villeneuve

12 Juin 2021, 07:48am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité

Muriel Steinmetz

Le 12 juin, des comédiens liront des textes de l’écrivaine, des films qu’elle a inspirés seront projetés dans le parc de la demeure où elle vécut et repose aujourd’hui auprès d’Aragon. Entretien avec Guillaume Roubaud-Quashie, qui dirige la Maison Elsa Triolet-Aragon, à Saint-Arnoult-en-Yvelines.

Quel est le but de cette manifestation, qui aura lieu dans la demeure où elle vécut avec Aragon, l’un et l’autre reposant côte à côte, pour l’éternité, dans le parc de la propriété?

GUILLAUME ROUBAUD-QUASHIE

 Le 16 juin 1970, Elsa Triolet s’éteignait à Saint-Arnoult. L’an passé, nous voulions marquer le cinquantième anniversaire de sa mort. La pandémie nous en a empêchés. On l’organise un an après.

La romancière de talent, qui a jeté des ponts entre la France et la Russie au temps de l’Union soviétique, la résistante, le prix Goncourt à la Libération, la muse du grand poète national… comment aborder Elsa Triolet en ses figures multiples?

GUILLAUME ROUBAUD-QUASHIE

 L’ombre attachée à son nom est d’autant plus injuste qu’Elsa Triolet a créé dans beaucoup de domaines. S’agissant de la dimension littéraire, sur laquelle on va mettre le plus l’accent, ce 12 juin, il y aura des conférences avec des écrivains. L’après-midi sera davantage axé sur l’écoute de ses mots. Des comédiennes comme Macha Méril et Catherine Salviat, de la Comédie-Française, et de jeunes acteurs de la MC93 de Bobigny liront des extraits de ses œuvres. Nous voulons mettre en avant cet aspect d’elle, car c’est ainsi qu’elle se définit, notamment dans les préfaces qu’elle écrit: «Quest-ce que je suis? Je suis un écrivain», dit-elle. À l’époque, on ne disait pas «écrivaine». Nous désirons aussi la montrer à partir de ses mots, dans la chanson. Peu le savent; elle a été mise en chanson par le truchement de Guillevic. Il y a encore le cinéma, avec, entre autres, le film sur elle, d’Agnès Varda , Elsa la rose (1966), et l’adaptation qu’Amos Gitaï a faite de son roman,  Roses à crédit. Des projections en plein air sont prévues.

Nombreux ont été les livres publiés à son sujet, sans compter les écrits d’Aragon, en prose et en vers. Reste-t-il à découvrir des éléments propres à approfondir la connaissance de cette figure d’exception?

GUILLAUME ROUBAUD-QUASHIE

 Son rapport à la musique est méconnu. En général, l’œuvre d’Elsa Triolet est à découvrir, surtout pour les nouvelles générations, d’autant qu’elle aborde des sujets d’une très grande actualité. Romancière de la solitude et de la vieillesse, elle a écrit des pages incroyables sur la condition d’étranger. Si on regarde notre monde, on a vraiment besoin de la lire.

Quelles sont les missions de la Maison Elsa Triolet-Aragon?

GUILLAUME ROUBAUD-QUASHIE

 La Maison s’attache d’abord, à Saint-Arnoult et aussi lors d’initiatives hors les murs, à faire rayonner l’œuvre d’Aragon et celle d’Elsa Triolet. La Maison a été d’emblée tournée vers les arts, du fait de la présence d’œuvres in situ. Nous mettons sur pied des expositions. Actuellement, c’est celle de Pierre Buraglio, «Juin poignardé», titre emprunté au poème les Lilas et les roses, dAragon. La troisième mission a trait aux archives, soit la recherche autour des œuvres.

Le programme (de 9 heures à 22 heures)

Lectures: Macha Méril, Catherine Salviat (sociétaire honoraire de la Comédie-Française) et de jeunes acteurs en formation à la MC93 de Bobigny, puis Jacques Verzier (voix), Raphaël Sanchez (piano).

En débat, les écrivains Grégory Le Floch et Jean-Baptiste Para.

Le violoncelliste Xavier Phillipps, avec Héloïse Luzzati, jouera près de la tombe d’Elsa.

Conférences à 10 heures: Marianne Delranc-Gaudric, Vélimir Mladenovic, Geneviève Chovrelat-Péchoux, Marie-Thérèse Eychart.

À 19 heures, cinéma en plein air, grand écran. Performances artistiques et interventions théâtrales toute la journée.

Tarif unique: 15 euros. Restauration possible sur place.
Navette
: départ de Paris (porte dOrléans à 9 heures), retour à 20 heures.
Moulin de Villeneuve, Saint-Arnoult-en-Yvelines, www.maison-triolet-Aragon.com.

EN VIDÉO Visite guidée de la Maison Elsa Triolet-Aragon

 

Voir les commentaires

Fifties

6 Juin 2021, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

Quand Arthur Rimbaud célébrait les femmes de la Commune

31 Mai 2021, 07:59am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>