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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

QUAND LIDL SOUS-ESTIME LA PUISSANCE DES RÉSEAUX SOCIAUX

15 Décembre 2012, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

QUAND LIDL SOUS-ESTIME LA PUISSANCE DES RÉSEAUX SOCIAUX, c'est un peu l'histoire de l'arroseur arrosé. Il s'agissait au départ pour la chaîne de grande distribution discount de s'offrir un joli coup de pub. Sur son compte Twiter, Lidl a promis d'offrir aux banques alimentaires un menu à 20 euros à chaque fois qu'un internaute mentionnerait sur le réseau social le mot de code « #luxepourtous ». Et pour dynamiser un peu son opération com, Lidl a demandé à une bonne dizaine de journalistes de faire le premier pas. Et ce qui devait arriver arriva... En 24 heures, 1537tweets ont été envoyés. Aïe ! Débordée par son succès, la chaîne de grande distribution s'est retrouvée avec l'équivalent de 7 500 repas à offrir, alors qu'elle avait tablé sur 500 à peine. Pas ronchon, Lidl a finalement annoncé la prise en charge de 10 000 repas. Un moindre mal finalement quand on sait que l'opération, qui devait courir jusqu'à Noël, a été stoppée brusquement en début de semaine. Ou quand la puissance du tweet force la grande distribution à la générosité.

Christophe BarBier, dans l'éditorial de son journal, l'Express, affirme cette semaine à ses lecteurs que la solidarité qui s'exprime dans le pays avec les salariés d'ArcelorMittal n'est que « complaisance ». Mieux : il taxe l'émotion créée par ce qu'il appelle le « FlorangeShow » de « nostalgie geignarde ». Christophe Barbier estime que « Zola se battait pour accélérer d'indispensables conquêtes sociales, pas pour retarder d'inévitables défaites économiques ». Et donc, en toute bonne foi, il s'indigne que le sort fait aux salariés de Mittal déclenche « une folie collective ». Alors que franchement il n'y aurait pas de quoi : ces manants sont protégés par le sens de la lutte des classes.

« Un efficace volet social ». « Il ne faut pas se tromper de combat ni glorifier des héros d'arrière-garde », mais plutôt se battre pour le vrai avenir économique de la France: simplifier le droit du travail, repenser les charges sociales et revenir sur les « funestes » 35 heures. Voilà. La messe est dite. Barbier fait partie d'une France où l'on se fout de la crise. Et de ses effets. Bien au chaud dans ses pantoufles de privilégié, monsieur Barbier vient expliquer au peuple qu'il doit consentir à plus d'efforts, toujours plus. En ce sens, il est proche des patrons, du siècle dernier, que Zola dénonçait dans son fameux Germinal. Monsieur Barbier devrait se souvenir que la position de privilégié du système ne survit que grâce à la volonté du peuple. Et comme le disait Jacques Chirac, qui n'est pas un auteur du XIXe siècle : « Quand le peuple perd espoir, il finit toujours par l'exprimer. »

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