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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Lycées, universités : mobilisations et intimidations

15 Octobre 2010, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

Photo: Jacques DEFORTESCU correspondant de l'Humanité.fr

 - le 14 Octobre 2010

 

 

 

Tandis que la mobilisation contre la réforme des retraites était en augmentation jeudi dans les lycées près de 10% des établissements ayant débrayé pour participer à des manifestations, des incidents avec la police émaillent ces rassemblements, au point qu'à Montreuil par exemple, la mairie évoque "des violences policières contre les lycéens".

Dans cette ville, un jeune a été légèrement blessé par un tir de flash-ball ce jeudi.

Trois manifestants ont été interpellés jeudi à la suite d'incidents lors d'un rassemblement à Chambéry, après un feu de poubelle. A Lyon, une dizaine de lycéens ont été interpellés jeudi matin suite à des dégradations sur des abri-bus et des véhicules commises en marge de la mobilisation contre la réforme des retraites. A la mi-journée, un rassemblement place Sathonay, dans le 1er arrondissement, était en passe d'etre dispersé par la police.

Universités aussi

Un comité de mobilisation pour lutter contre la réforme des retraites s'est formé mercredi après-midi à l'université Toulouse-Le Mirail, lors d'une assemblée générale qui a rassemblé environ 500 étudiants. Après la journée d'action de mardi, les étudiants réunis au cours de cette assemblée générale, l'une des plus importantes à ce jour en France, ont lancé un appel à la grève et à manifester jeudi, lors d'une mobilisation départementale, et samedi, dans le cadre du mouvement national.

Roland, un des porte-parole du comité de mobilisation, a précisé que les cours s'étaient déroulés normalement mercredi et a lancé un appel aux professeurs pour qu'ils rejoignent le mouvement.

Un blocage de l'université  comme en 2009, a été évoqué comme un mode d'action possible. Les élèves des lycées Bellevue et des Arènes ont prévu de défiler vers le centre-ville, encadrés par des enseignants et des parents d'élèves, afin d'intégrer la manifestation à laquelle ont appelé les syndicats (CGT, CFDT, Solidaires, FO, FSU, UNSA).

A Perpignan, environ 600 lycéens ont dressé des barricades symboliques devant leurs différents établissements. Ils ont ensuite défilé en ville. Quelques oeufs ont été lancés sur la façade de la préfecture des Pyrénées-Orientales avant que les manifestants ne se rendent à l'université
.

Le président de l'université ayant fermé les grilles, les lycéens ont renoncé à faire la jonction avec les étudiants. Son homologue de Rennes 2, Marc Gontard, a décidé de fermer l'établissement pour la journée de jeudi "pour raisons de sécurité" après la pose de barrières bloquant le site par des "anarchistes autonomes", selon ses termes.

Des milliers de jeunes dans les rues des grandes villes de l'Ouest

 
Des milliers lycéens , rejoints par des étudiants et parfois des salariés, manifestaient jeudi matin dans les villes de l'Ouest, notamment à Brest, Nantes, le Havre ou encore Rennes. 

A Nantes, plusieurs milliers de lycéens, étudiants, mais aussi de salariés de la Caisse régionale d'assurance maladie, de l'inspection du travail ou de La Poste ont commencé à défiler dans le centre-ville en fin de matinée.

"On sait que c'est les jeunes qui font pencher la balance: on continue demain, on continue la semaine prochaine tant qu'il faudra pour faire retirer le projet", a déclaré à l'AFP l'une des lycéennes en tête du mouvement.

La FCPE, première fédération de parents d'élèves, a appelé jeudi dans un communiqué "les parents qui le peuvent" à "encadrer les cortèges lycéens danes les manifestations ", afin d'éviter "d'éventuels affrontements avec les forces de l'ordre ou des +casseurs+".

"La confrontation démocratique des points de vue peut aussi être garantie à l'intérieur des établissements scolaires, en banalisant une demi-journée de cours, afin d'éviter que des +blocages+ aux portes des établissements ne dégénèrent en tensions", a-t-elle poursuivi.
"A partir du moment où des lycéens bloquent des établissements, nous ne pouvons plus répondre de leur sécurité, car certains blocages risquent de dégénérer en début d'émeutes urbaines", a déclaré à l'AFP l'inspecteur d'académie de Créteil, Daniel Auverlot, précisant qu'une douzaine de lycées étaient bloqués dans le département de Seine-Saint-Denis.

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