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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

SEINE ST DENIS. Le rapport qui accuse le gouvernement.

22 Avril 2010, 06:17am

Publié par PCF Villepinte

Le département de la Seine-Saint-Denis souffre de services publics asphyxiés par les réductions d’effectifs. François Fillon a en main les preuves d’une discrimination organisée.

 

93.jpgPolice, Pôle emploi, caisses d’allocations familiales, aucun de ces services publics ne fonctionne en Seine-Saint-Denis, selon un rapport sur les finances des départements « fragilisés » par la crise, que le Canard enchaîné (21 avril 2010) s’est procuré. Ce document a été remis au premier ministre François Fillon le 20 avril 2010, le jour même où le président de la République se rendait dans le 93 pour installer le nouveau préfet.

Mais comment peut-on à cette occasion prononcer un discours sur « l’autorité de l’État » en omettant de faire référence à ce rapport qui, indirectement, accuse l’inégalité ? Comment peut-on venir en Seine-Saint-Denis affirmer « l’ordre républicain », en oubliant de signaler qu’en 2009 les policiers n’étaient que 4 800, selon le document, à sillonner le département, alors que le taux de vols et les dégradations est de 63 ‰ habitants ? Ce taux descend à 40 dans les Hauts-de-Seine, un territoire cher à Nicolas Sarkozy. Autre chiffre révélateur : le pôle emploi du 93 ne recense que 1 fonctionnaire pour accompagner plus de 200 chômeurs. Or, en Île-de-France, un employé suit les dossiers de 150 personnes.

Plus grave : alors que la suppression des allocations familiales est présentée comme la mesure phare pour mater les parents « indignes », le rapport insiste sur le peu de fonctionnaires pour traiter les dossiers des ayants droit. En mars 2010, 160 000 d’entre eux sont restés dans les tiroirs. Les syndicats estiment à 50 le nombre de postes manquants. Le rapport évoque les interminables queues devant les bureaux de la caisse d’allocations familiales. Du « côté de la tour Pleyel, à Saint-Denis, les allocataires doivent serpenter trois heures durant dans une file d’attente de 200 mètres avant de franchir la porte d’entrée ». C’est à se demander si la décision de stopper ces allocations à certaines familles n’est pas la solution toute trouvée pour régler ces longues queues… Des files que l’on retrouve aussi devant la préfecture. Soixante-cinq jours en moyenne sont nécessaires pour gagner son passeport, contre quinze à Paris.

MINA KACI

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