Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Sécurité : Estrosi contesté de toutes parts

15 Août 2010, 18:24pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

La proposition de Christian Estrosi, ministre et maire UMP de Nice, de sanctionner des municipalités "défaillantes" en matière de prévention de la délinquance, a suscité une vive protestation du PS et a aussi été critiquée au sein de son propre parti. Dans le Journal du dimanche, le ministre de l'Industrie a proposé de s'inspirer, en matière de sécurité, de l'emblématique loi SRU de 2000 contraignant les communes de plus de 3.500 habitants à un quota de logement social, sous peine de sanction. Christian Estrosi a épinglé au passage Michel Destot, maire PS de Grenoble, "qui n'a rien fait pour sécuriser sa commune", et a parlé de "renoncement" de la Première secrétaire socialiste et maire de Lille Martine Aubry. Michel Destot lui a vivement répliqué samedi, assurant dans un communiqué que depuis son élection de maire, "les effectifs de la police municipale ont augmenté de 41% quand, depuis 2002, ceux de la police nationale baissaient de 17%". "Les propos outranciers et mensongers de Christian Estrosi", a poursuivi le député-maire PS, "augurent mal du caractère réellement républicain et rassembleur dont il dit souhaiter se prévaloir".

Après s'être fait remarquer avec sa formule "Français ou voyou, il faut choisir", le maire de Nice, en service commandé de la Sarkozie pour occuper les estrades avec la question sécuritaire masquant les défaillances sociales, récidive en reprenant le refrain entonné par la droite depuis le début du mois. "S'il doit y avoir un pacte des maires, c'est un pacte pour exiger de l'Etat la remise à niveau des effectifs de police et de gendarmerie dans nos villes", écrit le PS dans un communiqué. A l'UMP aussi, une voix a pris la défense des élus locaux. Marc Laffineur, vice-président de l'Assemblée nationale, a regretté, auprès de l'AFP, que "des membres du gouvernement puissent stigmatiser les élus locaux ou les maires". "Il y a 500.000 élus locaux en France, tous soucieux de la sécurité. Je n'en connais pas qui ne le soient pas. Il faut arrêter de les stigmatiser", a dit le député-maire d'Avrillé (Maine-et-Loire), également en charge des élus à l'UMP.

Commenter cet article