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Sénatoriales : majorité basculée, l’UMP désavouée

26 Septembre 2011, 11:51am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 26 Septembre 2011

 

Mots clés : Sénat, Elections 2011-2012,

 

 

Avec 177 sièges sur 348, la gauche  a obtenu dimanche la majorité absolue au Sénat. C’est historique : le Sénat n’est plus à droite, jamais un  chef d’Etat n’avait connu un tel désaveu.

Malgré une élection très peu démocratique en elle-même, le Sénat s’est rapproché de l’Etat de l’opinion. Le mécontentement des citoyens a trouvé échos chez les élus locaux qui doivent gérer vaille que vaille des collectivités aux moyens amputés : suppression de la taxe professionnelle, RGPP, réforme territoriale… Incontestablement, le coup est rude pour la droite et l’UMP en particulier.

L’alliance PS, EELV et PCF remporte la majorité absolue. Le Front de gauche progresse globalement en nombre de voix. De beaux scores ont été faits dans de nombreux départements, comme le Lot, le Jura, le Loire-et-Cher et dans les Pyrénées. Pourtant Le PCF cède tout de même 2 sièges au PS, dans l'Essonne, à cause d’un dissident socialiste et en Seine Saint Denis. Sur 16 sièges renouvelables, le Parti communiste français en réélit 14 et en gagne 1 nouveau dans le Morbihan, avec l’élection de Michel Le Scouarnec. Le groupe Front de gauche du Sénat compte désormais 21 élus dont 20 communistes.  

Au final, c’est surtout le groupe socialiste qui se renforce avec 123 sièges, tout comme EELV qui remporte 10 sièges contre quatre sortants. Il y a également 13 sénateurs divers gauche, 1 MRC et 10 PRG.
La droite est assez fragmentée : l'UMP conserve tout de même 124 sièges, le Nouveau Centre 12, le MoDem 4, le Parti Radical 4, la Gauche Morderne et le MPF ont chacun 1 sénateur, plus 18 divers droite.
Prochaine étape : l'élection, samedi 1er octobre, du nouveau président du Sénat. Gérard Larcher, l'actuel président, se présentera à nouveau. Le candidat de la gauche devrait être Jean-Pierre Bel.

La réaction de Pierre Laurent : La citadelle de la droite est tombée !
"C'est une sanction sans appel de la politique gouvernementale. Ce scrutin porte la marque du rejet de ses choix et de la colère des élus des collectivités territoriales face aux attaques répétées du gouvernement contre la démocratie locale. (…) Le rôle de notre groupe sort conforté de ce scrutin. Il se battra dès les discussions de cet automne sur le budget de la nation et le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Les sénatrices et sénateurs communistes demandent que la nouvelle majorité du Sénat se prononce au plus vite pour l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales que ce scrutin condamne sans ambiguïté."

Roland Muzeau, porte-parole des députés PCF : "malgré un scrutin aux modalités contestables, cette +prise du Palais d'hiver+ traduit la colère que suscite la politique antisociale du gouvernement. Cet événement est aussi une réponse au coup de force contre la démocratie auquel la majorité présidentielle s'est livrée avec sa reforme des collectivités. C'est un formidable encouragement a se rassembler pour battre la droite aux élections présidentielle et législatives et imposer une politique qui réponde enfin aux besoins de nos concitoyens et du pays".

Pour Martine Aubry cette victoire "montre que quand les socialistes et la gauche sont unis, les résultats sont là". Elle a appelé ce lundi à "jouer évidemment collectif. Jean-Pierre Bel est un président de groupe qui a fait du bon travail. Ce sera un très beau geste que tout le monde vote pour lui", a déclaré la candidate à des journalistes dans le train qui la menait à Caen, pour la campagne de la primaire."

Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste du Sénat : "La gauche vient de gagner ce 25 septembre, elle vient de gagner les élections sénatoriales. C'est un véritable camouflet pour la droite."

Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à l'élection présidentielle : "Ce soir, la Ve République vit un tournant historique. Les grands électeurs de toute la France ont choisis de mettre fin à 'l'anomalie démocratique'. Pour la première fois de l'histoire de nos institutions, la haute-chambre prend la couleur de l'aspiration de millions de citoyens français : la couleur du changement."

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