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HUGO CHAVEZ

9 Mars 2013, 07:43am

Publié par PCF Villepinte

Hugo Chavez, un phare s'est éteint

Monde - le 8 Mars 2013

  Mots clés : hugo chavez, amérique latine, vénézuéla, nicolas maduro,

 

 

Funérailles de Chavez : "Il a ressuscité l’identité du Venezuela et redonné la vie aux pauvres"

 

 

Le Venezuela a deux « Libertadores ». Simon Bolivar, le leader de l’indépendance, et désormais le président, Hugo Chavez, dont les funérailles officielles se sont déroulées, vendredi, dans la chapelle ardente de l’Académie Miltaire, à Caracas. Aux abords, de longues files d’attentes se sont formées depuis mercredi. Le petit peuple vénézuélien est là, en masse, pour se recueillir devant la dépouille du Comandante. Jeudi, ils n’étaient pas moins de deux millions à espérer voir une ultime fois celui qui a dirigé le pays quatorze années durant.

Dans la foule : Maribel Plazola. Cette salariée de l’Etat de Miranda attend son tour, patiemment, depuis vint-quatre heures sous un soleil écrasant. Car, il était impensable pour elle de ne pas rendre hommage à « son » président. « Il a ressuscité l’identité du Venezuela et redonné la vie aux pauvres», déclare-t-elle. Face à ce débordement humain, les autorités n’ont pas eu d’autres choix que de prolonger le deuil national de sept jours. Sauf à provoquer une émeute. « Pour nous, c’est un héros, soutient Maribel. Il est mort mais ces idées seront toujours dans nos cœurs. Il doit reposer dans un espace digne, au Panthéon, aux côtés des restes de Simon Bolivar».

La cérémonie officielle n’a pas trahi cette revendication qui s’exprime avec force dans la rue. « Alerte, alerte, l’épée de Bolivar parcourt toute l’Amérique Latine ». Le traditionnel slogan est lancé par l’assistance au sein même de la chapelle ardente où se trouve la famille, les membres du gouvernement, les 54 représentants de gouvernements dont 32 chefs d’Etat, et les délégations étrangères (1). « Chavez au Panthéon, aux côtés de Simon », ont-ils encore crié. Les funérailles furent atypiques à l’image du parcours du leader de la révolution bolivarienne et chantre du socialisme du 21ème siècle. Les gardes d’honneur des chefs d’Etats et de gouvernements ont bien eu lieu. Mais le syncrétisme a guidé le cérémonial : hommage aux enfants du Venezuela avec la participation de personnalités du monde de la culture et du sport, chants des Llanos qui ont vu naître Hugo Chavez en 1954… Le révérend états-unienne, Jesse Jackson s’est adressé au public avec des mots de réconforts, et de partage, convaincu, a-t-il déclaré, « que la transition ordonnée va contribuer à construire une grande nation ».

La transition semblait sur les rails. Devant le cercueil, le vice-président Nicolas Maduro, et candidat désigné pour les prochaines élections anticipées, a pris la parole, visiblement ému. « Nous avons rompu avec la malédiction de la trahison de la patrie », a-t-il lancé d’une voix chevrotante, en référence à ceux qui ont trahi, il y a deux siècles, le projet bolivarien des pères fondateurs la nation. « Nous romprons avec la malédiction de l’échec et de la régression », a-t-il assuré avant que l’assistance lance le cri final : « Chavez vit, la lutte continue ». Nicolas Maduro devait être officiellement investi président intérimaire par l’assemblée nationale. L’acte était prévu dans l’enceinte même du Fort Tiuna.

Mais plutôt discrète jusqu'à présent, l'opposition a contre-attaqué un peu plus tard. Son principal dirigeant, le gouverneur Henrique Capriles, a affirmé que l'investiture prévue dans la soirée du vice-président Nicolas Maduro comme président par intérim jusqu'aux prochaines élections était "une fraude constitutionnelle", puisque "personne n'a élu (Nicolas Maduro) président". La pré-campagne est lancée.

Le Parti de la gauche européenne à Caracas. Etaient, entre autres, présents: Willy Meyer et Ines Zuber, eurodéputés de la Gauche unitaire européenne, vert nordique, les vice-présidents du Parti de la Gauche européenne (PGE), Maïte Mola, et Alexis Tsipras, respectivement du Parti Communiste d’Espagne et de Syriza (Grève) qui représentaient Pierre Laurent, président du PGE et secrétaire national du PCF, Albano Nunes du Parti communiste portugais…

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Cathy Ceïbe

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