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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le congrès de la FSU

5 Février 2010, 21:43pm

Publié par PCF Villepinte

Un syndicalisme plus combatif que jamais

Le congrès de la FSU s’est achevé, hier, à Lille, par l’élection de sa nouvelle secrétaire générale, Bernadette Groison, qui remplace Gérard Aschieri. Selon le syndicat enseignant, des solutions alternatives aux projets gouvernementaux sont possibles et crédibles pour les retraites, l’école et les services publics.

Lille, envoyé spécial. Le marathon du congrès de la FSU s’est terminé, hier matin, par l’adoption du texte revendicatif et l’élection sans surprise de la nouvelle secrétaire générale, Bernadette Groison. Une élection acquise à une très large majorité du « parlement » de la Fédération syndicale unitaire, le Comité délibératif fédéral national (CDFN) : 125 voix contre 5. Á l’issue de cinq longues journées d’une discussion hachée par des procédures démocratiques de vote très contraignantes, la FSU peut se targuer d’avoir progressé dans la définition de ses objectifs, de ses propositions, tout en maintenant son unité. L’ensemble des textes a été adopté par des majorités allant de 80 à 90 % des congressistes.

Très attendue, parce que des points de vue différents s’étaient fait jour sur la question, la discussion sur la formation des enseignants a permis de dégager une position commune et claire approuvée par 80 % des délégués (voir l’Humanité d’hier). Le gouvernement, qui avait misé sur une division du corps enseignant pour faire passer une réforme régressive, pourrait bien se retrouver face à un véritable front. « Sur la formation des maîtres comme sur la retraite, le congrès nous donne la pêche », affirme Denis, des Yvelines, enseignant dans le primaire. Une seule proposition a dû être repoussée, l’adhésion à la Confédération européenne des syndicats, le congrès estimant qu’elle n’avait pas été suffisamment débattue. La décision sera prise d’ici à la fin 2010, après consultation de l’ensemble des syndiqués.

Première organisation dans la fonction publique, la FSU a décidé de prendre sa part dans l’évolution nécessaire du paysage syndical français. Elle affirme « ne pas se satisfaire de la division et de l’émiettement syndicaux » et entend « contribuer activement à construire un nouvel outil syndical » en y associant les syndiqués et les salariés. « Ni fusion ni absorption », la FSU s’attache à ses valeurs d’un syndicalisme « de lutte et de transformation sociale progressiste, à vocation majoritaire », à ses conceptions d’un syndicalisme démocratique. Le congrès a décidé de poursuivre et d’amplifier les initiatives communes menées avec la CGT d’un côté, Solidaires de l’autre, qu’il considère comme « des pistes positives ». Il marque sa volonté de « les ouvrir à toutes les organisations qui le souhaitent ». « La FSU a franchi un cap, estime Dominique, professeur d’éducation physique dans les Alpes-Maritimes. J’en suis à mon 5e congrès, c’est celui de la maturité. »

« Nous avons installé la FSU dans le paysage syndical, nous avons fait la démonstration de notre capacité à mobiliser contre tous les mauvais coups, je crois que, maintenant, nous devons faire de la FSU, une force de propositions incontournable et indispensable pour les personnels », a assuré Bernadette Groison en conclusion du congrès. Pour ses réformes de l’école, de la retraite, ou pour les coups qu’il entend porter à la fonction publique, le président de la République aura à se confronter à un syndicalisme combatif et porteur de propositions alternatives.

Olivier Mayer


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