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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le Glazart, Source de bien-être sur lit de sable fin

20 Août 2011, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

Frederick Toots Hibbert, accompagné de The Maytals. crédits photo: Rémy Ogez

Culture - le 19 Août 2011

 

Mots clés : concert,
 

 

 

Non loin de la cité des sciences, à la Villette, le Glazart propose une programmation éclectique depuis près de quinze ans. Disposant d’une salle de concert fermée et d’une scène en plein air, sur un lit de sable fin, le Glazart est un lieu incontournable de la vie musicale estivale de la capitale. Encore en cours, la programmation Summer break, de musiques électroniques, vous propose des sessions de rattrapages jusqu’à la fin du mois d’août. De quoi patienter jusqu'à la Fête de l'Huma. Mais mardi, c’est le reggae qui a donné de la voix, au travers de deux ambassadeurs de choix. Débriefing.

A19h00, le public venu prendre un bain reggae commence à fouler le sable doré du Glazart plage. Des fans de la première heure, des rastafaris, des jeunes amateurs, le tableau est bariolé. Le coucher de soleil commence à poindre sur un ciel judicieusement vierge de tout nuage. A l’intérieur de l’enceinte, il ne manque que l’océan. On se croirait presque en Jamaïque, en train de se rafraîchir accoudé au bar en bois qui fait face à la scène, où on s’affère pour installer les instruments.

Stephen Marley, un des fils de Bob, débute le concert. Il interprète d'abord des chansons de son répertoire, avant de reprendre quelques légendaires morceaux de son père. « Could you be loved » est alors entonnée par l’audience qui commence à se trémousser sérieusement, à l’instar des choristes du chanteur jamaïcain. Avant de se retirer, Stephen promet de revenir à Paris, pour un concert pleinement à lui. Car s’il ne fait pas pour autant office de faire-valoir anodin, il sait que le monde s’est déplacé pour voir Toots and the Maytals.

Annoncé comme l’homme qui a donné son nom au Reggae, Frederick Toots Hibbert s’avance sur la scène, acclamé par la foule hétéroclite. Alors qu’à son âge, la plupart se la coule douce au bord d’un court d’eau sans courant, lui se démène comme un beau diable. Deux jours auparavant, il était en Angleterre, et le lendemain, Bilbao l’attendait, entre autres étapes de sa tournée estivale marathon. Pourtant, au fil de sa prestation, Toots mont en puissance et les gens se dandinent toujours plus. Ses morceaux les plus reconnus, interprétés avec une certaine liberté, sont reçus par les acclamations du public : Do the Reggay, Louie Louie, 54-56 was my number, entre autres, ont bel et bien l’effet escompté sur le public parisien bigarré. Et même si la fin du concert fût abrupte, sans rappel, tout le monde était ravi d’avoir passé sa soirée en compagnie d’un des plus grands groupes de Reggae de l’histoire, dans ce véritable avatar ad hoc de la Jamaïque, le Glazart.

Le glazart est un lieu de concerts mais aussi de clubbing. Etabli sur un grand espace, scindé en deux (la salle fermée principalement réservée au clubbing, et l’enceinte externe sertie de bars en bois et de bambous), l’endroit dispose des atouts qui lui permettent d’offrir une programmation variée, de la techno au rock garage en passant par le reggae. Si vous êtes confiné dans la région parisienne en cette fin d’été, n’hésitez pas à y faire un saut.

Romain Silvi

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