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Le Front de gauche en marche vers l’alternative

26 Janvier 2013, 17:56pm

Publié par PCF Villepinte

Meeting de Metz contre l'austérité du Front de gauche

 

 

 

Le Front de gauche a lancé, lors d’un meeting à Metz, mercredi, sa campagne visant à faire valoir ses propositions anti-austérité pour « à nouveau lever l’espoir». 

Metz (Moselle), envoyée spéciale. C’est reparti. Le Front de gauche est de nouveau en campagne, avec la même dynamique qu’en 2012 pour ambition, les élections en moins. « Je déclare ouverte la campagne d’alternatives à la politique actuelle », a annoncé Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, depuis la tribune installée pour l’occasion dans le parc des expositions de Metz (Moselle). Avec ce coup d’envoi, mercredi soir, le mouvement entend « à nouveau lever l’espoir » et « une nouvelle fois changer le paysage politique de (notre) pays », selon les mots de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

"Droit du peuple à vivre"

« Ce n’est pas une campagne politiquement conjoncturelle où le Front de gauche se substituerait à l’action syndicale, c’est une campagne pour le droit du peuple à vivre et non pas seulement à survivre », a d’emblée prévenu l’ex-candidat à la présidentielle, avant de dénoncer « les élites arrogantes » dont les politiques d’austérité et de compétitivité mènent à « l’échec universel », comme en Grèce, en Espagne ou au Portugal, a-t-il été rappelé à plusieurs reprises.

Dans la salle, cette réalité fait écho. Parmi les sidérurgistes confrontés à Lakshmi Mittal sur les dossiers Florange et Gandrange, évidemment. Arrivés en cortège et, pour certains, en tenue de fondeurs sur l’air de On ne lâche rien, ils ont été accueillis sur scène par Maurice Ulrich, éditorialiste à l’Humanité et animateur du meeting. Mais aussi, parmi nombre d’autres, dont Émilie et Nicolas, venus ce soir-là « rencontrer d’autres personnes qui ont le même sentiment de ras-le-bol ». « On vit avec un Smic pour deux. Chaque fois qu’on fait les courses, on se rend compte qu’on ne peut profiter de rien », explique la jeune femme. Si certains, parmi les 1 500 participants annoncés, doutent encore, la plupart pensent pouvoir changer la donne.

C’est l’ambition affichée, après les témoignages des salariés en lutte (voir ci-contre), par les dirigeants du Front de gauche. Mise au point avec la majorité gouvernementale, d’abord. « Depuis quand le pompier mise sur l’incendie ? » a interrogé Jean-Luc Mélenchon, dénonçant le « chantage » – exercé encore l’après-midi même par le sénateur PS Luc Carvounas – selon lequel le Front de gauche « mise sur l’échec » de la gauche, à défaut de valider l’ensemble des choix présidentiels.

"le temps de la contre-offensive"

Plus encore, face au patronat « en passe d’obtenir » de nouvelles régressions sociales (voir encadré), c’est « le temps de la contre-offensive », selon Christian Picquet. « Elle est non seulement nécessaire mais possible, car nous ne sommes pas seuls », a assuré le porte-parole de la Gauche unitaire, en référence aux « milliers et milliers » de salariés mobilisés et à tous ceux « qui ont voté pour le changement ». « Souvenez vous de 1936, (…) ce qui n’était pas possible l’est devenu grâce à la mobilisation populaire », a insisté Clémentine Autain, de la Fase.

Et, pour rendre crédible sa démarche, le Front de gauche compte sur ses propositions avec l’objectif, rappelé par Pierre Laurent, de « construire des solutions que, manifestement, les cénacles gouvernementaux n’arrivent pas à inventer » pour sortir de la crise. Et le dirigeant communiste de conclure provisoirement, avant le prochain meeting à Rouen, le 13 février : « Ouvrons le débat avec confiance et nous serons capables de bouger les lignes, capables de changer les rapports de forces. Et demain, capables avec toutes ces forces de diriger le pays ! »

  • A lire aussi:

Lancement de la campagne contre l'austérité: revivez ici le meeting du Front de gauche à Metz

Julia Hamlaoui

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