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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

art et cuture

Le Glazart, Source de bien-être sur lit de sable fin

20 Août 2011, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

Frederick Toots Hibbert, accompagné de The Maytals. crédits photo: Rémy Ogez

Culture - le 19 Août 2011

 

Mots clés : concert,
 

 

 

Non loin de la cité des sciences, à la Villette, le Glazart propose une programmation éclectique depuis près de quinze ans. Disposant d’une salle de concert fermée et d’une scène en plein air, sur un lit de sable fin, le Glazart est un lieu incontournable de la vie musicale estivale de la capitale. Encore en cours, la programmation Summer break, de musiques électroniques, vous propose des sessions de rattrapages jusqu’à la fin du mois d’août. De quoi patienter jusqu'à la Fête de l'Huma. Mais mardi, c’est le reggae qui a donné de la voix, au travers de deux ambassadeurs de choix. Débriefing.

A19h00, le public venu prendre un bain reggae commence à fouler le sable doré du Glazart plage. Des fans de la première heure, des rastafaris, des jeunes amateurs, le tableau est bariolé. Le coucher de soleil commence à poindre sur un ciel judicieusement vierge de tout nuage. A l’intérieur de l’enceinte, il ne manque que l’océan. On se croirait presque en Jamaïque, en train de se rafraîchir accoudé au bar en bois qui fait face à la scène, où on s’affère pour installer les instruments.

Stephen Marley, un des fils de Bob, débute le concert. Il interprète d'abord des chansons de son répertoire, avant de reprendre quelques légendaires morceaux de son père. « Could you be loved » est alors entonnée par l’audience qui commence à se trémousser sérieusement, à l’instar des choristes du chanteur jamaïcain. Avant de se retirer, Stephen promet de revenir à Paris, pour un concert pleinement à lui. Car s’il ne fait pas pour autant office de faire-valoir anodin, il sait que le monde s’est déplacé pour voir Toots and the Maytals.

Annoncé comme l’homme qui a donné son nom au Reggae, Frederick Toots Hibbert s’avance sur la scène, acclamé par la foule hétéroclite. Alors qu’à son âge, la plupart se la coule douce au bord d’un court d’eau sans courant, lui se démène comme un beau diable. Deux jours auparavant, il était en Angleterre, et le lendemain, Bilbao l’attendait, entre autres étapes de sa tournée estivale marathon. Pourtant, au fil de sa prestation, Toots mont en puissance et les gens se dandinent toujours plus. Ses morceaux les plus reconnus, interprétés avec une certaine liberté, sont reçus par les acclamations du public : Do the Reggay, Louie Louie, 54-56 was my number, entre autres, ont bel et bien l’effet escompté sur le public parisien bigarré. Et même si la fin du concert fût abrupte, sans rappel, tout le monde était ravi d’avoir passé sa soirée en compagnie d’un des plus grands groupes de Reggae de l’histoire, dans ce véritable avatar ad hoc de la Jamaïque, le Glazart.

Le glazart est un lieu de concerts mais aussi de clubbing. Etabli sur un grand espace, scindé en deux (la salle fermée principalement réservée au clubbing, et l’enceinte externe sertie de bars en bois et de bambous), l’endroit dispose des atouts qui lui permettent d’offrir une programmation variée, de la techno au rock garage en passant par le reggae. Si vous êtes confiné dans la région parisienne en cette fin d’été, n’hésitez pas à y faire un saut.

Romain Silvi

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Disparition d'Allain Leprest

16 Août 2011, 10:54am

Publié par PCF Villepinte

 

Disparition d'Allain Leprest

Allain Leprest n'est plus. Le poète grandiose s'est ôté la vie, une vie qu'il avait dévorée avec ardeur. Être rare, Allain ne "faisait pas carrière" mais, sans cesse inspiré, il créait de tout bois ; il savait rendre avec beauté les laideurs du monde et de l'existence tout comme leurs merveilles éphémères.

Le cœur d'Allain battait pour la liberté, la fraternité, la justice. L'incandescence de ses mots et de ses notes a rendu leur honneur aux femmes et aux hommes auxquels la vie ne fait pas de cadeaux. A chaque rencontre,la chaleur de sa voix profonde, une voix blessée, et la luminescence de ses yeux bleu océan vous saisissaient ; il venait simplement, capable de serrer dans ses bras l'inconnu de la veille.  

Je veux garder ce souvenir d'Allain Leprest, notre camarade, l'homme discret mais si avenant, attentif à tous et qui, en dédicaçant ses albums, ajoutait toujours «merci » à l'adresse de ses admirateurs. « Aimer... vivre... chanter, c'est quitter le solide » écrivit Allain ; sa disparition laisse la poésie française orpheline. Au nom des communistes français, je tiens à adresser à la famille d'Allain, à tous ses proches et fidèles amis, mes plus sincères condoléances.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

le 15 août 2011

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La voix soul d'Amy Winehouse s'est éteinte

24 Juillet 2011, 07:09am

Publié par PCF Villepinte

 

Culture -  le 23 July 2011

 

 

La chanteuse Amy Winehouse a été retrouvée morte dans son appartement dans le nord de Londres, samedi après-midi. Agée de seulement 27 ans, la chanteuse à la voix incroyablement soul se battait depuis plusieurs années avec des problèmes d'alcool et de drogue. Elle était sortie récemment d'une cure de désintoxication, avant de tenter un retour dans le cadre d'une tournée estivale de concerts, qu'elle avait dû annuler.

"La police a été appelée par le Service londonien des ambulances à une adresse à Camden Square peu avant 16 heures, à la suite d'informations faisant état d'une femme trouvée morte", a déclaré la police dans un communiqué. "A leur arrivée, les agents de la police ont trouvé le corps d'une femme de 27 ans, dont la mort a été déclarée sur place. L'enquête sur les circonstances de la mort continue. A cette étape des investigations, elle est considérée comme inexpliquée", ajoute le texte.

Huée en juin au cours d'un concert en Serbie, où elle était apparue titubante sur scène, incapable de se souvenir des paroles de ses chansons, elle avait dû annuler toute sa tournée estivale, qui prévoyait encore des étapes en Espagne à Bilbao, en Suisse à Locarno et Nyon, au festival de Lucca en Italie, à Wiesen en Autriche et en Pologne.

Révélée en 2006 par la chanson Rehab, la chanteuse accoutumée aux annulations de concert au dernier moment, avait connu les honneurs en 2008 en remportant quatre Grammys, dont ceux du meilleur album et de la meilleure nouvelle artiste. Des ennuis judiciaires l'avaient cependant empêchée d'assister à la remise des prix.

Ou cliquez ici

 

Ou cliquez ici

 

  • A lire:

Amy, please don't go

L'Amy de la soul

 

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Paris quartier d'été, un festival "pour ceux qui ne sont pas en vacances"

16 Juillet 2011, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Culture - le 15 Juillet 2011

 

  

Entretien avec Patrice Martinet, le directeur du festival. Depuis 1990 se tient chaque année le festival Paris quartier d'été qui accueille cette année près de cent

cinquante artistes venus du monde entier

  

 

Le festival Paris quartier d'été arrive à sa vingt-deuxième édition, comment expliquez-vous cette longévité ?

Patrice Martinet. Le festival est un besoin pour la ville et pour la région. Le public part de moins en moins en vacances, c'est d 'ailleurs consternant ! De plus, les institutions traditionnelles (concerts, théâtres…) ont tendance à ralentir leur activité, voire à l'arrêter complètement p o ur l'été. C'est vraiment une nécessité d'avoir, pendant l'été, des propositions artistiques à Paris. 

Quel est le public vraiment ciblé dans l'organisation du festival : les touristes, les résidents, les deux ?

Patrice Martinet. Les touristes n'ont jamais vraiment été notre priorité : nous n'avons jamais eu de plan de communication à leur égard. Nous pensons d'abord aux Parisiens et aux Franciliens qui ne sont pas partis en vacances. A Paris, la vie culturelle s'arrête pendant deux mois. Mais personne ne peut partir pour deux mois ! Il y a donc toujours un public et c'est notre public ciblé, ceux qui ne sont pas en vacances. Que les touristes viennent, c'est une bonne chose, mais ce n'est pas une priorité.

L'accès à la culture conditionne-t-il le profil du festival ?

Patrice Martinet. Peu de festivals sont, comme ici, gratuits ou aussi peu chers. Nous avons par exemple la même programmation qu'un théâtre de la ville, mais nos tarifs sont divisés de moitié. Notre but est qu'on puisse aller au festival sans que cela devienne une charge insupportable. Même un étudiant qui n'a que peu de moyens doit pouvoir aller au festival. Et puis tout le monde n'a pas les moyens d'aller aux spectacles, d'où les spectacles gratuits.

De plus, le festival a un caractère informatif et communicatif. Souvent, on ne va pas aux concerts car on ne pense pas maîtriser les "codes" (les codes vestimentaires, les codes comportementaux). Nous essayons de faciliter l'accès à un public qui ne va pas aux spectacles. Par le spectacle gratuit, on peut être encouragé à aller dans les institutions traditionnelles !

Quels fils conducteurs guident votre programmation ?

Patrice Martinet. Il n'y a pas de fil conducteur dans la programmation, il n'y a pas de thème. La programmation est une succession de coups de cœur. Paris quartier d'été est un festival pluridisciplinaire : la programmation se fait en fonction de ce que l'on trouve, des pièces de théâtre, des ballets, etc. Davantage qu'un cahier des charges imposé a priori, ce qui nous importe, c'est de trouver des lieux pouvant accueillir l'expérience artistique. Nous cherchons des lieux pour être habités par les spectacles et cela va de la Cour d'honneur des Invalides (VIIe) aux arènes de Montmartre (XVIIIe), en passant par l'église Saint-Eustache (Ier).

Du ballet Preljocaj au guitariste norvégien Bjørn Berge, la diversité du festival peut effectivement surprendre. Le mélange est-il un des buts du festival ?

Patrice Martinet. Nous ne nous sommes jamais imposé un besoin de cohérence. Nous prônons la diversité et l'hétérogénéité des manifestations. A la fois dans le centre et dans la périphérie, pour de gros et de petits spectacles, avec des artistes très connus et d'autres moins connus, nous essayons de couvrir très largement le chant des contraires. La diversité est une partie fondamentale du festival.

 

  • Si vous étiez ailleurs hier soir, ne ratez surtout pas demain ou après-demain le "feu d’artifice initial du festival", The Manganiyar Seduction (Cour d'honneur des Invalides, les 14, 15 et 16 juillet 2011).

 

 

  • Et à ne surtout pas manquer : le ballet Preljocaj monte à Paris, à l'église Saint-Eustache (Ier) pour Annonciation (les 21 et 22 juillet) et dans la cour d'honneur des Invalides (VIIe) pour Empty Moves (les 22, 23 et 24 juillet).

David Nieto

(des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de Norvège, d'Albanie, de Suisse, d'Italie, de Gambie, d'Egypte, d'Israël, du Rajasthan…). Evénement très attendu à Paris, le festival a débuté jeudi soir dans la Cour d'honneur des Invalides avec les chants des Manganiyars, une communauté d'artistes venant des confins du désert du Thar, dans le Rajasthan.

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À Venise, illuminations et révolutions dans le monde arabe

12 Juillet 2011, 07:28am

Publié par PCF Villepinte

L'oeuvre de Francisco Bassim, dans le pavillon du Vénézuela.

Culture - le 11 Juillet 2011

 

La 54e Biennale d’art contemporain s’est ouverte à l’actualité du monde arabe et du Proche-Orient avec des œuvres efficaces et parfois très politiques comme Grève mondiale, du plasticien Adel Abdessemed.

La 54e Biennale de Venise est placée sous le signe des illuminations, la directrice artistique de l’exposition fédératrice souhaitant ainsi souligner le rôle joué par la lumière

dans l’art. À cet effet, elle a mis en scène de façon emblématique trois œuvres du Tintoret ainsi qu’une installation de James Turrell. Cette biennale n’échappe pas à la règle, d’un côté l’exposition générale, un peu moins fournie cette année du côté de l’Arsenal, de l’autre, les pavillons nationaux qui, des giardini, débordent dans la ville en un jeu de piste étourdissant. Dans les giardini, on remarque la présence inhabituelle dans le pavillon tunisien d’Ahmed Basiouny, tombé lors des manifestations de la révolution de jasmin. Images tournées lors de manifestations et de performances alternent sur une cimaise, frontalement, sans commentaire. Dans le pavillon polonais, Yael Bartana rend hommage à un artiste qui travaillait pour le rapprochement entre peuples palestinien et israélien.

Yael Bartana, Zamach (Assassination), dans le pavillon polonais

Une trilogie cinématographique s’enfonce dans une mise en scène grinçante qui use de tous les codes de la propagande. Au passage, entrer dans le pavillon israélien et voir les vidéos contemplatives de Singalit Landau. Tandis que devant le pavillon américain des sportifs se relaient pour actionner les chenilles d’un char retourné, posé là par Allora et Calzadilla, non loin de là, une autre machine tourne dans le pavillon français. Concocté par Didier Warin pour Christian Boltanski, un échafaudage équipé de rotatives fait défiler des photos de nouveau-nés issues du grand quotidien de Varsovie, qui viennent se mêler en fin de course à celles de portraits de morts avec compteur intégré dans cette grande loterie titrée Chance. En face, l’Allemagne rend hommage à Christophe Schlingensief. Le fronton affiche Egomania en place de Germania tandis que l’intérieur nous transporte dans un espace liturgique. Tout est là jusqu’aux bancs d’église pour assister à une grand-messe à la gloire de Fluxus, de la performance et d’une satire sans limites, sauf peut-être celle de la forme liturgique convoquée encore une fois. Venise, ce sont aussi des foules d’événements collatéraux tel The Future of a Promise regroupant des artistes du monde arabe, des expositions pourtant excellentes qui ne sont pas labellisées mais qui valent néanmoins le détour comme « Approches méditerranéennes » au Palazzo Zenobio où nous retrouvons, entre autres, le travail de Zineb Sedira. La Fondation Pinault, force de frappe incontournable, propose un nouvel accrochage au Pallazo Grazzi au titre parlant, « Le monde vous appartient » et « Éloge du doute » à la pointe de la Douane où l’on retrouve l’une des dernières pièces d’Adel Abdessemed, Grève mondiale, inscrite en néon sur le mur.

Jusqu’au 27/11.

 

 

Christian Boltanski représente le Pavillon français à la 54e édition de la Biennale de Venise

Jusqu’au 27/11.

Site web

  • A lire également :

L’exposition Paranoïa à la Gare Saint Sauveur à Lille
Exposition à Versailles : "Un XVIIIe fantasmé"
L'exposition "Paris sur Seine : des anciens quais à Paris-Plages"

Lise Guéhenneux

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Danakil et les Yeux d'la tête en soutien à l'Huma

11 Juillet 2011, 18:56pm

Publié par PCF Villepinte

Danakil et les Yeux d'la tête en soutien à l'Huma

Lundi 2 mai 2011, Danakil et Les Yeux d'la tête étaient sur la scène du Cabaret sauvage, à Paris, pour soutenir l'Humanité. Il nous ont gratifié d'un "duo" mémorable dont nous vous livrons ici la "version pirate".

A lire: Cabaret sauvage, des mots des notes et plein d'Humanité

 

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Cinéma : les choix de l'Humanité

3 Juillet 2011, 07:21am

Publié par PCF Villepinte

Humphrey Bogart dans "les Griffes jaunes" de John Huston (1945)

Culture - le 3 Juillet 2011

 

Cinéma : les choix de l'Humanité

 

 

Retrouvez, chaque fin de semaine, toute l'actualité cinéma avec les critiques de films de la rédaction.

  • Naomi, une jeune 
et belle épouse, d’Eitan Zur. Israël, 1 h 39.

Par Dominique Widemann. C’est, en plan large, la ville d’Haïfa surmontée des brumes que produisent les lointains. Les heurs et malheurs qui se jouent dans les recoins du paysage s’effacent sous l’effet des grands cieux de l’anonymat. L’effet de loupe cinématographique va encadrer la vie émotionnelle d’un personnage et ses basculements imprévisibles. (...) Un suspense psychologique aux accents hitchcockiens alternera des rebondissements aussi imprévisibles que des mines et autant de désamorçages. --> Lire la suite

La bande annonce

 

 

ou cliquez ici

  • Les choix de Vincent Ostria

Ni à vendre ni à louer, de Pascal Rabaté. France, 1h17. On ne sait pas trop à quoi correspond le titre de cette fantaisie extrêmement réussie de l’auteur de BD devenu cinéaste (avec les Petits Ruisseaux). Une comédie chorale dont la particularité principale 
est son absence de dialogues. Une gageure dont Rabaté 
se tire avec un brio extrême, en alternant des séquences de pure poésie (la poursuite par monts et par vaux d’un cerf-volant capricieux) et d’autres plus triviales. Suivant 
les traces de Jacques tati, Pascal Rabaté a trouvé un dosage parfait entre candeur et dérision.

My little princess, d’Éva Ionesco. France, 1 h 45. Actrice qui, depuis une vingtaine d’années, écume le cinéma d’auteur, Éva Ionesco passe de l’autre côté de la caméra pour narrer son enfance perturbée par les lubies d’une mère photographe qui avait fait d’elle la poupée érotique de ses mises en scène baroques. Un conte 
à la fois féerique et trivial.

Transformers 3, la face cachée de la lune, de Michael Bay. États-Unis, 2 h 37. Le retour 
des Transformers – en 3D, 
c’est la mode – n’apporte 
ni ne retranche rien 
aux précédents opus. Principe de base immuable : des autos, camions, etc., se transforment 
en robots monstrueux 
et se castagnent entre eux 
en dégommant tout ce qui croise leur trajectoire. Le stade ultime du cinéma synthético-guerrier.

 

  • Reportage de notre envoyé spécial au Festival de Moscou

Par Jean Roy. Né en 1935 avec Eisenstein comme premier président du jury, le Festival de Moscou aurait dû être un des plus vénérables au monde. La guerre, la politique (alternance avec Karlovy Vary) en ont décidé autrement. Pourtant, cette 33e édition, avec Géraldine Chaplin en présidente du jury, aura confirmé que Moscou demeure le premier événement post-cannois, multipliant sections, rétrospectives et hommages. De nouveaux visages à gogo mais aussi bien en compétition le nouveau film de Kaneto Shindo (Carte postale), quatre-vingt-dix-neuf ans, cela en impose. Côté russe, on a été intrigué par le deuxième long métrage à part entière de Sergei Loban, Chapiteau-show, qui a provoqué une réaction au quart de tour de la salle. Ce grâce à des gags dignes de nos pitreries, à des références et clins d’œil auquel l’étranger reste imperméable, mais ce n’est pas tout. --> Lire la suite

American Translation, le nouveau film de Pascal Arnold et Jean-Marc Barr

  • La découverte des films du cinéaste mexicain Juan Carlos Rulfo en vedette au Festival de La Rochelle

Par Michel Levieux. L’année du Mexique, 2011, à peine annoncée, a connu quelques déboires d’ordre diplomatiquement incorrect. Néanmoins, le Festival de Rennes a tenu bon avec son travelling Mexico. J’y ai rencontré Juan Rulfo et Valentina Leduc et me suis initiée à une œuvre peu connue ici et que le Festival du film de La Rochelle a la bonne idée d’approfondir. Du 1er au 10 juillet prochain. Depuis plus de quinze ans, Juan Carlos Rulfo trace son sillon. À sa manière. Entre héritage – il est le fils de l’écrivain et photographe Juan Rulfo –, identité – il est le cadet de la fratrie – et un style narratif émanant d’une mémoire collective. --> Lire la suite

 

 

Del olvido al no me acuerdo (1999) (extrait)

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folie d'amour (clic Video)

28 Mai 2011, 18:03pm

Publié par PCF Villepinte

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Festival de Cannes 2011 : le palmarès

23 Mai 2011, 06:04am

Publié par PCF Villepinte

THE TREE OF LIFE réalisé par Terrence MALICK

Culture - le 22 Mai 2011

Cannes 2011

 

 

 

« L’Arbre de vie » était un palmier produisant l’or du jardin des Hespérides

 

Le géant Terrence Malick l’emporte mais l’absence de réalisateurs plus talentueux que certains des  primés ternissent le palmarès.

 

La sentence est tombée. Le jury du 64ème Festival de Cannes, présidé par Robert de Niro, a rendu son verdict ce dimanche 22 mai au soir, suscitant en salle des réactions diverses. Normal car on ne saurait plaire qu’à son clone, mais, cette année en particulier, le nombre de films dignes de figurer au palmarès dépassait le nombre de récompenses à disposition. Disons-le d’emblée, nos choix personnels auraient été en grande partie différents. Nous reconnaissons cependant que, si le jury s’est partiellement trompé de films, il ne s’est pas – cela arrive parfois – trompé de prix. Quitte à distinguer Joseph Cedar, le réalisateur israélien de « Hearat Shulayim », ce ne pouvait être que pour le développement de son intrigue et ses dialogues qui « donnent à réfléchir » sur la petitesse de l’homme. Quitte à vouloir voir repartir heureux Nicolas Winding Refn, le metteur en scène de « Drive », cela devait être au titre de la mise en scène. L’auteur de la trilogie des « Pusher » a abondamment prouvé qu’il était maître en la matière. Mais est-il utile de primer la virtuosité quand elle n’est que virtuosité pure ?

 

Nous sommes d’autant plus déçus que des films, il y en avait d’autres. Notre regret d’or va à Aki Kaurismäki et son magnifique « Le Havre », qui pouvait prétendre haut la main à la mise en scène, comme au scénario, certes minimaliste comme toujours chez le Finlandais, mais formidable et tripatouillant bien là où cela fait mal. Même regret en ce qui concerne « Habemus papam », idée magnifique de Nanni Moretti, voire « This Must Be The Place » de Paolo Sorrentino. Certains ajouteront Pedro Almodovar, toujours en lice, jamais au sommet, petitement rattrapé hors scène par le prix Vulcain pour sa photo.

 

Rien à redire en ce qui concerne les prix d’interprétation. Kirsten Dunst était éblouissante dans « Melancholia » et a permis de saluer le film de Lars Von Trier en douce, ce dernier s’étant bien gardé de tenter de rejoindre son actrice. Jean Dujardin dans « The Artist » était un choix moins évident tant on attendait Sean Penn chez Sorrentino, mais tant mieux. C’était récompenser à la fois un film remarquable, un projet financièrement osé (un muet en 2011), le comédien qui porte le film sur ses épaules, tout en aidant à mettre en lumière un Jean Dujardin encore peu connu au niveau mondial.

 

Pour le prix du jury, on aurait préféré là encore un des recalés, mais nous avons assez souligné les qualités de Maïwenn avec « Polisse » pour ne pas crier à l’indignité totale. Restent les trois prix du sommet. Après avoir une fois encore déploré l’absence de « Le Havre », on ne peut que saluer la sensibilité épidermique des Dardenne dans « le Gamin au vélo », le sens de la composition plastique de Nuri Bilge Ceylan dans « Il était une fois en Anatolie » (grand prix ex-aequo) et la vision cosmique comme la mise en scène inventive de Terrence Malik dans « l’Arbre de vie », palme d’or. C’est de toute façon un immense artiste qui l’a emporté.

 

 

 

 

 

  • A lire :

--> Le palmarès de la 64e édition du Festival de Cannes

 

 

--> Les Palmes d'or du Festival de Cannes

  

 

À lire aussi :

 

--> La Conquête, de Xavier Durringer ou le goût du sang des grands fauves. Lire également l'entretien avec le réalisateur

 

--> Retrouver tous nos articles consacrés à la Quinzaine des réalisateurs

 

--> Notre dossier sur le 64ème Festival de Cannes

 

Jean Roy

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La Quinzaine des réalisateurs

18 Mai 2011, 10:58am

Publié par PCF Villepinte

  • Culture - le 11 Mai 2011

     

    Suivez chaque jour, l'actualité de la Quinzaine des réalisateurs du 64ème Festival de Cannes avec les envoyés spéciaux de l'Humanité.

    • Le tour du monde sans quitter son fauteuil 

    18 mai. Par Jean Roy. Cinq films, cinq pays et autant de propositions d’écriture témoignent de la vitalité de la Quinzaine. 

    Avec En ville, premier film de Valérie Méjen et Bertrand Schefer, nous quittons la ville du Havre – qui a nourri la Fée et le Havre – au profit de Nantes et Saint-Nazaire, décor naturel qui, cette fois encore, est puissamment partie prenante de l’œuvre. Une chaste histoire nous est contée, visiblement sans trop de sous mais avec un talent évident, en particulier au niveau du travail sur le langage qui n’est pas sans rappeler Garrel, Rohmer ou Mouret, encore qu’ici le naturalisme ne se double pas de théâtral. Peut-être vaudrait-il mieux évoquer Jean Eustache pour son sens de l’observation des adolescents au moment de la mue. Soit donc Iris (la très juste Lola Créton), seize ans, qui va rencontrer Jean (Stanislas Merhar), photographe parisien sur la quarantaine, qui va la changer en tous points des garçons de son âge. L’attirance est réciproque mais, quand il la prendra pour la première fois dans ses bras, ce sera en grand frère. On a vraiment aimé ce ton mezzo voce.

    On a vraiment été dépaysé au contact de Busong, d’Auraeus Solito, premier film jamais tourné en palawanais, ce qui permet de constater que les autochtones sont considérés par les Philippins un peu comme les Corses parlant leur langue par les Parisiens. Cela est plastiquement très beau et visiblement une occasion de faire connaître et reconnaître son existence sur la planète culture, donc important politiquement. Pour le reste, on demeure un peu comme face à un film d’Apichatpong Weerasethakul en Thaïlande. Mieux vaut avoir grandi dans une culture du merveilleux et du shamanisme pour être certain d’en cerner toute la symbolique.

    Avec Code Blue, Urszula Antoniak nous donne un de ces purs films de genre comme on en trouve à l’occasion dans le cinéma hollandais, voire celui-ci. On a aimé la photo très stylisée de cet exercice de style, l’utilisation minimaliste du Scope qu’on y trouve, pas forcément sa dimension d’initiation sexuelle, Hitchcock et De Palma ayant déjà très bien traité la question du voyeurisme.

    Laetitia Casta et Thure Lindhardt dans The Island, de Kamen Kalev

    Même remarque en ce qui concerne The Island, du Bulgare Kamen Kalev. On avait beaucoup aimé et défendu Eastern Plays. On le suit moins quand Laetitia Casta et Thure Lindhardt viennent vivre des amours torrides dans l’île bulgare paradisiaque de Bolchevik Island. Reconnaissons que le récit nous réserve quelques retournements pour le moins inattendus. Nous avons cependant préféré la qualité de l’image, le sens envoûtant du cadre et la musique prenante.

    Maintenant, si vous voulez passer une nuit de déprime et d’errance à Rio, c’est O abismo prateado (la falaise argentée), de Karim Aïnouz, qu’il faut retenir. Un message de son mari laisse une femme dans l’angoisse. La tension durera jusqu’à l’aube. C’est beau Copacabana la nuit.

    • Impardonnables, d’André Téchiné

    17 mai. Par Michel Guilloux. En appeler à Schopenhauer pour conjurer la suite ? C’est ce à quoi se livre en préambule Francis, le personnage d’écrivain interprété par André Dussollier qui cite le philosophe sur les mystères similaires des actes de créer et de procréer. L’essentiel d’Impardonnables se joue ensuite entre deux séquences de lent et beau travelling sur un quai, seul avant une fin ouverte, en compagnie d’une femme, Judith, au début. L’écrivain se déplace de Paris à Venise, comme le film, adapté du roman éponyme de Philippe Djian, situé au Pays basque. Et si les prénoms des autres protagonistes de l’histoire sont de même conservés, leurs relations en seront d’autant revisitées. --> Lire la suite

    Carole Bouquet et André Dussollier dans Impardonnables

    • En direct de la quinzaine (17 mai) par Jean Roy

    La fin du silence, de Roland Edzard, France. 1h20. 

    C’est un enfant sauvage, comme chez Truffaut, en version jeune adulte, mais encore moins décidé à se laisser éduquer. Il s’appelle Jean et est incarné par Franck Falise, admirable interprète de vingt-deux ans, qui faisait les marchés quand il a répondu à une annonce de casting. À la maison, perdue dans des Vosges pluvieuses et froides, une crise familiale tourne à la bagarre, d’une brutalité réaliste digne de Garrel, de Bruno Dumont ou du Doillon du Petit Criminel. Une partie de chasse est prévue, Jean y a été invité comme rabatteur mais il s’est procuré une arme. On devine que cela va mal tourner, aidé en nos pressentiments par l’hostilité de la nature tant l’on sent et respire les éléments. C’est un premier film, mais il suffit pour assurer qu’un réalisateur est né.

    Return de Liza Johnson. États-Unis. 1h37.

    Dès la première minute, la caméra portée serrée donne le ton. Une soldate revient chez elle en fin de contrat, attendue et fêtée par les siens dans son village de la Rust Belt (la ceinture de la rouille, dont les États victimes du dépérissement de l’industrie lourde). Fêtée un jour, pas toujours. Les Plus Belles Années de notre vie, le classique de William Wyler, n’est pas loin, les séquelles du retour à la vie civile non plus. De thérapies de groupe en troubles du comportement, de refuge dans des substances qu’on ne saurait conseiller la perte de l’autorité maternelle devient inéluctable. Dans le ton libre qui fut celui de la génération 1970, Jerry Schatzberg ou Bob Rafelson.

    Play de Ruben Östlund. Suède. 1h58.

    Laisser le politiquement correct au vestiaire sans pour autant cautionner l’ostracisme, tel est le propos de Ruben Östlund, qui n’hésite pas à s’intéresser au quotidien d’une bande de Blacks vivant de rapine, d’escroqueries et d’expédients tout en tuant leur ennui en chahutant dans un centre commercial suédois aseptisé. Comme ils sont plus jeunes et bêtes que méchants, on finit par s’intéresser à eux comme à leurs copains blancs, d’autant plus que le réalisateur laisse toujours percer une pointe d’humour décalé comme dans les films de Roy Andersson.

    • Jeanne captive, de Philippe Ramos

    16 mai. Par Dominique Widemann. Après son Capitaine Achab inspiré de Melville, Philippe Ramos inscrit dans l’histoire 
du cinéma sa Jeanne d’Arc en dépeignant le mystère de son rayonnement.

    En l’an de grâce 1430, Jeanne d’Arc, qui, contre l’avis du roi Charles VII, persévérait à bouter l’Anglais hors de France, est arrêtée à Compiègne. Elle sera retenue en captivité par le puissant Jean de Luxembourg qui décide de la vendre à ses ennemis. La période historique du film de Philippe Ramos est donnée en un bref préambule inscrit sur fond noir. Le lyrisme des plans qui vont suivre n’en sera que plus saisissant. Contre-plongée et ralenti conjuguent leurs effets pour accompagner la chute d’une jeune femme depuis le haut d’une tour. Corps droit que l’habit d’homme d’alors affine de son dépouillement, bras retirés dans l’obstination de se livrer à la mort, elle tombe. L’infini de l’air qu’elle fend de son vol dessine l’espace du mystère qu’après d’autres (Dreyer, Bresson ou encore Panvilov) le cinéaste Philippe Ramos va explorer. --> Lire la suite



    •  En direct de la quinzaine (16 mai) par Jean Roy

    The other side of sleep, de Rebecca Daly. Irlande, 1h28

    C’est l’histoire d’une somnambule qui découvre ce qu’elle aurait mieux fait d’ignorer. Sans cela, elle serait banale, ouvrière quelconque dans une bourgade qui n’a rien d’excitant. Mais il y a ce corps, retrouvé mutilé. Presque sans parole mais avec une grande attention aux bruits, le film est tourné avec une caméra à l’épaule qui traque et cerne ce bout de femme énergique. Antonia Campbell-Hughes apporte sa grâce butée à la Charlotte Gainsbourg à son personnage. Un film d’atmosphère qui relève du thriller psychologique, bon film 
de genre un peu trop clos sur lui-même.

    Eldfjall, de Runar Runarsson. Islande, 1h39

    Alors qu’un volcan islandais s’active, un homme âgé (magnifique Theodor Juliusson à la longue barbe blanche) rompt avec la vie qui fut la sienne. Plus rien à faire pour occuper ses jours qu’à se chamailler et se houspiller avec son épouse, à recevoir ses petits-enfants, à vaquer aux travaux d’entretien quotidiens et à pêcher. Un jour, son épouse doit être hospitalisée et tous ses repères finissent en château de cartes tant elle s’occupait de tout. Le voilà seul. La suite développera ce tableau relevant de la peinture d’intérieur. Un premier film modeste tout en sensibilité.

    Porfirio, d'Alejandro Landes. Colombie, 1h41


    À la fin, et à la fin seulement, durant une chanson qui accompagne le générique, on saura tout. Sinon, cela aurait pu être le portrait d’un invalide dans son fauteuil, d’âge moyen, un peu gras et le cheveu rare, mais la moustache vaillante. Un homme du peuple qui vend des minutes de téléphone aux clients. Il ne marche plus depuis qu’il s’est ramassé une balle de la police qui passait par là. Depuis, il attend la compensation promise et semble bien parti pour attendre encore. On l’a dit, la fin surprendra.

    • La Fée, de Dominique Abel, Fiona Gordon
 et Bruno Romy

    13 mai. Par Jean Roy. La Quinzaine des réalisateurs démarre avec une comédie musicale burlesque, féérique et déjantée signée par le trio de Rumba.  Le Havre devient la ville de tous les possibles avec des clins d’oeil à Moretti, aux frères Marx tendance Groucho.

    Qui a vu les films précédents du trio Abel, Gordon, Romy, à savoir l’Iceberg et Rumba, sera en terrain de connaissance. Dominique Abel, qui est son propre acteur, c’est d’abord un grand corps dégingandé à la Buster Keaton semblant avoir beaucoup souffert. 

    Le voici cette fois veilleur de nuit dans un hôtel qui ne croule pas sous les étoiles. Ce, au Havre, dont l’architecture de Jean Perret restera désormais liée à ce film comme Clermont-Ferrand a pu inspirer Eric Rohmer dans Ma nuit chez Maud. Survient un client qui ne parle pas français et à qui il faut faire comprendre que la maison n’accepte pas les chiens. --> Lire la suite


    • Ceci n’est pas un film, de Jafar Panahi et Mojtaba Mirtahmasb


    11 mai. Par Michèle Levieux. Depuis un an, Jafar Panahi a sa place réservée à Cannes, Venise, Berlin, Los Angeles. Cette fois, c’est la Quinzaine des réalisateurs qui lui offre un fauteuil. Jafar Panahi, immense cinéaste iranien doublé d’un homme d’honneur, ne mérite nullement ce que la « justice » de son pays lui fait vivre : l’attente d’une arrestation à la suite d’une sentence ignoble, six ans de prison et vingt ans d’inactivité cinématographique. Malgré tout, Jafar « sera » à Cannes avec Ceci n’est pas un film, tourné avec la complicité du cinéaste Mojtaba Mirtahmasb. Il a joint, à la copie envoyée au Festival il y a cinq jours, un message de sa main disant : « Nos problèmes sont nos fortunes. La compréhension de ce paradoxe prometteur nous invite à ne pas perdre l’espoir et à poursuivre notre chemin… » --> Lire la suite

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