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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Un même toit pour les communistes italiens

22 Novembre 2010, 21:38pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 22 Novembre 2010

 

Le premier congrès de la Fédération de la gauche, qui s’est tenu ce week-end à Rome, n’a pas encore permis de régler la question de la fusion des deux organisations communistes.

Rome, envoyé spécial. 

Un peu d’union dans la gauche italienne. « C’est la première fois que je fais un congrès sans scission », ironise un délégué au premier congrès de la Fédération de la gauche  (FS). Cette dernière abritera dans une même organisation les deux mouvements communistes italiens ainsi que Socialisme 2000, une formation socialiste.

Ironie du sort, c’est à l’hôtel Ergife que se tenait cette assemblée. Ce fut dans ce même endroit qu’en 1998 la direction du Parti de la refondation communiste (PRC) décida de retirer son appui au gouvernement de Romano Prodi, entraînant une scission, qui a donné vie au Parti des communistes italiens (PdCI).

Le but de la Fédération, véritable organisation avec adhérents directs et organismes dirigeants, est « de donner une représentation au monde du travail ». Ce projet est d’actualité, à un moment où la Fiat mène une attaque sans précédent contre le droit du travail et où les luttes se multiplient. Le 16 octobre, 500 000 métallurgistes ont défilé à Rome. « L’unité de la gauche peut devenir un point de référence pour ceux qui luttent », espère Paolo Ferrero, secrétaire du PRC.

Cette union ne règle pas la question de la fusion des deux organisations communistes, espérée par de nombreux délégués. Dans son allocution finale, Paolo Ferrero a annoncé que son parti discuterait de la proposition, mais après les élections anticipées, qui pourraient advenir au printemps.

Reste à voir maintenant les relations avec les autres organisations de l’opposition à Silvio Berlusconi. Lors des législatives de 2008, le score des formations composant la Fédération n’avait pas atteint 4 %, avec pour conséquence la disparition de la gauche au Parlement, pour la première fois depuis 1945. Le congrès a conclu à l’idée d’une alliance démocratique avec le Parti démocrate (PD), principale formation d’opposition, pour battre Silvio Berlusconi. Le sort du gouvernement est en effet suspendu à la motion de confiance du 14 décembre. La Fédération exclut l’idée de participer au gouvernement.

La principale épine reste celle de la relation à entretenir avec Gauche écologie et liberté (Sel), autre formation à la gauche du PD. Issue d’une scission du Parti de la refondation en 2008 et menée par le charismatique gouverneur des Pouilles Nichi Vendola, celle-ci refuse pour le moment de travailler avec la Fédération de la gauche, et préfère s’enfermer dans un tête-à-tête avec le PD.

Gaël De Santis

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