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Supermétro du Grand Paris : Marie-George Buffet dénonce les "contraintes financières"

14 Décembre 2012, 11:09am

Publié par PCF Villepinte

Projet de métro automatique du Grand Paris

 

La députée communiste de Seine-Saint-Denis, a dénoncé jeudi "la nouvelle règle d'or du gouvernement concernant les dépenses publiques" dont est "empreint" le rapport de Pascal Auzannet sur le projet de supermétro francilien remis à Cécile Duflot. Elle demande au gouvernement "de dégager les moyens nécessaires afin que Grand Paris ne soit pas synonyme de Paris riquiqui".

"Ce rapport est empreint des contraintes financières qui sont désormais la nouvelle règle d'or du gouvernement concernant les dépenses publiques", écrit Marie-George Buffet dans un communiqué. "Concernant les transports publics, le rapport ne part pas des besoins des habitants de la circonscription dont je suis élue. Il intègre ces contraintes budgétaires imposées à tout projet public, ce qui signifie: restrictions et remise en cause de projets ambitieux, avec toutes les conséquences pour l'emploi", déclare la députée de Seine-Saint-Denis. "C'est ainsi qu'existe désormais la menace de voir remises à plus tard la ligne rouge et les deux nouvelles gares pour Blanc-Mesnil. Certes, et je m'en félicite, la gare des Six routes à la Courneuve semble passer à travers les gouttes. Mais déshabiller Pierre pour habiller Paul ne peut être une politique", explique-t-elle.

Marie-George Buffet demande donc au gouvernement "de dégager les moyens nécessaires pour respecter les engagements pris auprès des élus et de la population, afin que Grand Paris ne soit pas synonyme de Paris riquiqui, mais de nouveaux développements pour notre territoire sequano-dyonisien".

Plus cher que prévu de près de 50%, le projet de supermétro francilien Grand Paris Express va devoir revoir ses ambitions, avec un étalement des travaux à l'horizon de 2030, selon un rapport remis jeudi par l'ancien directeur des RER de la RATP Pascal Auzannet à la ministre de l’Égalité des territoires Cécile Duflot. Le coût du projet, chiffré à 20,5 milliards d'euros dans l'accord État-région de janvier 2011, serait en fait proche de 30 milliards d'euros en valeur 2012. Pour Pascal Auzannet, cette hausse spectaculaire du coût du projet "ne remet nullement en cause le principe de réaliser la totalité du Grand Paris Express". Mais il contraint soit à augmenter considérablement la contribution des pouvoirs publics, soit à revoir le calendrier des travaux.

Les trois scénarios envisageables pour Pascal Auzannet

Le premier, qui permettrait de respecter l'échéance de 2025, nécessiterait de porter la contribution de l’État et des collectivités locales à 12 milliards d'euros, "au lieu de 4,9 initialement envisagé, ce qui dans le contexte budgétaire actuel n'est de toute évidence pas envisageable". Il semble de plus techniquement difficile à tenir. Le troisième, le mieux disant pour les finances publiques, repousserait à 2040 la fin des travaux -ce qui est a priori inacceptable pour les usagers des transports et les élus. Le scénario intermédiaire, qui a visiblement la préférence de M. Auzannet, prévoit de repousser la fin des travaux à 2030. Il envisage cinq phases pour leur réalisation, dont les trois premières pouvant être réalisées en respectant l'enveloppe de 4,9 milliards d'euros d'ici 2026.

Seraient ainsi retardées la phase 4 (liaisons Champigny centre-Noisy-Champs, Pont de Sèvres-Nanterre et Saclay-Versailles) et la phase 5, soit le tronçon Le Bourget-Roissy. Le haut fonctionnaire exprime à son sujet les plus grandes réserves, au regard de son coût (2,17 milliards d'euros) et du fait qu'il doublonnerait avec le projet Charles-de-Gaulle Express.

Lancé par l'ancien président Nicolas Sarkozy, le projet prévoit la construction de quatre lignes de métro en rocade autour de la capitale, d'une longueur totale de 200 km et comprenant 70 nouvelles gares. Le gouvernement rendra ses arbitrages en février 2013, selon un communiqué de Cécile Duflot.

Lire aussi :

Métro du Grand Paris : Au Blanc-Mesnil, nous ne voulons pas attendre 3 ans de plus ! (Didier Mignot, maire du Blanc-Mesnil)

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