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Fête de l'Humanité

2 Juillet 2010, 11:39am

Publié par PCF Villepinte

Culture - on 28 Juin, 2010

 

La Fête : une soif d'idéal intacte depuis 80 ans
La plus grande fête politique de France se déroulera les 10, 11 et 12 septembre prochain. Trois jours de spectacles accessibles à tous, 50 concerts, des expos, des débats, un village du livre, du théâtre... avec Jacques Dutronc, The prodigy, Simple Minds, Madness, Caravan Palace, Raggasonic, Alain Souchon, un hommage à Jean Ferrat, Agnès Bilh et ses invités, l’ensemble de cuivres de l’Orchestre philharmonique de Radio France et bien d'autres encore !


 

Le programme complet

La Fête de l'Humanité en vidéo

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Travail

14 Juin 2010, 07:22am

Publié par PCF Villepinte

 Nanoparticules, méga-incertitudes sur la santé
 
kk.jpgUtilisées dans l’industrie pour améliorer la performance des produits, les nanoparticules sont déjà présentes dans 1 000 produits de consommation courante, alors qu’on sait très peu de chose sur leurs effets sur la santé des salariés et de la population.

Quand vous respirez la fumée d’un volcan, vous inhalez des nanoparticules « naturelles ». Et quand vous mettez de la crème solaire, vous étalez sans le savoir sur votre peau des nanoparticules « manufacturées », produites par l’industrie à partir de dioxyde de titane ou d’oxyde de zinc pour améliorer l’efficacité de la lotion. Depuis dix ans au moins, les nanoparticules ont débarqué sur le marché, sans crier gare. Actuellement, on recense déjà au niveau mondial 1 000 produits de consommation contenant des nanoparticules manufacturées, et leur nombre croît à grande vitesse. Non sans susciter de légitimes interrogations sur leurs effets sur l’écosystème, sur les consommateurs et sur les travailleurs, qui, exposés plus massivement, servent comme toujours de « sentinelles » de la population générale. Fin avril, dans un rapport sur les « risques émergents », le Bureau international du travail alertait : « On prévoit que, d’ici à 2020, 20 % environ de tous les produits fabriqués dans le monde seront réalisés grâce aux nanotechnologies », alors que « les risques associés à la fabrication et à l’utilisation de nanomatériaux sont encore très peu connus ».

De quoi parle-t-on ? Un nanomètre équivaut à un milliardième de mètre, et la nanotechnologie consiste à mettre en ouvre des particules de taille nanométrique, comprises entre 1 et 100 nanomètres. Pour illustrer la chose, le CNRS indique qu’il y a le même rapport de dimension entre une nanoparticule et une orange, qu’entre une orange et la planète Terre. Si la recherche espère aboutir, grâce aux nanoparticules, à de nouvelles thérapies, par exemple dans le traitement des cancers, et à de nouveaux médicaments, l’industrie s’y intéresse parce qu’à l’échelle nano, les matériaux acquièrent des propriétés particulières, qui améliorent la performance des produits. On en trouve donc dans les pneumatiques, les cosmétiques, les textiles, les matériaux de construction, sans oublier l’alimentation, sous forme d’additifs.

En 2006, un premier rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) consacré aux « effets des nanomatériaux sur la santé de l’homme et sur l’environnement », soulignait que « des effets délétères ont été mesurés, notamment chez l’animal dans le cadre expérimental ». « Certaines particules insolubles peuvent franchir les barrières de protection, se distribuer dans l’organisme et s’accumuler dans plusieurs organes, principalement à la suite d’une exposition par inhalation ou par ingestion », résumait l’agence, tout en déplorant le « peu de données disponibles », « à cause du faible nombre d’études », d’un « recul peu important », et « de la grande diversité des nanoparticules produites ». En 2008, un deuxième rapport de l’agence, consacré à l’aspect de la sécurité au travail, invitait dans le doute à appliquer le principe de précaution pour la population salariée exposée, estimée au bas mot à 10 000 personnes en France.

En l’absence de réglementation spécifique aux nanoparticules, les entreprises doivent appliquer les règles générales de prévention relatives aux produits chimiques : travail en vase clos, aspiration des particules à la source, et équipement individuel comme un masque, des gants et une combinaison. « Chez les gros producteurs, ces règles sont assez bien appliquées, mais c’est généralement moins le cas dans les entreprises plus petites », souligne Myriam Ricaud, ingénieur-chimiste à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). « Certaines manipulent des nanomatériaux sans le savoir, car aucun étiquetage n’est obligatoire », explique-t-elle. Et comme pour l’amiante, l’exposition professionnelle perdure : « Le salarié qui découpera dans vingt ans un béton contenant des nanoparticules pourrait être exposé, également, sans le savoir. »

Se dirige-t-on vers un scandale de l’amiante bis ? Pour Éric Gaffet, directeur de recherche au CNRS, qui a présidé le groupe d’experts du deuxième rapport de l’Afsset, la comparaison ne tient pas : « Les premiers travaux ayant démontré une toxicité de l’amiante ont été publiés avant 1900. La prise en compte de ces informations a été (et est encore) gérée de façon très différente par les différents pays. Pour les nanoparticules, en revanche, on estime qu’elles sont potentiellement dangereuses et, en conséquence, le principe de précaution doit être mis en ouvre. » En attendant les résultats ultérieurs de la recherche sur les risques, les produits sont mis sur le marché à un rythme soutenu, alors que la maîtrise des expositions est loin d’être totale. En 2007, Benoît Hervé-Bazin, ingénieur chimiste à l’INRS et auteur d’un ouvrage sur les nanotechnologies [1], estimait dans la revue Santé et travail qu’« on n’a pas suffisamment tiré les enseignements de la catastrophe de l’amiante », et déplorait que « sur les sommes faramineuses consacrées à la recherche et au développement des nanoparticules, seulement 4 % vont à la recherche sur la prévention et les risques ». « Sans verser dans un discours antitechnologique, le problème vient des conditions politiques et sociales dans lesquelles les nanotechnologies se développent », estime Jérôme Relinger, responsable du secteur « Révolutions numériques et société de la connaissance » au PCF. « On assiste à une perfusion d’argent public vers les grands groupes qui orientent les recherches et investissements vers un profit à court terme, alors qu’on devrait exiger des contreparties en termes d’intérêt général. » Concernant les risques, le communiste déplore l’absence d’un débat public réel : « Le débat organisé cet hiver à la demande du gouvernement (par la Commission nationale du débat public - NDLR) consistait à faire accepter les nanotechnologies, et a renforcé l’opposition stérile entre ceux qui rejettent a priori les nanos et ceux qui leur promettent un avenir radieux. »

Fanny Doumayrou

Notes :

[1] Les Nanoparticules. Éditions EDP Sciences, 2007.

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Proche-orient

7 Juin 2010, 09:09am

Publié par PCF Villepinte

Une seule solution : la levée du blocus

 pal.jpgLa paix passe par la condamnation sans appel du terrorisme d’État israélien et par la fin immédiate des mesures inhumaines qui frappent les 1,5 million de Gazaouis enfermés, appauvris.
Numéro exceptionnel, aujourd’hui dans l’Humanité, huit pages spéciales en solidarité avec le peuple palestinien. Des entretiens (Leïla Shahid, le rabbin David Meyer…), nos reportages en Israël, des points de vue (le curé de Gaza, le père Manuel Musallam, Haneen Zoubi, députée arabe). Un numéro à ne pas manquer !

Une semaine après l’acte de terrorisme d’État, de piraterie internationale, commis par Israël dans les eaux internationales, au large de Gaza, de nombreuses questions restent posées. Elles ne sont pas vraiment nouvelles : le conflit Israël-Palestine dure depuis bien trop longtemps pour cela. On pensait pourtant que Tel-Aviv avait épuisé toutes ses formes d’oppression, était allé au bout de ce qu’une puissance occupante peut infliger à un peuple. On se trompait. Au milieu des débris de la tuerie perpétrée, une question émerge cependant, essentielle : comment, maintenant et tout de suite, mettre fin au blocus de la bande de Gaza, mis en place depuis trois ans, qui asphyxie à petit feu plus de 1,2 million de personnes et constitue un point de blocage pour toute reprise des négociations politiques entre Israéliens et Palestiniens. C’est à cela que nous tentons de répondre dans les pages qui suivent.

La flottille humanitaire qui a été arraisonnée de la pire des manières, lundi dernier, si elle n’est pas parvenue jusqu’à Gaza, a très certainement brisé une idée : celle de l’impunité d’Israël. Dans le monde entier, le choc a été terrible. Les images, pourtant contrôlées au départ par l’armée israélienne, ont montré ce qu’il y avait d’insupportable dans l’argumentaire israélien, à savoir ce soi-disant danger qu’aurait couru le pays de Ben Gourion si ces bateaux avaient touché les côtes gazaouies. Des commandos très bien entraînés et lourdement armés contre des civils utilisant ce qu’ils avaient sous la main pour se défendre ? Fallait-il que ces derniers, dans les eaux internationales, se laissent faire comme des moutons alors que des femmes et des enfants se terraient dans les cabines des ponts inférieurs ?

L’Europe et les États-Unis doivent maintenant prendre leurs responsabilités, devant leurs peuples et devant l’histoire.

Plus salutaire peut-être, l’onde de choc traverse maintenant la société israélienne, comme le montrent les reportages de notre envoyée spéciale à Jérusalem, à Tel-Aviv mais aussi au sein de la population arabe israélienne. Des voix réputées sionistes ou anciennement sionistes manifestent, dénoncent la politique d’un gouvernement incapable de se présenter sous un autre jour qu’en treillis et armé. Daniel Bensimon, ancien responsable du groupe travailliste à la Knesset (le parlement israélien), le dit en substance : la société israélienne est malade, elle n’a que des réponses militaires à toutes les situations. C’est un cri de détresse de sa part que de dire que les Israéliens sont incapables d’apporter la moindre réponse politique. L’inquiétude est d’autant plus grande qu’Israël, c’est un secret de polichinelle maintenant, est une puissance nucléaire, non signataire du traité de non-prolifération (TNP). Israël a même réussi le tour de force de se priver d’un allié musulman dans la région : la Turquie, membre de l’Otan, prend ses distances et veut faire valoir son droit. L’Europe et les États-Unis doivent maintenant prendre leurs responsabilités, devant leurs peuples et devant l’histoire. Si le blocus israélien a tenu depuis trois ans c’est d’abord et avant tout à cause de leur lâcheté. Ils prônent la démocratie et les droits de l’homme d’un côté mais, refusant la victoire pourtant démocratique du Hamas, ils laissent sanctionner tout un peuple. Il n’y aurait pas à la clé la mort de milliers de Palestiniens à Gaza (par la guerre menée en décembre 2008-janvier 2009 ou par le blocus), on pourrait sourire de cette attitude consistant à attendre le bon vouloir des Israéliens pour faire entrer le matériel nécessaire dans la bande de Gaza. Des aliments, bien sûr, des médicaments, évidemment, mais surtout des matériaux pour reconstruire les maisons détruites il y a dix-huit mois. Les Palestiniens veulent vivre de leur travail, pas de la mendicité internationale.

Comment briser le blocus de Gaza ? En faisant pression sur nos gouvernements, nos députés, nos sénateurs pour qu’une autre politique se mette en place. En se situant dans une optique de BDS (boycott, désinvestissement, sanction), en manifestant pour que l’Union européenne suspende ses accords d’association avec Israël tant que le droit international n’est pas respecté.

Pierre Barbancey

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Proche-orient

5 Juin 2010, 05:29am

Publié par PCF Villepinte

Ils témoignent : "Et puis on a fait feu sur nous !"
 

 

arton2767245-b7454.jpgCinq Allemands rescapés, dont deux députées du Bundestag, se trouvaient sur le bateau turc de la flottille humanitaire sur lequel le commando israélien a tiré. Lundi 7 juin dans l’Humanité Un numéro exceptionnel : Solidarité avec le peuple palestinien ! Entretiens, reportages, points de vue,…

Berlin, correspondance.

« La brutalité des soldats israéliens était telle que nous avions l’impression d’être en situation de guerre », décrit Inge Höger, cinquante-neuf ans, hier midi à Berlin, juste après son rapatriement. La députée du parti de gauche, Die Linke, était à bord du ferry turc Mavi Marmara, une des six embarcations affrétées par l’organisation Free Gaza afin d’apporter de l’aide humanitaire à Gaza, malgré le blocus israélien imposé depuis 2007.

« une barbarie incroyable  ! »

« L’action commando menée à bord par les soldats israéliens a été d’une barbarie incroyable  ! Lundi soir, on comptait déjà seize morts et une cinquantaine de blessés parmi les 600 passagers des bateaux affrétés par Free Gaza », précise sa collègue Annette Groth, autre députée de Die Linke, également à bord du Mavi Marmara. « Les soldats israéliens se sont livrés à un acte de piraterie d’une violence inouïe en eaux internationales et envers un convoi d’aide humanitaire », dénonce également Norman Paech, soixante-douze ans, ancien député de Die Linke, lors de la même conférence de presse, hier midi, au Bundestag.

Aux côtés des trois députés, deux autres Allemands, rescapés et expulsés le matin même par les autorités israéliennes, sont venus témoigner  : Matthias Jochheim, président adjoint de l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW), et Nader El Sakka, président de la communauté palestinienne de Hambourg.

Ces cinq témoins directs de la tragédie qui s’est jouée au large des côtes de Gaza ont été dépossédés de leurs affaires personnelles. Ils apparaissent vêtus de simples T-shirts et chaussées de sandales ou de baskets. Dans une allure à mille lieux de l’image qu’ont voulu imposer initialement les autorités israéliennes qui n’ont pas hésité à les présenter comme une « armada de haine et de violence ». « La légitime défense invoquée par le gouvernement israélien n’a jamais eu lieu d’être », pointe Norman Paech. « Il n’y avait pas d’armes à bord », assure l’ex-député. « J’ai vu, dit-il, quelques militants réagir en se saisissant de bâtons de bois lorsque les soldats israéliens sont montés à bord, mais il n’avait même pas un couteau, même pas une barre de fer à opposer aux fusils mitrailleurs. » Et de montrer la taille des dits bâtons  : « Une cinquantaine de centimètres, pas plus. Et en face, des guerriers équipés de la tête aux pieds… »

Norman Paech déplore qu’on lui ait confisqué son appareil photo  : « Pour avoir une idée des soldats qui nous sont tombés dessus, explique-t-il, pensez aux images que vous connaissez d’Afghanistan ou d’Irak. C’était comparable  : une situation de guerre contre un convoi humanitaire. Et on a fait feu sur nous  ! »

Annette Groth et Inge Höger écoutent le témoignage de leur collègue. Comme la plupart des femmes à bord, les deux députées n’ont pas pu suivre toutes les opérations, enfermées une bonne partie de l’après-midi dans les cabines du ferry, aux étages inférieurs. « Nous avions enfilé les gilets de sauvetage, raconte Inge Höger. Nous ne savions pas ce qui se passait, si le ferry était déplacé. »

Briser le silence sur le blocus de Gaza

« Nous nous attendions bien sûr à des contrôles », ajoute Annette Groth. Avant son départ, la responsable politique pour les droits de l’homme de Die Linke s’était expliquée sur les intentions de la flottille Free Gaza  : non seulement apporter de l’aide matérielle et humanitaire à Gaza en forçant le blocus, mais également briser le silence des médias et atteindre l’opinion publique afin de faire pression au niveau de la politique internationale et d’obtenir la levée du blocus israélien. « Il y avait une quarantaine de nationalités à bord. La communication était parfois difficile, mais les grandes lignes étaient claires  : les militants présents étaient pacifistes et voulaient agir en plein jour. Nous nous attendions à des contrôles mais pas à un tel sommet de brutalité  ! » Israël avait déclaré le port d’Ashdod comme zone militaire interdite d’accès. Le ministère des Affaires étrangères avait également recommandé aux citoyens allemands de ne pas participer à l’opération Free Gaza. « C’est pourquoi nous espérions augmenter la sécurité du convoi humanitaire par notre présence en jouant sur notre statut de parlementaires », explique Inge Höger. Après plusieurs heures d’incertitude, les deux députées interpellées par les autorités israéliennes furent autorisées à appeler des représentants de l’ambassade d’Allemagne, à 20 h 30, lundi soir.

« Nous avons finalement décidé de signer le “deportation paper” (acte d’expulsion) qui attestait de notre volonté de quitter le territoire israélien. C’était la seule manière d’assurer le suivi de l’information sur la tournure prise par les événements. » Le ton du récit de l’experte en désarmement de Die Linke traduit aussi, à ce moment, la difficulté qui fut la sienne de quitter ainsi ses compagnons de route restés, eux, aux mains des autorités israéliennes. Ces autres passagers étaient hier soir encore détenus dans la prison d’Al-Khiyam, dans le port d’Ashdod, donc interdite d’accès. D’autres, comme l’écrivain suédois Henning Mankell, seraient emprisonnés à Beerscheva, dans le désert du Néguev. Les traits tirés, les cinq rescapés revendiquaient, hier, le soutien de leur gouvernement comme de l’Union européenne  : « Nous sommes rentrés pour pouvoir mieux venir en aide à ceux qui sont restés prisonniers des forces israéliennes et nous demandons aux diplomates d’entrer en jeu au plus vite », déclare Annette Groth. Déjà, les premières réactions se sont fait entendre. Le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s’est même prononcé en faveur de la levée du blocus israélien sur Gaza. « C’est un progrès par rapport à la position habituelle de l’Allemagne vis-à-vis de l’Israël », déclarait, hier soir, Gesine Lötzsch, nouvelle coprésidente du parti Die Linke. Elle précisait  : « La réaction de la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, choquée par l’action commando, laisse bon espoir quant à la mise en place d’une commission d’enquête sur les événements. Mais il faut aller plus loin et porter le blocus criminel de Gaza à l’agenda politique. » Pour l’ex-député de Die Linke Norman Paech, qui suit de près le conflit au Proche-Orient depuis 1965, les gouvernements doivent faire enfin face à leurs responsabilités  : « La situation est dramatique, avec tous ces morts et ces blessés. Mais comme disait Johnson lors de la guerre du Vietnam, il faut parfois atteindre le pire pour obtenir le meilleur. De l’échec du convoi humanitaire doit maintenant naître la levée du blocus israélien. »

Charlotte Noblet

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Manifestation de soutien à la flotille de la liberté pour Gaza

4 Juin 2010, 15:40pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Manifestation le Samedi 5 Juin 2010 à 15h Place de la Bastille à Paris, en direction de la Concorde

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens dénonce l’attaque meurtrière de la flottille de la liberté pour Gaza, par l’armée israélienne dans les eaux territoriales internationales et appelle à manifester pour exiger maintenant !

- La levée du Blocus illégal de Gaza

- La fin de l’impunité d’Israël : jugement de tous les crimes de guerre

- Des sanctions internationales : suspension de l’Accord d’association avec l’Union Européenne

- Libération immédiate de tous les militants-es de la solidarité internationale, de toutes les nationalités détenus-es en Israël

- Acheminement de toute la cargaison humanitaire à Gaza sous contrôle international

- Retour de tous les bateaux.

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Condamnation internationale après le raid israélien sanglant

31 Mai 2010, 21:13pm

Publié par PCF Villepinte

 Hind Khoury : « C'est un crime de guerre »
La déléguée générale de la Palestine en France demande que la communauté internationale mette fin à l’impunité d’Israël afin qu’il cesse de violer le droit international, après l’attaque sanglante contre la flottille de bateaux qui s’approchait de Gaza.

Pourquoi les Israéliens ont-ils commis un tel acte dans les eaux internationales ?

Hind Khoury. Je suis d’abord révoltée par ce qui s’est passé. C’est un crime de guerre. Je ne suis pas surprise, parce qu’il faut s’attendre à tout de la part d’Israël. Ce n’est pas la première fois. On connaît les agressions israéliennes, leurs crimes de guerre, les violations de toutes sortes et les punitions collectives contre les Palestiniens et surtout contre Gaza en janvier 2009. C’est très choquant aussi de voir qu’Israël est capable d’attaquer dans les eaux internationales avec des commandos lourdement armés des militants pacifistes venus de différents pays. Cette fois-ci, Tel-Aviv a donné une plus grande ampleur à sa politique d’agression. Il faut dire qu’Israël agit dans une impunité totale. [.] Alors, ou bien la communauté internationale décide de mettre fin à cette impunité, ou bien Israël va continuer dans sa politique d’agression, à saboter les efforts de paix et chercher à déstabiliser toute la région.

Cet acte grave ne va-t-il pas se retourner contre Israël et le contraindre à négocier une paix définitive ?

Hind Khoury. Pour vous dire les choses clairement, le président Mahmoud Abbas a dit qu’il n’attendait rien du gouvernement Netanyahu pour avancer vers un accord politique. Comme je viens de vous le dire, ce qui s’est passé avant-hier et tous les actes de provocation qui ne sont pas arrêtés depuis l’agression contre Gaza montrent qu’Israël vise plutôt à déstabiliser la région.

Á la suite de ce qui vient de se passer, que va faire l’Autorité palestinienne ?

Hind Khoury. Elle a appelé à une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. L’Autorité palestinienne va bien sûr faire de son mieux sur le plan diplomatique auprès de tous les ministères des Affaires étrangères dans le monde, appeler la société civile dans les différents pays à agir pour soutenir la lutte du peuple palestinien, surtout pour mettre fin au blocus de Gaza. Et puisqu’on parle de blocus, je rappelle que la situation à Jérusalem ne cesse de s’aggraver : des actes agressifs sont commis par les autorités israéliennes pour déposséder les Palestiniens de leurs maisons et poursuivre la colonisation de la ville. Il faut que la communauté internationale prenne ses responsabilités, qu’elle prenne les choses en main et décide quelles actions entreprendre pour arrêter ces agressions. Il faut cette fois-ci des actes concrets et pas seulement des condamnations.

La plupart des pays, dont la France, ont condamné cet acte de piraterie sauf les États-Unis, qu’en pensez-vous ?

Hind Khoury. Je crois qu’ils sont assez dérangés par le fait que Benyamin Netanyahu a annulé sa rencontre avec le président Obama pour retourner en Israël à cause de ce qui s’est passé au large de Gaza. Je pense que c’était une façon pour Netanyahu d’éviter de rencontrer le président américain pour ne pas faire les concessions demandées. En fait, ce ne sont pas des concessions qu’Israël doit faire, il faut qu’il arrête de violer le droit international, d’agir contre la volonté de la communauté internationale, de signer des accords pour ne pas les respecter, etc. C’est ce processus-là qu’il faut arrêter. Encore une fois, il ne s’agit pas de concessions à faire mais tout simplement de restituer aux Palestiniens leurs propres terres, leur liberté qui est aussi légitime que l’existence du peuple d’Israël.

Entretien réalisé par Hassane Zerrouky

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Intervention du député François ASENSI

21 Mai 2010, 06:15am

Publié par PCF Villepinte

Parc de la Poudrerie :  » Monsieur Borloo, il faut permettre aux jeunes villepintois de profiter au plus vite de la richesse écologique et naturelle du Parc. »

( Blog de F ASENSI)

Parc de la Poudrerie :  » Monsieur Borloo, il faut permettre aux jeunes villepintois de profiter au plus vite de la richesse écologique et naturelle du Parc. »Parce que les enfants ont droit de découvrir toute la richesse de la nature, je viens d’écrire à Monsieur Borloo, afin que les jeunes villepintois puissent, à nouveau et au plus vite, profiter du centre nature de leur ville qui est au coeur du parc de la Pourdrerie.

Nelly Roland, la maire de Villepinte, veut en effet faire du centre nature un espace prioritaire pour la sensibilisation des jeunes aux problèmes écologiques et à la nécessité de la préservation de notre patrimoine naturel. Bien entendu, je soutiens sa démarche.

Confrontée aux problèmes de pollution , elle a du pourtant fermer le centre nature. Il s’agit donc par mon intervention de demander à l’Etat de prendre ses responsabilités pour que très vite le centre soit à nouveau ouvert à tous les jeunes villepintois.

En effet, les activités militaires ont polluées les sols de ce magnifique site qu’est le Parc de la Poudrerie.  Des solutions de dépollution existent. Mais contrairement à tous les principes de responsabilité écologiques qui impliquent la règle du « pollueur-payeur », l’Etat demande aux contribuables de nos villes de payer la facture de la dépollution, alors que ce sont des activités d’Etat qui rendent impraticable le site de la ville.

J’ai donc demandé à Monsieur Borloo de ne pas faire peser aux collectivités locales des dépenses qui ne relèvent pas de leurs choix. Je lui ai aussi demandé d’examiner une solution intermédiaire, qui serait l’utilisation de bâtiment du ministère de la Défense. Ainsi, les jeunes villepintois ne seraient plus privés du plaisir de découvrir ce parc.

voici mon intervention

Le député François Asensi attire l’attention du Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, sur la dépollution du centre nature de Villepinte situé dans le parc de la Poudrerie.

Dès 2005, la question d’éventuelles pollutions liées aux activités militaires présentes sur ce site se sont posées. En mai 2005, le député demandait au ministre de l’écologie et du développement durable de mettre fin à cette situation. Il a fallu bien d’autres interventions, pour que l’État prenne enfin en compte la réalité des « pollutions résiduelles » présentes dans ce magnifique espace boisé de 120 hectares.

Fin mai 2008, une première phase des études conduites, permet de conclure qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre l’état du milieu et les usages, à l’exception du centre nature de Villepinte. En effet, une pollution au mercure et au plomb, trace de l’activité militaire de l’État dans ce site, le rendait impropre à toute utilisation par des enfants. Le 1er juin 2008 le maire de Villepinte prenait alors la décision de le fermer, alors que son aménagement intérieur a pourtant été intégralement financé par la ville et un animateur nature embauché pour développer des activités de découverte pour les enfants. C’est au total quelques 443 000 € que cette commune aura versés entre 1999 et 2009, pour ce centre nature, qui est depuis le 1er juin 2008 fermé aux enfants de Villepinte.

Les travaux de dépollution à mettre en œuvre sont importants et concernent non seulement les sols autour et sous le bâtiment, mais aussi les fondations et la dalle. Les travaux à entreprendre nécessitent donc une intervention sur le bâti existant, dans un ensemble de contraintes fortes. Le site est en effet zone Natura 2000 et site naturel classé au titre de la loi de 1930.

Pour permettre à nouveaux aux enfants villepintois de profiter de cette structure, les services de l’État ont conduit des études et proposent 3 hypothèses de travail. Les deux premières comprennent la dépollution des sols situés dans l’emprise et sous le bâtiment. Cette solution technique permet la conservation de ce bâtiment. La troisième consiste en la démolition pure et simple du bâtiment avant dépollution des sols, les services du ministère proposant que la nouvelle communauté d’agglomération « Plaine de France » finance cette reconstruction. Cette solution est d’une part impossible puisque le site est classé, mais d’autre part inacceptable car elle déresponsabilise l’Etat. Il ne saurait faire reporter une partie des dépenses qui lui incombent sur les collectivités territoriales ou leurs établissements de coopération intercommunale.

Reste qu’à ce jour aucune solution transitoire pour accueillir les enfants de Villepinte n’a été proposée. Aucune des diverses solutions évoquées n’est à ce jour travaillée, en particulier celle d’une utilisation provisoire des bâtiments propriété du ministère de la défense nationale actuellement non ou sous-utilisés.

Le député demande donc au ministre de bien vouloir lui signifier la solution de dépollution vers laquelle s’oriente l’Etat, les délais pour sa mise en application et les dispositions intermédiaires qui permettraient aux jeunes villepintois de profiter au plus vite de la richesse écologique et naturelle du Parc de la Poudrerie.

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Marée noire dans le Golfe du Mexique

4 Mai 2010, 05:30am

Publié par PCF Villepinte

Obama veut présenter la note à BP


Jugé responsable de la marée noire qui souille le golfe du Mexique, le géant pétrolier britannique promet d’en assumer les conséquences financières. Problème : la loi fédérale américaine limite sa responsabilité.

Si toute la tête du puits lâche, cela pourrait dépasser seize millions de litres par jour. Seize millions de litres de pétrole brut déversés en mer. Un volume qui décuplerait l’ampleur de la pire marée noire de l’histoire des États-Unis. Ces prévisions alarmistes de l’amiral Thad Allen, commandant des gardes-côtes américains, attisent la colère contre British Petroleum, la compagnie pétrolière qui exploitait la plate-forme Deepwater Horizon dont l’explosion et le naufrage, le 22 avril, sont à l’origine de cette catastrophe écologique dans le golfe du Mexique. En visite, dimanche, en Louisiane, le président Barack Obama a insisté sur les responsabilités de la compagnie britannique. « Que cela soit bien clair. BP est responsable de la fuite. BP paiera la facture », a-t-il prévenu. La note pourrait atteindre, selon les premières estimations, 3,5 à 7 milliards de dollars. Le géant pétrolier, de son côté, tente de calmer la colère en faisant profil bas. Dans un communiqué publié hier, BP promet de prendre en charge tous les coûts nécessaires et appropriés de nettoyage de la marée noire et de payer toutes les demandes d’indemnisations légitimes et objectivement vérifiables pour des pertes et dommages liés à [celle-ci]. Sont cités les dommages aux biens, les atteintes aux personnes et les pertes commerciales.

« Que cela soit bien clair. BP est responsable de la fuite. BP paiera la facture »

Ces promesses, pourtant, pourraient vite sombrer dans les limbes de la loi fédérale américaine. Laquelle, relève le New York Times, limite à 75 millions de dollars la responsabilité de BP en cas de marée noire, hors coûts de nettoyage. Un fonds fédéral alimenté par une taxe sur le pétrole existe bien. Mais, s’inquiète encore le quotidien, celui-ci ne couvrirait les réparations qu’à hauteur de 1 milliard d’euros. Le ministre américain de la Justice, Eric Holder, a toutefois indiqué, hier, que ses services participeraient à l’enquête sur les origines de la marée noire, laissant entrevoir des poursuites pénales. L’annonce a fait dégringoler l’action BP en bourse.

Le désastre écologique est synonyme de catastrophe économique

Piètre consolation pour les professionnels du tourisme, les pêcheurs, les ostréiculteurs, les éleveurs de crevettes, à peine remis du passage en 2005 de l’ouragan Katrina. Car, dans ces régions qui abritent une riche biodiversité et d’abondantes ressources halieutiques, le désastre écologique est synonyme de catastrophe économique. Depuis dimanche, l’interdiction de la pêche a été décrétée dans les eaux contaminées. Cette restriction s’inscrira, assurément, dans le long terme. Jusqu’ici, les opérations visant à obturer le puits d’où s’échappent les hydrocarbures sont restées vaines. Et BP craint de les voir se prolonger plusieurs mois. De l’aveu même de la compagnie, c’est un scénario catastrophe qui se profile.

Rosa Moussaoui

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Louisiane :

3 Mai 2010, 12:32pm

Publié par PCF Villepinte

 le PCF pour la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement rattachée à l’ONU

Par : Bureau de presse
Mis en ligne : 3 mai
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Thèmes : Monde | ecologie


La plateforme Deepwater Horizon n’en finit pas de déverser son poison dans les mers du golfe du Mexique. Une fois encore la Louisiane, sa population et tout son écosystème est victime d’une grave catastrophe écologique. Au-delà des pertes humaines des ouvriers de la plateforme on peut s’attendre à un véritable cataclysme en matière de biodiversité. Ce sont près de 400 espèces de la région qui risquent d’être mis en péril.

Ce ne sont pas les dénégations révoltantes du patron de BP, Tony Hayward, qui cherche à minimiser les conséquences de la marée noire qui peuvent rassurer celles et ceux qui se mobilisent pour une société non productiviste et de l’après pétrole.

Tout semble une nouvelle fois indiquer que la cause est à rechercher du côté des profits et de l’irresponsabilité des dirigeants comme des actionnaires.

En effet, cette plateforme louée par BP à l’entreprise coréenne Huyndai Heavy Industries ne serait pas dotée du système de sécurité télécommandé aujourd’hui obligatoire au Brésil et en Norvège. Ce système n’existe pas parce que BP estime qu’il est trop couteux (377 000€).

Cette cynique décision risque de coûter bien plus chère à l’humanité pour à la fois colmater le puits, stopper la pollution et surtout réparer ce qui pourra l’être afin permettre à cet écosystème de survivre, y compris dans son volet économique pour l’activité de pêche du secteur. Les dirigeants de BP en ont-ils bien conscience ?

Depuis trente ans la planète a connu plusieurs marées noires qui ont meurtri nos paysages et nos activités maritimes. Et les côtes françaises n’ont pas été épargnées.

Il est temps que de véritables règles s’imposent à tous et partout afin de protéger l’environnement et les conditions du contrôle de leur respect par tous les producteurs du monde. C’est pourquoi nous militons pour la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement rattachée à l’ONU. Lors du récent sommet de Cochabamba, et après Copenhague, des dizaines de milliers de citoyens et d’acteurs écologiques ont tenu à rappeler que dorénavant il faudrait compter avec eux. Leurs mobilisations qui ne peuvent que s’amplifier afin que les États prennent leurs responsabilités est une donnée nouvelle qui contribuera à l’avènement d’un nouveau mode développement, de production et de consommation.

Les communistes français sont de ceux qui inscrivent la nécessité écologique au sein de leur projet de société.

Parti communiste français

Paris, le 1er mai 2010.

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Reportage sur Salah Hamouri

27 Avril 2010, 08:57am

Publié par PCF Villepinte

Salah Hamouri : "Lettre du fond de ma prison"salah-copie-1.jpg 
 

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