Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le Capital et le FMI

15 Janvier 2013, 11:00am

Publié par PCF Villepinte

Une Fable de Maxime Camuzat

lundi 14 janvier 2013

 


 

Maxime CAMUZAT et son Conseil Municipal ont présenté leurs voeux à la population germinoise le jeudi 10 janvier dernier.

Après avoir souhaité une bonne année 2013 aux personnes présentes, Maxime CAMUZAT a mis l’accent sur la situation financière des communes et les difficultés qui en découlent, situation dans un contexte national mais aussi international sur fond de crise financière.

Ce qui lui a inspiré une fable qu’aurait pu écrire Jean De La Fontaine...

Extrait :

« Vous le savez, tellement vous m’écoutez m’exprimer sur cette question depuis disons, quelques années, « face au pessimisme de cette réalité, je suis de ceux qui ne s’inclinent pas, et qui lui opposent l’optimisme de la volonté ».

Je me suis d’ailleurs, pour ne rien vous cacher, interrogé sur la façon de vous l’exprimer, me disant que sans cesse, et heureusement, quand on ne croit ne plus voir des impasses ou des ciels bouchés, quelqu’un, plusieurs, ou tout un peuple se lève et montre le chemin à prendre pour un autre avenir, avec un ciel, cette fois-ci, un peu plus bleu.

Et puis, en relisant dernièrement les Fables de La Fontaine, dont une que vous connaissez toutes et tous, « La cigale et la fourmi », je me suis interrogé : mais qu’aurait donc écrit Jean de La Fontaine aujourd’hui ? « La cigale et la fourmi », ou plutôt « Le Capital et le FMI » ?

Cela m’a accroché vous l’aurez compris, et comme lui n’a pas pu l’écrire, je me suis permis de « l’aider », à la lumière de notre actualité...

Voici ce qui me semble qu’il aurait pu écrire : »

 

 

Le Capital et le FMI. (Et les peuples aussi.)

Les financiers de la planète ayant spéculé tous les étés, comme les autres mois de l’année, se trouvèrent fort dépourvus lorsque la crise est venue.
Ils allèrent crier famine, au FMI, chez leur copine,
lui priant de leur prêter quelques milliards pour subsister, jusqu’à leur prochaine envolée.


« Nous prêter » lui dirent-il, « car, évidemment, nous rembourserons largement,
non pas foi d’animal, mais du capitalisme financier mondial.
Enfin, et en fait, car c’est évident, nous ne rembourserons pas NOUS, mais EUX, les peuples, les petites gens.
Car comme la loi du marché le dit, si nous gardons les bénéfices et les profits,
c’est toujours eux qui épongent nos dettes comme les déficits,
l’affaire du crédit Lyonnais ayant été pour les Français, un exemple parfait ! »


Le FMI n’est toujours pas prêteur, et ce n’est pas là son seul défaut. Surpris, il les interrogea :


« Mais qu’allez-vous dire des paradis fiscaux, des bonus,
des dividendes et des retraites chapeaux ?
Car que vont vous dire les peuples, leurs Élus,
évidemment ceux de gauche, sans parler des cocos ?
Tous savent que l’argent existe, ruisselle, mais qu’il n’est pas là où il faut ! »


« Nous leur promettons de les supprimer » lui répondirent ces vautours financiers.
« Et bien sûr », ont-ils ajouté, « à eux, ont va tout leur rapper,
en leur disant, doucement, très doucement, dans les journaux, à la télé, que l’on doit tous faire des efforts, et que pour eux, ce ne sera pas la mort,
juste un peu de rigueur, mais pas d’austérité, ce mot que l’on ne doit pas utiliser.
Car pour nous, ce qui va compter, c’est de rassurer le marché,
pour permettre à nos bonus, à nouveau, de fructifier. »


« Rassurer le marché ! » reprirent en coeur les peuples concernés,
enfin, ceux qui avaient écouté, et surtout bien interprété.


« Merci, on a déjà vu, et on a déjà donné !
On a même déjà que trop donné.
Et aujourd’hui la Grèce, l’Espagne et bien d’autres, pour ne pas dire le monde entier,
montrent ce que donne cette « rigueur », que d’autres appellent « austérité »,
et que nous appelons nous, « misère » et « précarité »,
ça suffit, assez !


Et si nous ferons attention dans l’économie à ne pas piéger les pigeons, nous n’allons pas rater les vautours de la spéculation !
Car une chose est sûre, de leur crise, de leur triste farce,
nous ne serons pas les dindons !
Ce que nous voulons vraiment leur donner, c’est tout simplement un coup de balai ! »
Signé Jean De La Fontaine, Mais au XXI siècle !

Maxime CAMUZAT, Maire de Saint Germain du Puy

PDF - 125.3 ko

 

 

Finances http://www.elunet.org/IMG/pdf/Le_capital_et_le_FMI.pdf


Commenter cet article