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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

"Sarkozy a réalisé un numéro de pur cynisme" (réactions à gauche)

15 Février 2012, 22:45pm

Publié par PCF Villepinte

Nicolas Sarkozy au 20 heures de TF1

 Les réactions à gauche ne sont pas tendres concernant la candidature de Nicolas Sarkozy officialisée au 20 heures de TF1. Découvrez ici les positions de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent pour le Front de gauche, François Hollande (PS), Eva Joly (EELV) et Nathalie Arthaud (LO).

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle: "La campagne contre lui peut commencer de manière claire et ouverte devant les citoyens. On a assisté à un numéro de pur cynisme de la part de quelqu'un qui vient nous parler de ses ambitions sociales après avoir fait reculer le pays comme aucun autre président ne l'avait fait depuis le début de la Ve République. Cet homme-là, c'est celui qui nous a pris la retraite à 60 ans, il ne faut pas l'oublier. Il prétend redonner la parole au peuple, mais il lui refuse sur le traité européen."

"Nous avons entendu les ritournelles dont nous avons été régalés pendant cinq ans, néo-libérales, avec tout ce verbiage", a martelé Jean-Luc Mélenchon, qui a vu "quelque chose d'offensant" dans les déclarations de Nicolas Sarkozy sur "l'assistanat". Il a également pointé "l'extrême-droitisation de la droite".

 

Pierre Laurent, PCF: "Nicolas Sarkozy vient de déclarer sa candidature à l'élection présidentielle prétendant incarner la parole rendue au peuple. En vérité son quinquennat aura été celui de la parole confisquée, du parlement bâillonné et du peuple méprisé. Pendant tout son mandat, il aura piétiné l'opinion majoritaire des français-e-s.Cette annonce est une bonne nouvelle: il va pouvoir être battu!"

Pour le pouvoir d'achat détérioré, pour la retraite à 60 ans sacrifiée, pour les services publics rendus exsangues, pour les immigrés et leur familles poursuivis, pour les chômeurs stigmatisés, pour l'instauration de la TVA à 21,6 %, et tant de chose encore, il est temps de présenter l'addition au monarque du palais de l'Elysée. Pour sa faiblesse coupable à l'égard du pouvoir de l'argent, pour son incompétence devant la crise des marchés financiers, pour son alignement aveugle sur les positions de la chancelière allemande précipitant toute l'Europe chaque jours vers des périls plus grand, Nicolas Sarkozy va répondre de sa politique devant les Français.

Le front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon sont déterminés à lui faire mordre la poussière. Le 6 mai prochain annulons la réservation au Fouquet's de Nicolas Sarkozy."

 

François Hollande, candidat socialiste, en meeting à Rouen, a ironisé sur Nicolas Sarkozy qui, "à peine élu était déjà en campagne, à peine entré, était déjà sortant". "Vous connaissez la nouvelle du jour, le 'président-candidat' est désormais 'candidat-président'. Je vais vous faire une confidence: moi je m'en doutais !" Le candidat socialiste a souhaité "pour la France un débat digne à la hauteur de l'enjeu. Il s'agit du destin de chacun et du destin de la France, cette France qui souffre à un moment où beaucoup de citoyens sont en défiance face à la politique."

"Plutôt que de présenter sa candidature il aurait mieux fait de présenter ses excuses. C'est vrai qu'il y aurait des excuses à formuler. Qui va mieux depuis cinq ans? Ce n'est pas un bilan, c'est un fiasco."

 

Eva Joly, candidate d'Europe écologie Les Verts, a réagi par vidéo

 

Nathalie Arthaud, candidate LO: "Sarkozy est bien sûr candidat à la même politique au service des riches, il veut remettre ça pour cinq ans. Sarkozy a gouverné pour les riches, il sera candidat pour les riches! Ce soir, il a expliqué qu'il allait être à "l'écoute du peuple". En réalité, il restera, comme il l'a toujours été, à l'écoute exclusive du grand patronat. Le Sarkozy-candidat est fidèle en tous points au Sarkozy-président. Il fait mine de combattre le chômage, mais ce n'est pas les licencieurs qu'il accuse, ce sont les chômeurs".

  • A lire:

Edito: Sarkozy, une couche réactionnaire après l'autre

Présidentielle: Nicolas Sarkozy en veut encore pour cinq ans

Nicolas Sarkozy, candidat depuis 2007

Nos dossiers consacrés à Nicolas Sarkozy, à la Présidentielle 2012

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