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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Coup dur pour les Fralib

21 Avril 2012, 06:40am

Publié par PCF Villepinte

Les Fralib à la Bastille avec le Front de gauche, le 18 mars 2012

 - le 20 Avril 2012

 

 

 

 

Le troisième plan social d'Unilever à l'encontre de Fralib est valable. Ainsi en a décidé le Tribunal de grande instance de Marseille ce vendredi. Il s'agit d'un coup dur pour la centaine de salariés, en lutte pour sauver leur usine et leurs emplois, qui étaient parvenus, via le comité d'entreprise, à faire retoquer par la justice les deux précédents plans dits de sauvegarde de l'emploi (PSE).

En milieu d'après-midi, "les Fralib" n'avaient pas réagi à la décision judiciaire. En revanche, la direction du site de Gémenos, le seul en France à produire les thés Lipton et les infusions L'Eléphant, s'est empressé d'envoyer son communiqué, se félicitant de la validation par le juge des référés, après une audience le 4 avril, "de la procédure de consultation sur la fermeture de Fralib et le PSE, déboutant ainsi le comité d'entreprise de l'ensemble de ses commandes".

La direction affirme que "chacun des 103 salariés a reçu une offre d'emploi (..) dans une autre usine d'Unilever en France", le groupe en comptant six. Pour ceux choisissant de rester en Provence, "des mesures d'accompagnement" ont été proposées avec "12 mois de congés de reclassement à 75% du salaire (15 mois pour les plus de 50 ans), 20.000 euros pour créer ou reprendre une entreprise, le soutien d'un cabinet de reclassement et une enveloppe globale de 400.000 euros pour la formation professionnelle", détaille-t-elle.

Par ailleurs, Unilever a rappelé sa décision, prise début mars, d'augmenter de 50% le budget de revitalisation économique du bassin d'emploi, portant ce montant à 1,5 million d'euros, équivalent, selon le groupe, à la création de 182 emplois dans cette zone.

Les salariés mobilisés

Sur les 182 salariés initialement touchés par le projet de fermeture (dont 155 déjà licenciés), plus d'une centaine, selon les syndicats, réclament toujours le redémarrage de l'activité à Gémenos. Ils se sont battus activement pour faire de la sauvegarde de leurs emplois une question dans la campagne présidentielle, n'hésitant pas à être présents lors des rendez-vous du Front de gauche de la Bastille (vidéo), le 18 mars, et du Prado, le 14 avril dernier.

A voir: les Fralib à la Bastille

 

L'Etat lâche les Fralib

Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF 13, a réagi avec virulence à cette décision de justice. "Le tribunal de grande instance de Marseille a validé la procédure de consultation sur la fermeture de l'usine Fralib en invoquant l'absence d'observations des services de l'Etat, ne tenant pas compte du procès-verbal de l'inspecteur du travail, explique-t-il dans un communiqué. Cette décision fait donc suite à un choix politique qui est clair depuis trop longtemps: l'Etat s'est placé du côté de la multinationale face aux salariés."

  • A lire:

"Le tribunal choisit la finance, dimanche, décidons du changement"

Fralib de retour devant le tribunal

Gémenos: salariés en quête de droits

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