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Italie: le Cavaliere Berlusconi veut rester en selle

9 Décembre 2012, 17:26pm

Publié par PCF Villepinte

Silvio Berlusconi, candidat aux législatives en mars 2013

 - le 9 Décembre 2012

 

Mots clés : italie, silvio berlusconi,

 

 

 

Désormais candidat aux législatives, Silvio Berlusconi a entrepris ce week-end un énième come-back politique, en dépit de sondages désastreux, faisant voler en éclats un fragile équilibre politique en Italie.

Un départ sous les huées il y a un an dans un pays au bord de la faillite, une infamante condamnation à la prison pour fraude fiscale, un procès toujours en cours pour prostitution de mineure.... Le Cavaliere appartenait au passé. D'autant que l'intéressé avait annoncé le 24 octobre qu'il renonçait à se présenter à la tête du gouvernement, "par amour de l'Italie", et avait lui-même fixé la date du 16 décembre pour des primaires au sein de son parti, désormais caduques.

Soufflant pendant plusieurs semaines le chaud et le froid sur son éventuel retour en politique, le Caïman -son surnom dans un film de Nanni Moretti- a choisi samedi un terrain qu'il affectionne pour annoncer son retour dans l'arène: le stade de Milanello où il était venu assister à l'entraînement du Milan AC, le club de football qui lui appartient. Il l'a fait à la troisième personne: "Il fallait un leader comme un Berlusconi de 1994 mais nous ne l'avons pas trouvé."

Austérité

S'il tente de faire du neuf avec du vieux, le magnat des medias, 76 ans, promet de "nombreux visages nouveaux" autour de lui, s'il est élu en mars prochain. Des gens du monde de l'entreprise, du sport et de l'université, assure-t-il, mais de noms. Jamais à cours de contradiction pour parvenir au sommet, Silvio Berlusconi a engager la chute du "gouvernement technique" de Mario Monti, fustigeant les mesures d'austérité passées depuis un an. Mais il promet que son Parti de la liberté (PDL) votera bien la très rigoureuse loi budgétaire, en cours d'examen au Parlement, par souci de "grande responsabilité".

"Dramatique"

"Ceci nous ramène dans un climat que nous pensions avoir conjuré", déplorait dimanche le directeur du Messaggero, Mario Orfeo. Alors qu'une grande partie de la presse italienne qualifiait de "dramatique" la dernière "croisade de Berlusconi". Pour Stefano Folli, du journal économique Sole 24 ore, ce n'est pas tant Berlusconi qui fait peur que "la menace d'une campagne entièrement construite contre l'Europe, l'Allemagne, l'austérité économique". Même au sein du PDL, qu'il a créé, le retour de Berlusconi est critiqué.  "On revient vingt ans en arrière", estime Mario Mauro, chef du PDL au Parlement européen.

Les denriers sondages créditent la candidature du Cavaliere de seulement 13,8% des intentions de vote.

  • A lire aussi:

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Après le départ du Cavaliere, ce qu'il reste du berlusconisme

S.G.

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