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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le travail de l’image 5;6;7;8

3 Janvier 2010, 18:17pm

Publié par Daniel JUNKER

Document PDF - 1.1 MoLe travail de l’image (5/8). Elle n’est pas périmée, archaïque, caduque, antédiluvienne ou obsolète. Les manœuvres sont en cours, le moteur de l’Histoire rugit encore. Deuxième fortune mondiale selon le classement annuel de Forbes, le multimilliardaire spéculateur américain Warren Buffett nous le dit très platement : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la gagner. » Et pendant ce temps, de notre côté, on chuchote et on pétoche : alors que le capitalisme se camoufle en néo-libéralisme pour mieux masquer, derrière la pseudo-liberté qu’il affiche, le conflit social, toutes les tactiques d’évitement mènent à notre perte. Il faut reformuler la lutte des classes.
Question de l’image : Plaisir d’offrir ou joie de recevoir ?

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Le travail de l’image (6/8). « Tout concourt, dans les enquêtes dites « d’opinion », à faire produire des réponses à des questions qui sont assimilées à tort à des opinions, décrit Patrick Champagne. C’est dire aussi que ce que les instituts de sondage appellent « opinion publique » est en grande partie le produit de leur méthode d’enquête : c’est, le plus souvent, un artefact résultant de l’addition mécanique de réponses qui se présentent comme formellement identiques, masquant par là non seulement l’irréalisme d’une partie plus ou moins grande de réponses recueillies (il faudrait plutôt dire extorquées), mais aussi le fait que, dans le monde social, toutes les opinions ne se valent pas, le poids d’une opinion étant dans la réalité fonction du poids proprement social de celui qui l’émet. » Le parti à prendre n’est pas celui de l’opinion, mais celui de la question : interroger, ce n’est pas écouter. Celle qui induit des paroles multiples et conflictuelles, qui produit une dynamique collective. Pas la peine de tabler sur le « débat » - une manière pour le capitalisme de faire taire la différence, en vérité – ni sur la solution toute prête qui règlerait le problème. Nous n’en sommes pas – plus - là. Et la recherche d’un public ne pourra jamais remplacer le partage des questions avec la population. Aux « photographies de l’opinion » que prétend faire l’industrie sondagistique, opposons nos images en mouvement, l’échange de nos idées et de nos rêves. Requestionnons les sujets !
Question de l’image : Dans quel sens est partie la critique ?



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Document PDF - 1.6 Mo 
Le travail de l’image (7/8). Au feu, chaud-chaud-chaud ! On n’éteindra pas l’incendie en se crachant dessus les uns les autres, on ne pansera pas les blessures avec des sparadraps caritatifs. Les écoles politiques ont disparu ; celles de la citoyenneté n’ont jamais vu le jour dans les villes, les Restos du Cœur ne désemplissent pas et la culture du cœur pointe sa démagogie. Le joker de la jeunesse pauvre turbulente ne doit pas escamoter nos faiblesses sur ce terrain - sinon, nous nous affaiblirons davantage. Il faut repolitiser nos actions : comme le dit Franck Lepage, aider les dominés, c’est bien, nuire aux dominants, c’est beaucoup plus réjouissant.
Question de l’image : Vandalisme, révolte ou révolution ?



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Document PDF - 1.2 Mo 
Le travail de l’image (8/8). L’art est un travail. Il se situe comme tout travail dans un rapport social de production. On a fait croire aux artistes qu’ils étaient au-dessus de tout ça, dans l’éther de la création. Et voilà qu’aujourd’hui, dans les écoles d’arts dépolitisées, on apprend aux artistes à se vendre plutôt qu’à se réaliser. Le travail de l’art et l’art de vivre doivent se rencontrer. Pour y arriver, il faut repenser les modes de diffusion. Beaucoup d’auteurs se laissent dépouiller de l’acte et de la nature politique de la diffusion : ils pensent que leur production se suffit à elle-même, peu importe où elle atterrit. Cela conforte l’image de l’artiste élitiste, au dessus du débat d’idées ou du conflit social, en dehors du champ politique. Celui-là se repaît du bonheur conforme et de notre oppression. Le simple exercice de leur virtuosité masque l’expression et la valeur du sens. « Cette soi-disant pureté, cette soi-disant autonomie du geste artistique, est la forme propre de l’aliénation de l’art, affirme Jean-Christophe Bailly. L’art, même le plus abstrait, part toujours d’un contact avec le réel, d’un effleurement, d’un toucher du réel. » Ni art politique, ni propagande : face aux ôteurs dont les formes vides ne décorent que leurs égos ou leurs comptes en banque, encourageons les pratiques critiques et politiques de l’art.
Question de l’image : L’art, c’est la bourse ou la vie ?



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