Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Etats généraux de l’industrie

27 Janvier 2010, 17:42pm

Publié par PCF Villepinte

L’Humanité ouvre à sa façon le dossier de l’industrie, en prélude aux conclusions des travaux des états généraux de l’industrie engagés par le gouvernement.
Industrie_DK6_.jpg
Un dossier spécial de huit pages avec des entretiens : Bernard Thibault et Louis Gallois, un face à face entre le ministre de l’Industrie Christian Estrosi et Daniel Paul, député PCF de la Seine-Maritime. Un reportage à Sandouville avec les auteurs d’un projet alternatif pour le site.
Un numéro à découvrir chez votre marchand de journaux.

Les états généraux de l’industrie s’engagent dans leur dernière phase. Lancés il y a trois mois par le gouvernement, ils vont accoucher d’un rapport qui sera remis au gouvernement. Fin février, le président de la République annoncera des mesures.

Que peut-on attendre de ce cérémonial ? La France a besoin d’une nouvelle politique industrielle. Il y a effectivement le feu. Qu’on en juge. Entre 2000 et 2008, 500 000 emplois industriels ont disparu et la saignée s’est aggravée avec la crise. Fin septembre 2009, l’industrie française a perdu, en un an, près de 180 000 emplois. Selon l’Insee, elle devrait encore en perdre 63 000 au premier semestre 2010. Parallèlement à ce « détricotage » du tissu humain, on assiste à une détérioration de la position de l’industrie française dans le monde.
Pour autant, la France reste une grande puissance industrielle. Dans une série de domaines, elle joue dans la cour des grands. Qu’est-ce donc qui ne va pas, alors ? On peut remarquer que même les secteurs modernes réduisent l’emploi. On recherche de nouveaux gains de productivité contre l’emploi et les salaires, on exporte des capitaux, on délocalise, on licencie et on précarise pour tenir son rang à la bourse, servir de copieux dividendes aux actionnaires.

D’autres choix sont nécessaires, que le rapport au gouvernement se garde bien d’explorer. Il propose ainsi « d’inscrire les évolutions du coût du travail en France dans une perspective de compétitivité », c’est-à-dire de baisser le coût du travail. Il s’agit, au contraire, de conduire une grande politique sociale, d’assurer de bonnes formations débouchant sur des emplois stables avec de bons salaires, de sécuriser l’emploi et la formation. Et, parallèlement, de réduire le coût du capital. Cette réorientation n’est pas qu’une mesure de justice, elle est imposée par les nouvelles technologies. Ce qui fait la force d’une industrie aujourd’hui, ce n’est plus tant l’accumulation de machines, que la capacité des salariés à utiliser ces nouveaux outils. Il faut réindustrialiser sur de nouvelles bases.

Commenter cet article