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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Retraites :

21 Février 2010, 20:38pm

Publié par PCF Villepinte

Les retraités ont de bonnes raisons de revendiquer !

 

Pour beaucoup de retraités, la fin de l’activité de salarié, les débarrasse enfin des horaires de travail, des pressions de la hiérarchie, de la crainte parfois de la perte de son emploi. Pour autant vivent-ils ce dont-ils rêvaient il y à quelques années ?

Les pensions permettent-elles à chacun de satisfaire les besoins élémentaires d’assurer son indépendance, de se nourrir, se soigner correctement, de sortir au cinéma, au théâtre, de voyager selon ses désirs ?

Après plusieurs réformes (selon le Larousse : "en vue d’améliorer") le montant des retraites est abaissé et leur revalorisation devient insignifiante au prétexte qu’il existe un déficit et qu’il serait aujourd’hui nécessaire de maitriser les dépenses pour ne pas aller droit dans le mur !


21 février 2010

Les retraités subissent la crise dont ils ne sont, pas plus que les salariés, responsables. Les dérembousements des médicaments, les dépassements d’honoraires des médecins, les forfaits hospitaliers, les franchises médicales, pénalisent principalement les retraités qui ont davantage besoin de soins médicaux après un vie de travail !

Pour le gouvernement et le patronat les retraités deviennent un coût ! Oubliés les services rendus au développement de l’entreprise, à la famille, à l’Etat ! Ils ne cessent de tenir, à l’égard des retraités des discours culpabilisateurs, moralisateurs et conduisent à la division des générations en exprimant que ce sont nos enfants qui vont subir les coût des déficits si la réforme des retraites ne modifie pas les financements.

Bien évidemment, pour moderniser la France, il n’y a pas d’autres solutions que de retarder l’âge de départ, de relever les cotisations sociales des salariés et des retraités (ils paient la CSG et la CRDS) et de maitriser les pensions !

Le président de la République annonce deux grands chantiers en 2010 : Une nouvelle réforme de la retraite. Et une réforme sur la dépendance. Pas d’illusions à se faire, il s’agit une fois de plus de s’en prendre à ce qu’il reste de la solidarité nationale pour la transférer vers le secteur de l’assurance privée. Pour la dépendance, de viser à faire payer par les malades et leur familles les frais encourus pour l’aide à domicile ou le placement en établissement médicalisé ! A l’inverse, on entend jamais parler de profits qui s’accumulent, des dividendes versés aux actionnaires, des parachutes dorés, des salaires mirobolants des grands PDG, du train de vie du chef de l’état sarkozien ! Celà démontre, si besoin est, que les retraités doivent se préoccuper et se mobiliser pour leur avenir, et que même en retraite il faut continuer à lutter pour porter des revendications !

Nous n’ escamoterons pas la question du financement des retraites. Comme pour l’ensemble de la Sécurité Sociale, il faut arrêter les exonérations des cotisations sociales patronales, il faut instituer une taxation des revenus financiers au niveau des cotisations des salariés. Pour le MEDEF, le principal obstacle à la compétitivité de l’économie française serait le coût du travail excessif, qui tiendrait d’abord aux poids exagéré des cotisations sociales. Pour nous, la principale pression qui pèse sur le développement économique est celle imposée par les actionnaires. En 1985, les dividendes représentaient 0,5% de la valeur ajoutée des entreprise non financières. Aujourd’hui, c’est plus de 25% qui sont détournés par les actionnaires !

Ainsi pour le PCF, le problème de l’économie française, c’est la dévalorisation du travail dont témoignent la baisse des salaires dans la valeur ajoutée (la part des salaires dans la valeur ajoutée, stable depuis le début des années 1990 est inférieure de 3 points à son niveau des années 1960), la persistance d’un chômage massif et le développement de la précarité qui permet aux employeurs de bénéficier d’exonération de cotisation sociales.

Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix, il faut hausser le ton et renverser le capitalisme ultralibéral européen pour imposer la solidarité nationale dans les financements de la Sécurité Sociale et des retraites par le partage des richesses produites.


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