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LES CHEMINOT·ES SONT D’INTÉRÊT GÉNÉRAL !

1 Avril 2022, 07:16am

Publié par PCF Villepinte

Manifestation nationale des cheminots

31.03.2022 | Fédération

Ce sont plus de 8 000 cheminots qui ont répondu à l’appel à manifester de la CGT des Cheminots ce 31 mars. De la place d’Italie à Paris Montparnasse, ils sont venus redire leur opposition à la casse de la SNCF, à l’ouverture à la concurrence, à la filialisation, au déboulonnage du Statut et aux reculs des droits pour l’ensemble des cheminots, qu’ils soient statutaires, contractuels ou embauchés depuis le 1er janvier 2020.

Quand certains ont baissé la garde, que d’autres sont déjà dans les cordes, s’accommodant des reculs imposés par la direction et le patronat ferroviaire, la Fédération CGT des Cheminots fait le choix d’affronter celles et ceux qui veulent en finir avec le train public afin de créer les conditions d’une riposte plus globale !

DU LOCAL AU NATIONAL : MÊME COMBAT !

C’est aussi ce que font les cheminots avec la CGT, au quotidien, dans chacun de nos chantiers, en proximité, alliant ainsi les revendications locales et les enjeux nationaux. Comme en ont témoigné nos camarades venus de toute la France sur la scène installée place d’Italie, rien n’est inéluctable !

S’organiser, construire la revendication, élever le rapport de force et lutter ensemble permet toujours, en 2022, de faire reculer la direction et de gagner !

LES RAISONS DE LA COLÈRE

Ouverture à la concurrence, stratégie d’auto concurrence en interne avec la création de filiales, concurrence entre salariés, casse des repères collectifs, dépeçage du Statut et du régime spécial, précarisation de l’emploi, siphonage des effectifs, gel des salaires, non augmentation des pensions, attaques sur nos facilités de circulation, menaces sur nos droits : la liste est longue des raisons de la colère !

Sur chacun de ces points, la Fédération CGT est la seule à porter des solutions alternatives, courageuses et porteuses d’espoir ! Malgré un contexte difficile dans et en dehors de l’entreprise, « se resigner » est un verbe qui, au singulier comme au pluriel, ne se conjugue pas lorsque l’on décide de porter le progrès social ! Au contraire, continuons de nous opposer, de revendiquer, de nous organiser, de lutter et préparons-nous à gagner !

D’autres solutions existent et nous savons comment faire ! La Fédération CGT des Cheminots porte un autre projet, global, qui répond à la fois aux besoins des populations, aux exigences du service public, à l’amélioration des conditions sociales et de travail des cheminots, en dehors de toute concurrence et de dumping social.

RAPPORT DE FORCE ET DÉTERMINATION

Comme les près de 330 cheminots qui ont rejoint la CGT depuis le 1er janvier, renforçant ainsi notre capacité à agir dans nos 300 syndicats locaux, comme les plus de 8 000 cheminots venus à Paris ce 31 mars, nous devons maintenant élargir ce champ et convaincre celles et ceux encore hésitants, à nous rejoindre !

D’ores et déjà et face aux attaques qui se profilent, la Fédération CGT des Cheminots réaffirme qu’il faut mettre en débat de manière très concrète les suites à donner à nos initiatives locales, régionales et nationales.

Amplifions la mobilisation et refusons la fatalité ! Démontrons qu’avec la CGT, un véritable service public ferroviaire et des conditions de travail décentes ne sont pas des options mais LA solution !

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS SALUE TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI, PAR LEUR PRÉSENCE À LA MANIFESTATION D’INTÉRÊT GÉNÉRAL, ONT DÉMONTRÉ LEUR DISPONIBILITÉ À AGIR !

 

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La Fédération CGT des Cheminots appelle à une manifestation nationale à Paris le 31 mars 2022

31 Mars 2022, 07:06am

Publié par PCF Villepinte

Mesdames, Messieurs,

La Fédération CGT des Cheminots appelle à une manifestation nationale à Paris le 31 mars 2022 pour alerter sur les choix politiques qui peuvent conduire à l’amélioration ou au contraire à l’effondrement du service public ferroviaire.

À ce jour, nous comptons plus de 6 000 inscrits, ce qui en fait déjà une réussite.

Cette mobilisation témoigne à la fois du malaise qui existe aujourd’hui à la SNCF et de la détermination à gagner d’autres orientations des autorités et du patronat.

Tout d’abord, ce qui ne va pas :

Le réseau continue à se dégrader : hausse de l’âge moyen de la signalisation, augmentation de la proportion de voies « hors d’âge » (21 %, soit + 0,3 % en 2020), poursuite des fermetures de lignes (269 km en 2020) ;

Le transport de marchandises est toujours dans une situation précaire malgré les aides publiques et il n’y a pas de perspective de progression importante des volumes ;

Le transport de voyageurs subit la rationalisation liée à l’ouverture à la concurrence : les TGV sont réduits sur les axes non rentables, les TER subissent la pression aux suppressions de contrôleurs ou de guichets, et l’État continue de se débarrasser progressivement des TET : la convention 2022-2031 prévoit le transfert de 2 lignes de jour sur les 7 existantes aux Régions. En parallèle, la SNCF lance OUIGO vitesse classique en non conventionné ;

L’éclatement du système produit toujours autant de conflits d’intérêts : sillons de nuit disputés entre les travaux de SNCF Réseau et les trains de FRET ou les TET de nuit de SNCF Voyageurs ; lignes UIC 7 à 9 qui représentent un déficit pour SNCF Réseau, mais sont vitales pour FRET ou certains TER ; péages qui augmentent pour financer SNCF Réseau, mais pèsent sur les opérateurs. Il produit aussi de plus en plus de problèmes de sécurité. Dernier exemple en date : TER Bourgogne-Franche-Comté détecte un problème de fermeture de portes sur les X73500, mais ne diffuse sa note de service que sur son périmètre, alors que 315 rames de cette série circulent sur tout le territoire national ;

La trajectoire financière du groupe SNCF étrangle littéralement le mode ferroviaire. Par exemple, la pression sur les capacités de production empêche la réalisation des investissements, l’externalisation conduit à une baisse de qualité des travaux et à leur renchérissement de 20 % en 5 ans… ;

La situation sociale est désastreuse : conditions sociales régressives passées au forceps, 2 000 suppressions d’emplois par an, démissions, burn out, conflits locaux, etc.

Les perspectives ne sont pas plus réjouissantes :

Éclatement de ce qui reste du groupe public (rapport Maurey/Sautarel) ?

Dérégulation européenne supplémentaire (OSP et certification des conducteurs) ?

Lignes de desserte fine du territoire toujours menacées de fermeture ou de déclassement ?

Achèvement du nivellement social par le bas ?

Ces perspectives pourraient à nouveau conduire à un conflit social de grande ampleur.

La CGT oppose des propositions pour une amélioration du service public :

Il faut d’abord un objectif de développement par l’offre. 1 000 trains de marchandises supplémentaires d’ici 2050 et passage de 15 000 à 20 000 trains de voyageurs par jour, pour réellement avoir une chance de développer la part modale du ferroviaire. Cela suppose de disposer des moyens matériels et d’embaucher fortement ;

Le renforcement du service public ferroviaire avec l’objectif d’un vrai maillage du territoire pour offrir une alternative à la route et à l’avion, la lutte contre la maltraitance numérique en assurant une réhumanisation des gares et des trains, de nouvelles missions, par exemple en faveur de l’accès aux vacances pour tous en réduisant le prix des déplacements nationaux ;

La maîtrise publique de la production, non seulement sur l’exploitation des trains (abandon de la concurrence), mais aussi sur les travaux (ré-internalisation) ou les grands projets (notamment les gares) ;

Une réorganisation du système ferroviaire basée sur la recherche d’efficacité de la production (fusion des SA, des activités et de certaines filiales, simplification de la ligne de commandement, intégration des différents métiers dans des établissements locaux multi-activité) ;

Un nouveau statut social de haut niveau qui assure la sécurité de l’emploi, une rémunération juste, la progression professionnelle pour fixer et développer les compétences, une protection sociale de qualité et un départ anticipé en retraite.

Plusieurs exemples européens devraient amener à remettre en cause le dogme libéral :

L’Angleterre a totalement renationalisé son chemin de fer en recréant New British Railways, notamment pour assurer une gestion intégrée du système ;

La Belgique veut se protéger de la concurrence en accordant pour 10 ans l’exploitation des trains à la SNCB ;

La Norvège abandonne l’ouverture à la concurrence lancée en 2015 parce que les bénéfices attendus sont négligeables par rapport aux contraintes et aux coûts ;

Même le « modèle allemand » pâlit :

Un rapport de 2019 de la Bundesrechnungshof (Cours des Comptes allemande) critique la DB pour sa faible ponctualité (74,9 % en 2018 – pour mémoire il est 10 % supérieur en France alors que le réseau est deux fois plus vieux), et pour son endettement croissant (20 milliards d’euros, atteint en juin 2019, malgré deux désendettements publics). Cela alors même que l’État allemand soutient massivement le mode ferroviaire : 62 milliards d’euros d’investissements sont prévus d’ici 2030, auxquels la DB rajoute 24 milliards, soit 72 % de subventions publiques. En France, c’est moitié moins d’investissements et subventionnés à moins de 50 %. L’État allemand consacre donc 4 fois plus de ressources au réseau ferroviaire !

Le système ferroviaire, qui a été forgé par les réformes de 1997, 2014 et 2018, est devenu une usine à gaz ! Il fonctionne uniquement dans l’objectif de la privatisation et de la financiarisation de l’activité.

Pour répondre aux besoins des populations, il n’apporte aucune solution.

La coopération avec un grand service public de l’énergie pour limiter la flambée de la facture, la réouverture de lignes, le transport de nourriture ou de bois au service de politiques publiques d’aménagement du territoire, faire rouler des trains aux heures nécessaires même avec un faible taux de marge, la coopération avec le service public postal pour la décarbonation du transport de colis, la coopération avec les autres compagnies ferroviaires européennes, et même des choses aussi évidentes que la poursuite des circulations sur les lignes où il y a des travaux, la maintenance de jour, la gestion des situations de crise, sont devenues incroyablement complexes, fastidieuses, voire carrément impossibles.

Dans le débat public actuel, nous n’entendons aucune analyse ni aucune proposition des candidats sur le transport en général et le mode ferroviaire en particulier.

La Fédération CGT des cheminots tire le signal d’alarme sur la nécessité de changer d’orientation avant que la France n’ait complétement perdu ses savoir-faire et qu’elle n’ait laissé dépérir la plus grande partie de ses infrastructures.

Nous mettons nos propositions en débat et nous les appuyons d’une mobilisation des experts que sont les cheminots, avec la manifestation « d’intérêt général » du 31 mars 2022.

 

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Des mesures urgentes s’imposent

26 Mars 2022, 08:19am

Publié par PCF Villepinte

 

Des mesures urgentes s’imposent pour répondre à la volonté de vivre dignement de son travail dans notre pays et à la volonté de justice sociale.

La majorité de celles et ceux qui ont fait fonctionner le pays pendant ces deux ans de crise sanitaire ont des salaires définitivement trop bas pour faire face aux prix qui s’envolent énergie, logement, nourriture, carburants...

Sur la même période, en France, la fortune des milliardaires a augmenté de 86 % depuis le début de la pandémie et 4 millions de personnes supplémentaires se sont retrouvées en situation de vulnérabilité.

Les 1% les plus riches ont vu leur niveau de vie augmenter de 2,8% en moyenne, quand les 5% des ménages les plus modestes ont perdu jusqu’à 0,5% de leur pouvoir d’achat.

On peut assez facilement constater que l’allègement de la fiscalité des plus riches dès le début du quinquennat n’a certainement pas bénéficié ni aux intérêts du pays ni à ses citoyens et a renforcé le creusement des inégalités.

Signez la petition

Il est temps de viser non seulement la justice sociale mais aussi l’efficacité économique. L’allègement de la fiscalité indirecte telle la TVA peut être financé par l’augmentation de l’impôt sur les revenus du capital et sur la fortune.

Sans attendre après des promesses électorales car c’est aujourd’hui que des millions de français vivent dans l’incertitude le leur avenir, nous demandons :

Le SMIC à 2 000 € brut et la revalorisation de tous les salaires dans le public et le privé ainsi que des pensions ;

 

L'augmentation automatique de l'ensemble des salaires minima de branches dès lors que le Smic est revalorisé

 

La baisse de la TVA à 5,5% sur les carburants, produits de première nécessité pour des millions de travailleurs.

 

Le retour de l’impôt sur la fortune, son amélioration dans sa fonction de solidarité et de progressivité.

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Pour l'avenir de la planète et pour l'industrie, créer des emplois et former, récuser l'injonction macronienne « France, travaille ! »,

25 Mars 2022, 12:36pm

Publié par PCF Villepinte

c'est la leçon des travailleurs·ses de Belfort

 

Le 23 mars 2022, dans le cadre de la campagne présidentielle de Fabien Roussel, Frédéric Boccara, son conseiller sur les questions d'emploi, a rencontré dix syndicalistes de trois entités industrielles belfortaines : Alstom Transports, General Electric Steam (nucléaire : turbines + maintenance) et General Electric Gaz.

Si les trois entreprises sont en proie à des conjonctures différentes (gel des commandes ukrainiennes pour Alstom, nouvelle restructuration dans le cadre de la vente à EDF pour General Electric Steam, et augmentation importante de l'activité après un PSE très lourd pour General Electric Gaz), des problématiques structurelles communes ont pu être mises au jour.

C'est d'abord la perte progressive des savoir-faire, par le refus de dépenser pour la formation, le jeu des externalisations, du recours à l'intérim ou à la prestation, des départs anticipés à la retraite sans transmission préalable des compétences, des suppressions d'emplois.

La situation devient critique dans toutes les unités belfortaines, dans des secteurs aussi stratégiques que le les équipements pour transport ferroviaire ou pour la production d'électricité, où la sous qualité peut générer des accidents graves.

C'est également un déficit de projets nationaux de développement et de coopérations structurants pour le tissu industriel : dépendantes des marchés internationaux pour garantir leur activité, les entreprises belfortaines sont exposées à la compétition internationale qui génère des incertitudes et des aléas. C'est ainsi que le gel de la commande de 130 locomotives de fret par l'Ukraine place de nouveau le site Alstom de Belfort, pourtant le dernier à produire en France des motrices de TGV et des locomotives de fret, dans un déficit de charge utilisé par la direction pour geler les embauches, les formations et les investissements.

―> Pourtant, n'y a-t-il pas à engager d'urgence un projet national, voire européen, de revitalisation du fret ferroviaire ? Les syndicalistes de la SNCF évaluent à 200 les besoins pour la seule partie locomotive.

Quant à l'entité Steam de General Electric (= turbines nucléaires et maintenance), avant le lancement effectif des nouveaux réacteurs EPR 2 en France, elle ne dépend que de la commande internationale, elle-même incertaine dans un contexte de guerre sur le continent européen et d'arrêt des fonderies ukrainiennes. La période (1 ou 2 ans ?) nécessaire pour finaliser le rachat des activités par EDF pourrait s'avérer très destructrice. D'après les premières informations issues du lancement de la négociation, ce sont déjà 500 emplois qui pourraient disparaître dans l'opération dont 100 à Belfort.

―> Contrairement au ton rassurant du candidat-président, venu à Belfort pour « bénir » un retour en « souveraineté », c'est un PSE qui pourrait fragiliser la maîtrise réelle de la filière nucléaire qui se profile...

Quant à GEEPF, l'entité des turbines à gaz, elle se retrouve contrainte d'externaliser une partie de la charge dans le cadre d'une forte augmentation des commandes, seulement 3 ans après un plan de suppressions massif d'emplois justifié alors par une baisse structurelle du marché pour des raisons écologiques.

Au-delà des compétences, ce sont les vies elles-mêmes des travailleurs qui sont mises en danger tant les risques psycho-sociaux se généralisent.

Contrairement à ce que prétend le candidat président, du travail, il y en a donc ! Mais ce sont les décisions de projets et de création d'emploi qui font défaut. Les directions bradent, vendent, délocalisent, produisent « au fil de l'eau » pour réaliser du profit à très court terme. L'obsession de la rentabilité financière doit cesser. Le projet de sécurité d'emploi et de formation porté par Fabien Roussel, au service de projets industriels nouveaux pour développer le transport ferroviaire et la transition énergétique, soutenus par un pôle public financier, des droits décisionnels des salariés et habitants, des concertations pour une nouvelle planification, répond à l'urgence de la situation.

Nous proposons de le concrétiser immédiatement avec :

Un plan de résilience pour la paix, le climat, impliquant des coopérations nouvelles, le développement ferroviaire et la transition énergétique : il doit donc être tourné vers l'emploi, les services publics (formation) et l'investissement efficace

 Un appel large de citoyennes et citoyens en faveur d'un tel plan

 Une conférence locale réunissant les organisations syndicales du site industriel, les entreprises de la sous-traitance, les banques, les élus locaux, les citoyennes et citoyens afin de définir les besoins de formation et d'emploi, mobiliser les leviers financiers que constituent les aides publiques et assurer le suivi sur leur utilisation ; une première initiative pourrait être orientée vers la création d'un centre de formation pour les métiers d'ouvriers de l'industrie

Dans le même sens, la campagne de Fabien Roussel vise à remettre l'entreprise, ses critères de gestion, sa finalité, au cœur du débat démocratique, en travaillant, de l'échelon local à l'échelon national, à des solidarités et des concertations nouvelles, par territoire et par filière. Le vote est un moment de cette bataille, elle sera à poursuivre bien au-delà de l'élection.

 

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Manifestation des retraité.e.s à l'appel des neuf organisations à Paris, le 24 mars 2022

25 Mars 2022, 12:32pm

Publié par PCF Villepinte

PLUS FORTS, PLUS DÉTERMINÉS, PLUS COMBATTIFS DANS L’UNITÉ   

 

 Ce 24 mars des milliers de retraités se sont rassemblés et ont manifesté dans les régions et départements. Plus nombreux que le 2 décembre à Paris, 40 000 retraités sont venus crier leur colère et leur détermination à gagner sur leurs revendications : l’augmentation des pensions de retraite de base et complémentaire avec 300 euros immédiatement, un accès pour tous à la santé, une Sécurité sociale intégrale qui couvre tous les aléas de la vie et des services publics de proximité avec du personnel en nombre et qualifié.

Les retraités subissent de plein fouet l’explosion des prix de l’énergie, du gaz, du pétrole, de la nourriture, des transports, des mutuelles, de la santé et de tous les produits de première nécessité et sont contraints à des privations drastiques sur tout ce qui fait leur quotidien y compris se soigner.
Loin de répondre à leurs exigences, la situation s’aggrave encore quand année après année la revalorisation des pensions de bases et retraites complémentaires est nettement inférieure à la hausse des prix.

Une spirale qui entraîne nombre de retraités vers la pauvreté et en particulier les petites pensions majoritairement pour les femmes.

Les retraités ont exprimé ce 24 mars leur indignation face au mépris du gouvernement et du patronat et leurs exigences de voir enfin pris en compte leurs revendications.

De plus en plus nombreux à montrer leur détermination, ils crient leur colère face à une inflation galopante, à la spéculation sur les produits de première nécessité et l’arrogance des milliards engrangés par les grands groupes et les grandes familles.

Oui, l’argent existe, le gouvernement a trouvé 400 milliards pour aider les entreprises et les réserves de l’AGIRC-ARRCO atteignent aujourd’hui 69 milliards.

Oui, augmenter les retraites et pensions, c’est une exigence et c’est possible,

Oui, avoir des services publics de proximité, c’est une exigence en zone rurale comme en zone urbaine, c’est un besoin,

Oui, garder et améliorer une Sécurité sociale intégrale, des services de soins de proximité, c’est une exigence, c’est une nécessité. Les retraités disent stop au mépris et au cynisme de ce gouvernement.

D’ores et déjà, les premiers résultats de la consultation nationale de l’UCR-CGT avec ces organisations sur les besoins des retraités, renforce et confirme qu’il y a une exigence forte pour l’augmentation des pensions.

Les retraités mettent au cœur de cette campagne électorale leurs exigences sociales comme enjeux de société : bien vivre sa retraite.

Ce 24 mars, les retraités ont aussi pu exprimer leur soutien au peuple ukrainien et au peuple russe, et exiger la Paix entre les peuples.


Montreuil, le 24 mars 2022

 

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Hôpital: Silence on ferme!

15 Mars 2022, 09:34am

Publié par PCF Villepinte

CGT PUBLIÉ LE 14 MAR 2022

 

Samedi 5 mars, la population de la ville de Guingamp, dans les Côtes-d’Armor, s’est fortement mobilisée contre le projet de fermeture du service de chirurgie 24h/24 et de la maternité.

L’inquiétude grandit dans ce bassin de vie breton qui compte un peu plus de 73 000 habitants.

Les hôpitaux périphériques, distants de plusieurs dizaines de kilomètres, ne seront pas en mesure d’absorber l’activité des services qui seraient supprimés à Guingamp.

Si, pour les patients et leurs familles, les temps de trajet seraient augmentés, c’est tout un territoire qui pourrait en pâtir au niveau de l’attractivité.

Alors que la pandémie de covid a mis en exergue l’extrême fragilité du système sanitaire et social de notre pays, ce qui se passe à Guingamp est symptomatique d’une volonté gouvernementale de la poursuite de la casse des services publics.

Dans l’agglomération, après le commissariat de Police de la ville qui a été fermé, de nombreux secteurs ont connu une véritable hémorragie d’emplois : La Poste, les Finances Publiques….Et aujourd’hui, c’est le tour de l’hôpital Public.

 

Le cas de Guingamp n’est pas isolé, les fermetures de lits, de services ou d’hôpitaux se poursuivent partout sur le territoire.

C’est une véritable destruction méthodique du maillage territorial qui a fait de notre système de santé l’un des meilleurs au monde.

À ce jour, avec tout juste six lits pour 1000 habitants, la France n'est qu'au neuvième rang des pays de l'organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

L’hôpital public est malade et rien n’est fait pour améliorer la situation.

En raison de l’asphyxie financière, les hôpitaux se transforment en véritables centres de rentabilité.

Comme les budgets des secteurs de la santé et de l’action sociale sont essentiellement consacrés aux rémunérations des personnels, les suites inéluctables de cette contrainte financière sont des milliers de suppressions d’emplois.

Cela se traduit par une profonde dégradation des conditions de travail, dans le contexte de crise sanitaire actuel. Les personnels démissionnent de l’hôpital public et le nombre d'arrêts maladie augmente.

Aussi, le taux de postes vacants au sein des hôpitaux et des établissements médico-sociaux publics se situe entre 2% et 5%.

Il est urgent de changer de logique pour garantir l’accès au système de soins pour tous.

La crise a montré que nous avions besoin d’un service public mieux armé, avec plus de personnels et de moyens matériels, financé par une sécurité sociale qui prenne en charge l’ensemble des besoins de la population.

Pour la CGT, le système de santé doit garantir à chaque individu, quels que soient ses moyens financiers, son lieu de résidence et son origine, l’accès à des soins de qualité.

Cela ne peut se faire qu’en renouant avec les origines de la Sécurité Sociale et le principe républicain de solidarité issu du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) «à chacun selon ses besoins, chacun doit y contribuer selon ses moyens » qui sont le socle fondamental de la Sécurité sociale.

La Sécurité Sociale est notre bien commun.

Elle nécessite une attention de tous les jours pour la défendre, l’élargir afin de couvrir les nouveaux besoins (vieillissement de la population, perte d’autonomie, protection de l’enfance, sécurité sociale professionnelle…) et de l’enrichir en y incluant toutes les formes de prévention.

Il faudra obligatoirement mettre un terme à la marchandisation de la santé, et même inverser son processus.

Quelques chiffres qui donnent le vertige

En 2018, selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES, 2019), près de 4 200 lits d'hospitalisation complète ont été fermés dans les établissements de santé français.

Sur la période 2013-2018, pas moins de 60 hôpitaux publics ont mis la clé sous la porte, et près de 20 000 lits ont été fermés. En 2019, le nombre d’établissements publics a baissé de 3,7%.

Au total, sur les vingt dernières années, la fermeture de lits d'hospitalisation s'élève à près de 100 000.

En parallèle, depuis 1980, s’opère un déplacement du soin, de la sphère publique vers la sphère privée. C’est d’ailleurs l’époque où se créent les premiers grands groupes privés lucratifs de maisons de retraite et de cliniques privés: Générale de Santé, ORPEA...

 

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CGT Nouvelle journée de grève et de manifestations interprofessionnelles le 17 mars.

15 Mars 2022, 09:25am

Publié par PCF Villepinte

Suite aux manifestations du 27 janvier et aux mobilisations du privé et du public, l'intersyndicale rejointe par l'UNSA et les organisations de jeunesse appellent à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 17 mars.

Le 27 janvier dernier, plus de 170 manifestations portaient la revendication d'une augmentation des salaires et des pensions, à l'appel des organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse FIDL, MNL, UNEF et VL.

L'UNSA se joint à elles pour appeler à une nouvelle journée de grève et de manifestations interprofessionnelles le 17 mars.

Dans l'intervalle, ces organisations soutiennent les nombreuses mobilisations qui ont lieu dans les entreprises ou le secteur public.

L'inflation a atteint 2,8% en décembre 2021. Carburant, électricité, gaz... Le prix de l'énergie a augmenté de 18,6 %.

 Les produits alimentaires de première nécessité ont également vu leur coût augmenter de manière importante.

Une récente étude de l'ONG Oxfam a mis des chiffres sur cette explosion des inégalités.

En France, la fortune des milliardaires a augmenté de 86 % depuis le début de la pandémie, tandis que, dans le même temps, 4 millions de personnes supplémentaires se sont retrouvées en situation de vulnérabilité.

Sous la présidence d'Emmanuel Macron, les 1% les plus riches ont vu leur niveau de vie augmenter de 2,8% en moyenne, quand les 5% des ménages les plus modestes ont perdu jusqu’à 0,5% de leur pouvoir d’achat.

Pour faire face à l'augmentation du coût de la vie, la CGT défend une augmentation générale des salaires dans le secteur privé et des traitements dans la fonction publique, en commençant par les plus bas salaires.

Il faut également augmenter les montants des bourses destinées aux étudiants et les pensions que touchent les retraités.

 

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Pour la renationalisation des autoroutes

9 Mars 2022, 11:04am

Publié par PCF Villepinte

À l’invitation de la fédération de Moselle, Éliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat, était en Moselle samedi dernier.

En matinée, elle a animé un séminaire de l’espace Jean Burger consacré à la démocratie, aux institutions et à l’intervention citoyenne en présence de 50 personnes. En lien avec la campagne de l’élection présidentielle, elle a pu préciser la démarche et les propositions des communistes pour bâtir une nouvelle République et rendre au peuple sa pleine souveraineté. Comme l’a précisé la sénatrice, il s’agit en premier lieu de redonner toute sa place à l’Assemblée nationale.

 

Dans l’après-midi, à l’invitation des communistes de l’est mosellan, elle a participé à une action à la barrière de péage de St-Avold pour rappeler la proposition des communistes de renationalisation des autoroutes lors d’une opération de tractage en direction des usagers.

Lors d’un point de presse, elle a rappelé que les sociétés concessionnaires avaient distribué 4 milliards de dividendes aux actionnaires. Cet argent serait plus utile pour investir dans les infrastructures ferroviaires et pour faire baisser le prix des péages. Jacques Maréchal, pour la fédération de Moselle, a rappelé que le trajet Metz St-Avold coûte 4,60 € pour 45 km. Ce prix pèse de façon considérable sur le pouvoir d’achat des salariés contraints de prendre cette autoroute pour se rendre à leur travail.

Une maitrise publique de ses équipements permettrait de maîtriser la tarification et de la moduler. Plus de 80 % des déplacements domicile-travail s’effectuent en voiture en Moselle, c’est dire l’urgence d’un investissement massif dans les transports en commun et dans le ferroviaire, en particulier pour faire coïncider droit au transport et lutte contre le réchauffement climatique. Le coût du carburant et du transport pèse de façon conséquente sur le pouvoir d’achat des salariés.

La presse locale a fait le lien avec la campagne des jours heureux de Fabien Roussel. Une vingtaine de militants communistes ont participé à cette action qui s’est terminée par une distribution de tracts en direction des usagers sous la protection des forces de gendarmerie.

Jacques Maréchal

 

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Les syndicats européens se mobilisent aujourd’hui à Bruxelles pour l’établissement d’un cadre légal en faveur d’un SMIC européen

24 Février 2022, 17:48pm

Publié par PCF Villepinte

La commission européenne a présenté, en octobre 2020, une proposition de directive sur les salaires minimum visant à protéger les travailleurs de l'Union grâce à des salaires minimaux adéquats leur permettant de vivre dignement quel que soit l'endroit où ils travaillent.

« Le parlement a accepté le principe d’un salaire minimum européen. Il faut désormais trouver des modalités de calcul communes à tous les états membres indique Boris Plazzi, membre du bureau confédéral. Après deux ans de concertation, la Confédération européenne des syndicats (CES) a trouvé un point d’accord et proposé que le montant du salaire minimum soit égal à  60 % du salaire médian ou à 50  % du salaire moyen, selon le calcul le plus avantageux pour les travailleurs. »

Un rassemblement des syndicats est prévu le 24 février de 14 h à 15h, sur le rond-point Robert Schumann, afin faire pression sur le conseil de l’Union européenne.

Si le Parlement européen est favorable au salaire minium, le conseil de l’Union Européenne souhaite réduire la portée de la mesure. La France, elle aussi favorable à un salaire minimum, devra faire pression sur le conseil durant sa présidence pour faire évoluer la question des salaires au sein de l’UE.

Les disparités entre les différents états membre sont très importantes : 21 pays ont mis en place le salaire minimum, avec des montants variants selon Eurostat, de 332 euros pour la Bulgarie, à 2257 euros pour le Luxembourg. « Si on appliquait les modalités de calcul de la CES, 24 millions de travailleurs européens verraient leur salaire augmenter de manière significative » précise Boris Plazzi.

Pour que le salaire minimum permette, en France comme en Europe, de vivre dignement, la CGT propose de mesurer et de prendre en compte l’évolution du coût des dépenses incompressibles et des besoins fondamentaux. Toute augmentation du SMIC (une progression annuelle au moins égale à celle du taux du salaire horaire moyen) devra être répercutée sur les grilles de salaires des branches.

  

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APPEL AUX CHEMINOT-ES A SOUTENIR FABIEN ROUSSEL

8 Février 2022, 12:59pm

Publié par PCF Villepinte

ELECTION PRESIDENTIELLE 2022

 LA FRANCE DES JOURS HEUREUX

APPEL AUX CHEMINOT-ES A SOUTENIR FABIEN ROUSSEL

Par leurs colères ou par leurs craintes, les cheminots montrent qu’ils ne partagent pas les évolutions du système ferroviaire. Des luttes sociales énormes sont menées, et il faut encore les renforcer.

Mais nous constatons qu’un pouvoir politique hostile est néfaste pour trouver des solutions positives pour les revendications sociales et pour le service public.

Les élections présidentielles sont l’occasion de mener le débat sur la politique publique des transports. Nous avons besoin d’un candidat qui porte des propositions concrètes pour bousculer l’opinion publique et donner des perspectives politiques à nos luttes.

 Nous considérons que le stylo qui écrit la loi doit être retiré des mains des gens qui détestent le service public et les cheminots.

Nous, cheminot-e-s de toute la France, lançons un appel à soutenir la candidature de Fabien Roussel pour construire la France des Jours Heureux.

Parce qu’il est temps de redonner les moyens aux cheminot-e-s d’assurer un service public ferroviaire digne de ce nom, sous monopole de l’Etat avec le retour à une entreprise intégrée.

 Parce qu’il est temps de lutter pour une écologie qui respecte les hommes et la nature répondant aux besoins du plus grand nombre.

Parce que la mise en concurrence des salarié-e-s des différents modes de transport n’amène pas de solutions efficaces face aux enjeux sociaux et environnementaux et ne répond pas à l’enjeu d’intensifier le trafic ferroviaire afin de répondre aux besoins des usagers.

 Parce que le Parti Communiste Français a toujours été aux côtés des Cheminot-e-s lors des luttes pour la défense du service public, des retraites, des salaires et surtout pour de nouveaux pouvoirs des salariés dans l'entreprise.

Parce que nous voulons que la mobilité soit un droit pour toutes et tous, et que chacune et chacun puissent laisser sa voiture au garage le plus possible.

 Nous, cheminot-e-s, appelons à ce qu’un maximum des salarié-e-s du ferroviaire viennent relever le défi des Jours Heureux lors de ce printemps présidentiel et législatif.

 Pour nous rejoindre, tu peux nous contacter à l’adresse électronique suivante « cheminotspcf@gmail.com » ou auprès des militants des Jours Heureux sur ton site

 

 

 

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