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Agriculture.

26 Avril 2010, 17:57pm

Publié par PCF Villepinte

 « Les réformes agraires sont devant nous »
 
Agronome et économiste, Michel Griffon travaille 
à l’Agence nationale de la recherche.
Depuis quinze ans, ses travaux visent la mise en place d’une agriculture qui réduise les apports d’engrais et de Agronome et économiste, Michel Griffon travaille 
à l’Agence nationale de la recherche.
Depuis quinze ans, ses travaux visent la mise en place d’une agriculture qui réduise les apports d’engrais et de pesticides.
Une agriculture "écologiquement intensive". Entretien.

Vous avez beaucoup travaillé ces dernières années sur ce que devrait être l’agriculture de demain, que vous qualifiez d’écologiquement intensive. Qu’entendez-vous par là  ?

Michel Griffon. Il y a deux façons de comprendre le terme et il faut éviter de les confondre. Il y a, d’une part, l’agriculture intensive conventionnelle à laquelle on rajoute un peu d’écologie. Mais on reste dans l’intensif, avec une production agricole gourmande en engrais, en énergie et en produits phytosanitaires. Autre exemple, l’agriculture indienne est intensive en main-d’œuvre, car il y a peu de machines, alors que l’agriculture européenne est peu intensive en main-d’œuvre pour la raison inverse.

Quand je parle d’agriculture écologiquement intensive, c’est pour montrer que l’on va utiliser intensivement des mécanismes naturels, les utiliser comme source d’inspiration pour de nouvelles technologies, c’est ce que j’appelle la bio-inspiration. Si on raisonne sur la défense des cultures, la méthode conventionnelle consiste à utiliser des molécules de synthèse. Par exemple, pour lutter contre la rouille du blé, une maladie provoquée par des champignons microscopiques et qui finit par tuer la plante, une méthode écologiquement intensive consiste à mélanger des variétés de blé résistantes avec des variétés moins résistantes à la maladie. Du coup, celle-ci se propage moins vite et on limite de façon importante les traitements. La diversité des caractéristiques des plantes devient ainsi un rempart contre l’envahissement par la maladie. Prenons maintenant l’exemple des attaques de pucerons. Elles ont un effet très négatif sur les plantes, car ça permet aux champignons de pénétrer plus facilement dans les plaies créées par les insectes. On peut traiter les pucerons de manière conventionnelle, avec des insecticides. On peut aussi opter pour un mécanisme naturel, qui consiste à trouver des insectes prédateurs du puceron. Il suffit donc de produire des auxiliaires de l’agriculture, qui ne sont autres que des prédateurs des insectes ravageurs. Il existe aussi des virus qui attaquent les chenilles, lesquelles, on le sait, créent des dégâts relativement importants sur certaines cultures. Il faut explorer tout ce champ et l’ensemble de ces relations crée ce qu’on appelle des réseaux où certains éléments s’alimentent des autres ou en parasitent d’autres. Plus on a des réseaux complexes avec beaucoup d’insectes, plus la probabilité de pouvoir résister à des envahisseurs est grande. J’appelle cela lutter par la diversité, et c’est un mécanisme naturel.

Comment abordez-vous la question cruciale de la fertilisation des sols pour maintenir les rendements  ?

Michel Griffon. La méthode conventionnelle revient à considérer le sol comme un substrat minéral. On ajoute des engrais chimiques, qui correspondent aux besoins de la plante. Ça coûte très cher, ça demande un labour avec une dépense d’énergie importante, ça aboutit assez fréquemment au tassement des sols et à leur érosion. Face à ces inconvénients, l’aspect écologiquement intensif se définit par quatre fonctionnalités complexes. D’abord, la photosynthèse, qui fabrique de la biomasse, donc des plantes. Ensuite, on utilise la décomposition des plantes mortes. Une fois les plantes décomposées, on a de l’humification ou de la fabrication d’humus. Arrive ensuite une nouvelle décomposition, qui s’appelle la minéralisation, au terme de laquelle on obtient les mêmes éléments fertilisants que ceux fournis par les engrais. Quand on veut amplifier ce mécanisme, il faut utiliser au maximum la capacité du soleil pour faire de la biomasse. En France, les cultures n’utilisent qu’une fraction des apports solaires. Avant que la culture soit installée, le sol est nu et rien ne pousse. Quand on a fait la récolte céréalière, en juillet-août, il n’y a plus rien qui pousse. En revanche, si on a des plantes avant le semis et après la récolte, ces plantes utilisent la lumière solaire et le gaz carbonique de l’air pour fabriquer de la biomasse, ce qui nourrit le processus que j’expliquais plus avant  : la décomposition, l’humification, la minéralisation. On y gagne aussi sur d’autres aspects, car ces plantes couvrent le sol, elles limitent l’érosion, elles retiennent l’eau en même temps qu’elles donnent des éléments nutritifs.

Ça ne remplace pas la totalité des engrais. Mais ça nous donne une conception différente des choses, parce qu’on fait faire par la nature en amplifiant au maximum sa capacité à agir. Après, on complète au besoin par la technologie conventionnelle. Nous avons là une différence avec l’agriculture biologique. Cette dernière n’utilise que des processus naturels. C’est très vertueux. Néanmoins, l’agriculture biologique n’arrive pas encore à des rendements suffisants. Peut-être qu’elle y arrivera. Elle se fixe de telles contraintes qu’elle est extrêmement inventive. On devrait d’ailleurs la financer davantage pour son inventivité. En agriculture écologiquement intensive, il s’agit d’aller vers le biologique de façon progressive en limitant les apports du conventionnel au strict nécessaire. C’est une agriculture qui intéresse de plus en plus, car elle permet des transitions qui vont vers une écologisation de l’agriculture.

Dans l’opinion courante, ce qui est produit par l’industrie à partir de rien est mauvais et ce qui est dans la nature est bon. C’est faux dans les deux cas, car on n’est sûr de rien. Il faut toujours rester prudent, mais en imitant la nature et en travaillant avec de faibles doses de produits chimiques, on a tout de même une garantie supplémentaire de limiter le risque.

Les associations de graminées et de légumineuses jouent-elles un rôle important pour limiter les apports d’engrais  ?

Michel Griffon. Oui, car les légumineuses ont cette fonctionnalité naturelle de pouvoir utiliser l’azote de l’air gratuitement. Il faut toujours appliquer et amplifier des mécanismes naturels, c’est de la technologie gratuite. Ça ne veut pas dire que c’est toujours facile. C’est même difficile, car il faut de la main-d’œuvre, de l’intelligence et de l’observation. On observe très bien dans les agricultures pauvres. En Indonésie, l’utilisation des principes de ce qu’on appelle la lutte biologique – insectes prédateurs contre insectes ravageurs – s’est traduite par des progrès considérables. Il y a eu des projets fondés uniquement sur l’observation et la formation qui ont été d’immenses succès techniques. Ça coûte moins cher que d’acheter des produits phytosanitaires qu’on maîtrise mal et qu’on utilise de façon parfois dangereuse dans les pays pauvres. Je défends donc l’idée que cette agriculture écologiquement intensive, certes, intéresse les agricultures riches, mais fondamentalement elle est bâtie pour les agricultures pauvres.

Néanmoins, la tendance est au développement des monocultures de rente, dans les pays agricoles développés comme dans les pays émergents, voire les pays pauvres, en utilisant beaucoup de carburant, d’engrais et de pesticides. Qu’en pensez-vous  ?

Michel Griffon. Cette démarche rencontre déjà ses propres limites et va en rencontrer de plus en plus. Le prix du pétrole sera de plus en plus élevé dans un proche avenir, au point de devenir un handicap pour les agricultures très mécanisées. Ça fera monter les coûts énergétiques, celui des engrais azotés. J’ai de fortes raisons de croire que les réserves de minerais qui donnent des engrais à base de phosphate vont se raréfier, donc leurs prix vont augmenter. Les molécules phytosanitaires sont plus en plus interdites, la population est contre. Il y a là de sévères limitations pour l’avenir. Dans un certain nombre de régions du monde, nous avons réellement ou potentiellement une raréfaction de l’eau. Dès lors, pour résoudre ces problèmes, on utilisera de moins en moins les technologies conventionnelles. S’ajoute à cela la réaction des sociétés contre les pollutions. Et je trouve qu’en France les agriculteurs perçoivent désormais ces limites. Ils sont de plus en plus intéressés par cette idée d’agriculture écologiquement intensive.

Quels sont les cas les plus probants dans les exploitations  ?

Michel Griffon. Par exemple, les céréaliers ont longtemps été réticents à la technique des semis directs sans labour préalable. Mais les choses sont en train de bouger depuis la dernière hausse du prix du pétrole, en 2008. Près du tiers des surfaces céréalières serait en non-labour cette année. Nous sommes depuis mille ans dans la tradition du labour et en sortir n’est pas simple en raison de la force des habitudes. Qui plus est, le labour est vu comme une garantie contre les mauvaises herbes. Néanmoins, petit à petit, les agriculteurs voient les avantages du non-labour. Le sol redevient vite plus riche, plus fertile, avec moins d’érosion, moins de tassement. Le plus difficile, c’est de faire le premier pas. Chacun compare les risques aux avantages. Mais c’est en train de basculer. La flambée du prix du pétrole en 2008 a été décisive.

L’agriculture et l’alimentation font-elles partie des grands défis à relever au XXIe siècle  ?

Michel Griffon. La planète devra nourrir 9 milliards d’hommes en 2050 et conserver des zones importantes de biodiversité. Elle devra produire des molécules de substitution au pétrole, même si c’est en modestes quantités. Elle sera conduite inévitablement à utiliser une partie des cultures pour produire des agrocarburants. Nous allons devoir entrer dans une perspective aménagiste de l’espace. Par ailleurs, 40 % de la population mondiale vit de l’agriculture. Ce sont des gens pauvres et je pense que leurs enfants aussi seront pauvres. Ils ne vont pas pouvoir entrer dans l’industrie, qui développe aujourd’hui des technologies d’hypercompétitivité qui éliminent de la main-d’œuvre. Donc, il faudra bien que beaucoup de gens vivent de l’espace agricole et rural. Vont donc se poser d’énormes problèmes d’accès à la terre. Je suis persuadé que les réformes agraires sont devant nous et pas derrière nous, comme trop de gens le pensent. Cette perspective aménagiste me conduit à dire que les espaces qui ne peuvent être que des espaces en herbe doivent être consacrés aux herbivores. Et dans les espaces où on peut produire du grain, il faut que le grain aille d’abord aux rations humaines. Subsidiairement, aux omnivores et aux herbivores. D’autant plus que quand on donne aux bovins du maïs ou du soja, on le fait dans des pays qui consomment des quantités de viande qui sont néfastes pour la santé. Et le grand drame d’aujourd’hui est que la Chine et d’autres pays sont en train d’imiter les États-Unis dans la consommation de viande d’herbivores nourris de grains. Inévitablement, on doit avoir un calcul de nature planificatrice dans chacun des grands espaces agricoles de la planète, de façon à économiser les ressources et les écosystèmes.

Certains appellent de leurs vœux une nouvelle civilisation de l’arbre nourricier. Qu’en pensez-vous  ?

Michel Griffon. Tous les arbres utiles devront entrer dans un nouveau calcul pour être mieux en phase avec la nature. Nos paysages devront être des paysages agricoles  : d’élevage, de biodiversité, de gestion de l’eau des bassins versants, de filtration de l’eau, de lutte contre les incendies, qui sont autant de services écologiques. Il va falloir recalculer tout ça et l’arbre va reprendre une place importante. On peut faire des forêts utiles. Je connais des exemples dans le monde où les forêts, au-delà de leur aspect naturel, sont des ensembles d’arbres qui ont tous leur utilité pour produire des fruits, des médicaments, des plantes, de la fertilité et même pour produire de l’ombre favorable à des cultures associées. On peut penser une société productrice autour de l’arbre, ce que l’on appelle l’agroforesterie. D’une manière générale, quand on veut s’inspirer des écosystèmes, on n’a que l’embarras du choix. Il y une telle diversité de solutions dans la nature. Il suffit de les observer et d’en tirer profit. La diversité est vraiment le mot-clé.

Entretien réalisé par Gérard Le Puill

Repères

Michel Griffon, ingénieur agronome 
et économiste, est directeur général adjoint 
de l’Agence nationale de la recherche, 
président du conseil scientifique du Fonds français pour l’environnement mondial 
et membre de plusieurs comités scientifiques nationaux et internationaux. 
u Il est, entre autres, l’auteur de  : Pour des agricultures écologiquement intensives. éditions de l’Aube, 2010. Gérer la planète, avec F. Griffon. 
éditions Odile Jacob, 2009. La Planète, ses crises et nous, avec D. Dupré. éditions Atlantica, 2008. Nourrir la planète. éditions Odile Jacob, 2006.

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l'Europe prise en otage ? Burki met le doigt sur la question

18 Avril 2010, 15:37pm

Publié par PCF Villepinte

Sur le blog de Canaille le Rouge

Conflits locaux, désorganisation des transports, prise des usagers en otage, ça suffit.Encombrements dans les aérogares et aéroports, usagers pris en otages.

D'autres bloqués des heures dans des salles d'attente non prévues à cet effet.

Ca suffit !

Depuis plusieurs jours un conflit aux conséquences telluriques perturbe l'organisation européenne des transports.

Tous nous savons que notre planètes est soumises à des pressions qui se manifestent essentiellement  là où les capacités de résistances sont les plus vulnérables. Cela a des conséquences couteuses et intolérables pour les compagnies aériennes.

Chacun a le droit au respect de ses conditions de vie et de travail, l'expression des tensions et conflits de toutes natures est un droit dans les pays démocratiques  mais les usagers ne doivent pas  pâtir de ces antagonismes.

Qu'un département islandais décisif pour l'organisation des transports aériens demande à pouvoir librement casser la croute est une chose. Mais que le conflit conduise à ce qu'à l'instar de quelconques cheminots français enfumant de rouge leurs débordements revendicatifs, les failles énergétiques de Reykjavík paralysent tout le trafic aérien de la partie la plus riche du monde est une prise d'otage intolérable et la Présidence de la République a décidé d'y mettre un terme.
Pour ce faire,  J-Louis Borloo ministre chargé des transports, de l'environnement et de l'élevage des lapins, est chargé d'une mission exploratoire pour solutionner le conflit. Il sera accompagné de D. Bussereau secrétaire d'état au renforcement des digues et au transport, expert en comptage des cabillauds du nord ouest.
La mission interministérielle, au vu de sa compétence reconnue en la matière, a sollicité Claude Allègre spécialiste de la tectonique des claques pour contacter les parties en conflit pour explorer sur place les pistes d'une issue raisonnée.


 

Celui-ci sera héliporté sur zone le plus rapidement possible. Arrivé à Hadèstination il sera accompagné de M. Charon, conseiller spécial de la présidence, chargé de logistique pour le guider aux portes des enfers. Un collectif de correspondant du CNRS cherchera à ne pas perdre le contact avec l'expédition jusqu'à son arrivée sur site.

 

 

 
Par canaille le rouge - Publié dans : Rire et sourire

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Environnement

13 Avril 2010, 12:39pm

Publié par PCF Villepinte

Pour une organisation mondiale de l'environnement dégagée du libéralisme

 

Le mouvement de mobilisation (ONG, collectivités territoriales, forces sociales et politiques progressistes) lors du sommet de Copenhague a largement contribué à l’émergence d’une conscience citoyenne mondiale sur les enjeux du réchauffement climatique.

Ainsi deux idées ont cheminé jusqu’à perturber le bal des négociations étatiques. L’une est que l’urgence climatique ne peut se concevoir sans justice sociale si on ne veut pas accroître les inégalités individuelles, collectives et territoriales. L’autre est relative à l’absence de volonté politique pour accorder à cet enjeu déterminant pour la survie de la planète les moyens financiers nécessaires. Puisque qu’en temps de crise on a sauvé les banques alors rien ne s’oppose à ce que l’on sauve le climat. 


13 avril 2010

L’échec relatif du sommet de Copenhague réside dans l’incapacité des états à construire un accord juridiquement contraignant qui fasse que chaque pays s’engage de façon utile et équitable. Cette exigence reste pleinement d’actualité. La création d’un corpus de droit environnemental à l’échelle du monde ne peut s’envisager que dans un cadre concerté permanent mondial. Les communistes sont favorables à la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME) sous l’égide de l’ONU.

Plusieurs raisons militent en sa faveur.

Les enjeux globaux et multiples du réchauffement climatique montrent à quel niveau d’interdépendance nous sommes parvenus dans le monde actuel. Il n’y a donc pas de salut possible sans ce cadre de dialogue international en lien avec l’action des peuples.

On l’a vu avec Kyoto la bonne volonté de quelques états ne peut suffire à résorber l’ampleur de la crise écologique surtout lorsque celle-ci s’inscrit dans la création d’un marché des droits à polluer. Si le processus engagé depuis Rio a produit de premiers résultats ils sont bien en deçà des nécessités. Toutes les régions du monde sont concernées c’est à cette échelle que la solution est envisageable.

Pour y parvenir l’intérêt général doit être supérieur à toute autre considération et doit trouver à s’exprimer dans un droit international environnemental qui tienne compte de considérations diverses dont celle qui allie l’efficacité écologique au principe du droit au développement de chaque nation. Tant que la dette écologique des pays industriels à l’égard des pays en développement sera niée alors toute avancée semble hypothétique.

Par ailleurs, on connaît les limites réelles de l’intervention des institutions internationales face à la domination de l’idéologie libérale. L’ONU, elle-même, en a fait les frais récemment alors qu’elle cherchait à se réformer. La pente inquiétante qu’elle a empruntée depuis lors en contractualisant des relations avec les multinationales est sans issue.

Soyons clairs, sans remise en cause du capitalisme financier, de la domination du dollar -et son remplacement à terme par une monnaie commune-, des objectifs de l’OMC, des règles actuelles du FMI qui démantèlent partout les services publics gages d’accès aux biens publics, le chemin reste très difficile.

En France, N. Sarkozy abandonne l’injuste et inefficace taxe carbone dans l’attente d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe : c’est l’illusion du protectionnisme vert qui vise essentiellement les pays émergents comme la Chine et non les multinationales responsables des émissions. Pour amortir ce nouvel impôt les pays visés pèseront sur l’emploi, les salaires et les acquis sociaux. Ce serait une accentuation du dumping social sans garantie aucune de la moindre baisse de création de carbone par l’absence de réelles mesures d’adaptation des modes de production. Nous proposons de prélever chaque année 2% sur les dépenses militaires afin d’alimenter un Fonds mondial auprès de l’ONU géré par l’OME pour contribuer à un nouveau développement social humain. Le crédit, bien public, doit être délivré aux entreprises sur critères sociaux et environnementaux et des droits nouveaux doivent être reconnus aux salariés pour promouvoir des technologies non polluantes.

Face à ces enjeux l’opinion publique doit agir afin que demain l’OME puisse jouer son rôle de dépassement des intérêts particuliers et stratégies des puissances qui dominent les relations internationales.

Hervé BRAMY

Responsable national à l’écologie du PCF

Conseiller général de Seine-Saint-Denis

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« La question de Jérusalem dépasse le cadre du conflit israélo-palestinien »

1 Avril 2010, 16:06pm

Publié par PCF Villepinte

Entretien avec Leïla Shahid
 

La représentante de la Palestine à Bruxelles réagit au désaccord apparu la semaine dernière entre Barack Obama et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Vous revenez de Palestine où vous étiez quand a éclaté la crise des constructions de nouvelles colonies à Jérusalem- Est. Depuis, il y a eu la rencontre de Benyamin Netanyahou avec Barack Obama. Un coup de froid diversement interprété : simple brouille entre amis ou désaccord profond ?
Leïla Shahid. C’est une vraie crise qui n’a pas commencé la semaine dernière mais en septembre 2009, quand Barack Obama a invité le premier ministre israélien et le président palestinien Mahmoud Abbas à New York, avec l’intention de relancer les négociations de paix et de faire une déclaration solennelle à l’Assemblée générale de l’ONU. Il voulait mettre en pratique son discours du Caire où il avait dit que le conflit israélopalestinien était la clé de voûte de tous les conflits de la région, de l’Irak à l’Afghanistan en passant par l’Iran. Malheureusement, l’attitude de Netanyahou a infligé à Obama une humiliation publique et entraîné le refus par les Palestiniens de tout contact direct à haut niveau. Que pouvait faire Mahmoud Abbas face à Netanyahou disant : je refuse les frontières de 1967, je refuse de négocier sur Jérusalem et sur le droit au retour des réfugiés, je ne reconnais ni les accords signés ni la feuille de route du Quartet ?

Pourquoi la crise n’a-t-elle éclaté qu’en mars ?
Leïla Shahid. Parce qu’Obama a été pris par des difficultés internes et par l’Afghanistan. Il a dû remiser la question palestinienne au placard. D’autant plus que le lobby proisraélien, très influent au Congrès, intervient sur tout et pouvait lui mettre des bâtons dans les roues pour sa loi sur l’assurance santé. Maintenant, il est un peu plus libre et il revient à la pierre angulaire de sa politique étrangère : le règlement du conflit palestinien est la clé d’une réorganisation complète de ses alliances. C’est très clair quand on voit les déclarations de militaires de haut rang, comme le général Petraeus, qui a dirigé les opérations en Irak. Il dit que « l’obstination d’Israël porte atteinte à la crédibilité des États-Unis et met en danger leurs intérêts nationaux  ». Et que « la colère arabe à propos de la situation en Palestine limite la profondeur des liens entre les États-Unis et les gouvernements et populations de la région ». Cela signifie que le sabotage de la paix par le gouvernement israëlien, son refus de l’État palestinien, empêche les États-Unis de renforcer leur alliance avec les pays arabes pour faire face à l’Iran. Obama a besoin d’un front très large pour résoudre la crise iranienne. Il a besoin des Européens, de la Russie, de l’ensemble du monde arabe. Or le monde arabe vient de redire qu’il ne soutiendrait pas la reprise de négociations avec Israël sans gel de la colonisation, notamment à Jérusalem-Est.

Ce sont les conclusions du sommet arabe de Syrte, auquel assistait d’ailleurs la Turquie.
Leïla Shahid. C’est aussi un allié important pour Obama. Or, le premier ministre turc a déclaré que Jérusalem était « la prunelle de ses yeux ». Dans l’ensemble du monde musulman, les populations demandent : « Que faites-vous pour Jérusalem ? » La question dépasse le cadre du conflit israélo-palestinien. C’est un point sensible, très important pour Obama au moment où il redessine la carte de ses alliances pour bâtir une politique basée sur le multilatéralisme.

Quelles sont les conséquences de la crise en Israël et aux États-Unis ?
Leïla Shahid. En Israël, c’est un séisme. Les Israéliens, habitués à des relations idylliques, sont bouleversés par la froideur d’Obama à l’égard de Netanyahou : il l’a planté là et fait attendre pour aller dîner avec sa famille ! Et on se souvient que la dernière crise grave, en 1991, entre Bush père et Shamir, s’est soldée par le départ de Shamir et l’arrivée de Rabin.
Aux États-Unis, il y a une levée de boucliers de certains membres du Congrès qui sont aux ordres d’Israël sous l’influence de l’Aipac. Le lobby pro-israélien est en train de se mettre en branle dans tout le pays et Obama n’aura pas la tâche facile.

Que pensez-vous des premiers pas Mme Ashton, la « Madame Affaires étrangères » de l’UE ?
Leïla Shahid. Son voyage dans la région a été très important. Elle a eu le courage d’insister pour aller à Gaza et à Jerusalem-Est où elle a rencontré Hanane Ashraoui, ce qui n’a pas plu à Israël. Elle a surtout affirmé : « Ma feuille de route, c’est la déclaration de l’UE du 8 décembre dernier. » C’est important, car elle rappelle tous les points importants à nos yeux : les frontières de 1967, Jérusalem-Est, territoire occupé qui doit devenir la capitale de l’État palestinien, le problème des réfugiés qui doit être traité comme le propose l’initiative de paix arabe. Après, elle est allée à Moscou où elle a fait adopter cette « feuille de route » par le Quartet. Et dans le Quartet, il y a les États-Unis. Cela explique aussi le raidissement d’Israël. Mais il faut savoir que la position de Mme Ashton dépend de ce que les 27 lui concèdent. Or, parmi les membres de l’UE, il y en a qui insistent encore pour le rehaussement des relations avec Israël.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR FRANÇOISE GERMAIN-ROBIN

Notre dossier Palestine

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cultures

28 Mars 2010, 17:31pm

Publié par PCF Villepinte

Le Printemps de la culture
 Appel à manifester dans toute la France « contre la régression » en matière de politique culturelle. Les organisateurs estiment que ce n’est là qu’un début.
Manifestation lundi à Paris (Palais Royal), ainsi que Marseille, Toulouse, Nantes, Caen, Lyon…

Conférence de presse la semaine dernière à Paris pour présenter la journée d’action. Le ton est grave qui en dit long sur la volonté d’en découdre avec une politique qui malmène méchamment la culture et la création. « Cette journée devrait marquer le coup d’envoi du printemps pour la culture », annonce Jean Voirin, pour la CGT spectacle. « Le gouvernement veut appliquer la RGPP avant l’été, puis s’attaquer aux intermittents du spectacle à la rentrée », renchérit François Le Pillouer, directeur du Théâtre national de Bretagne et patron du Syndeac, le principal syndicat des employeurs du spectacle vivant. « Il va y avoir un affrontement, et il commence le 29 », a-t-il ajouté.

Plus que de la colère, on sent une détermination à faire de cette journée une première étape de la mobilisation de l’ensemble des acteurs culturels face au démantèlement annoncé du service public de la culture, par une asphyxie budgétaire organisée, d’une part, et l’action conjuguée, d’autre part, de la RGPP (révision générale des politiques publiques). En cause, depuis des mois, les réductions constantes des subventions à l’égard des compagnies comme des lieux.

Pas une semaine ne passe sans que des appels émanant de compagnies et, de plus en plus souvent ces derniers mois, de lieux alertent sur les menaces lourdes qui gangrènent leur métier, comme autant de bouteilles jetées à la mer. Les marges financières ne sont plus qu’une vue de l’esprit et il devient de plus en plus délicat de produire des spectacles. La création est prise en étau entre des procédures administratives de plus en plus contraignantes et les ravages provoqués par les attaques successives pour vider les annexes 8 et 10 de leur substrat, excluant chaque année depuis 2003 des milliers d’artistes et de techniciens du système spécifique d’assurance chômage.

Ajoutez à cela l’application froide et rigoureuse, strictement comptable et libérale de la première phase de la RGPP dans les services du ministère de la Culture et les établissements publics (musées), on comprend mieux cette inquiétude palpable depuis des mois qui peine, jusqu’ici, à se faire entendre. La journée de lundi revêt donc des enjeux sur la capacité des organisations professionnelles à mobiliser l’ensemble des acteurs du secteur. Á Paris comme dans de nombreuses villes de France, des manifestations suivies d’assemblées générales sont prévues, « contre la régression organisée de l’art et de la culture et la réforme actuelle des collectivités territoriales ». D’aucuns réclament haut et fort une loi d’orientation et un plan de relance pour ce secteur ainsi que « le renforcement du ministère de la Culture ».

Marie-José Sirach

Photo Gabriel Laurent/phototheque.org

Une journée particulière

Á Paris, trois rendez-vous émailleront la journée. Á 14 h 30 : manifestation depuis le Palais Royal jusqu’au Sénat. Á 16 h 30 : demande d’audience à un groupe de sénateurs pour une délégation. Á 18 heures : assemblée générale au Théâtre national de l’Odéon. En province, des rassemblements et manifestations sont prévues à Marseille, Toulouse, Nantes, Caen, Lyon…


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Ce n'est qu'un début

25 Mars 2010, 18:56pm

Publié par PCF Villepinte

Bucchini : C’est un homme intègre et courageux qui devient Président de l’Assemblée territoriale de Corse »


Le PCF se félicite que Dominique Bucchini, tête de liste Front de Gauche en Corse et artisan de l’union de la gauche au second tour, soit aujourd’hui Président de l’Assemblée territoriale de Corse.

C’est un homme intègre, courageux et innovant qui prend cette responsabilité. Je suis certaine que, connaissant son humanisme et les valeurs de gauche qui le définissent, il placera toute son intelligence au service de la Corse et de ses habitants.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 25 mars 2010.

 

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Paix au Proche-Orient

24 Mars 2010, 15:57pm

Publié par PCF Villepinte

"La France et l'Europe doivent agir pour en finir avec l'impunité israélienne et pour imposer une solution négociée"

 

Alors que les provocations du gouvernement israélien ne cessent d’attiser les tensions, Marie-George Buffet s’est adressée par courrier à Nicolas Sarkozy.

Les autorités israéliennes ont ainsi annoncé la construction de 1600 nouvelles unités de logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est et affirment leur volonté de continuer ce processus illégal de colonisation, à Jérusalem-Est comme en Cisjordanie, malgré le tollé international ainsi provoqué.

Les villages palestiniens de Bi’lin et Ni’lin ont été décrétés « zone militaire interdite » pour six mois.

Le gouvernement israélien multiplie les actions unilatérales afin de modifier le statu quo des lieux saints à Jérusalem et dans d’autres lieux des territoires occupés.

Que ce soit l’Union européenne ou le "quartet", la communauté internationale s’enferme dans l’inaction, malgré les révélations, dans un rapport adopté par l’ONU, de crimes de guerre perpétrés par l’armée israélienne.

Marie-George Buffet en appelle donc à des initiatives courageuses de la France et de l’Europe pour en finir avec une situation inacceptable et dangereuse.

PDF - 19.1 ko

Lettre de Marie-George Buffet à N. Sarkozy


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Le Grenelle de l’Environnement aux oubliettes,

24 Mars 2010, 08:46am

Publié par PCF Villepinte

Paris, le 19 mars 2010

Les Fédérations CGT et UNSA des Cheminots,

La FGTE – CFDT et l’UIT - CGT, La F N A U T,

Le Réseau Action Climat, France Nature Environnement, Agir Pour l’Environnement, WWF, Les Amis de la Terre, Le Comité de Liaison Energies Renouvelables…

 

… Communiquent :couv

Fret ferroviaire :

Le Grenelle de l’Environnement aux oubliettes,

Les Gaz à Effet de Serre plébiscités !

 

« Schéma directeur pour un nouveau transport écologique de transport », c’est le titre du nouveau plan Fret SNCF. En quoi ce schéma est-il écologique lorsque, aujourd’hui, l’entreprise publique se fixe un objectif de réduction des trafics, abandonne la desserte de plusieurs territoires, se sépare de moyens humains et matériels (locomotives, wagons, installations…).

Ce n’est pas un objectif de croissance de la part modale ferroviaire qui est mis en œuvre, contrairement aux engagements du Grenelle, mais de pertes de parts de marché. Et cela va s’accentuer avec l’abandon programmé de 60% de l’activité wagons isolés par la SNCF. De plus en plus se font sentir des propos de dirigeants de fret SNCF stigmatisant le Grenelle de l’environnement qu’ils prétendent être une scène de théâtre incompatible avec le business.

Ce nouveau plan se traduit sur le terrain par l'accélération avérée de la casse du réseau de messagerie ferroviaire SNCF qui organise le transport de wagons isolés. Cette activité permet d’assurer par rail le transport de lots de wagons issus de flux diffus. Son abandon, du fait du report modal sur le transport routier et les poids lourds, va provoquer des rejets supplémentaires de gaz à effet de serre de l'ordre de 300 000 tonnes éq CO2/an selon une étude « Carbone 4 »(1) commanditée par la SNCF. C’est un contresens absolu avec les objectifs du Grenelle de l’environnement.

De surcroît, les conséquences sociales, en emplois et en perte de savoir-faire seraient considérables, et l’abandon d’installations et d’infrastructures va rendre la situation irréversible.

Les états généraux du transport routier, auxquels participent les chargeurs, doivent aborder la question de la tarification du transport. Le report modal, l’organisation multimodale sont à ce prix, c’est aussi le sens du Grenelle de l’Environnement.

Le Fret ferroviaire de proximité, cette technique du wagon isolé, est stratégique pour relever le défi de la lutte contre le changement climatique et celui de l’aménagement du territoire. S’en désengager pour un opérateur public, comme la SNCF, est absurde et cela constitue une faute lourde pour la France. L’Europe l’a compris, 7 des grands opérateurs ferroviaires s’unissent pour construire un projet de nouveau modèle économique dans ce domaine, la SNCF s’y refuse. Cette coopération (nommée X Rail) va être influente dans 11 pays. La France, avec la SNCF, aurait-elle raison contre tous en restant à l’écart ? C’est impensable !

L'étude « Carbone 4 », soigneusement dissimulée, propose pourtant un scénario alternatif, sans casse du wagon isolé, qui soit écologiquement viable, socialement acceptable et économiquement efficace. Ce scénario suggère de « maintenir un portefeuille large d’offres de fret prémuni d’évolutions socio-économiques imprévisibles. » et de « Garder la messagerie et bénéficier d’une spécificité française du réseau maillé fin … »

Le gouvernement, engagé par l’objectif du Grenelle de l’Environnement, désormais force de loi, de réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre de 20% d’ici 2020 dans le secteur des transports (soit le retour à la situation de 1990), ne peut ignorer cette situation. Pour notre part, cet objectif n’est pas renégociable.

􀂪 Nous réaffirmons que les effets bénéfiques à long terme du plan ferroviaire d’avenir (combiné, autoroute ferroviaire…) ne doivent pas être anéantis par l’abandon du fret de proximité. Il y a deux choses différentes. Seule l’addition plan fret d’avenir et wagon isolé en proximité peut permettre de relever le défi du report modal. L’option, cautionnée par le gouvernement, sur laquelle s’obstine la SNCF, provoquera d’ici à 2020 une émission supplémentaire de 3 millions de tonnes équivalent CO2, et encore sous réserve que le plan d’avenir réussisse. Ce n’est pas acceptable !!

La France, qui sur la scène internationale prétend devenir la meilleure élève en matière d'environnement, ne peut pas continuer sur cette voie.

Il faut donc revoir d'urgence la copie du plan fret SNCF :

􀂪 En réaffirmant l’intérêt de la SNCF, seule à même d’assurer un maillage du réseau, pour le wagon isolé et en organisant une complémentarité avec les opérateurs de fret de proximité

(OFP) à positionner sur les créneaux où la SNCF est absente pour activer concrètement un report modal. Ces OFP ne doivent pas être des low cost contournant les standards sociaux, environnementaux et de sécurité actuels par dumping. En l’absence de cette synergie, ce sera l’échec assuré avec, en plus, 8000 emplois SNCF bradés.

􀃎 NOUS RÉCLAMONS :

􀃂 Le respect des objectifs de réduction de Gaz à Effet de Serre du secteur des transports, inscrits dans la loi Grenelle,

􀃂 Un moratoire immédiat sur la partie « wagon isolé » du plan Fret

SNCF/Gouvernement,

􀃂 La transparence et un débat public objectif, notamment sur les conséquences en terme d’émissions de GES, la mise à disposition et l’approfondissement des études « carbone »,

􀃂 La préservation des installations ferroviaires en situation de réutilisation, afin d’être capable de disposer d’alternative à la route en réponse aux changements de comportement demandés aux chargeurs,

􀃂 L’examen d’organisations nouvelles de la production SNCF en proximité, spécialement adaptées et en coopération avec les opérateurs nouveaux pour, ensemble, donner de la pertinence économique aux convois.

Sur ces bases, nous appelons à un véritable débat public associant élus et citoyens, professionnels et utilisateurs du rail, militants salariés et associatifs. Cette mobilisation est essentielle pour construire un avenir durable.

(1) Réalisée en septembre 2009 par le Cabinet «Carbone 4 » (Jean-Marc JANCOVICI) et présenté au Comité stratégique fret SNCF le

15 janvier 2010.

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taxe carbone

23 Mars 2010, 17:34pm

Publié par PCF Villepinte

Le gouvernement enterre la taxe carbone

Retoquée par le Conseil constitutionnel, promise pour entrer en vigueur en juillet, le projet est aujourd’hui envoyé aux oubliettes (européennes) par le Premier ministre François Fillon.

François Fillon a annoncé, mardi 23 mars, lors d’une réunion de députés UMP l’abandon de la taxe carbone en soulignant qu’elle devait se faire au niveau européen pour "ne pas plomber la compétitivité" des entreprises françaises, selon plusieurs participants à la réunion. L’entourage du Premier ministre a assuré que cela ne signifiait pas l’abandon pur et simple de la taxe carbone.
"Il ne faut pas arrêter les réformes, car les Français ne nous le demandent pas", a ajouté François Fillon, selon les députés UMP.

La taxe carbone "sera européenne ou ne sera pas", a rapporté le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale Jean-François Copé. C’est une "demande qui a été formulée par un grand nombre de députés au sein de notre groupe", a-t-il précisé.

La taxe carbone n’entrera donc pas en vigueur au 1er juillet, comme prévu initialement. "S’il n’y a pas d’accord européen avant le 1er juillet, ça se fera plus tard", a ajouté Jean-François Copé, disant en avoir discuté la veille avec le président Nicolas Sarkozy.

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Régionales 2010

21 Mars 2010, 21:43pm

Publié par PCF Villepinte

 

Elections Régionales :
le rejet de Sarkozy

Après le camouflet, le coup de massue : la gauche a infligé une sévère défaite à la droite dimanche au second tour des élections régionales sans toutefois lui ravir son bastion historique, l’Alsace.

La gauche rassemble près de 55% des suffrages.

La Réunion est passée à droite. Le Front national réalise des scores élevés là où il s’est maintenu, près de 22% en PACA.

L’abstention recule légèrement.

Après un score historiquement bas au premier tour (26,2%), la majorité présidentielle, qui avait appelé un électorat démobilisé à "calmer les ardeurs" de l’opposition, limite les dégâts en conquérant au moins La Réunion.

Sur l’île de Beauté, la gauche est arrivée nettement en tête mais n’a pas la majorité absolue. Tout se jouera donc la semaine prochaine lors du troisième tour, qui avait réservé des surprises en 2004.

En Alsace, enjeu symbolique de ce second tour, la liste UMP conduite par Philippe Richert l’emporte avec 46% contre 39,5% à la liste de gauche et 14,5% à la liste Front national, selon TNS-Sofres. Le rapport est de 47,1%-38,7%-15%, selon OpinionWay.

C’est pour le président Nicolas Sarkozy et son Premier ministre, François Fillon, le scénario le moins humiliant, même s’il n’élude pas l’avertissement adressé au pouvoir par les électeurs.

"C’est une réelle défaite", a souligné le président du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, sur France 2.

Le taux de participation a progressé d’un peu plus de deux points entre les deux tours (entre 51,5% et 52,5% selon les instituts), après une abstention record de 53,64% au premier tour, le 14 mars, mais il est en deçà de celui de 2004, lors des précédentes élections régionales.

Un bloc de gauche désormais nettement majoritaire

La participation avait atteint 65,6% lors du scrutin de 2004, marqué par un raz-de-marée rose : la gauche avait conquis 13 régions à la droite au pouvoir, s’arrogeant le contrôle de 24 régions.

Le Parti socialiste, qui est parvenu cette année à des alliances avec Europe Ecologie et/ou le Front de gauche dans la quasi-totalité des régions, hormis la Bretagne et le Limousin, conforte son emprise sur les exécutifs locaux, dont Martine Aubry entend faire des "contre-pouvoirs".

Un rapport de forces que les états-majors politiques évalueront dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012. Les régionales constituaient le dernier test national avant le rendez-vous de 2012.

L’opposition engrange 52% des voix contre 35% à la droite parlementaire au plan national, selon des résultats provisoires du ministère de l’Intérieur. Le Front national recueille 10%.

La gauche signe ainsi l’un de ses meilleurs scores de l’histoire de la Ve République.

En 2004, la gauche avait recueilli 49,9% des suffrages, contre 38,6% à la droite parlementaire. Lors des élections européennes de juin 2009, l’UMP était arrivée en tête avec 27,8%, le PS reculant à 16,48%.

L’embellie enregistrée dimanche est une victoire personnelle pour Martine Aubry, mais le très bon score de Ségolène Royal, sa rivale putative pour la présidentielle, en Poitou-Charentes (plus de 61% selon TNS Sofres et Opinionay), est une épine dans cette brassée de roses.

LENDEMAINS DOULOUREUX POUR LE GOUVERNEMENT

La dirigeante socialiste devra également compter avec la voix dissidente de Georges Frêche, qui obtient selon OpinionWay 53,3% en Languedoc-Roussillon, contre 27,7% à la liste de la majorité et 19% à la liste Front national, qui s’était maintenue.

Le parti de Jean-Marie Le Pen, qui avait réussi à provoquer 12 triangulaires contre 17 en 2004, confirme son retour sur la scène politique sans pour autant réaliser une percée. Son étiage est autour de 10% contre 11,2% au premier tour.

Mais Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine améliorent leur score du premier tour, respectivement en Provence-Alpes-Côte d’Azur (24,9% selon OpinionWay, 23% selon TNS-Sofres), et dans le Nord-Pas-de-Calais (22,1% selon OpinionWay).

"Elections régionales, conséquences régionales, élections nationales, conséquences nationales", avait déclaré Nicolas Sarkozy à la veille du premier tour pour évacuer par avance une partie de la pression qu’il ne peut ignorer désormais.

Le chef de l’Etat a prévenu qu’il n’infléchirait pas sa ligne politique, même s’il a annoncé une pause dans les réformes pour 2011, mais n’exclut pas des "adaptations gouvernementales".

Reste à en déterminer l’ampleur.

Les défaites présumées des huit ministres engagés comme têtes de liste dans le scrutin - ils étaient au total vingt au front - devraient peser dans la balance.

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