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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

RESISTANCE

26 Mars 2013, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

Une exposition pour mettre ses pas dans ceux des hommes et des femmes de la résistance d’Île-de-France

 

 

« Résistance en région parisienne », Hôtel de Ville de Paris,  salle des Prévôts,  accès par le parvis. Du 19 mars au 25 avril, du lundi  au samedi, de, de 10 heures à 19 heures Le parcours auquel est convié le visiteur de l’exposition « Résistance en région parisienne », organisée conjointement par le comité d’histoire de la Ville de Paris, le musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne et la Mairie de Paris, se déploie sur deux plateaux. Le premier, dans une atmosphère tamisée aux couleurs brunes et sépia, retrace les années noires, celle de l’Occupation. C’est l’époque de la clandestinité, celle où les hommes et les femmes de la Résistance, à Paris comme dans le reste du pays sous le joug nazi et fasciste, forment une armée d’ombres. Le second, partie claire, évoque la Libération, événement qui prend à Paris un statut particulier, l’émancipation de la capitale et de ses environs symbolisant, sous le soleil du mois d’août 1944, un an avant la capitulation allemande, celle de la France. « Nous tenions beaucoup à mettre en exergue la résistance de Paris et de la Seine », explique en ce sens Catherine Vieu-Charier, adjointe au maire de Paris chargée de la mémoire et du monde combattant dans le cadre de la présentation de l’exposition. « Car, poursuit-elle, il faut se souvenir que 1940 est surtout l’humiliation de la capitale avec les troupes de l’occupant qui défilent à l’arc de triomphe et, de cette image terrible qui a tant marqué les consciences, celle de Hitler qui contemple le Trocadéro et qui, par cette mise en scène, indique à la fois l’occupation de la capitale et du pays. » Pour Paris, l’année 1943 fut une année charnière dont sont commémorés les soixante-dix ans cette année avec la naissance du Comité parisien de la Libération regroupant les divers mouvements de résistance dans le mouvement de leur unification nationale, au sein du CNR. « Nous avons voulu mettre l’accent sur une histoire quotidienne, comment les résistants parisiens et de la petite couronne vivaient au jour le jour, les systèmes de rendez-vous, comment ils tiraient un journal ou un tract », explique Charles Riondet, commissaire de l’exposition. Une évocation sensible qui fait mettre à chaque visiteur ses pas dans ceux qui livrèrent le combat de la Résistance au fil des espaces dans lesquels documents, objets, photographies, tracts, affiches, films et témoignages font toucher du doigt l’époque. Un itinéraire, sur le vif, qui atteindra plus particulièrement le jeune public avec, en particulier, ce fac-similé de faux papier distribué à l’entrée et destiné à être estampillé à chaque étape du parcours. Parmi les trois lieux reconstitués, l’imprimerie clandestine est la première rencontre. Elle est suivie de celle d’un établi de faussaire et d’un intérieur avec poste émetteur. Sur une table éclairée dans la pénombre, une machine à écrire en caractères hébraïques du FTP-MOI. À son extrémité, un paquet ficelé d’exemplaires de l’Humanité qui attendent d’être emportés pour être distribués et passer de main en main.

Jérôme Skalski

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